‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 182 sur 266 · NOMB · texte numérisé non relu

NOMB

Mediatoris ligni imposilione sociavit, c La noix a dans son corps l'union de trob substances : le cuir fLa pellicule), la coquille et le noyau. Dans le cuir est représenté la chair; dans la coque le? os; dans le noyau l'âme intérieure. Le cuir do la noixsignifle la chair du Sauveur, qui a éprouvé en elle l'aspérité, soit l'amertume de la passion ; le noyau signifie la douceur intérieure de la divinité, qui donne la nourriture, et fournit l'office de la lumière. La caque représente le bois de la croix, qui, en s' interposant, a séparé en nous ce qui est extérieur de ce qui est en dedans, mais a réuni par l'imposition du bois du Sauveur ce qui est terrestre et ce qui est céleste. ■ S.Paulin exprime k peu près les mêmes idées dans ces vers (/n nat. ix S. Felicis) :

Id ducs Christus,

VirgaDucisChrisIus.quDDiamÎD Ducibuscibusintut, Testa foris, sed amant super viridi cute cortex : Cerne Deum noslro velatum corpore Christum, Qui fragilis came est, verbo cibus, e( cruce amarus. ■ Dans la noix, c'est le Christ ; le bois de la uoii c'est le Christ, parce que à l'intérieur des noix est la nourriture ; la coque ï l'extérieur; mais par dessus est une écorce verte qui est amére ; vojeî l& Dieu-Christ voilé par notre corps, lequel est fragile par la chair, nourriture par ie verbe, et amer par

HOHBRES (ALLËOORIES et SIGMPICATIONS

Dss). — 11 n'est pas douteux que, dans les saintes Écritures, à raison du double sens qu'elles renferment, les nombres n'aient souvent une signification symbolique. Nous pouvons appeler ici en témoignage le Juif Philon, aussi bien que S. Clément d'Alexandrie, l'épltre attribuée à S. Barnabe, comme le Pasteur d'Hermas. Qui ne sait que S. Ambroise et S, Augustin usent sans cesse du sens symbolique des nombres dans leurs homélies? Preuve évidente que ce langage était familier au commun des fidèles, sans quoi les développements évangéliques des docteurs de l'Église eussent été pour eux lettre close.

1" Prenons pour exemple le nombre dix, nombre parfait en tout point, dit S. Clément d'Alexandrie (S(rom. l.vi. p. 782. edit. Pott.), undequaque perfectue. * Le nombre dix, commente Hervet, est la fin et le complément de tous les nombres, au delà duquel le génie et la raison ne peuvent rien imaginer, car il n'y a rien au delà, i Philon que S. Clément suit presque toujours en cette doctrine, tient ce nombre pour si parfait, qu'il en donne le nom h Dieu lui-même, qu'il appelle dedmum (De cong. quKSt. erudit. t. i . § ^39). Pour ce motif, l'illustre prêtre d'Alexandrie ne trouve rien de plus apte que ce nombre à symboliser le'salut éternel, qui est la perfection de tout ce que

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