NOTA
is le nom à son baptôme ; l'inscription (De' issi. I. n. 224) est de l'an 383. Nous avons leurs (Marang. Cose gent. 458) : Aêellus qui et wHnianus; — Macrina qux Jovina (Act, S, V. ); il y a ici un nom mythologique, Jovina^ i, pour devenir digne d'être adopté comme otection par un fidèle, avait dû être sanclé par le martyre ; VitcUis qui et Dioficorus M. gent. 465) ; — Aureliœ Secundinoi qus et tHeurria (Lupi. Set;, ep. 117. not.). La même rmule se remarque encore vers la fin du ptième siècle dans l'épitaphe du roi Gelalla, baptisé par Sergius sous le nom de erre : hic depositvs est ceovalla qvi et TRYs (Beda. Hist. ecd. gent, Angl. lib. y. c. in fine). Nous avons un exemple tout semblae dans les actes de S. Pierre Balsamus (Ruiirt. 441. n. 1); à la question qui lui était tressée au sujet de son nom, il répondit : Noifu pofrto, Balsamus dicor^ spirituali vero noine^quodinbaptismo accepta Petrusdicor^ c Mon Dm de famille est Balsamus, mais Pierre est t nom spirituel que j'ai reçu au baptême. »
Par reconnaissance, S. Gyprien ajouta à son Dm propre celui du saint prêtre Gecilius, au- Bel il était redevable de sa conversion (Hieron. 'tr. iUustr. Lxvii). Eusèbe en fit autant pour I martyr Pamphile, dont il avait longtemps dmiré et partagé le lèle bibliographique.
Cependant on peut citer quelques noms de liinû inscrits isolément sur les marbres ; il st probable qu'ils furent imposés à la naisaoce même par des parents chrétiens à leurs tafants, qui n'en eurent jamais d'autres ; tanlis que ceux que nous venons d'énumérer orent joints aux noms propres à l'époque de leoDversion de ceux qui les portaient.
Sar la fin du quatrième siècle, on rencontre [oelquefois le nom de Marie précédé ou suivi l'an autre nom, livia maria in PACs(De'Rossi. • a. 325). MAPn i^mi, klaridB Iphinx^ pour /{uiac {Act. S. F. 77). 11 est seul dans deux ineriptions données par M. Perret (v.c): maria IPACZ, et axiii. 23) maria fecit fiuae ciua. M. de Boissieu (P. 585) publie le titulu$ l'oBe centenaire lyonnaise qui portait au cinpûème siècle ce nom vénéré : maria veneraiU8(Sic). Un marbre du cimetière des SaintsliraBOD-et-Satumin {Act. S. V. 89) fait lire le om de la mère de la Ste Vierge anna ; mais
ertrare.
Nous citons maintenant quelques noms d'autres : Andréas (Yermiglioli. Iscr. Perug. ^); AXàpKAC (Osann. 428. xliv). — Johannis 'arini. Pop, 251). Ce nom se montre déjà fré- (emment au conmiencement du cinquième ^ (De' Rossi. i. 278. 280). — Paulus {Act,
F. 105. — De' Rossi. i. 191) ; «aatioc hatc, Phoim Pauhs (Act. S. F. 73); Paula (Id. ^). — Pêtrus (Marchi. 27) ; ncrpoc (Osann.
ibid, XLVi) ; et ses dérivés Petrius {Act. S, V. 129); Petronia (Montfaucon. Iter Ital. 118). Nous trouvons Thomas en 490 (De' Rossi. n. 894), et dans le recueil d'Osann le dérivé de S/ep/ianus, cTE4>ANiNoc (485. xi), Stepkaninus. Dans l'Orient, les païens, en embrassant la foi, prenaient volontiers des noms empruntés à l'ancien testament (Procope. In Isa. xliv). Ainsi, avant de subir le martyre, qui est un baptême de sang, cinq Égyptiens (Euseb. De martyr. PaUestin, xi) voulurent quitter leurs noms idolâtriques pour adopter ceux des prophètes Hélie, Jérémie, Isale, Samuel et Daniel. Et, comme on interrogeait l'un d'eux sur sa patrie, il répondit : Jérusalem^ ayant sans doute en vue cette Jérusalem dont S. Paul a dit {GalcU, iv. 26) : Illa autem qus sursum est libéra est, qws est mater nostra : « Gette Jérusalem qui est d'en haut est libre, et elle est notre mère. » On peut trouver, même partout ailleurs, des noms hébreux adoptés par des chrétiens. Gelui de Susanne n'est pas rare dans les inscriptions. On ne peut guère méconnaître, malgré une substitution de lettre très-commune dans les premiers siècles, le nom de Rébecca dans un titulus de Rome de la fin du quatrième siècle, donné par M. De' Rossi (i. p. 196. n. 450) : reveccae inno- CENTi.... Une épitaphe de 406 (Id. p. 236. n. 558) nomme un relias argentarivs. Beaucoup de noms de martyrs appartiennent à cette classe : Moyses^ à Alexandrie (xiv febr.); Samuel et Daniel en Mauritanie (xiii oct,)'^ Tobias, à Sébaste sous Licinius (ii nov,)^ etc.
IVOXE. — V. l'art. Office divin, n. U.
NOSOCOMIUM. — y. l'art. Hôpitaux.
NOTARII. — Les notarii^ dans l'antiquité profane et ecclésiastique, appelés par les Grecs xcqiynçpdfoi et ^^uypd^ot, étaient, à proprement parler, des sténographes. Ils écrivaient sous la dictée, avec une rapidité incroyable, et par signes abréviatifs, notœ. On peut voir un spécimen de ces caractères secrets, attribué à Tullius Tiron, affranchi et secrétaire de Gicéron, à la suite du Thésaurus inscriptionum de Gruter. Et pour avoir la clef des procédés graphiques de cette écriture de convention, on lira avec fruit un opuscule de Morcelli intitulé : Délie note degli antichi Romani, M. l'abbé Greppo, dans sa savante note sur les notant, donne à cet égard quelques notions abrégées qui peuvent suffire à satisfaire le lecteur simplement curieux. Il y avait à Rome des écoles où se formaient ces notaires. Le cardinal Mai {Collect. Vatic. v. p. 296 seqq.) publie une loi de Dioclétien fixant les prix des choses vénales et les honoraires des diverses professions. On y trouve la rétribution mensuelle que chaque