‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 174 sur 266 · HOSA · texte numérisé non relu

HOSA

eiemple apparaissant dans cette ville, qui bialdt va rivaliser sous ce rapport avec Rome elle-même.

D'un passage de Symmaque (L. viii, epist. «.—cf. Furiet. ibid.) on peut conclure que ce fut vers cette époque que s'introduisit un nouwau genre de mosaïque, où les pâles de verre colorié ou doré furent en partie substituées au Durtire devenu rare : ce genre fut surtout ttnplojré dans les absides des basiliques, tant d« Rome que des provinces.

Cinguième siècle. Ciampini place au début de ce siècle la mosaïque de Sainte-Agathe Majeure de Ravenne (Vet. monim. part. [. IW], représentant Jésus-Christ assis entre lieui anges, dans l'attitude de l'enseignement : elle est due à. l'évéque Eiuperantius. Galla nacjdia, fille de Théodose le Grand a attaché an nom à celles qui décorent , dans la même Tille, l'église desSaints-Celse-et-Nazaire, fondé* par elle en kkO, et qui depuis a porté son nom (Furietti. p. 68). Cette môme princesse IliUMi exécuter à Saint-Paul hors des murs de Rome la belle décoration de l'arc triomphal, ippelé arc d» Placidie, laquelle existe encore , nais avec des restaurations de Clément XI] [Cimpini. op. laud. i. 228). On lui attribue en Mtre l'église de Saint-Aquilin de Milan, prinilivement de Saînt-GenÈs, et par conséquent Il mosaïque de l'abside , qui cependant porte Utrice de retouches postérieures (Allegranza. Moium. ant. Crist. di MUano. dissert. i). Celle de la chapelle de Saint-Satyre dans la basilique de Saint-Ambroise peut, d'après les indices archéologiques les plus sûrs, être aussi ittribuée au cinquifcme siècle. (V. Ferrari. Vmum. di. S. Ambrogio. pp. 2k et 25.) On y Wil, entre autres choses, le briste du martyr S. Victor, au milieudesfignreseniblématiques te quatre évangélistes. Nous le plaçons ici nome sjiécimcj] de mosaïque.

SiitelII, de'i32àliï0, fit exécuter, ftSairite- *rie Uajeure , deux séries de tableaux dont '" nijets sont empruntés à l'aDcien testament, ^ décorent les atliques surmontant les co- •"Uies de la nef principale (Id. ibid. p. 1 95).

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A l'année 4M , se rattachent les mosaïques de Saint>^lean infante, soit du baptistère de Havenne, dues à la munificence de l'évéque Néon (Ibid. 178). En 462, le pape S. Hilaire décora la voûte de Saint-Jean TÉvangéliste, dans le baptistère de Latran, d'une mosaïque à fond d'or, au centre de laquelle l'Agneau de Dieu se montre dans une guirlande de fleurs (Anastas. In ttilar.) Nous ne saurions oublier celle de Sainte-Sabine, exécutée en klk par céleslin 1", et où se lit une inscription métrique en lettres d'or , sur fond bleu lapis , dans une zone allongée, aux deux extrémités de laquelle deux figures de femmes représentent les deux

(Ciamp. 1. tab. xlvii. xlvcii).

Divers passages de S. Sidoine Apollinaire (Carm. xïti[ InNarbon. — Epist.lih. ii.ep. 10) attestent que, même dans les provinces, ce genre de luxe était usité pour les édifices sacrés et profanes. Furietti estime 'P. 70) qu'on peut rapporter a cette époque deux mosaïques découvertes, l'une dans la cathédrale de Nîmes, l'autre dans l'église de Saint- Rémi de Reims.

L'an 472 vit exécuter à Sainte - Agathe in suburra de Rome, par les soins du chef goth Ricimer, un tableau de ce genre représentant Jésus-Christ assis sur un globe, au milieu de ses apôtres {Ciamp. i. tab. lxxvh), monument oCTrant cette remarquable circonstance que S. Pierre, qui est k la droite du Maitre, porto une espèce de tiare, tandis que les autres apôtres ont la tête découverte. On voit par là que CCS Barbares ne dédaignaient pas les pratiques de la civilisation romaine ; Théodoric donna de nombreuses marques de son goût éclairé pour les arts et en particulier pour celui de la mosaïque (V. Cassiodor. 1. vu Variar. in formul. cursepalat.), qu'il employa à profusion à la décoration du palais qu'il s'était bâti à Pavie ; son effigie figurée d'après ce procédé existait

Naples; mais ce qui lui fait plus d'honneur

icore, ce sont les mosaïques de Sainte- Marie

I Cosmedin de Ravenne, représentant Jésus- Christ baptisé par S. Jean , et les apdtres rangés en cercle tout autour -de lui [Ciamp.

En 46S, le pape Simplicius embellit l'église de Saint-André l'n barbara d'images en mosaïque qui existaient encore du temps de Ciampini (i. tab. LXXVi, et p. 242); Anastase {In S'jm.) en signale de fort remarquables, sous le pape Symmaque, îi la date de 498 ; Basilicam B. Petri marmoTibw ornavit.... tl ex mviino agnos, ?s, palmoi fecit ; ce pontife en lit établir sur les murailles intérieures de la balilique de Sairt-Pierre, représentant le Sauveur, S. Pierre

t S. Paul et divers Saints {De socr. gdif.

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