‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 184 sur 266 · I. 91), HOSTES GENERIS HUMANI , a Euuemis du · texte numérisé non relu

I. 91), HOSTES GENERIS HUMANI , a Euuemis du

genre humain (Tertull. ApoL xxxii}, » princi- PUM, a des princes (Id. xxxv), » publici, « du public (Ibid.), » rei majestatis, « coupables de lèse-majesté » (Id. xxxviii). HOMiciDiE (Id.

Il), INCESTUObI (/6/d.), PESSIMI {Act. MM. To-

rachi. etc. ap. Ruin. p. 458)» sceleratissimi (Tertull. Apol, vu), rei omnium scelerum {Ibid. Il), infructuosi in negotiis (Ibid. xlii), t Homicides, incestueux, très-méchants, trèsscélérats, coupables de tous les crimes, inutiles dans les affaires. »

16® SiBYLLiSTiE (Origen. Contr. Cels. 1. v. n. 61), de ce que les nôtres, pour convaincre les idolâtres, en appelaient quelquefois, et non sans succès, à l'autorité des Sibylles. 'V. l'art. Sibylles.)

17® JuDiEi. On comprend que l'origine de la religion chrétienne, la patrie du Sauveur et des apôtres, la langue de la Bible, plusieurs dogmes communs aux deux religions, dont l'une n'était, au fond, que le complément de l'autre, aient pu donner lieu à une telle confusion Xactant. De dtvin. instit. 1. v. c. 22}. aussi, en racontant l'expulsion des chrétiens de la ville de Rome par l'empereur Claude, Suétone [Claud xxv; les appelle-t-il Juifs.

18» GALiLiEi. Ce nom vint probablement aux fidèles de la part des Juifs, par mépris. Les païens l'adoptèrent, Julien l'Apostat n'en employait pas d'autre {Julian. Ep. ap. Sozom. 1. v. c. 16), et S. Grégoire de Nazianze nous apprend qu'il défendit d'appeler les chrétiens autrement {Orat. m).

19« NAZARiEi. Ce sont encore les Juifs qai sont les premiers auteurs de celui-ci : ils appelaient notre religion, sectam A^azarenonm (Act. XXIV. 5). En voici la raison : les Juife professant un souverain mépris pour tout « qui venait de la Galilée, province où se trouvait Nazareth oïl ils savaient que Notre-Seigneur avait été élevé, croyaient injurier 1« fidèles en les appelant nazaréens (Epiphan. Hseres, xxix. — Hieron. 1. ii In Isa. et 1. 1 1» Amos). Les païens à leur tour, de ce que cette dénomination était employée par les Juifs ennemis de la nouvelle religion, conclurent qu'elle renfermait un sens dérisoire et injurieux, et en conséquence ne l'épargnèrent pas aux disciples de Jésus-Christ (Prudent. Peristepk. hymn. ii et xiv).

B. — Noms injurieux donnés aux catholiques par les hérétiques.

1© Physici ou Animalia. Ce nom fut inventé par les montanistes, parce que les catholiques méprisaient leurs oracles et leurs paradet M(»r tan; ils les appelèrent pour cela animaux^ tuU. Adv, Praxeam, i. — De monogom. i.), comme si, privés d'âme, ils n'eussent eu queee qui est commun à tous les animaux. D'autres hérétiques s'associèrent à cette injure contre les vrais croyants (Glem. Alex. Sirom. 1. rr).

2® Les valentiniens les appelèrent BnjNDAiios ou SECULARES (Ireu. I. 6. 4) et garnales (Id. Jdv. hxres. xiv. ii), « mondains, séculieis, charnels, • parce que, contrairement aux rêveries de ces novateurs, et des gnostiques en général, les catholiques soutenaient que la chair n'était point l'œuvre d'un mauvais esprit, mais celle du souverain créateur de toutes choses.

3® ALLEGORisTiE. Les chiliastes OU millénaires, qui soutenaient que le Christ devait régner mille ans sur la terre avec les Saints, nommèrent les catholiques allégoristes^ parce qu'ils ne prenaient pas à la lettre le passage de VApo»lypse sur le règne de mille ans(Apoc. xx. 4).

40 SiMPLicES. Les catholiques qui ne croyaient qu'à un seul principe, étemel et créateur, étaient appelés simples par les manichéens qui en reconnaissaient deux, un bon et un mauvais. Ceux-ci appelaient les évéques catholiques magistros simplicium^ « maîtres des simples. » {Man. Epist. ad Marcel, ap. Zacagn. in Colîecto». monum. eccl. Grxc. et Latin, edit. 1698. p. 7-)

50 Dans le langage des novatiens, les ortliodoxes étaient des comédien*, parce qu'ils tenaient pour Corneille le vrai pape (Eulog. *?• Phot. Biblioth. cod. 200); des apostats, parce qu'ils ne pensaient pas (Pacian. epist. « ^ Symphor.) que ceux qui, étant tombés dansl' crime d'idolâtrie, revenaient à résipiscence, dussent être privés de la communion ; des ly; nédriens , à cause du concile môme qui a^^

NOMS

NOMS

damné Terreur des novatiens, concile que l'Ci appelaient sanhédrin, synedrium; en- , comme la plupart de ceux qui étaient ibés, avaient sacrifié sur le capitule (Pacian. . laud.)} les nôtres, pour les avoir accueillis es leur pénitence, reçurent des novatiens le e intentionnellement injurieux et calomux de capitolins.

/* Les ariens appelèrent les catholiques thatiens^ d'Ëusthatius, évêque d'Antioche zom. VI. 21); paulinienSj de Paulin, évéque la même ville (Tillemont. Hist. eccl. vi. art. ; athanasiens^ de S. Athanase (Id. t6td.) ; et lu homoousiens^ le tout parce qu'ils défenent la consubstantialité du Verbe.

1^ Les aétiens flétrirent les catholiques du nom de chronites ou temporaires^ parce qu'ils oyaient, au dire de ces calomniateurs, que tre religion devait bientôt périr; les apolliriens, de celui d'arUhropoÛUres^ ou adoravn d'un honmae (Greg. Nazian. Orat. li), rce qu'ils tenaient le Christ pour vrai Dieu vrai homme, tandis que ces sectaires souteient qu'il n'avait pas une âme humaine, mais e le Verbe était uni seulement à un corps, à un corps d'une nature différente du nôtre ; finlesorigénistes, qui enseignaient que nous ssusciterons, non pas avec le corps que nous ons maintenant, mais avec un corps différent ) figure et de substance, donnaient aux nôtres s noms de philosarques (Hieron. epist. ii Ad mmach,)^ philosarcas, garnis amicos, sus- ASTiA LUTEOs (Id. In Jerem.)^ carneos, aniàLES, JTJMENTA, parce qu'ils faisaient profeson de croire que nous ressusciterons avec les lêmes corps, tels qu'ils sont, avec la môme iture, les mêmes chairs, les mômes os, etc.

8» Les fidèles furent appelés par les nesto- «ns, cyrilliens (Labbe. Concil. t. m. p. 746. et, conc. Ephes,)y parce qu'ils étaient pour .Cyrille d'Alexandrie, qui avait réfuté leur ér^ie ; enfin, et par contre, nestorieria par les tOQophysites, à cause de la communauté de royance qui existait entre les nestoriens et les Uholiques quant aux deux natures de Jésushrist, communauté qui n'impliquait nullement adhésion de ceux-ci à l'erreur des nestoriens, slativement à la dualité de personnes.

9« Les schismatiques n'épargnaient pas plus ûyure aux orthodoxes que les hérétiques, insi, pour les lucifériens, l'Église catholique Uit le c lupanar et la synagogue de l'Ante- Wst et de Satan (Hieron. Dial. adv. Lucife- «w.Opp. t. IV. p. 298. edit. Martian), > parce lie les évoques qui avaient failli au concile eRimini avaient été reçus par elle à péni- ^^ et laissés dans leurs sièges.

Les ennemis de la religion catholique ten- Bfent dans tous les temps, comme on vient de • voir, de la flétrir par des qualifications in-

jurieuses. Mais ce qu'il y a de bien remarquable, c'est qu'elle n'admit jamais d'autres noms que ceux qui exprimaient sa divine origine. A l'exemple de S. Paul, qui reprenait sévèrement ceux qui se disaient être à Apollo, ou à Céphas, ou à Paul, les catholiques eurent toujours horreur des noms qui eussent pu accuser une origine spéciale ; ils ne voulurent jamais être appelés pétriens, de S. Pierre ; soit pauliens, de S. Paul ; bien qu'ils eussent reçu la foi par le ministère de ces apôtres. Voilà donc la différence qui, dans tous les siècles, exista entre les vrais fidèles et les hérétiques : c'est que ceux-ci se laissèrent imposer les noms d'ariens, de montanistes, de sabelliens, etc., noms qui impriment un cachet tout humain à leurs sectes ; tandis que les premiers, au contraire, n'acceptèrent jamais d'autre titre que celui de chrétiens, dérivé du Christ même, ou celui d'orthodoxes, qui marque la pureté et la rectitude de la foi, ou enfin le glorieux titre de ohtholiques^ qui atteste la diffusion de leur Église dans tous les temps et dans tous les lieux.

II . — NOMS PROPRES. Il y en a de deux sortes : ceux qui sont communs aux chrétiens et aux païens, et ceux qui ont une origine exclusivement chrétienne.

Première classe. — Noms communs aux chrétiens et aux païens. Les premiers chrétiens n'avaient aucune répugnance , toutes les fois que cela n'atteignait point la délicatesse du sentiment religieux , à conserver les noms qu'ils avaient reçus de leurs parents païens, et qu'eux-mêmes avaient portés avant leur couversion. C'était peut-être, dans les temps de persécutions, un moyen de se soustraire aux recherches des idolâtres. Aussi trouvons-nous sur les marbres, comme dans les actes des martyrs et les écrivains ecclésiastiques de cette époque, plusieurs classes de noms qui ne présentent aucun caractère exclusif de christianisme. Nous allons passer en revue ces diverses catégories, nous en tenant à un petit nombre de noms pour chacune d'elles.

Noms dérivés :

1® DES DIVINITÉS DU PAGANISME. COS UOms

sont nombreux dans la primitive Église, et plusieurs, épurés par de généreux disciples de la croix, furent plus tard invoqués comme des noms de Saints. Il est aisé d'y reconnaître, soit dans leur forme primitive, soit dans une dérivation évidente, les noms ou surnoms de : APOLLON, Apollo (1 Cor. XVI. 12) ; ce nom se retrouve encore au sixième siècle (De'Rossi. Inscr. Christ. Rom. t. i. n. 1013) ; ApoUinaris (Marangoni. i4c/. S. Fic(. p. 122); Apollinaria (Muratori. Thés. 1830. 6); Apollonius {Martyrol. Rom. XIV febr.) ; Phœbes {Rom, xvi. 1) ; Pythius {Act. S. V. 83; ; — artemis, sibylle delphique;

NOMS

NOMS

Artxmisius (Marini. Arval. 695) ; aptemeicia (Perret, v. pi. lxxviii. 5). — bacchus, Bacchus (/6. 113); Bacchius (Id. Cose gent. 455); Dionysius (Surnom de Bacchus, de son temple de Nysa); Dionysia (Act. S. V, 113j; Libéra {Ib. 87) ; Libéria (Vignoli. Inscr. sélect. SS^è). — les DioscuRES , Castor , Pollux , sur un marbre donné par Marangoni {Act. S. K. 131) ; Castoria (Ibid, 98) ; — calliope, l'une des neuf Muses ; Calliopa (Martyr, viii jun.); Calliopius (vu apTÎL) ; CERÈs, Cerealis^ et de son nom grec, Demeter^ Demetrius (Act. S. V, 115), celui-ci fut porté par un grand nombre de martyrs; AHMHTPU {Ibid. 701). — DIANE, Diatiesis (Ibid. 89); Cinthia (Du mont Cynthus^ lieu de la naissance de cette déesse (Vignoli. 332). — ERos, un évêque d'Arles, au commencement du cinquième siècle, portait ce nom ; Erotis (Perret. Catac. v. 46) ; une martyre de Cappadoce , sous Dioclétien ( xxvii oct.) ^ s'appelait Erotheides, — hercules, Herculanus (Perret, lviii) ; Eraclius^ Eraclia (Act. S. V. 76, 120) ; HPAKAEu (Ibid. 77) ; Heraclius, martyr (xxii oct.). — HYGiE, déesse de la santé ; Hygias (Act. S. V. 457). — janus, Janus (Murator. 387. 1) ; Janilla (Id. 1886. 6). — jupiter, Jovina (Act. S. V. 120) ; Jovianus (Perret.xxvii) ; Jovinus (Marini. Iscr. Christ. 383) ; Jovita^ martyre (xv febr.) ; Olympius (Act. S. V. 106) ; Olympia (Gardinali. Is. Velit. 203) ; du nom de JUPITER AMMON, uuc foulc de uoms chrétiens, Ammon^ Ammonius^ Ammononia (Martyrol.

passim; ; ulympiades^ martyr (xv april. i dec. etc.). — LEDA, Lâ?da (Boldetti. 379). — lucine, Lucina (Id. 428). — mars, Martia., martyre (xxi jwn.); Martianus iBold. 487); MarticUis^ Martinus (Passim) ; Martinianus (ii jul.) ; Marzia (Act. S. V. 134). — MELisSiE, nom d'une nymphe à laquelle l'antiquité attribuait l'invention de l'art de préparer le miel, se trouve dans Marangoni (Act. S. V. 96). — MERCURE, Mercurius Ibid, 82) ; Mercuria (Ibid. 98) ; Mercurianus (Ibid. (à); Mercurus (Fabretti. 551); Mercurialis (xxiii maii) ; Mercurilis (Mai. CoU.Vat. v. 393) ; Mercurianetis (Rossi. /nscr. i. p. 71) ; Mercurina (Le Blant. i. 74) ; Mercuriolus (Gancellieri. Orsa e Simplic. p. 18). — Du nom grec de Mercure, HERMÈS, Errnes (Bold. 483); epmofenhc (Act. S. V. 72); Ermogenia(ibid. 94) ; Hernies (Beaucoup de martyrs, ii nov. i mart. etc.) ; Hermogenes (Id. x dec. II sept,). Ces noms se répandirent beaucoup dans la primitive Église, sans doute en mémoire de cet Ilermas^ que S. Paul salue dans son Épitre aux Romains (xvi. 14) et qui était un de ses disciples. — minerve, Minervia (Bold. 491); i/mertnnus (xxxidec); Minervus (xxv aug.) ; — de son nom grec athéné, Athenodorus^ martyr en Mésopotamie, sous Dioclétien (xi no^:.)] Athenogenes^ évoque de Sébaste, martyrisé dans la môme persécution (xviju^);

— de son nom pallas, Palladius (Osann. 53 xiv) ; ce fut aussi, au quatrième siècle, le ne d'un solitaire de Nitrie , qui devint ensui évèque d'Hélénopolis, en Bithynie. Au 24 m; on honore une martyre du nom de Pallad

— MUSÉE, le nom de ce demi-dieu fut au porté par un chrétien (Perret, v. xxxix 13

— NEMESis, Nemesis (Murât. 1515. 9); A>fi s lus (xxfebr.)] Nemesianus (xsept.); A^miii (De' Rossi. Inscr. i. 272). — nérée, un ( chrétiens que S. Paul salue dans sa lettre a Romains (xvi. 15), portait le nom de ce di marin, Nereus. — Le martyrologe romain mj que au 17 février un martyr qui s'appel comme le fondateur de la ville étemelle, J mulus. — SATURNE, Satuminus^ était un m très-commun dans la primitive Église (Marc p. Sb.—Act. S. V. 82); Saturnin^ l'un desaj très que le pape S. Fabien envoya dans Gaules au troisième siècle, fut le fondateur l'Église de Toulouse ; Saturnina (Act. S.V.%

— S. Ambroise avait un frère du nom de i tyrus^ que l'Église honore le 1 7 septembre ; marbres (De' Rossi. i. 198) et les actes c martyrs font lire quelquefois ce nom. - 1 martyr d'Afrique (xviii febr.) , un évêque Phénicie (xx febr.) ; sous Dioclétien, un évôq d'Émesse (vi febr.)^ et au moins douze auti martyrs avaient reçu et conservé le nom dudi des forêts, Silvanus. — Nous avons vu au mus du Latran (Inscr. class. xvni. n. 17) un mari) où est inscrit le nom d'une Urania; Oderi donne aussi (261) celui d'un fidèle dérivé i nom de la Muse de l'astronomie : Uranitu. Il n'y a pas jusqu'à la plus impure des dii nités dont le nom n'ait été sanctifié par qu( ques disciples de Jésus-Christ. Nous ave dans Boldetti (477) l'épitaphe d'une chrétien appelée Venus. Les dérivés ne sont pas rare Venere ( Marini. Iscr. Crist. 452) ; VeMr\ (Perret, xxxii) ; Venerius^ évèque de Mila Venerius, ermite dans l'Ile des Palmes (nrm XIII sept.)] Venerigine (Oderico. Sylloge.îb

— Du nom grec de Venus Aphrodite^ Afh\ disias (Act. S. V. 97); Aphrodisius^ mari (xx april.)] Aphrodisius^ prêtre et martyr Alexandrie (xxx april).

Il se rencontre un certain nombre de noi tirés des divinités de l'Egypte ; ils sont pan culièrement attribués aux fidèles de ce pa} Mais souvent les auteurs ou les marbres le donnent une terminaison grecque ou latio comme Serapio^ de serapis (Boldett. 469). ) paraissent néanmoins avec leur forme orig nelle dans les actes de quelques martyrs de Thébaïde (V. Giorgi. De mirac. S. Coluthi).

2° DES augures: Auguris (Perret, xxxv);^^^ gurius (Marchi. p. 39) ; Augustus (Id. 26); À^ picius^ martyr, (viii jul.) ; Desûim'ui, m. {'O mart,) ; Donata (Perret, xxi) ; Expectatus (GaJ

NOMS

NOMS

?ra. Iscr. del Piem. 28) ; Faustinus ( Marchi. 7); FaustuSy m. (i aug,)] Félix {Act. S. V. 29 ; ; Felicia (Perret, lxii) ; Felidssimus (Pasonei. 118); Félicitais (Perret, m. 1) ; et leurs érivés en grand nombre : Firmus^ m. (ii febr,) ; irmia (MafTei. Mus. Veron. 281); Firmina .api. Sev. epit, 57); Macarius^ m. {\sept.) et ir plusieurs marbres, dans sa forme grecque;ïagnus^ m. (xv/e&r.); Optatus (Perret, xv); rofuturus (Td. xli) ; Pretiosa (Wiseman. Faoia , p. 264).

3* DES NOMBRES : Primm , Prima^ Primenia "abretti, 579); Primenius (De' Rossi. Inscr. i. 16); Primigenius (Marin i. Arv, 96;; Secundus . (ix jan.;; Secundilla^ m. (ii mart.)\ Semdolus, m. (vu mart.)] Secundinus (Perret. j); Tertius^ confess. (vi dec.) ; Quartus^ discie des apôtres (m fwv.); Quartinus {Act, S. V. J); Quarftna (Boldetti. p. 479); Quintus, m. fiKitO; Sex^us (Perret, lxii); Septimus (Id. ax); Septimius (Id. xvii); Octcdiana (Marang. n. gent, 454); Oc^avt'a (Fabretti. 375); Ocvius^ m. (XX nov.) ; Oc^awanitô (De Boissieu. ippl. 14) ; Decia (Aringhi. ii. 262) ; Chylianus^ lartyr évoque (vin jul.), 4« DES COULEURS .* Albanus, m. (xxi jun,) ; Ibano (Marini. Arv. 266); Albina (Reines. 52); Candidus (Perret, xxxvi); Candida. (De' lOssi. i. 346) ; Candidiana (Doni. 539-70) ; Fiai«(Bosio. 433); Fusca, v. m. (xiii febr.); Fus- \d\u m. (vi sept, ) ; Nigrinus ( Le Blant. i. 88); Rubicus (Passionei. 118) ; Rufus (Mai. Wfcrf. Vat. t. V. 404).

&• DES ANIMAUX : Les noms tirés des appelitions par lesquelles on désignait les animaux, lomestiques ou sauvages, timides ou féroces, talent déjà en usage chez les païens ; mais ils emble quHls aient été encore plus communs 1»! les chrétiens. Peut-être doit-on attribuer i nn motif d'humilité cette sorte de prédilecion. Aper (Act. S. V. 93). — jEquitius (Odeico, 33). — Agnes, v. m. (xxi jan.) ; Agnel- M (xiv dec.). — Aquila, m. (xxiii jun.) ; Aquilim, m. (xvi maii)]Aquilius (Le Blant, i, 157). - AseUa {Act. S. V. 120) ; Asellus (Maffei. Vw. Veron. 2Bl)',AselliceU (Marini. ibid. 393); Micus {Ibid. 422) ; Asellianus (Boldetti. 487). ^Uiw (Marin, ibid. 293) ; Asinia (Lupi. Sev. «p. 102). -^ BiisiliscuSj m. (m mart.y^'^ Capra

' (Bold. 361) ; Capriola {Act. S. V. 85) ; Capnok {Ibid. 102); Capnolcs (Perret, v. y).^Castora (Maffei. Mus. Veron. 264) ; Castorius (Gruter. 1050, 10) ; Castorinus {Act. S. V. 129). — Coiellus (Bosio. 106); Catulinus, m. (xvju/.); Catiillina [Act. S. V. 131). — Cerviol<i (Mai. Coll. Vat. V. 424); Cervinus (Lupi. Sev. ep. 173); Cervonia {Cos. gent. 460). — Columba, m. (xvii sept.) et ses dérivés Columbanus, etc. — Dracontius (Buonarr. Vetri. 169). — Felicula (Fabretti. 549), et Fwlicla sur un marbre romain que nous possédons. — Filumena (Bold. 476) ; Filumenus (Lupi. ibid. 137). ^Formica (MuraU 1872. 5). — Léo (Passionei. 125), Leonilla, Leontia (Marini. Iscr. Alb. 188) ; Leonteia (Id. Arv. 422); Leontius (De Boissieu. suppl. 4). — Leopardus (Perret, xxxi). — Lepuscuîus, Léo : ces deux noms formant un singulier contraste dans la môme personne sont inscrits sur un marbre romain de Tan 404 (De' Rossi. i. p. 226).

— Lupus, m. (xiv oct.) ; Luperctis (Perret, xl) ; Lupicinus (Marini. Arv. 296) ; Lupicus (Bold. 398) ; Lupula (Le Blant. i. 396). — Marola (De Bossieu. 545) ; Merulus^m. (xvii jan.). — Muscanianete (Marang. Cos. gent. 456); Muscula (Perret, xxxviii). — Onager (Bold. 428). — Palumba (Murât. 1919. 11); Palumbus (Bold. 413). — Panteris (Perret, l). — Pecus (Mai. Coll. Vat. V. 397) ; Pecorius (Lupi. Sev. ep. 181).

— Porcaria (De Boissieu. 561) ; Porcella (Bold. 376); Porcus, Porcia (Boldett. p. 449). — Serpentia (Boldetti. 482). — Soricius de sorex « souris. » (Act. S. V. 153.) — Taurus (Bold. 413); Taurinus (Perret, lviii). — Tigris (Fabret. II. 287); Tigridina (Bold. 346); Tigridius (Le Blant. i. 26) ; Ti^nmanus (Bold. 416) ; Tigrinus (Reines, xx. 398) ; Tigrius , m. (xii jan.). — Turdus (Bold. 400). — Turtura (De' Rossi. i. 423). — Ursa (Bold. 429) ; Ursacius (Lami. De erudit. apost. 353) ; Ursicinus (Perret, xxxvi) ; Ursulus (Marini. Iscr. Alb. 193); Ursula V. m. (xxi oct.)] Ursus (Bold. 308). — Kt/eWo.(Bottari. ii. 127); Vitellianus (Maffei. Mus. Ver. 483).

Plusieurs de ces noms ayant été portés par des martyrs , se sont conservés jusqu'à nos jours. Nous lisons sur une pierre gravée donnée par Macarius {Hagiogl. 200) le nom de QixercA dérivé de ixerc, c poisson ; » il était

^ns doute relatif à ce symbole. (V. Part. Pois-

La figure même de plusieurs animaux est employée sur quelques marbres comme signe

NOMS

NOMS

phonétique des noms qui s'y trouvent écrits. Ainsi le nom de PorceUa (Bold. 376) est accompagné d'une petite truie gravée sur la pierre ; celui de Dracontius (Id. 386) d'un serpent; celui d'Onager (Id. 428) d'un âne ; celui de Caprioles d'une petite chèvre. Voir, page précédente, cette curieuse épitaphe (Perret, v. pi. V. M) ; celui de Turtura de deux tourterelles (Mai. Coll. Vat. v. 451) ; celui à'^Aquilius de deux aigles (De Boissieu. 562). On voit aussi un aigle au vol sur le tombeau d'une chrétienne nommée AquiUna (Bold. 397); et un lion sur celui d'un Pontius Léo (Grand corridor du Vatican). Des signes de natures différentes se trouvent employés dans le même sens. En voici un qui n'a pu trouver sa place ailleurs (V. Passionei. 120. 57} : genethlia iVGATi coiVGi IN PAGE. L'iuscription est accompagnée d'un objet qui est sans doute un joug, et fait allusion au nom du mari ivgas.

-^zrxj-

6° DES CHOSES RELATIVES A l' AGRICULTURE :

Àgellus (De Boissieu. suppl. 24. — Gazzera. 24); Agricia (De Boiss. 552); Agricola, m. (m dec); Arator^ m. (xxi april.) ; Armentarius^ év. (xxxjaw.); Cepasus ^ Cepasia^ de l'oignon \,Act. S. V, 81. 112); Cepulu {Cos. gent. 457;; Cerealis (Bold. 399); Cicercula (Marini. Arv. 827); Citrasius^ de citrus^ c citron CBoldetti. p. 407) ;> Fabius de la fève (Perret, xl) ; Fr%JLC' tuosus^ m. (xxi ian.)\ Fructulus (xviii /e6r.); Frumentius^ év. ^xxvii oct.) ; Hortulanas^ év. en Afrique i^ xxvui nov. ) ; Laurina, Laurent tus {Act. S. V. 85), du laurier ; Olibio, de l'olive (Bold. 82); Oliva^ vierge ^iii jun,) ; Palmatius^ m. (x maii) ; Pastor (Marini. Arv, 255) ; Piperusa, de piper^ « poivre (Marini. ibid. ^92 ; » Piperion, martyr à Alexandrie (xi mart.) ; Rusticus, Rustica {Martyrol. passim) ; Silvanus ^ Siivaiia (De Boiss. 138); Silvia (Le Blant. i. 363) ; Silbina (Boldett. p. 492) ; Siercorius ;Fabret. 582) ;S/ercor»a (Marchi. tav. xv); ctepkopi (Boldett. p. 377). — Ces derniers noms qui se rencontrent très-fréquemment sur les marbres chrétiens, et presque jamais sur les païens, étaient pris sans doute par motif d'humilité (V. Fabretti. loc. laud.) ; ils semblent rappeler ce texte de S. Paul (1 Cor, iv. 13) : Tanquam purgamenta hujus mundi facti sumus, omnium peripsema usque adhuc^ t Nous sommes devenus comme les ordures du monde et les balayures de tous, » et alors ils auraient trait au mépris public dont les chrétiens étaient l'objet. — Tilia, du tilleul {Act, S. V. 91), Vindemialinis ^Maffei. Mus, Ver, 358. 8) ; Vinde-

mialis^ évoque en Afrique , ^martyr sous Hunnéric (Greg. HUt. Fr. 1. ii. c. 3).

7° DES FLEURS : Amarauthus (Marang. Cm. gent, 464) ; Balsamia (Oderico. 340) ; Conmo, m. (xiv mai) ; Florus, m. (xxu dec.) ; F/oro(De Boiss. 31) ; Florentius (Marini. Arv. 171); Fkh rentia (Perret, lxiv) ; Florentinus ^Act. S. V. 125); Florida, Floris (Ibid, 85); F/onui, m. (xxvii oct,); Flos, m. (xxxi dec.). Floscdm, évoque (ii /c6r.); un enfant martyrisé sous Valérien (xvii sept,) portait le gracieux diminutif de Flocellus ; Ûliosa, martyre à Cordoce (xxvii jul.) ; Laurinia (Act, S. V, 85) ; MelU^ {Ibid. 100) ; Narcissus^ m. (xvii sept.) ; Rosa, t. (iv sept.) ; Rosarius (De Rossi. i. n. 930); Kùseta (Marang. Cos, gent. 456) ; Rosiui^ conf. (i sept.) ; Rosula^ m. (xiv sept,),

S** Des choses maritimes. Les appellatioDs. aussi bien que les symboles relatifs à la navigation furent adoptés par les premiers chrétiens dès les premiers âges de TÉglise ; et ce genre de symbolisme dérive immédiatement du Nouveau Testament. Voici les noms de cette espèce qui se rencontrent le plus souvent sur les marbres : Marinus (Bosio. 564) ; Marina [Mfei. Mus. Ver, 208) ; Maritimus (Fabret. viii.5); ifartona (Reines, xx. 443); iVa6«ra (Bold. 373;; accompagné d'un navire comme signe phonétique; Naucello (Id. 485); Nauticus ,'Aringhi. II. 261); Navalis^ m. (xvi dec); Naviâa (De' Rossi. I. p. 40); Navigius^ Navigia (Munt 1997. 1924); Nautico (Bosio. 506);A'awcttf (Doni. XX. 64) ; Pelagia (Bosio. 213}: ce même nom se trouve dans une inscription donnée par Marangoni {Act, S, V, 107;, mais avec un poisson entre deux ancres; Pelagio (Bos. 507) ;P^ lagius (Marchi. 16^) \ Pelacianus (Fabret. 549; Thalasia (Le Blant. i. 147); Thalassus .Tleines. XX. 395); Thalassiœ (Spon. MisceU, 232); r«lassobe ^Bosio. 283).

9® Des fleuves : Cydnus^ d'un fleuve de Glicie (Bold. 392), cydno natokarissimo; /««• chus^ d'un fleuve qui a fait donner au Péloponèse le nom d'Inachia (Fabret. 548) ; Siquani^ nom d'une chrétienne dont le titulus a été trouvé dans le quartier Saint-Just à Lyon (D« Boiss. 567); Rodane^ martyre de Lyon; nous avons aussi Rodanus dans la collection vaticine du cardinal Mai (v. 401. 8); Jordanis (Mural. 1972); iVî7us {Ibid.), L'Église d'Évreui honore le 22 janvier un martyr du nom de Orontivs, qui souffrit sous Dioclétien.

10" Des contrées et des villes : Afra^ ^' (xxiv mai); Africanus^ m. (x apriL); Alexafidria (Boldett. p. 484); Araba^ m^xaimûrt.,: Ausonia^ martyre de Lyon. — CalcedomuS[Àct- S, V. 108) ; XAAKiùoNic, Chalcedoms (Fabretti. 592,; Creticus ■ Boldett. p. 430); Cyprùv^évéque de Carthage, martyr (xiv sept.) — ft'' ciana (Maffci. Mus, Veron. 179); DttWw^

NOMS

NOMS

J Agincourt. Seulpi, m. 10^' — GakUia (Bold. 108); GaramanHus^ d'une contrée de la Libye àd, S. V. 82) ; Gracinia (Boiss. suppl. 28) ; ]éia (Le Blant. i. d63). — Heraclia (Lupi, Sev. p. n. — ItaUa (Pelliocia, Polit, eod. rv. 152). ' Loodida {Mai. Y. 437); Ugurmius (Reines. K. 115) ; Ubya^ martyre en Syrie (xv jun.)] ffdia^ marchande de pourpre à PhUippes >. Paul). — Maeedonia (Boldett. p. 477); faeedomuB (De'Rossi. i. 349) ; Maurus (Perret. XX) ; Meiia (Marini. Pap. 244) . — Nolanus (Pasonei. 123, n. 74); Norica (De'Rossi. 500). Êrtenope (Perret, xx. S2).^Pelusius^ martyr à lexandrie (7 aprH.)\PausiUppus^ m. (xv apriL); biM(A.ringhi. ii. 169).^ Romanui (Passionei. 14) ; P0MA190C ièÊus. Laterqn. ifiscr. class.xviii. ). — Salnna^ m. (xxrx aug.) ; Sabinianus^ m. uux jon.), Sabinus, nu (xxv jan. et Boldett. . 545); SMnilla (Mai. Coll. Vat, y. 447). MniUiuê (De' Rossi. i. 269) ;Sammtis (Bold; 34); SalorUce (Id. 419); Sebastianus (Passim). iefiMutut (XIX sept,) ; SiiUmia (Bold. 481) ; Stria (Perret, Lxm). Tesialius (Bold. 413); Thes- •iofiica, m (vii nov.), — Tiburlius (Mamachi. I. 230) ; Transpadanus (Mai. ibid. 408); Troattut, martyr à Néocésarée dans le Pont (Greg. *iyss. In act, Greg. Thaum.) ; Trajanus^ é vaque le Saintes (Greg. Turon. Glor. conf. c. lix) ; IWcuia (Bold. 436).

ll«DESM0is:^pn7« (Bold. 409. 420.— Maf- IfÂ-Mui. Ver. 288. — Marini. Arv, 506).— Dcmber (Marang. Cos. gent, 467. ; àEKKMBPoc [Perret, v. lxxvii. 7); Decembrina (Bold. 389). -Februarius (Le Blant. i. 324). — Januaria piariai. Àrv. 170) ; /anuaris (Bold. 55) ; Janxiarwt (Gauera. Append. ii.); /antiortnus (Fa brett. 552). — /uitiis (Marini. Paptri. 301).— hm (Perret, xl) ; Junianus (Id. xxxii). — iTa- MiM(BoId. 490). — Maius (Marchi. 91). — Hminu (Id. 410). — Nonnosa (De' Rossi. i. p. 204); NonnosvLS (Le Blant. i. 110). — Octo- ^ (Act. S. V, 92).

12» Des qualités ou dks DÉFECTuosrrÉs du C0BPs:Bai&ina (Perret, xxix); Gapito, m. (xxi. fd,)\ CaUistus, de xaX6(, t beau ; • Callista (xiv ^.nsept.y, Crispinus (Perret. vi. p. 158); Crispw,m, (XIV oct. et alib.) ; CtiffetUitti( Passionei. U6);£tic*aft« (Marini. Iscr. Alb. 32'; Eucha- ^ ;NicolaI. Basil, di S. P. 139) ; Eucharistus (Mai. Coll. Vat. v. 376) ; ErxAPicroc (Aringhi. i. ^22); Eueharistianus (Bold. 382); FrorUo, m. xvi (i|)r*/.}; Longina (Bold. 475); Pulcheria^ v lK|)l.); Fenu8/us (vimoi'O; Kemisftaniis, m. to dec.).

13» Noms indiquant uns qualité morale. Ils Ont innombrables. Nous en citons quelquesiks comme au hasard : Agatfum^ m. (xvii dec.) } ses dérivés ; Amandius (De Boiss. 13) ; Aman- *i«(Perret.Liv); Angelica (Id. xxiii. 43); Aristo ^' Rossi. I. 166). — Bona Bold. 381); Bono-

ANTIQ. CHRÉT

SUS (Ciampini. Vet. mon. i. 275) ; Bonusa (Per ret. Lxv); Benignus (Bold. 489). — Candûitis, Candida (Martyrol. passim) ; Candidianus (De' Rossi. I. 44); C^to(Mai. Coll. Vat. y. k2b)]Can tinus (Act. S, V. 82) ; Castus (Bold. 390) ; Concardia (Perret, xiv) ; Constantia (Marini. Isc. Alb.^l) ; CoMtanHus {Act. S. V. 96) ; Clemens {Ibid. 89); Gementianus {Ibid. 132).— Dec«na'us (Bold. 345); Digna (Bold. 492); Dignitas (Id. 410); Dignaniius (Le Blant. i. 350) ; Du/ct/tu (Perret, lxxv) ; Dulcitudo (Bold. 410).— £ti«ebius (Id. 82; etceiu (Id. 71).— Facundus (Perret, xxvi) ; Firmws {Act. S. V. 133) ; Fortissima (Marini. Isc. Crist. 433) ; Fulgens, Fulgentius et tous ses dérivés, parmi lesquels nous nous plaisons à citer le gracieux diminutif FulgentiUia d'une inscription romaine de Tan 385 (De' Rossi. I. 155). — Genero5c (Mamachi. m. 243); Generosus, Generosa (Passim in Martyrol.); Grata^ y. (i maii)] Gratinianus^ m. sous Dèce (i jun.) ; Gratus, m. (v dec.) — Hidonitas (Oderico. 349); Honorata (De* Boiss. 47); Honoratus, évéque de Milan (viii febr.) ; Hospitius (XXI maii). — Ingenua (Steiner. 840); Innocentia (Bold. 79); Innocentina (Perret, xxxvii); Innocentius (Passim). — Justa^ Justus (Marini. Pop. 244); Justtna (Perret, lui). — Lummtisus, pour iMminosus (De' Rossi. i. 499). — Nobilis (De Boiss. 534). — Patiens (Évoque de Lyon) ; Pretiosay nom d'une fille de douze ans, consacrée à Dieu, à la fin du quatrième siècle (De' Rossi. i. 213); Pudens^ Pudentiane {M.urai t. 1854); Probus {Martyrol.). — Reverens (Oderico. 34). — Sanctus^ Sanctinus {MuTSii. 1985. 12); Sanctula (Steiner. 835); Sedatus (Id. 830); Serenus (Bosio. 534;; Severus (Marchi. 85); Simplicius (Id. 27) ; iiMUAiKu {Act. S. K. 71) ; Studentius (Murât. 1907). — V'enerandus (Marini. Pap. 332) ; Vera (Perret, lxii) ; Verus {Act. S. V. 85); Verecunda (Perret, u); Ft^t/an/iu* (Passionei. 125); Virissimus indiquant la force morale (Bold. 431).

14o NOMS indiquant UNE ORIGINS SERVILE.

Le christianisme primitif comptait dans ses rangs un grand nombre d'esclaves affranchis (Min. Fel. Octav. viii. — Hieron. In Ep. ad Galat. y. — Tertull. Apol. m); mais les noms accusant cette origine sont relativement assez rares. Car les fidèles étaient pleins du sentiment de leur affranchissement par Jésus- Christ : « Il n'y a parmi vous, disait S. Paul {GalcU. m. 25 et alib.), ni esclaves ni hommes libres; vous êtes un en Jésus-Christ. » Nous empruntons quelques-uns des noms de cette espèce aux marbres et aux actes des martyrs. Deux martyrs portant le nom de Servas souffrirent sous Hunnéric, l'un à (^rthage (xvii aug.)y l'autre à Tibur (vu dec.). Le martyrologe romain mentionne encore au 24 mai la passion d'un Seroilius^ et au 20 avril celle d'un ServiUanus^ ce dernier sous Trajan, et

NOMS

NOMS

enfin celle d'un Servulus, martyr à Adrumèle le 21 février. Ce nom se lit aussi sur un marbre romain de Tan k2k (De' Rossi. i. 277). Les recueils d'inscriptions fournissent, entre quelques autres, les suivants : Bemade (Boldetti. 55); Z?ernac/a (Fabrett. viii, 140), pour Vemacula; Verna (Maffei. Mus, Veron. 358); Vernacia [Âci, S. V. 95) ; Vernada (Le Blant. i. 119); Vernacolo (Bosio. 408) ; Vernacula (Bold. 54) ; Serbulus (Reines. 987) ; Servilianus (Mai. ColL Vat, V. 406) ; Servuli (Bosio, 213), etc.

150 On peut mettre encore parmi les noms communs aux chrétiens et aux païens ceux qui ont une désinence diminutive, et auxquels s'attache une signification gracieuse et caressante. Ils sont le plus souvent donnés aux femmes : Augustula (Marchi. 30); Capriola (Perret, lxxv); Castula (Doni. xx. 91); Catulina {Act, S, V. 131); Fabiola (De' Rossi. i. 334); Feliciola (Perret, lxvii) ; Formicula (Bold. 545) ; FortuniUa (Gazzera. Append. 14) ; sur le tombeau d'une jeune fille morte en 444 (De' Rossi. 313) figure le charmant diminutif de Gemmula , « petite perle, » petit 6»jou, comme nous dirions aujourd'hui; Muscula (Id. 112); Rosula^ m. (xiv sept,) ; Serenilla (Bold. 365) ; Sanctula (Stein. 835).

Il y en avait d'autres, terminés en enïs, comme Juianenis^ pour Juliarus; Zosimenis^ pour Zosimx; ou en etis^ Irenetis, Ispetis^ JoannetiSy Leopardetii, etc. (V. Lupi. Sev, ep, 157.) L'usage de ces dernières formules caressantes remonte au moins au commencement dQ l'empire ; on en trouve des exemples sous Claude et môme sous Auguste (V. Cavedoni. Cimit, Chius, p. 157).

16"* NOMS HISTORIQUES. Les actcs des martyrs en offrent un nombre considérable : Agrippina^ vierge martyre sous Valérien ( xxiv mai. ) ; AleoMLnder (Martyrol, passim); Amphion^ évoque en Gilicie, confesseur sous Maximien (xii jun,) ; AmuHus (Boldett. 475) ; Anastasius (Boldett. p. 493. et passim),; Annon^ évoque de Cologne (iv dec.) ; Antigonius^ m. à Rome (xxvii febr,) ; Aniiochus^ m. à Sébaste (xv jul.) ; Arvtonius (Passim); Apelles, des premiers disciples de Jésus-Christ, salué par S. Paul {Rom, xvi) ; Arcadius (xii jan. et alib.) ; Archelaus (iv mart,)\ Augustus, martyr à Nicomédie (vu mai,), — DariuSy martyr à Nicée (ix dec); Demetrius (Passim); Democrilus ^ m. (xxxi iuL) ; Diocles, m. en Istrie (xxiv maii) ; Diomedes, m. à Laodicée (xi sep^) ; Domitianus^ diacre, m. à Ancyre (xxviii dec). — Epictetus^ m. (xxii aug,). — Fabius, m. à Césarée (xxxi jul,)] Flavius, Flaviay prénom des Yespasiens (vii mai. v oct,), — Hadrianus, m. à Césarée (v maii et alib.) ; Heraclius, plusieurs martyrs. Honorius (Passim). — Narses^ m, en Perse sous Sapor (xxvii mart,). — Orestes, m. sous

Dioclétien (ix nov,) ; Otacilia, nom de la femme de l'empereur Philippe. — Patrodus, m. (m jan.)] PeleuSy évêque, m. en Phénicie, mus Dioclétien (xx febr,); PUladelphus , m. ;x mail.); Plato^ m. à Ancyre (xxii jul.)]PltilarchuSy m. (xxviii jun.) ; Pompeius, évêque de Pavie (XIV dec.) ; Poppea (Boldett. p. 36i;;Ptelomœus, soldat à Alexandrie, m. (x dec.]\ Pfrus (Boldetti. p. 415).— S«tericus, m. (xvi/e6r.;; SocrcUeSy m. (xix apr.). — Themistoda, m.» Lycie, sous Dèce (xxi dec.)] Theodorim^m. (xxvi mart.); Thraseas^ évoque, m. àSmyne (v oct,) ] TiberiuSy ni. sous Dioclétien fx «».;; TimolauSy m. à Césarée sous le même (nir mart,)] Tifus, disciple de S. Paul, évêque de Crète; Titus, diacre, m. à Rome (xvioii^.). — VaienSy évoque, m. (xxi fnai,) ; trois martyrs portant les noms de trois empereurs romains, ValerianuSj Macrinus et Gordtawtf , souffrirent à Nyon, en Suisse. Ils étaient m doute frères, on ignore tout de leur histoire, sauf leur martyre. Taras, soldat, m. sous Maimin (xix oct.)] Volusianus, évêque de Tours dn temps de Childéric, fils de Clovis (Grec. TuroD. Hist. Fr, 1. II. c. 26).

Deuxième elasse. — Noms txdmveuMii chrétiens.

Noms dérivés :

1® DES DOGMES DE LA RELIGION : ÀnOSiOW

i Perret, lxi) ; Anastasius (Bold. 363); Àtkam^ 51US, Athanasia {Martyrol, passim). — CWstianus, etc. ; Christeta, m. (xxvii. oct.)] Ckistinus, Christophorus (xxv ju/.). — Plusieurs sont allusifs à la rédemption : Aquisita {Ad, S. V. 123). Redempta (Lupi.' Sev. ep. 185) : ntanxA, le môme nom en caractères grecs 'M- S. V. 109); Redsmptius (Vermiglioli. Iscr.hrug, 589) ; Redemptus (Lupi. ibid, 110, — Ga^ zera. 10. — De Boissieu. Append. 10); A^' paratus ( Nicolaï. 232). — Le salut : S(àMtit ,Bosio. 532) ; Salvius (xi jan.) ; Soteris M\ S. y, 91). — La prédestination : Prdeda (De Rossi, 597); PEKEirroc, Receptus (Aringhi. r? 37. p. 121). — La renaissance et Tadoptia par le baptême : Adepta (De Boissieu. 534) Renatus {Act. S. V. 84) ; Restitutus (Bold. 399; très-commun dans le martyrologe; et laTi< spirituelle : Viventius {Act. S, V. 106); Fï' vianus (Id. 134); Vitdis (Id. 88); Vitalissim (Id. 123); Zoe (Id. 129); zamKfi (Osaim.4*l cxix). — Refrigerius, Refrigeria (Boldetti. 286 287) est relatif à l'admission de Pâme au bonheur céleste. (V. Part, refrioerium.)— i^ mulus, de iweûfia, f esprit, » répond à p^w** Spiritus sancto .• ce nom se lit sur un mari»^ de Lyon (De Boissieu. 582).

2® DES FÉTES ET DES RFTES DE L*iOLlS •

Epiphanius (De' Rossi.i. 286) ; Epiphana, rùtr-

NOMS

NOMS

yr sous Dioclétien (xii jul.) ; la mère de Tem- )ereur Heraclius I» s'appelait Epiphania,--Nadis^ NcUalia^ m. (xxvii juL) ; Nataiio (Bold. i92). — Pascasia (De Boiss. 550) ; Pascasius Giorgi. De mon. Crist. 33); Pcucasus (Act. l F. 108) ; PasquaUna (Nicolaï. ^<mi7. di S.P, \20). — Parasceves^ m. (xx mort.). Eulogia Buonarr. Vetri. tav. m. 2). SabbcUius (Passiolei. 135); Sahbatia, Sabbatus (Boldett. p. 490). A dévotion pour les martyrs engagea sourent les chrétiens à prendre les noms des plus Uustres d'entre eux. Ils adoptèrent souvent ussi un nom commun à tous, Martyrius^ Mar- Jfria (V. Lupi. Sev, ep. 182. — Gruter. mliii. \, — Marangoni. — Doni. etc.), nom qui reslemble à celui de Toussaint adopté quelquefois )arles modernes. On pourrait supposer que )e nom était donné au baptême à ceux dont es parents avaient subi le martyre.

$0 Des vertus chrétiennes : Agape et Irehe, € l'amour et la paix, » et leurs nombreux dérivés, étaient des noms que les premiers chrétiens affectionnaient singulièrement, aussi se rencontrent-ils très -fréquemment dans les monuments primitifs, par exemple dans une fresque du cimetière des Saints- Marcellin-et-Pierre (Bottari. cxxvii), et bien qu'ici ils aient une signification symbolique, allusive au festin céleste que représente la peinture, il est certain qu'ils sont souvent employés au propre, notamment dans une épitaphe du eimotière de Saint-Calépode (Boldetti. p. 55), et dans le titulus de la martyre Agape ^ dont le corps avait été donné à Morcelli par Pie VII.

Ruinart (P. 348. edit. Veron.) enregistre les actes des Stes Agape^ Ckionia et Irene^ dont les noms, ainsi qu'il est expliqué dans les actes mêmes (g xi), signifient Charitas^ Nwea^ Pax. On lit dans le recueil de M. de Boissieu (593) l'inscription funéraire d'un marchand lyonnais oommé Agapus; dans Muratori celle des chrétiennes Agape^ Rustica et Irène; dans M. Perret (▼. pi. LXii), celle à'Agapetus ; et dans le premier volume de M. De' Rossi (P. 99), celui ^Âgapenis. Qui ne connaît le magnifique sarcophage de la vierge chrétienne Axirelia Agaprfitto? (Boldetti. 466.)

On aimait à réunir quelquefois dans la même ûfflûlle les noms des trois vertus théologales : Foi, Espérance, Charité, Pistis^ Elpis^ Agapes (De' Rossi. ixerc. 19). Le martyrologe romain DMuque au !•' août trois vierges ainsi nom- Dïées, martyrisées sous Hadrien. Passionei donne (118.47) l'épitaphe d'une chrétienne appelée Ft- <fe«. La première femme de Boôce, fille du consul Pestus, s'appelait Heîpis (Collombet. Hist, ^ litt. lot. aux quatrième ef cinquième siècles, p. 218).

De JWpts, espérance, on fit Elpidius : l'Église oeLyon eut un évêque de ce nom en 426 (Brc- '

viar, Lugd. xi sept.) ; on en pourrait citer plusieurs autres exemples, — Elpizusa^ Elpide^ phorus^ € Porte-Espérance. » (Boldetti. 366.) Un martyr de Perse, que l'Eglise honore le 2 novembre, portait aussi cette rare appellation. On trouve encore Ispes (Perret, xxxii); Spesina (Vermiglioli. Iscr. Perug. 587) ; Sperantia (Boldetti. 49).

De Char lias dérivèrent Caritose (Perret. Lxxvii), Caritosa (Pellicia. Polit, eccl. iv. 156), et enfin Charitina^ vierge et martyre sous Dioclétien (v oct.)^ et Chariton^ nom d'un martyr qui fut jeté dans une fournaise ardente {iii sept.).

De Irene^ t la paix i on forma Ireneus (Perret. XLVii). Sans parler du grand évoque de Lyon, ce nom fut celui d'un assez grand nombre de martyrs. L'Église de Gaza en Palestine eut un évoque appelé Irenion ; on l'honore le 16 décembre.

A ce nom on peut ajouter ceux qui expriment la fraternité chrétienne : Adelfius (De Boiss. 597) ; Adelphus {MariyroL Gallic. xxviii april.).

4» De la piété. Adeodatus (Perret, xxxi) ; Adeodata (De' Rossi. i. 164), < Dieudonné ; » Angelica (Perret, xxiii); Aromatia^ qui peut s'entendre de la bonne odeur de la vertu (Maffei. Mus. Veron. 279). — Cyriacus (Marini. Arv. 266); Cyricus {Act. S. V, 89), et tous les noms dérivés de xiSpioç, lesquels expriment dans toutes ses nuances la piété envers le Seigneur.

— Deicola (xviii jan.) ; Deogratias {Kalend. Carthag. ap. Ruin. 532) ; Deusdedit (De' Rossi. I. n. 913), nom commun dans le martyrologe.

— Evangelius (Perret, rv). — Martyr (Lupi. Sev. ep, 32); Memoriolus (Le Blant. i. 107), nom qui rappelle une formule élogieuse trèsfréquente sur les marbres chrétiens, bonae MEMORiAE. — Pientia. (Fabretti. 579) ; Pius, le premier pape de ce nom souffrit sous Antonin.

— Sanctus^ martyr de Lyon ; Sanctinus (De' Rossi. I. n. 1174); Sanc^u/us (Bold. 436).

Les noms dérivés de ©eoc, exprimant l'amour de Dieu, comme TheophUus, et les autres rapports que la piété établit entre Dieu et l'homme, sont extrêmement nombreux dans l'antiquité chrétienne. eEOTSKNE, Detgenite ; eEOKTirru, Deocreata (Marini. Iscr. Alb. 98. n. 7). On honore dans l'Ile de Paros, au 10 novembre, une vierge nommée Theoctistes; Theodotus t donné ou consacré à Dieu ; i m. (iv jan.)] Theodosius^ « offert à Dieu; » Theophanes, « montré par la Divinité ; i m. (iv dec. ; Theotieus « qui a rapport à l'intuition de Dieu ; » m. (viii fîkïf^); TheopisteSy • qui espère en Dieu;» m. (xx sept.); Theoprepides^ c qui est digne de Dieu ; i m. (xxvii mart.); Theopompus^ • envoyé ou inspiré de Dieu ; » m (xxi mait) ; Theogonius^ « né de Dieu, » m. à Édesse sous Maximien (xxi aug.)^ etc., etc.

NOMS

NOMS

Le martyrologe mentionne, au 13 janvier et au 16 septembre, deux martyrs de Cordoue portant le nom éminemment chrétien de Servus Dei^ «serviteur de Dieu. > Le même nom se lit sur certain nombre de marbres des premiers siècles. (V. Act. S. V, 132.) Nous devons dire cependant qu'il parait avoir été employé quelquefois comme qualificatif d'une certaine classe de personnes, peut-être des martyrs. Boldetti, qui l'avait d'abord pris pour un nom-propre sur une tombe du cimetière de Prétextât (Bold. p. 437), remarqua plus tard l'inscription serws. dei imprimée avec un sceau sur la chaux d'un loculus du cimetière de Sainte-Agnès. Ceci donnerait à penser que les fidèles marquaient ainsi d'autres tombes où l'on n'a pas remarqué ces caractères grossièrement tracés. — Ancilla Dei^ c servante de Dieu, » fut aussi un nom-propre, selon M. De' Rossi (i. 132). Nous avons encore Quodvultdeus dans une inscription de l'an 366 {Ibid. 99). Ce nom, qui exprime une habitude de soumission à la volonté divine, n'était pas rare dans les premiers siècles. Il fut porté par un évoque de Carthage au cinquième siècle, et par un évoque donatiste au temps de S. Augustin.

Un marbre de Naples (Fabretti. p. 757) fait lire le nom Habetdeus^ plus rare que le précédent, mais auquel on peut assigner le môme sens : c'était celui d'un abbé mort en 515.

5» 11 y avait une foule de noms significatifs, dont les uns dénotaient la fermeté et la victoire du chrétien sur le péché et sur les ennemis de son salut: BelkUor {Act. S, V, 93); Fortissima (Marini. Iscr, Crist. 433; ; VcUens (i jun,). Victor (Bold. 807); Victora (Perret. xLvii) ; Victoria (Act. S. V, 88) ; Victoricus m. (XI dec); Victorina (Bosio. 534); Victricius^ évêque et confesseur sous Julien (vu aug.) ; Victurus^ m. en Afrique (xviii dec.) ; Vincens (Perret, xxvi. 57) ; Vincensa (Perret, xxvi) ; Vincentius (Fabretti. m. 30).

Nous trouvons dans Reinesius (xx. 221) l'équivalent de ce nom, NICE, dugrecvixdlco, tn'nco.

D'autres exprimaient la joie spirituelle qui était le caractère distinctif du vrai chrétien, toujours calme et content au milieu des tribulations (1 Thess. V. 16) : Gaudentiolus ÇLe Blant. I. 364); Gaudentius^ Gaudiosus (Fabretti. iv. 46 et passim); Hilara (Marchi. 53); Hilaris^ Hilaritas (Bold. 397. 407. etc.) ; Hilarius (Martyroî. passim). Hilarus (Marchi. 39); Ilarisms (Marini. Arv, (i05); yii6i7a/or (Aringhi. ii. 175).

Nous trouvons Éxillaratus dans le recueil de M. De' Rossi (i. n. 1178). — Atmndantius {Iscr. Alb. 189) ; jEterius (Bold. 343) ; Beatus (Perret. 59) ; Cœlestinus (De' Rossi. i. 72) ; Félix^ F elicio {Iscr. Alb. 110. 26); Felicissimus (Act, S. V. 91). — Les noms de l'ûrfor, Viatorinus (Perret, lxiv. 25\ et autres semblables,

rappellent que le chrétien est un voyageur qol se dirige vers sa véritable patrie.

Les chrétiens sont soaveat appelés, dus les textes sacrés, < enfants de lumière : • V» (ilii lucis esti$ (l Thessal. v. 5). (Quelques noms propres paraissent avoir été inspirés par ces textes. Nous trouvons dans Boldetti (P.M7. une curieuse inscription où des noms dérÎTés de lux sont répétés jusqu'à trois fob : lvcdo

LVCELLO FLORENTIO || QVI VIXIT ANN. Xim HEXI' IIII II DIEB. XXVni. GRIS XS. LVCEIVS|| RVPDm PATER CONTRA VOTVM.

Le nom aeternalis qu'offre un marbre et Siroux (Vienne), de la plus haute antiqiriti, peut se rattacher à cette classe. Nous ne oobnaissons pas d'autre exemple de ce mot pns pour nom propre.

6<> Noms de baptême. Il est constant que les premiers chrétiens changeaient quelquefois leurs noms, soit avant, soit pendant la cérémonie du baptême (Theodoret. Serm. vm. ia fine), quand ces noms avaient une dérivatioB profane et païenne, et qu'ils prenaient eeox des Saints, de S. Pierre, par exemple, de S. Paul, de S. Jean (Euseb. Uist, eccl. c. zx?). S. Ghrysostome le leur reconunande formellement (Homil. xxi In Gènes,) ; et il leur rappelle (Homil. de S. Melet,) que plusieurs haMtants d'Antioche donnaient à leurs enfants le nom de S. Melecius. Le concile de Nicée défendit (Gan. XXX ) d'imposer aux nouveau baptisés d'autres noms que ceux des Saints, et de préférence ceux des martyrs.

Il ne parait pas que cette discipline ait été en vigueur avant la pacification de l'Église. Pour les premiers siècles du moins, l'absence des noms de Saints sur les inaii)res, si déjà alors ces noms étaient adoptés parles fidèles, s'expliquerait suffisanunent par la ki impérieuse du secret. Nous ne saurions non plus nous dissimuler que, même pendant les trois siècles suivants, les noms de Saints M paraissent dans les monuments épigrapbiqœs que très-rarement, et, on peut dire, par exception : il est aisé de s'en convaincre par les en umé rations que nous avons données jusqu'ici. Faut-il en conclure que la coutume en question ne s'établit que lentement, ou bien que, pour éviter la confusion qui aurait pu résulter d'une telle substitution, on conserra l'usage de n'inscrire dans les épitaphes que le nom primitif? Ce qui donnerait quelque poids à cette dernière supposition, c'est que, dass un certain nombre d'inscriptions qui sont pro* bablement les premières qui portent un noD de baptême, celui-ci n'est qu'ajouté au noD propre, et avec uàe formule qui indique dairement celui des deux qui fut adopté ensecood lieu : Muscula qwe et GaUUea; Galatée élait 1 probablement une martyre dont Muscula avait

NOMS

Page 1