NATI
des martyrologes et des inscriptions funéraires, exprime , non pas la naissance selon la chair, mais la naissance à la vie éternelle. Les monuments sont tellement innombrables, qu'il est superflu de citer. Soient seulement pour exemple deux épitaphes : sanctis martyribvs ti-
BVRTIO II BALERIANO ET MAXIMO QVORVM || NATA- LES (Natalis) est xviii kalendas maias. « Aux Saints martyrs Tiburtius, Valerianus et Maximus, desquels le natalis est le xviii des calendes de mai. » {Mamachi, ii. 230.) — parentes
PILIO MERCVRIO FECE || RVNT QVI VIXIT ANN. V. ET MESES VIII (I NATVS IN PACE IDVS PEBRV. « Les
parents ont fait (Ce monument) à leur fils Mercurius, qui a vécu cinq ans et huit mois, et qui EST né dans la paix aux ides de février. » (Marangoni. Ad, S. Vût. p. 88.) C'était un enfant de huit ans . dont la mort était la naissance à la véritable vie.
Pour les martyrs et pour tous les chrétiens qui atteignent le port du salut, la mort est la fin de Texil, c'est-à-dire la naissance à une vie qui ne doit plus s'éteindre : Dum ingerit morti, dit S. Ëucher, genuit xtemitati {Homil. i. sub nom. Euseb. Emiss.). Aussi le jour de la mort était-il célébré par les premiers fidèles comme un jour de fête ; ils ornaient le vestibule de la maison mortuaire de couronnes et de guirlandes (Greg. Nazianz. Orat. xxxviii), ils en décoraient l'extérieur de verdure , de draperies et de flambeaux.
On a vu par deux inscriptions citées plus haut, et il en est de même dans toutes celles de la plus ancienne époque , qu'on se bornait à y mentionner le jour du mois de la déposition ou natale, sans se préoccuper de l'année. C'est que la première indication suffisait pour le but qu'on se proposait, et qui n'était autre que de fixer le jour où on devait célébrer l'anniversaire, soit des martyrs, soit des simples chrétiens.
On rencontre assez souvent, dès le quatrième siècle surtout, des inscriptions chrétiennes où le jour de la mort est marqué par le natale d'un martyr ou d'un pontife. Ainsi , dans le recueil de M. De' Rossi (P. 66. 1. 1), nous avons l'épitaphe de stvdentia déposée au jour anniversaire du natale du pape Marcellus , qui tombe le xvii des calendes de février, c'est-à-dire le 16 janvier. (V. les art. Station. — Calendrier. — Martyrologes, — Diptyques.)
NATIVITÉ DE MARIE. — V. Fart. Fêtes immobiles, n. Vlll. ]<>.