‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 181 sur 266 · NAVI · texte numérisé non relu

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marbre du musée Kircher où dans le vaisseau sont figurés deux grands vases d'argile, lesquels représenteraient symboliquement les corps de deux chrétiens ensevelis dans le même tombeau. (V. Tart. Vase ) Mais elle nous parait plus claire encore, quand, à la place du phare, la pierre sépulcrale fait voir le monogramme du Christ, qui est là pour le Christ lui-même, vers lequel le navire, c'est-à-dire l'âme humaine, vogue à pleines voiles, comme vers l'objet de tous ses désirs, et la récompense de ses efforts et de ses vertus. (V. Perret. V. pi. LUI. 6.)

Le navire est encore le symbole de l'Église, surtout quand il repose sur le dos d'un poisson, comme dans la pierre annulaire illustrée par Aléandre iNav. eccles, réfèrent, symb. Romae. 1626), et dans une autre gemme du recueil de Ficoroni. [Gemm. ant. litt. tab. xi. 8. p. 105). C'est Jésus-Christ, le divin ixevc, soutenant son Église. On doit assigner le même sens à un jaspe du cardinal Borgia (!)<? cruce Velit. p. 213), oii l'on voit un pilote qui n'est autre que Jésus- Christ, dont le nom nicor est gravé au revers de la pierre, et six rameurs qui en supposent six autres de Tautre côté, représentation symbolique des douze apôtres.

Tracé sur les sépultures chrétiennes, le symbole du navire, pris dans ce sens, attesterait que le défunt avait vécu et était mort dans la communion de l'Église. 11 équivaudrait à la fornmle ln page et à la colombe portant dans son bec une branche d'olivier. Bien plus, l'analogie de ces emblèmes est tellement incontestable que nous les trouvons quelquefois réunis tous trois sur le même sépulcre, comme par exemple sur celui du martyr genialis. La colombe est posée sur la proue, et l'inscription genialis Il IN PAGE est tracée au-dessus de la barque (Perret, v. pi. xxxii). Il arrive enfin que, par suite d'une coutume chrétienne bien connue des antiquaires, le navire n'est souvent qu'une simple allusion à un nom propre : la pierre sépulcrale d'une jeune fille nommée nabira (Boldetti. p. 373) en fournit un exemple.

iVAVIS sSef). — Dans les monuments les plus anciens, l'Église est toujours représentée comme un vaisseau, une tief; les apôtres sont des pécheurs, des pilotes, qui conduisent ce grand navire, cette arche, hors de laquelle il n'y a pas de salut. C'est là sans doute l'un des motifs qui inspirèrent aux premiers chrétiens un goût si prononcé pour les emblèmes maritimes. (V. les art. Navire. — Phare, — Ancre. — Poisson, etc.)

Cette idée se trouve développée sous toutes ses faces dans le passage suivant des Constitutions apostoliques (ii. 57), qui présente un tableau animé et des plus intéressants des as-

semblées de la primitive Église : t Évéque. lorsque tu réuniras l'assemblée des seniteuR de Dieu, veille, patron de ce grand navire, k ce que la décence et l'ordre y soient observés. Les diacres, comme autant de nautoniers, assigneront les places aux passagers qui sont les fidèles.... Avant tout, l'édifice sera long, en forme de vaisseau et tourné vers Torient, ayant de chaque côté, dans la même direction, un appartement contigu, pastophorium. (V. Fart. PASTOPHORiA.) Au milieu siégera l'évêque, ayant de part et d'autres les sièges de ses prêtres. Les diacres debout, vêtus de manière à pouvoir se porter où besoin sera, feront ToffiM des matelots qui manœuvrent les flancs du i<«iseau. Ils auront soin que, dans le reste de l'assemblée, les laïques observent l'ordre prescrit, et que les femmes séparées des autres fidèles gardent le silence. Au centre, le lecteur du haut d'un lieu élevé (C'est l'ambon) lira les livres de l'ancienne loi, et, après sa lecture, un autre commencera le chant des psaumes qui sera continué par le peuple. Puis on récitera les actes des apôtres et les lettres de S. Paul. Après quoi un diacre ou un prêtre fera la lecture de l'évangile, que tous, clergé et peuple, écouteront debout et en silence. Ensuite les prêtres, Tun après l'autre, et enfin l'évêque, pilote du navire^ exhorteront le peuple; à l'entrée, du côté des hommes, les portiers ; du côté des femmes, les diaconesses, représentent Yhomme de V équipage qui lègle les frais avec les passagers, i

Durant (De ritib, Eccl, 1. 1. c. 5) résume ainsi la doctrine de l'antiquité à cet égard : c Nous sommes avertis que nous sommes placés en ce monde comme dans une mer, qui est habituellement agitée et troublée par la violence des vents, et que l'on ne peut traverser en sûreté que dans le vaisseau de l'Église. »

NEGROLOGES. — L — Lorsque l'usage des diptyques des morts commença à tomber en désuétude (V. notre art. Diptyques)^ ils furent peu à peu remplacés par les nécrologes, ou obitaaÀres^ qu'on appela encore livres des morts et liiyres anniversaires (V. Du Gange, ad voc. Ntcroloyium) ^ et quelquefois même, li^m^ vie. On y inscrivait, dans les églises cathédrales, collégiales, abbatiales, monastiques, les noms des défunts, évoques, chanoines, abbés, frères, amis, bienfaiteurs, et de toutes les personnes agrégées (Le Brun. Dis^sert. xv. part. 2. art. 3. § 13), et même, celui, si l'on en croit Salig (Dipt, c. xix), des étrangers.

Que ces livres tirent leur origine des diptyques, c'est ce qu'affirment, entre autres, Bona (L. II. c. \k, n. 2), et Mabillon {AnnaLord.S. Benedict, t. m. an. 859). Celui-ci dit formellement que les obituaires furent introduits àti

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les moines dès le début de Tordre de Saint-Benoît, c'pst-à-dire dès le commencement du sixième siècle ; il atteste même en avoir vu des exemplaires datant de cette première époque. Mais pour le septième siècle, les témoignages abondent. Nous lisons en effet dans les Annales bénédictines du môme Père (T. m. loc. laud.), qu'une matrone du nom de Théodelaine, en la quarante-troisième année du règne de Clotaire, roi de France, c'est-à-dire en 630 à peu près, demanda que son nom fût inscrit dans le livre klavie^ en considération des libéralités qu'elle avait faites au monastère de Saint-Denis; et kns le même temps, une demande toute sem- )lable est formulée dans le testament de Berihrainme, évoque du Mans. L'Angleterre adopta lassi, au même siècle, l'usage des obituaires. iède rapporte en effet {Hist, Anglic, 1. iv. . Ik) que le jour de la déposition d'Oswald, ci de Nortambrie , mort le 5 août 642, était nscrit dans le liwe des défunts, qu'il appelle incore annale, ou anniversaire. Nous nous absenons de citer les documents^ du huitième iècle et des suivants; ils sont innombrables, àon-seulement pour la France et l'Angleterre, nais pour d'autres contrées encore ; et d'ailears notre tâche ne va pas jusque-là.

11. — Mabillon, à l'endroit déjà cité, donne le curieux détails sur les moyens expéditifs [u'employaient les moines pour faire inscrire eurs morts dans les obituaires des monastères, ivec lesquels ils avaient contracté société, aussitôt après la mort de l'abbé ou de quelque moine plus insigne, on expédiait un courrier avec un rouleau, rotulm (Le courrier s'appelait pour cela rotuliger) ou une lettre encycli- ({ue à tous les monastères ou églises de la même association, pour donner avis de cette nwrt à l'abbé, ou au prévôt ou doyen du lieu. Cette lettre portait en outre les noms de ceux qui étaient morts depuis l'expédition précédente. Dans chaque monastère où passait ce courrier, on inscrivait dans une cédule , avec les noms des personnes dont il venait annoncer j* mort, le jour de son arrivée , afin qu'il pût justifier de sa fidélité à remplir son mandat. Enfin, dans chacun des monastères associés, on inscrivait ces noms dans l'obituaire avec la to précise de la mort. Quelquefois , on traçait dans ces polices ou cédules des vers lugubres sur la mort des personnes les plus considérables.

Ul. — Le nécrologe se lisait à prime après ïe martyrologe (Bona. loc. cit.), et, chez les "''oines, après la lecture de la règle (Mabill. 'OC. cit). Mais on ne récitait à haute voix que es noms de ceux dont chaque jour ramenait ^Universaire ; et si, dans le nombre, il s'en ^vait qui eussent fait quelques dons ou lar- ^sses aux églbes ou monastères, on distin- AKTiQ. chrét;

guait ordinairement ces personnes en chantant le psaume De profundis avec l'oraison compétente.

IV. — Nous trouvons dans Martène {De antiq, monach. ritib. 1. i. c. 5. n. 22) des renseignements plus précis sur l'ordre suivi pour la lecture des noms des défunts dans les nécrologes des monastères. On proclamait d'abord le nom des abbés, si le jour où on lisait le nécrologe était l'anniversaire de leur mort, ensuite celui des moines, et des étrangers qui avaient fait quelque bien au monastère, de façon à mériter de voir leur nom admis dans l'obituaire. Parmi les abbés, et les moines, et les autres, il y avait quelques différences : la mort des premiers était notée par les paroles suivantes : Depositio domni N. abbatis ; la mort des seconds par le seul mot obiit. L'ordre de leur inscription était réglé d'après les grades ou dignités qu'ils avaient occupés pendant la vie. En premier lieu venaient les abbés, et les moines après ; ensuite les prévôts , puis les chantres, et successivement les sacristains, puis les évoques, les prêtres, les empereurs, les rois, les reines, et enfin les soldats. Dans les obituaires des moines, on inscrivait aussi les Saints : ainsi nous lisons dans celui de Saint-Germain des Prés au premier janvier : Depositio domni Odilonis abbatis. On trouve d'autres exemples de cette coutume dans Hefteii (Disquisit, monast. — cf. Donati. Ditt. p. 7^). Ajoutons que, pour la plus grande commodité du lecteur, on réunissait le plus souvent dans un seul livre le martyrologe, la règle et l'obituaire. Quand on récitait les noms des bienfaiteurs, les moines a vaientcoutume, non seulement de rappeler la qualité des bienfaits dont les monastères leur étaient redevables, mais encore d'indiquer les prières qui devaient être faites pour eux ; il nous est resté une formule de ce genre dans l'obituaire de Saint- Germain des Prés déjà cité. Dans quelques monastères, on ne faisait qu'une mention générale des bienfaiteurs, par ces mots : Commemoratio omnium fratrum, et familiarium defunctorum ordinis nostri; celui qui tenait le chapitre Répondait : Requiescant in pace , et tous, Amen. (V. notre art. Moines.) No. .s devons borner là ces notions qui nous éloignent déjà un peu de l'antiquité proprement dite, mais que nous avons dû ajouter ici comme complément de ce que nous avons dit sur les diptyques.

NÉOPHYTE. — L — Du grec V869UTOÇ, ce mot signifie au propre « nouvellement planté. » Dans le style de l'iilglise primitive, il désignait les nouveaux baptisés, parce qu'ils étaient récemment plantés, ou greffés en Jésus-Christ, dans sa vigne qui est l'Église : telle est Pex-

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plication donnée par S. Cyrille de Jérusalem (i Catech. in princip.). Quand il est opposé au titre de fidèle^ le mot néophyte équivaut à catéchumène. (V. à la fin de l'article.) Dans son sixième sermon aux néophytes {In Biblioth. PP. t. XIV. p. 396), S. Zenon les appelle tripondes homines^ c'est-à-dire chargés du poids ^ ou de la pratique des trois vertus théologales. S. Augustin et d'autres Pères les nomment enfants, à raison de leur récente naissance à la grâce ; et en cela ils ne faisaient que s'inspirer du langage de S. Pierre lui-même, qui dans sa première Épltre (Gap. ii. vers. 2) dit : « Comme des enfants nouveau-nés, désirez ardenmient le lait spirituel et pur, qui vous fera croître pour le salut, » Skut modo gemti infantes, rationabile, sine doh lac concupiscite , ut in eo crescatis in salutem. Aussi, l'Église a-t-elle adopté ces mômes paroles pour l'introït de la messe du dimanche dit in albis depositis, parce que les nouveaux baptisés déposaient ce jour-là la robe blanche qu'ils avaient portée pendant les huit jours qui suivaient leur baptême.

Comme l'usage, ou plutôt l'abus s'était introduit d'attendre, pour recevoir le baptême, un âge avancé, et ordinairement môme un état de maladie extrême, on avait donné à ces tardifs néophytes le nom de clinici, a couchés. » (S. Cyprian. epist. lxxvi. Àd Magn.) Mais bientôt la sévérité des conciles s'éleva contre un pareil désordre : celui de Néocésarée déclara irréguliers ceux qui s'y livraient, et le sixième de Paris, confirmant cette sentence, substitua au nom de chmct celui de grabbatarii. Nous voyons aussi que cette pratique souleva la réprobation des Pères, et en particulier celle de S. Grégoire de Nazianze {Orat* xl), de S.Ghrysostome(Homil. xxiii Inact. apqst.). etc.

Quoi qu'il en soit, la coutume ab^iisive de différer le baptême jusqu'à la mort, lions explique pourquoi il nous est parvenu un si grand nombre d'épitaphes de néophytes de tous les âges. Ainsi, nous avons celle de Constantius, enfant de huit ans, trois mois, six jours (Oderici. Syll. p. 266), celle de Romanus, mort à l'âge de neuf ans et quinze jours (Passionei. p. 124. 82), celle de Fortunatus néophyte à trente-six ans (Lupi. Dissert. 1. 1. p. 132); celle de Perpetuus, trente ans (Oderici. ibid. p. 32). M. De' Rossi (i. p. 109) reproduit cette inscription plus exactement; celle d'Innocentius, vingttrois ans (Vignoli. Vet. inscr. rel. p. 333. in sched. Greppo). Tout le monde connaît le fameux tombeau de Junius Bassus, et son épitaphe portant qu'il mourut néophyte à l'âge de quarante-deux ans, en 359 (Bosio. p. 45. — Bottari. tav. xv). Corsini (Dissert. ii. post Not. Grwc.) donne le titvÀu» d'une néophyte de cinquante-cinq ans, nommée Stratonica.

Quelquefois, le titre de vierge se trouve joint sur les marbres à celui de néophj-le, comme par exemple sur celui de vlpu favs- TiNA qui a été trouvé au cimetière de Mustiola à Chiusi, et que publie l'abbé Cavedoni (^Cimi/. Chiusin. p. 43) : vlpiae . favstinae . virgini . NEOFYTAE (Sic). Telle est encore Tépitaphed'uDe chrétienne du nom de principia, qualifiée vergo (Sic), ET NEOFETA (Sic\ découverte à Milan/jl y a peu d'années (V. Amico cattoL t. m. p. 136). On trouvera d'autres titres de néophytes dans Boldetti (P. 807), Bosio (P. 433), MaÎBfei [Mvi. Veron. p. 180. n. 3), M. Perret (pi. vi. im. lui), etc. Il est à remarquer que la plupart de ces inscriptions sont du quatrième siècle. Une épitaphe publiée par Gardinali (201. cxim}, offre une très-intéressante particularité, c'est que le nom du néophyte est surmonté du poisson, symbole du nouveau baptisé. On y remarque aussi un nouvel exemple des altérations que le ciseau des marbriers faisait subira l'orthographe du mot neophytu^ : marciasvs.

ENONFITVS.

Le fait de la réception du baptême in extnmis est encore constaté par un certain nombre d'inscriptions attestant qu'un chrétien a été surpris par la mort, alors qu'il était encore revêtu de la robe blanche, m albis. Ainsi un marbre de Cologne (Le Blant. i. 476) porte qu'un enfant de trois ans, nommé Valentinien, IN ALBIS CVM PAGE RECESSiT. Fabrctti (Cap. TIU. n. Lxx) donne une autre inscription oh il est dit d'un néophjrte que, à l'octave de Pâques, il déposa ses aubes sur son tombeau. M. Le Blant (Loc. laud.) en a réuni quelques autres, avec un certain nombre de passages de Grégoire de Tours oti sont mentionnées des morts arrivées pendant la semaine in albis.

Quelques auteurs, entre autres Vettori {Nv^ xr. explic. c. xvii) pensent que les formules acx^epit, percepit, consecutus est, qui expriment indubitablement la réception du baptême, attestent en outre qu'il fut reçu dans un ige mûr.

II. — L'antiquité chrétienne appliquait aussi la qualification de néophyte à ceux qui étaient promus à Tépiscopat ou aux autres ordres sacrés sans avoir subi l'épreuve des degrés inférieurs de la cléricature : Non neophytwm, dit S. Paul (1 Tim. m), ne in $uperbiam «W«<j incidat in judidum diaboli, m Non néophyte, de peur que, s'élevant par l'orgueil, il d« tombe dans la même condamnation que Satan. • C'est à ce titre que Photius fut appela néophyte au quatrième concile de Constantinople (Can. iv), et que son élection fut déclarée nulle.

Les Pères ont regardé Paigle comme le sfBbole des néophytes, qui par le baptême sont renouvelés et initiés à une vie nouvelle, cofflD»

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'aigle, dans l'opinion des anciens, revenait iériadi<|uement à la jeunesse.

U titre de néophyte est quelquefois opposé iului de pdile qui désigne toujours le chréieB baptisé, et alors il s'entend du catéctiuuËnat. Oo lit dans Oderico {Syli. p. 367} l'épiiphe de deux frères dont l'un était mort avant ebiptéme, neopitvs, et l'autre baptisé, fidej». (ï. l'art. FidéU.) '

RnBE. — 1. — Le nimbe ou diadème est, Ibb l'iconographie chrétienne, l'attribut de la linteté. C'est une espèce de cercle ou de dj&iielimiineui qui entoure la tête, comme un eflet de la gloire céleste (Honor. Augustod. . [.c. 133). Les païens le donnaient à leurs ieni,et on en attribue l'origine auï Égyptiens, esquels il passa aui Grecs et aux Bomains l. Buonarruoti, Vetri. p. 60). Un peu plus ird, on en décora, par adulation, la tète des tnpereurs : ainsi Trajan le porte dans le bassdet de l'arc de Constantin, et Antonîn le ieui au revers d'une de ses médailles (Oisel. 1.67.-cf.Buon.i6»d.).

Cet usage devint plus frËquent encore ; si isnque les artistes chrétiens, ne le considéut plus comme un attribut exclusif des faus- 93 divinités, mais comme un simple ornement, ooliDuèrent à en orner les images des prin- «9, les personnifications des villes, des proinces, des vertus, alors que déjà ils nimbaient ilt\e du Sauveur, celles des anges, des ap6rnetdes autres Saints. C'est ainsi que, dans iDOsalque du grand arc de Sainte-Marie Maiure, le nimbe est attribué à flotre-Selgneur Uqueiques anges, et en même temps à Héï4e(V. Ciampioi. Vet. rtumum. i, p. 200), Il lertde même dans la mosaïque de Saint-Viil de Ravenne, où cette distinction est donnée

Jutinien et à Theodora sa femme, comme à S«s-Cbrist, aux anges et aux Saints (Id, op.

■ Ub. un).

Etce n'est pas là le premier exemple, à beau- Wp près, pour les empereure chrétiens. Ainsi Ute nue de Constantin le Grand est déjà enviée du nimbe sur deux sous d'or de ce <wa. L'un porte au revers cette légende : wnioso. SEMPBR (Mionnet. t. u. p. 227), iiitre : oatdivu. noHANonvH (Morelli. Spe- "■witi. reinum. — cf. Sabatier. 1. p. 32). Le dmel de Paris possède un beau médail)o;i cr de Fausta, seconde femme de cet empenr,où sont figurées deux femmes debout nbnant le nimbe au-dessus de la tète de ■«çératrice assise {Ibid.).

On voyait autrefois à la principale porte de ùntGermain des Prés, les statues de que!- U> rois de la première race ornées du nimbe ■ni bien que celle de S. Germain lui-même Iniurt. JVo(. in Greif. Tumm. — Mabillon. ^n-

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nal. Benediet. an. 557. t, 1. p. 169); et ceci put avoir lieu, non-seulement parce que le nimbe on diadème était devenu un des attributs de la royauté, maïs encore parce que les empereurs de Constantinople avaient transmis à ces monarques les ornements et prérogatives des anciens augustes, et notamment ceux du consulat (Greg. Turon, Hist. Franc. 1. n. c. 38), témoin la statue de Clovis qui, à Saint-Germain des Prés, porte le sceptre surmonté do l'aigle. Cette promiscuité se fait remarquer aussi dans la Bible grecque manuscrite de la Vaticane ; dans le ménologe de Basile, et, pour les temps postérieurs, dans Let familles byxantines de Du

Bien que, dans l'origine, le nimbe ne représente autre chose qu'un disque de lumière, il faut observer néanmoins que les artistes chrétiens qui lui donnaient différentes couleurs dans les images des tyrans et des princes païens, comme par exemple le rouge ou le vert, attachèrent toujours une idée de supériorité au nimbe d'or, couleur qui exprime plus fidèlement la lumière, et que, par ce motif, ils le réservèrent pour les Saints et les empereurs chrétiens.

II. — Pour préciser l'époque où le nimbe commença & être adopté dans l'iconographie chrétienne, et l'prdre dans lequel il le fut pour les différentes classes d'images, nous devons prendre pour base les plus anciens monuments qui nous sont restés, et les soumettre, sous ce rapport, à un examen attentif.

Les vases de verre à fond doré, que les antiquairesfont remonter pour la plupart au milieu du troisième siècle, montrent Notre-Seigneur, tantâtaveclenimbe(V.Buonarruoti.tav.ix.xv.

xvti. — Perret, t. iv. pi. xxi. iiv), tantôt dépourvu de cette auréole. Le fragment ici gravé doit être un des plus anciens monuments ofi la tête du Christ porte cette auréole. Motre-Sei-

gneur y est représenté dans l'acte de la guérison du paralytique [ftid, IX. 1). Ce genrede monuments retrace rarement l'image de la Ste Vierge : nous n'en connaissons que deux exemples, et ils la représentent nimbée {Perret, iv, pi. XXI. 1 et 17), Le P. Garrucci en a donné trois ou quatre nouveaux {Vetri. tav. ix>, où la Mère de Dieu parait sans nimbe.

l'âge

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Viennent ensuile lus mosaïques dont nous est k peu près exactement connu, e lesprincipaies, fournies par les églises de Rome et de Ravenne, ont été reproduites dans les deuï ouvrages de Ciainpioi auquel qous renvoyons le lecteur une fois pour toutes (V'ciera mottimenta. 3 vol. in-^". — De sacris xàificm a Constantino Magna construclis. 1 vol. inÂ").

Pour commencer par les mosaïques, dos tympans des portes de Sain te-Cons lance qui passent pour avoir été exécutées par les ordresde Constantin, le Sauveur y est vu avec ie ninnbe, et les apâtres sans nimbe. Dans celle de Sainte- Agathe Majeure à Ravenne CiOO à peu près), la tète de Notre-Seigneur est entourée du nimbe orné & l'intérieur d'une ci "

anges ont le nimbe simple. Le nimbe crucifère orne la tête de Jésus-Christ dans l'arc de Sainte-Sabine de Rome {'i2k), les apdtres en sont dépourvus, ainsi que les figures emblématiques des quatre évangélistes, et d'autres personnages qui sont probablement les premiers papes. A Sainte-Marie Majeure [k33), le nimbe n'est donné qu'à Jésus et aux anges. A Saint-Nazaire-eUSaint-Celse de Ravenne (WO), il en est de même. L'arc triomphal de Saint- • Paul (^iil) fait voir le Rédempteur avec le nimbe radié. S. Pierre et S, Paul ainsi que les animaux symboliques des quatre évangélistes avec le nimbe uni. Dans la chapelle du baptbtére de Saint-Jean de Latran ("ifiS), le nimbe orne la tête de l'Agneau de Dieu, celle des quatre évangélistes ainsi que celles de leurs animaux symboliques. Dans [a mosaïque de Sainte-Agathe de Rome (^72), détruite en 1592, le Rédempteur paraissait avec le nimbe, les apAtres ne l'avalent pas. Dans celle des Saints-Cosme-et-Damien (530) l'agneau mystique n'a pas le diadème, les anges l'ont; dans

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la tribune de la même église, il est attribué i Notre- Seigneur, à l'Agneau, à S. Kerre, k S. Paul, et non aux SS. Coame et Damien: l'arc qui se voit h gauche présente 1« Chmi avec le nimbe crucifère , les anges avec \t nimbe uni, et les deux martyrs sans auréi^e. Dans l'église de Saint-Vital de Ravenns dont les mosaïques sont de l'an bkl, le Sauveur eil nimbé ainsi que l'Agneau mystique, lesm^, les apôtres, les évangélistes et plusieurs autres Saints. Enfin dans celle de Saint- Andri m Barbara de Rome (643) les apdtres n'ont pas de diadiime, Notre-Seîgneur seul le porte oniide la croix.

Plus tard, le nhnbe dont la tète de Jéns. Christ est entouré se trouve quelquefois oraé.

dans le vide, du monogramme accosté de l'Aei de l'to. Nous en avons un exemple dans la me salque de Saint-Aquîlin à Milan (Ail egraou- Sacri monum. anti'cAi di Uitano. tav. [), dont nous donnons ici la reproduction.

Ce que nous avons de plus ancien i cIBr après ces ouvrages en mosaïque, c'est un dji^ tique d'ivoire du cinquième et du sixième sitde appartenant à la cathédrale de Hilan(^'' Bugati. Memorie di S. Celso. in fin.). HolI^ Seigneur y est représenté nimbé en diïerw circonstances de sa vie. Le même omemenll est aussi donné à I' au divin et aui anblêmes des évangélistes. Quelques fresqo» des catacombes font voir des Wtes niDiW«* (Botiari, tav. clv. et clxvi), mais leur stjif décèle un âge trop moderne pour qu'elles pui*" senl ici entrer en ligne de compte.

III. — De l'étude qui précède, il résulte d''" remont que les images du Sauveur sont if» premières auxquelles furent décernés par If ^ artistes chrétiens les honneurs du nil celles des anges vinrent en sectmd lieu

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es des évangélistes et de leurs anioboliques, puis celles des apôlres, et es de tous les autres Saints. Mais à K)que cet usage fut-il adopté pour de ces classes de représentations?

ivons, pour les images de Notre-Seies exemples bien antérieurs à Conils sont fournis par ces verres dorés

avons mentionnés plus haut. Il defréquent au temps de cet empereur, jout à fait en règle après lui.

!s anges, ce fut vers le début du ciniècle que s'introduisit la coutume de re avec le nimbe, mais il n'y a pas 3 qu'elle soit devenue générale avant sixième, car c'est S. Isidore de Séen parle le premier. Dès lors, pour r les images du Rédempteur d'avec i anges, on traça une croix et quel- B monogramme dans le vide de son

et ce signe distinctif lui a é.té con- . réservé depuis : Christi corona per iram a Sanctorum coronis distinguicouronne du Christ se distingue de 5 Saints par la figure de la croix. » Rai. divin, offic. 1. i. cap. 3. n. 20.) aux images des évangélistes, des t des Saints en général, il n'est pas e d'en trouver de nimbées dès la 3que ; et nous en avons des exemples Iques fonds de coupe représentant s, entre autres Ste Agnès et S. Hip- 3ldetti. p. 193. tav. m. n. 3. p. 201. . 19). Mais il est certain que l'usage irsalisa qu'à la fin du septième siècle: n'autorisent à conclure, et la mosallint-Àndré in Barbara exécutée vers et le silence de S. Isidore.

8 devons pas omettre ici un fait fort

c'est que le nimbe est quelquefois i certains oiseaux symboliques, à la

par exemple , qui d'assez bonne té prise pour le symbole du Saint- )U8 voyons une colombe ainsi nimbée isier d'une très-ancienne chaire épiis catacombes (Bosio. p. 327), oii sans 8 exprime l'inspiration donnée par e lumière au prédicateur de la pae. Un des plus anciens verres de la de Buonarruoti (Tav. vi. 1) fait voir •almier un phénix dont la tête est m sait que cet oiseau fabuleux avait 5 par les premiers chrétiens comme e la résurrection et de l'immortalité.

Phénix.)

Juel but se proposèrent les artistes en décorant du nimbe les images Ce fut principalement, quant au Ré- , de rappeler sa souveraineté, d'exi splendeur de sa divinité et de sa

gloire, et peut-être aussi de faire allusion son glorieux titre de soleil de justice. Honorius d'Autun, dans le passage que nous avons cité en commençant, affirme qu'on nimba la tête des anges et des Saints pour indiquer la gloire céleste dont ils jouissent. Il ajoute que le nimbe affecte la forme d'un bouclier rond, pour exprimer la protection divine dont les bienheureux sont couverts comme d'un bouclier.

Mais, comme les Pères (Greg. Nazianz.

Orat. xl) distinguent trois espèces de lumières, dont la première, la seule véritablement substantielle, est Diçu, la seconde les anges, la troisième les hommes, et en particulier ceux que leurs vertus rapprochent le plus de Dieu, on pense que, par ce disque de lumière, les artistes chrétiens ont voulu donner une idée de cette lumière communiquée aux anges et aux hommes par Dieu lui-même, source de la lumière étemelle. On pourrait dire encore, pour ce qui concerne les Saints, que les justes portant Jésus-Christ dans leur âme, selon l'expression de S. Paul : Vivit in me Christus^ ce qui leur a fait donner par S. Ignace les noms de Oeoçôpoi, Deiferi ; vao^ôpoi , templiferi ; XpiaTwp6poi, Christiferi; on doit entendre que le diadème qui leur est donné est celui même de Jésus-Christ, dont la splendeur se reflète sur eux. C'est probablement à cette idée que fait allusion un fragment de verre (Aringhi. ii. 265) où S. Laurent est vu avec le monogranmae du Christ derrière la tête, en guise de nimbe. On pourrait dire encore beaucoup de choses sur le nimbe et sur les diverses formes qu'on lui a données, mais ce serait anticiper sur le domaine du moyen âge.

NOÉ (arche de). — L'arche oïl- Noé fut sauvé du déluge avec sa famille a toujours été regardée comme la figure de l'Église hors de laquelle les hommes ne sauraient trouver le salut. C'est l'image de l'Église militante, au sein de laquelle ils trouvent un abri sûr et d'où ils ne sortiront, après la tempête de cette vie, que pour jouir de la paix étemelle au sein de l'Eglise triomphante. Les innombrables représentations de ce fait dans les monuments primitifs avaient donc pour but de rappeler aux fidèles l'amour que Dieu leur avait témoigné en les appelant à la foi (S. Hippol. Hoînil. in Theophan. 0pp. p. 263). S. Ambroise l'avait fait peindre dans sa basilique, avec ces vers au bas du tableau (Puricelli. Basilic. Nazarian. p. 285) :

Arca Nœ nostri typus est, et spiritus aies, Qui pacem populis ramo prétendit olivse.

Dans les cryptes et sur les tombeaux, il signifiait que les fidèles dont les corps repo-

NOE

NOÉ

saient en ces lieux étaient morts dans la communion de PÉglise : c'était Péquivalent de la formule in page. (V. Part, in page.) La même idée s'y trouvait encore exprimée par la présence de Noé lui-même dont le nom signifie repos (Epiph. Hssres. xxxix. n. 7).

L'arche a ordinairement la forme d'un coffre carré, juste assez grand pour contenir Noé. Dans le sarcophage de Saint-Ambroise, à Milan (Allegranza. Sacr. monum. tav. v. n. 12), elle est de forme hexagonale , et elle est marquée d'un F vu à rebours, double caractère dont nous ne connaissons pas d'autre exemple ; dans une urne funéraire de Vérone, publiée par Maffei (Mus. Veronense. p. 279), elle ressemble à un dé marqué du nombre cinq Voici d'après Boldetti (P. 363), une figure qui rappelle cette forme, moins le signe numéral remplacé par un 0, dans une peinture du

cimetière de la voie Salaria (Bottari. tav. CLXXii), elle est ronde, ornée de têtes de lion dans toute sa circonférence, ce qui rappelle exactement la forme de la ciste antique, et repose sur six pieds : cette dernière circonstance se reproduit toutes les fois que l'arche est arrêtée sur une montagne, c'est le contraire quand elle est représentée voguant sur les flots {Rom. suht, passim). Une peinture de voûte du cimetière des Saints-Marcellin-et- Pierre (Bott. tav. cxviii) la montre placée dans une barque, double symbole de l'Église. Quelquefois une fenêtre est ouverte sur le devant de l'arche. Le couvercle est ordinairement relevé par derrière comme celui d'un coffre, ou bien il est complètement supprimé. Noé étend les bras, dans l'attitude de la prière, ou bien il dirige ses mains du côté do la colombe qui vole vers lui apportant à son bec le rameau d'olivier. Il est vêtu d'une tunique large, sans ceinture, ornée le plus souvent d'une double bordure au bout des manches, et de deux bandes perpendiculaires de pourpre sur le devant, et quelquefois de la penula^ qu était un vêtement de circonstance. On remarque sur un sarcophage des catacombes (Aringhi. I. 335) cette singulière circonstance que.

dans l'arche, à la place de Noé, est un arbre. Bottari (i. 192) pense que cet arbre est un olivier, et que, en le plaçant dans l'arche, symbole de l'Église, l'artiste a eu rintenlion de désigner la paix qui, peut-être, à l'époque de Texécution du tombeau, lui avait été donnée après quelque persécution. On a aussi interprété ce sujet de la résurrection. (V. l'art. Arbres. 6°.) Et en effet, le bas-relief représente en même temps l'histoire de Jonas dont la signification est analogue, et l'arche est à l'abri près d'un rocher. Il faut remarquer que ces deux sujets se trouvent fréquemment rapprochés, si bien que, dans un autre sarcophage (Bottari. tav. gxxxi), le sculpteur a placé la colombe sur la poupe du vaisseau de Jonas vers laquelle Noé tend ses mains pour la recevoir. Ailleurs (Id. xli), Noé saisit dans ses mains la branche d'olivier apportée par la colombe qui s'abat sur un arbre, dépouillé de ses feuilles, et même de ses branches, imagede la désolation universelle causée par le déluge. L'arche parait sur de simples pierres sépulcrales (Perret, vol. v. pi. xl. n. 132. lxxxvu. 8). On la voit aussi, au milieu de beaucoup d'autres symboles, et sous la forme d'un petit coffre surmonté de la colombe, sur une pierre gravée (Polidori. Pesce, Amie. catt. 1. 1. p. 252), et sur une belle lampe de bronze (Bellori. Antiche luceme. part. m. tav. 29), où elle est encore associée à l'histoire de Jonas, qui est au-dessous, vomi par le monstre marin; et enfin sur un médaillon de bronze (Buon. Yetri. tav. I. fig. i). M. Savinien Petit a publié dans les Mélanges d^ archéologie (Vol. m. pi. xwx et xxx), deux dessins dont l'un n'est que la reproduction plus exacte d'une peinture des catacombes déjà connue, et du troisième siècle, représentant Noé dans l'arche, d'après le type ordinaire ; en voici la copie : l'autre est le des-

sin grandi du type d'une médaille d'Apamée, commun à Septime-Sévère , à Macrin et à Plulippe le père, et qui, de l'aveu de tout le inonde, se rattache à la tradition du déluge universel (Eckel. Doctrin. num, t. m).

Il y a ici une double scène : d'abord, Noé accompagné de sa femme, circonstance unique

NOIX - ki

103 les monuments connus jusqu'à ce jour; ' :, outre la colombe rapportant le rameau 'oliiier, un autre oiseau, qui ne peut Être je le corbeau, est posé sur le couvercle ri'- ™é de l'arche. Le devant du xiEotis porte inscription nos. Seconde scène : Noé et sa mme debout, hors de l'arche, ayant l'un et autre la main gauche sur la poitrine, et la mite ainsi que les yeui élevés vers le ciel, i signe d'admiration et d'action de grâces, opeut voir la médaille elle-même dans l'eiïlleot travail de M. Charles Leoormant, intiilé : Des signa de christianisme qu'on trouve vqadques monuments numismatiquts du Iroiéme sûcte (P. 4). Le corbeau qui parait ici ne ! RDConlre pas dans les monuments des cacombes; nous le trouvons sur tin bas-relief i D'jemila en Algérie {Revue archéol. tv anïe. p. 196), mais avec cette circonstance caicléristique qu'il y est occupé à dévorer des idavres. Un fragment de bas-relief qui se <nve sous le portique de Sainte-Marie tn mtevere (V. Bott. ii. 181) représente Noé et s trois Gis rendant grâces à Dieu, en dirieant leurs mains et leurs yeux au ciel, et dewt devant un autel d'où s'élèvent des flamles ; /Edificavit Noe allan Domino (Gènes. IL 20).

KOBL (féte), ~ V. l'art. Fite* immotiUs.

.Ll".

KOIX. — Les SS. Pères et en particulier -Grégoire (Cap. vi In Cant.), Philon (/n Vit. '«M. 1. m) et d'autres encore, ont regardé la )ii comme le symbole de la perfection. Ce Mit donc pour marquer la vertu consommée m chrétien, que, dans la primitive Église, I mettait des noix dans les tombeaux : témoiD <tle noix d'ambre portant sculpté sur l'une I ses sections, le sacrifice d'Abraham, et que )ldetli (P. 298. tav, i. n. 10) avait trouvée wre filée à l'extérieur d'un locuius des cacorabes. Mais c'est surtout le symbole du uist que les écrivains des premiers siècles sont plu h y voir.

Nous transcrivons ici un curieux passage de Augus^ (Sertn, de lemp. dom. ant. Nativ.) i en dira plus à ce sujet que toutes lesexplitionsquenouspourrions donner; Nuxtrinam bit insuocorpore su6t>fanlûr unionem, con'um, ton, et rtudtum. In corio, earo; tn teita, ut; in nacleo, inlerior anima comparatur. In rio nuci'g, camem signi/icat Satvatoris, qux >6iiil in se asperilatem, vel amaritudinem pasym; in nuc(eo, inlfriorem déclarât duicedi- 'M deitatit, qux Iribuit pastvm, tt luminii ■ènuRJKrat offieium. In lesta, iiynum inlerse- Mmicts, quod nos ditcrevît id, guod forts, et >lw fuit, std qua ferre» i et caUstia fueruni,

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