I. 83); et d'autres encore sur un autel dédié
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à l'archange S. Michel dans l'église de Saint- André ad b, Petrum. {De sacr. œdif. p. 86). On / croit que c'est à cette époque que se rattachent celles dont quelques vestiges se distinguent encore aujourd'hui à Saint-Félix d'Aquilée (Bertol. Délie antkh. d'Aquil. p. 3^0).
Sixième siècle. C'est aussitôt après la ruine de la domination des Goths en Italie , que parurent les plus admirables mosaïques de Ravenne, ville si riche en monuments de ce genre; et d'abord celles de Saint-Vital, église fondée par Justinien en bkl. Les plus remarquables sont celles qui sont établies dans le sanctuaire, des deux côtés de l'autel, et où sont mis en scène les archevêques Ecclesius et Maximianus, l'empereur Justinien et l'impératrice Theodora, des prêtres et des officiers de la cour. Au centre était un vase surmonté d'une colombe faisant jaillir l'eau avec ses ailes. On peut voir dans Ciampini {Vet munim, ii. tab. xxii), ces deux curieux groupes, infiniment précieux pour l'étude des coutumes de l'épocjue.
Vers le môme temps, Tarchevéque Ecclesius convertit sa propre maison en une église dite de Sainte-Mai ie Majeure, et dans la coquille absidale de laquelle les mosaïstes exécutèrent l'image de Marie avec une habileté admirable (Kub. llist, Raven. p. 153. — cf. Furietti. 7^). Maximianus qui lui succéda sur le siège archiépiscopal, bâtit, au rapport d'Agnellus, l'église de Saint-Étienne , et, dans la tribune, plaça l'image du martyr, in tribuna cameris tessellis variis elaboratam (Agnell. In Vit, Maxim, — cf. Furiet. ibid,), Agnellus, à son tour, archevêque de la même ville orna les murailles de l'église de Saint-Martin, dite cœlum aureum, d'images de martyrs et de vierges, exécutées d'après le même procédé (Murator. Antiq, Ital. ii. 362). Ciampini {Vet. mon. II. 63) parle d'un autre morceau exécuté en 5^5 dans la bibliothèque dépendante de l'église de Saint-Michel archange.
11 fut découvert dans la ville de Tergeste (Furiet. 74), à l'occasion de la construction d'une nouvelle église, un magnifique pavé lithostrote, qu'une inscription atteste se rattacher à cette époque, laquelle offre du reste d'autres exemples de pavés de ce genre dans des édifices différents des églises ; nous citerons celui que l'archevêque Victor fit étaWir en 546, dans un bain attenant à la basilique de Saint-Ursus de Ravenne (Ibid. 75).
Peu d'années après, deux autres églises de cette ville furent à leur tour enrichies d'images en mosaïque, celle de Saint -Apollinaire in classe, et celle de Saint-Apollinaire Nouveau dans l'intérieur de la cité. Dans la première ^V. Ciamp. ii. 79. 89) on remarque l'image de S. ApoUinaire dans Fattitude de la prière et vêtu de la planète (L'un des plus anciens exem-
ples de ce vêtement. V. l'art. Chasuble\ et audessus le mystère de la transfiguration figuré symboliquement (V. l'art. Transfiguratm.
Ce que Justinien avait fait pour l'églbe de Saint-Vital de Ravenne, il le renouvela, el avec plus de luxe encore, à Constantinople, pour Sainte-Sophie, dont les murailles, en grande partie, reçurent des revêtements en mosaïque, comme nous le savons par le témoignage de Paul le Silentiaire [Dcscrit.S. So/>/i.pars. 1. vers. 230. —cf. Furietti. 75^. L'empereur employa le même genre de décnratioi dans son palais ;Procop. 1. i. De xdif. Jitëtin ibid. ).
Pour revenir maintenant à Rome, parmi V. mosaïques de cet âge que cite Anastase, nou; devons mettre en première ligne celles de: Saints-Cosme-et^Damien, sous Félix lV,52&-53( . Anast. In Fel.IV;. 11 y a ici deux grandes corn positions, dont l'une, dans Tare triomphal, pro duit l'Agneau divin, dans les conditions de h vision de YApoc<ihjpse^ tatiquam occisus Apoc iv}, placé sur un trône gemmé , entouré d^ quatre anges et de sept candélabresCiauip. Vet. mon. ii. tab. xv, ; l'autre, dans la voùu hémisphérique de l'abside (Id. ib. xvi , Jésusr Christ debout sur des nuages, et dominant deux groupes de personnages : les plus rapprochés du Sauveur de chaque rôté sont S. Pierre et S. Paul, lui présentant S. Cosm« et S. Damien qui tiennent sur un pan de leur manteau la couronne du martyre ; et aux deiu extrémités de ce magnifique tableau, on voit S. Félix portant un édicule qui n'est autre que la basilique même dont il est le fondateur, et S. Théodore tenant une couronne sur le pan relevé d'une riche chlamyde.
Anastase mentionne une autre mosaïciue dans l'église de Saint-Laurent in agro Veram, sous le pontificat de Pelage U feu 578;, dont l'effigie parait à Textrémité gauche avec le modèle de la basilique sur la lîiain (Ciamp. n xxviii). On y voit Notre-Seigneur assis sur un globe, ayant à ses côtés S. Pierre et S. Paul S. Laurent, S. Etienne et S. Hippolyte.
Dans notre Gaule, aux temps mérovingiens^ l'usage s'était aussi introduit de décorer d( travaux en mosaïque, soit les tombeaux, témoin celui de Frédégonde, épouse de Cbilpé" rie I«% qui était autrefois à Saint-Germain deJ Prés (V. le monument gravé dans Grégoire d^ Tours, edit. Ruinart. p. 1277) ; soit les églises: S. Grégoire de Tours (Hist, Fr. v. 46} signale sous ce rapport celles d'une basihque bâtie a Chàlons par Tévêque Agraecula, du temps de Chilpéric; et encore de belles mosaïques sur fond d\)r dans une église de Cologne, dédié« à cinquante des martyrs de la légion thébéenne (De Glor. MM. i. 62;.
Dans la seconde moitié de ce siècle, la la-
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édrale de Saint-Eusèbe de Verceil, fut aussi ;corée, par les soins de l'évêque Flavien, une série de tableaux en mosaïque représennt les principaux faits des Actes des apôtres^ partir de la descente du Saint-Esprit. Chaque hleau est accompagné de deux vers explicafs, qui paraissent postérieurs aux mosaïques les-mêmes. L'abbé Gazzera en a reproduit lelques spécimens à la suite de son ouvrage irles inscriptions du Piémont.
Septième siècle. Ce siècle vit éclore, dans ime, beaucoup de mosaïques dont Anastase lus a transmis le souvenir, et Ciampini le fssiji. Tout le monde connaît la belle image îSte Agnès, debout, un livre à la main, couunée d'un bandeau gemmé et couverte de lendides vêtements, qui se trouve dans Fable de la basilique de la jeune martyre sur la ie Nomentane." C'est un ouvrage de l'an 626, . à la piété du pape Honorius ^'. (V. Perret. 1. 1.) Severinus, successeur d'Honorius, resira la mosaïque de l'abside de Saint-Pierre i, depuis sa fondation per Constantin, avait bi de déplorables avaries ( Anastas. In Serin.,.
Les papes qui vinrent après ne restèrent s en arrière du zèle de leurs prédécesseurs, dotèrent beaucoup d'églises de la ville de ivaux de ce genre. Ainsi, en 641, sous an IV, l'arc et la voûte absidale de l'oratoire Saint-Venance, attenant au baptistère de ilran(ld. In Joan /K}, et en -642, la voùle rmontaut un autel de Téglise de Saintienne sur le mont Caelius, dédié aux SS. Prius et Felicianus (Ciamp. ii. 109), et repréntant les deux Saints debout, et au-dessus eux une main tenant la couronne du marre. fV. Tart. Dieu.)
Ciampini rapporte à l'an 682 l'image de Sébastien que Ton montre encore à Sainterre es Liens de Rome (Ciamp. ii. xxxiii;, à l'an 688 celle de Ste Euphémie, figurée en ûn/e, entre deux sei-pents, par les soins du ipe Sergius, dans Téglise de la Sainte Jbid. ixiv,. Ce même pontife, au dire d'Anastase, •ait déjà restauié, en 687, la mosaïque de Urium de la basilique du prince des apôtres. Biiitième siècle. Le goût des travaux en mo- •Ique, loin de se ralentir en ce siècle, prit 1 nouvel essor, et on vit môme se réaliser, ms la pratique de cet art, un véritable pro- 'ès. Le premier monument par ordre de ite est une belle image de la Ste Vierge, 'ns la basiliqjie vaticane, du fait de Jean VII, 1703. En 1609, alors que Paul V fit mettre dernière main à la destruction de ce vénerie temple, l'image fut transportée à Flonce, et placée dans la chapelle de Ricci, en •glise de Saint-Marc : une longue inscription ^e par Furietti De inusiv. 79, atteste le fait.
Nous savons par Anastase que ce même pape, en 705, décora de mosaïques historiées les murailles de l'oratoire de la Mère do Dieu à l'intérieur de Saint-Pierre. Torrigio (De crxipt. Vatic. II. 117) nous on a conservé le détail. On y voyait trois fois l'image de S. Pierre, préchant, à Jérusalem, civitas hiervsalem, à Antioche, civitas antigchia, à Rome, civitas ROMA. S. Pierre et S. Paul y étaient figurés au moment de leur dispute avec Simon le Mcigicien indiqué par le mot magvs, et en présence de Néron. Simon était précipité du haut des airs où il s'était élevé ; on y avait représenté, en outre, l'annonciation de Marie, et la Visitation d'Elisabeth ; la nativité de Notre-Seigneur, l'adoration des Mages ; la présentation de l'enfant Jésus aux mains du vieux Siméon ; la guérison d'un aveugle ; l'entrée de Jésus-Christ à Jérusalem sur une ânesse ; son crucifiement; enfin, Marie, debout, recevant l'offrande de la chapelle des mains du pape Jean (Torrig. i. 117). Ciampini rapporte que cette mosaï(jue fut sauvée de la destruction et transportée à Sainte-Marie in Cosmedin {De sacr. œdif. 75). On en montre encore à la sacristie un fragment qui faisait partie de l'adoration des Mages.
Au Latran, en 7^2, le pape Zacharie renouvelle le Iriclinium qui se trouvait au devant de la basilique et le décore de mosaïques (Anast. In ejus Vit,). Panvinio (De sept. urb. eccl. ^2) et Paul de Angelis {Annot. ad Petr. Mail. p. 16. ap. Furiet. 80) font mention d'autres embellissements de ce genre que Grégoire III, prédécesseur de Zacharie, avait ajou tés à l'oratoire dans la basilique de Saint- Pierre.
En 757, c'est le pape Paul qui construit et décore de mosaïques une église en l'honneur des SS. Etienne et Sylvestre, et embellit de même les murailles de l'oratoire de Sain te - Marie, inter Turres^ ainsi qu'une autre chapelle à l'intérieur de la Vaticane ^Torrig. ap. Fur. ibid.). Les rois lombards firent aussi paraître, vers la môme époque, un goût prononcé pour les décorations en mosaïque. En 725, Luitprand fit bâtir à Olonna l'église de Saint- Anastase i VVarnfrid. ibid.) que nous savons, par une inscription du recueil de Gruter, en avoir possédé d'assez remarquables (Cf. Murator. Ant. med. éuv. ii. 363 \ C'est ici que se placent, pense-t-on, celles dont, au siècle dernier, il fut retrouvé des fragments à (iemignano en Toscane (Furiet. ibid.).
On voit par là que cet art ingénieux était alors cultivé ailleurs qu'à Rome, et notamment dans plusieurs villes de l'itaht^ ; et le décret du deuxième concile de Nicée (Act. vu) contre les iconoclastes, lequel accorde une mention spéciale aux images en mosaïque, ne contribua
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pas peu à le faire fleurir. Du reste, une époque dominée par des princes tels que Hadrien I" et Charlemagne, devait être pour les arts comme pour les lettres une époque de renaissance. Aussi est-ce alors qu'apparaît la plus remarquable de toutes les mosaïques qui existent à Rome, nous voulons parler de celle de Sainte- Pudentienne, exécutée de 772 à 780. La disposition en est imposante, la composition habile, le dessin ferme et correct. Jésus-Christ y est vu assis sur un trône richement orné et vêtu d'une robe d'or. S. Pierre et S. Paul sont représentés en buste à ses côtés et de profil. Ste Pudentienne dépose la couronne du martyre sur la tête de S. Paul, et Ste Praxède sur celle de S. Pierre. Près de cet admirable groupe est un vieillard que, à sa barbe blanche et à ses cheveux blancs, on cri>it reconnaître pour le sénateur Pudens, père des deux Saintes ; viennent ensuite plusieurs autres personnages vus en buste. Les animaux symboliques des quatre évangélistes sont figurés dans des nuages, à la partie supérieure de la voûte hémisphérique, avec une grande croix gemmée au milieu.
On peut placer ici la date d'un curieux manuscrit qui se conserve dans la bibliothèque des chanoines de Lucques, dont Mabillon fait mention (Ad sœc. viii), que Muratori rapporte à l'empire de Charlemagne (Op. laud. ii. 366), et qui contient des recettes pour teindre les cubes destinés à la composition des mosaïques. Ces recettes, au nombre de trois, sont ainsi énoncées dans un langage barbare : De tictio omnium musivorum^ c De la teinture des mosaïques, » — De inoratione musiborum^ t De la dorure des mosaïques, » — De mosibum de argento. c Des mosaïques d'argent. >
C'est à Rome que se rencontrent, à cette époque, les plus nombreuses mosaïques. Citons Saint-Marc en 11k (Ciamp. ii. 119), un oratoire dans Saint-Jean de Latran, dû au zèle du pape Zacharie; les églises des Saints-Nérée-et- Achillée, et de Sainte-Suzanne ad duos lauros, décorées par les soins de Léon III de mosaïques dont on peut voir la reproduction dans Ciampini.
En 797, Léon III avait orné d'une belle mosaïque une salle du palais de Latran, connue sous le nom de triclinium; elle se compose d'un arc et d'une voûte, on la voit aujourd'hui dans une sorte de tribune extérieure formant une des façades de la maison do la scala sati/a, sur la place de SaintnJean-de-Latran, Au côté gauche de l'arc, Jésus-Christ assis tient d'une main deux clefs qu'il présente à S. Sylvestre, de l'autre un étendard surmonté d'une croix qu'il remet à Constantin, couronné, armé d'une épée et serrant l'étendard sur sa poitrine. Au côté droit, et dans une disposition toute sem-
blable, S. Pierre présente un paUium au pape Léon III, et un étendard à Charlemagne. La composition de la voûle fait voir rapparitioii de Notre-Seigneur aux onze apôtres après s; résurrection.
Charlemagne qui avait, en 795, permis ai pape Hadrien d'enlever et de transporter oi bon lui semblerait les marbres et les mosal ques qui se trouvaient à Ravenne, tant dan les temples que sur les murailles et les pavé [Epist. XII. ap. Baron. Ad an, 795), fonda lui même à Aix-la-Chapelle dans la même anaét selon Muratori (T. u Med. «pv. p. 36^, ou e 802, si l'on en croit Ciampini (ii. 129), un nouvelle église qu'il enrichit d'images en m( saïque.
Neuvième siècle. Le zèle des premiers pape de ce siècle pour procurer à leurs églises c genre de décoration ne fut pas moindre qu celui des âges précédents. Anastase cite, sou Pascal I*'*, l'église de Sainte-Marie in Donmc en 815, la basihque du prince des apôtres e 817, comme ayant été pourvues de mosaïques En 822, c'est l'église de Sainte-Praxède ; e 824, la chapelle de Saint-Zénon dans la mém église ; vers 820, celle de Sainte-Cécile (Ciami II. pp. I(k0. 154). Anastase signale à la recoi naissance des amis des arts trois autres por tifes, Grégoire IV, qui, en 827, dans la Vat cane, surmonta d'une voûte en mosaïque TauU de S. Grégoire ; Sergius II, qui, en 844, décor de même l'abside des SS. Sylvestre et Martin Léon IV, qui, en 847, fonda aussi à Saint-Pierr un oratoire d'une admirable beauté, avec un abside revêtue d'une mosaïque à fond d'oi Ajoutons Benoit III, à qui est due en 856 1 restauration et la décoration en mosaïque d la basilique de Sainte-Marie trans Tiherin
Xes autres villes de l'Italie ne négligèrei point cet art à la même époque. En 836, soi Louis le Débonnaire, la tribune de la fameus basilique ambrosienne à Milan, fut enrichi d'une belle mosaïque qu*a illustrée Puriccel (Monum, basilic, Ambros,). L'anonyme Salem tain (Cf. Furiet. 86) mentionne un insigne 1 thostrote de l'an 855 exécuté dans une églû que fonda à Salerne Pévêque Bernard. Ciafl pini rapporte deux mosaïques qu'il croit êti de la main d'un artiste grec : Tune qui ava été établie par Nicolas I»*" en 858 dans l'égliî de Sainte-Marie Nouvelle de Rome; Tautn qui serait de la fin du neuvième siècle et qi se voyait encore du temps de ce savant dat la cathédrale de Capoue (ii. 162. 166).
Le soin qu'a Ciampini de mentionner cett circonstance prouve qu'il la regarde comm exceptionnelle. Et en effet les Italiens ne par tagent pas l'opinion assez généralement reço* ailleurs, et qui confond sous le nom d'œuvi* byzantines la plupart des mosaïques chré
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L Barbet de Jouy {Mosàtq. chrét.
cv) pense, lui aussi, que, pour la péiprise entre le quatrième et le neu- :1e, rien n*est moins motivé que ces Qs d'ailleurs très-vagues. Les mo- Lécutées depuis Constantin jusqu'au de Nicolas !«' n'ont pas le caractère et cela s'entend non-seulement de lis de Milan et d'autres lieux, me même où, par des causes historiues du lecteur,. refluèrent incontestaesinfluences orientales, le style du desis anciennes mosaïques n'est pas grec, lettons fin à cette rapide revue qui )assé de beaucoup les limites de l'anjprement dite. Du reste, il y a ici un •ôt, au moins pour Rome, où il n'existe tiges de mosaïques exécutées de 868, L date de celle de Sainte -Françoise k Tannée 1130 qui vit paraître celle de de Sainte- Marie in Trastevere.
TRA (vase pastoral). — L'image du ur, dans nos monuments antiques, kt accompagnée d'un vase à anses, et , tantôt à son bras (Buonarr. vi. 2), c branches d'un arbre, près de lui . pi. Lxviii), ou bien encore déposé 5. C'est le vase à lait où vase pasto-
remarque dans un grand nombre de ts, entre autres dans la sixième lu cimetière de Calliste, où il est atn pedum (V. ce mot) que porte un
agneau couché, lequel tient ici la place du Bon-Pasteur.
Ces vases pastoraux s'appelaient, dans l'antiquité, mulctrse ou mulctralia (Servius. In egl. m), parce qu'ils servaient principalement à traire le lait. Du Cange {Gloss, Latin, ad h. v.) assigne à chacun de ces deux mots une signification spéciale : mulctra, vas in quo mulgetur. — Mulctrale, Iocxas in çtio coagulationes fiunt. Il y avait d'autres vases plus grands, et qui, à raison de l'usage différent auquel ils étaient employés, étaient désignés sous le nom de sinus (Servius. In eglog. vu). C'était le vase à traire que S. Augustin* et S. Isidore de Séville (V. Orig, vi) appellent aussi aiveus lactis, Ciampini avait dans son musée un de ces vases, au rapport de Buonarruoti, qui en donne le dessin (Kehi. p. 31).
Un grand nombre de sarcophages présentent des bergers occupés à traire des brebis ou des chèvres (Bottari. xx. — Maffei. Veron. illustr. part. m. p. 54), et on peut là se faire une idée de la forme du vase à lait antique. Quoi qu'il en soit, quelques savants sont d'avis que, en outre de sa signification pastorale directe, le vase à lait renferme quelquefois une allusion au sacrement de l'eucharistie, et à l'appui de cette interprétation ils citent les actes de Ste Perpétue et de Ste Félicité, où il est raconté que la première de ces deux martyres reçut (Dans sa vision) de Notre-Seigneur du lait coagulé sur ses mains croisées, comme pour la réception de la sainte communion. (V. l'art. Eucharistie, n. III. 3o).
Le vase à lait était pris quelquefois comme symbole du printemps. (V. Bottari. m. 62.) Le distique suivant, qui fait allusion à cette interprétation, est inscrit en tête du mois de mars, dans un ancien calendrier édité par le P. Boucher :
Tempus ver, hsdus petulans, et garrula hirundo Indicat, et smos lactis, et herba virens.
« Le printemps est indiqué par le bouc pétulant, par la babillarde hirondelle, par le vase à lait y par l'herbe verdoyante. »
£8 DE L'AUTEL. — L'usage de les autels de linges blancs, et de ite aux premiers siècles : cette prainspirée aux pasteurs par le respect inte eucharistie.
I. — L'Église grecque, qui est restée en général plus fidèle que la latine aux anciens usages liturgiques, n'en use pas autrement à cet égard qu'elle ne faisait dès le commencement. Voici quelques détails curieux emprun-
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tés à Siméon dé Tbessalonique(l>e templo et missa). On fixait aux quatre coins de la table de Tautel quatre morceaux de drap qu'on appelait évangélistcs ^ parce que les noms et les images des quatre évangélistes y étaient retracés, pour faire entendre que l'Église, représentée par la sainte table , est composée des fidèles que Jésus-Christ a assemblés des quatre points cardinaux par la voix des quatre évangélistes.
Sur ces quatre morceaux de drap on plaçait une première nappe, appelée, selon cet auteur, ad carnem^ parce qu'elle est la figure du linceul blanc dans lequel le corps de Notre- Seigneur fut enseveli. D'autres réservent ce nom au corporal qui est en contact plus immédiat avec la chair du Sauveur. (V. l'art. Corporal.) Cette nappe était recouverte d'une seconde d'un fil plus fin, parce que, toujours d'après la même autorité, elle représente la gloire du Fils de Dieu assis sur l'autel, comme sur son trône. ïlnfin venait le corporal. Ainsi, sur les autels des Grecs , il n'y avait à proprement parler que deux nappes, car les quatre évangélistes ne constituaient point une couverture.
IL — Les plus anciens documents concernant cette matière, dans l'Église latine, et qui ne remontent pas au delà de S. Sylvestre, ne font mention que des corporaux. Car il serait difficile d'assigner une date à un décret faussement attribué à Pie l»"", qui vivait un siècle et demi avant S. Sylvestre, décret qui suppose clairement l'existence de trois nappes, en outre du corporal {Si per negligentiam. De consecrat. dist. iv. La nappe dont S. Optât de Milève atteste qu'étaient couverts, do son temps, les autels de bois sur lesquels on célébrait les saints mystères, étant unique, rien ne prouve qu'elle fût autre chose que le corporal lui-même. « Qui des fidèles ignore que, pendant le célébration des mystères, le bois des autels est recouvert d'un linge? • (L. vi De schism. Donatist.).
Divers documents remontant au sixième siècle indiquent assez clairement que, du moins à cette époque, si ce n'est plus tôt, les autels, ainsi que les dons offerts en sacrifice, étaient couverts de voiles de soie ou d'autres étofles précieuses. S. Grégoiie de Tours le suppose dans le récit d'un songe qui lui fut envoyé : Cum jam altarium cum oblationibus pallio serico opertum esset, « Comme déjà l'autel, avec les oblations, avait été recouvert du manteau de soie. » {Hist. Franc, xxii.) Nous voyons dans Anastase le Bibliotliécaire divers dons de cette nature faits aux églises . de Rome par des princes et par des papes. Le plus ancien exemple cependant date du milieu du septième siècle, c'est-à-dire du pontificat de S. Vitalien.:
sous ce pape, Fempeireur ConstaDS étant venu à Rome, et ayant visité la basilique de Saint* Pierre, lui fit présent d'une pièce de drap d'or pour couvrir l'autel : Super aliare palliumawo textile {In Vitalian. 135.15). Au huitième siècle, Zacharie offrit au même autel une couverture de même étoffe, enrichie de pierreries et ornée de la représentation de la nativité de Notre-Seigneur : Fecit vestem super altan beati Pétri ex auro textam^ habentem ntrfiVilfltem Domini Dei etSalvatoris Jesu Christi, ornavitque eam gemmis pretiosis (Anast. In Zack. 219. 5}, et il en fut de même dans les siècles suivants.
Les expressions, in altari^ suf^er altare^ dont se sert constamment le Bibliothécaire pour désigner ces sortes de tapis, témoignent qu'ils n'étaient pas simplement destinés à sen'ir de parements au devant des autels, mais à recouvrir la table elle-même, comme les nappes la ^^ couvrent aujourd'hui, et à recevoir le corporal. Thiers pense que ces pièces d'étoffes précieuses {Autels, p. 165; servaient de nappes et de parements tout à la fois, se déployant tout autour de l'autel ou tout au moius sur le devant.
NARTHEX. — Dans certaines grandes basiliques antiques, il y avait deux narthex, le narthox extérieur et le narthex intérieur; ils étaient placés aux deux extrémités de Vatrium. (V. l'art. Atrium, ainsi que le plan quiyest annexé.)
L-— Le narthex extérieur, qu'on a quelquefois appelé Œ vestibule, » u>po7:uXa{ov (Procop. 1. v. c. 6), • propylée, » rp^^uXoç, ou icpwiï) eÎso&k, <t première entrée (Euseb. Hist. eccL ix), » ressemblait aux portiques ou aux péristyles de quelques édifices modernes. Il régnait sur toute la largeur de Vatrium. (V. dans le plan ZZ.) L'anonyme dont l'ouvrage a été publié d'abord par Lambèce, puis par Combéfis, et enfin parBanduri, après avoir dit que Sainte -Sophie avait quatre narthex tout à fait distincts de rorefl, ajoute que l'un d'eux s'appelait narthex extérieur. Les quatre narthex qu'il mentionne étaient quatre portiques, dont deux sur la pa^ tie occidentale, c'est-à-dire du côté de la façade de l'église, étaient superposés l'un à l'autre, comme cela se voit aujourd'hui encore dans l'ancienne et très- intéressante église de ïournus (Saône-et-Loire) ; le troisième sur la partie septentrionale, le quatrième au midi; il n'y en avait pas à l'orient, selon la juste observation de Du Cange. Mais aucun de ces narthex n'était celui que l'anonyme appelle extétérieur : car si, pour qu'on pût donner ce nom à un narthex, il suffisait qu'il fût en dehors de la nef, il s'ensuivrait que tous devraient être tenus pour extérieurs. C'est en effet p«u^
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