‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 176 sur 266 · NATA · texte numérisé non relu

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u'ils n'étaient pas en dedans, que Justinion lUt les comparer aux quatre fleuves qui soraient du paradis terrestre. Mais comme enfin l est dit qu'il y en avait un extérieur, il faut lécessairement que ce narthex fût encore disinctdes quatre autres. Or nous ne voyons pas quoi ce nom pourrait convenir, si ce n'est au remier et extérieur vestibule de l'église, et ue les Grecs modernes appellent encore fiar- \exdu dehors.

C'est sous ce narthex extérieur en forme e portique soutenu par deux, cinq et jusu'à sept colonnes , comme on l'observe dans pian cité plus haut, que furent pratiquées les 'puitures des fidèles, dès qu'il fut permis ensevelir les morts dans l'intérieur des villes mcil, Nannet. an. 658. can. vi). L'anonyme îjà plusieurs fois cité atteste encore que, par )rdre de l'empereur Justinien, tous ceux à, pour leurs crimes, avaient été séparés de communion de l'Église devaient se tenir ins le narthex extérieur, sans pouvoir avanr plus loin dans le lieu saint. C'était probaement aussi dans les églises de petites diensions et dépourvues d'oinum et de cloître, place des pénitents de la première classe, ixquels il n'était pas permis de pénétrer ins le narthex intérieur; car autrement ils auraient pas été relégués en dehors des pors du temple, ce qui est formellement presitpar le canon ajouté à la lettre canonique? îS, Grégoire Thaumaturge : « Les pleurants )iyentse tenir hors de la porte de l'oratoire,» lisquee Is écoutant» sont admis en dedans de porte, dans le narthex.

Û. — Cumme nous l'avons dit, les deux narei étaient séparés l'un de l'autre par l'aium. Le mirthex intérieur^ ou ferula^ était )nc un portique intérieur séparé de la nel ir un mur (MM), et non pas par une cloison ibois, comme quelques-uns l'ont pensé. En fet, s'il eût été dans la nef môme de l'église, distingué seulement par une cloison du lieu ise tenaient les fidèles^ ou baptisés, qui étaient Imis à la conmiunion des choses saintes, cornent les auteurs anciens auraient-ils pu dire que le narthex est hors de l'église ? • Si donc »us pesons attentivement les paroles de Paul Silentiaire, dans la description de la basi- |ue de Sainte-Sophie, nous nous couvain îns que le narthex de cette église ne difféit point du portique intérieur, c Après ces ^ules du cloître, dit- il, règne un espace, toute la largeur de l'église, où l'on entre p de larges portes. Ce lieu est appelé par les ^c&narthex. De là, on entend les louanges de tre bienfaiteur Jésus-Christ ; de là, le peuple Ut entrer dans l'église par sept portes. Une ces portes correspond au front de l'étroit cthex qui est au midi, une seconde s'ouvre

au nord, les cinq autres donnent au couchant dans la dernière muraille du temple. » (Cf. Mamachi. Costumi. i. 280.) Ce passage ne signifie pas autre chose, sinon que de Vatrium on passait par d'amples portes (POP) à un espace long de toute la largeur de l'église, lequel espace s'appelait narthex, et duquel ensuite on entrait dans la nef par sei)t portes, dont deux étaient latérales au nathex (NN) et les autres s'ouvraient dans le mur occidental de la nef (LLKLL).

Le nathex était donc séparé de la nef de l'église par une muraille, et non par une simple cloison, dont ni Eusèbe, ni Procope, ni aucun autre écrivain ancien n'a fait mention. C'est donc par erreur que plusieurs auteurs, môme savants, s'isolant des témoignages des contemporains, ont supposé que les églises antiques étaient semblables à certaines églises grecques modernes, dont la nef est partagée par une cloison en deux parties inégales, la portion la plus rapprochée de la porte étant moins longue que l'autre, et appelée pour cela narthex.

Dès que la distinction des pénitents et des catéchumènes en diverses classes eut été établie, on dut assigner à chacune de ces classes une place spéciale dans l'église.

Le narthex était destiné aux catéchumènes, aux énergumènes, et aux pénitents appelés ^cou/a/j/s, parce qu'il leur étiiitpermis d'écouter de ce lieu les hymnes, et les psaumes qui se chantaient dans l'église, et aussi les instructions que distribuaient les ministres de la parole divine (V. l'art. Pénitence publique). Aussi, selon les Constitutions apostoliques , était - il prescrit que, après une ordination, Vordonné adressât la parole au peuple, et que, quand il avait fini de parler, le diacre dit d'un lieu élevé : a Sortent les écoutants et les infidèles. > Nous savons par l'auteur du dernier canon ajouté à la lettre de S. Grégoire Thaumaturge que Vaudition avait lieu en dedans de la porte du vestibule, dans le narthex, où pouvaient se tenir ceux qui avaient péché, jusqu'au renvoi des catéchumènes, et entendre la parole divine, après quoi ils sortaient. Les écoutants appartenaient au second ordre des pénitents, puisque ceux de la troisième classe appelés prosternés se rasserabhuent, non dans le narthex, mais en dedans de l'église, dans la nef.

On permettait aussi quelquefois, môme aux ptUens, aux Juifs, et aux hérétiques et aux schismatiques de pénétrer dans le narthex, et (l'entendre la prédication de la parole évangélique , afin qu'ils puss(înt se convertir, si Dieu leur faisait la grâce de toucher leur cœur.

XATALE ou XATALI8. — Natalis, sousentendu aies y dans le style ecclésiastique des premiers siècles , et en particulier dans celui

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