‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 187 sur 266 · X. NEPOTIANVS P. F. ATG · texte numérisé non relu

X. NEPOTIANVS P. F. ATG

10* VÉTRAKiON, un moment collègue de snstance II (Règne de dix mois).

D. N. viTRANio p. F. Avc, Buste diadème k roite.

il. REariTUTOn reipublicae. Vètranion tenant > iabarum et une petite Victoire sur un globe.

Noni avons cité ailleurs incidemment celles

P sur la draperie, est surmonté de la croix. Pendant la période qui suit immédiatement la mort de Constantin, ses fils tiraillés par les influences contradictoires des défenseurs <1bs idées nouvelles et de ceux des traditions du passé, se montrent tour à tour novateurs courageux, ettimides esclaves des anciennes institutions ainsi que des préjugés qui les environnent; tantâtils font les décrets les plus sévères centre les superstitions païennes, tantût ils permettent que, sous leurs yeux, les préfets

~ ome élèvent des temples à Apollon et au 3 du peuple romain (V. M. Beugnot. Dtiiruction du paganisme en Occident. 1. 1. p. 153). 'est pas étonnant que ces mêmes hésitations fassent remarquer dans leurs monnaies, tantdt ornées des symboles triomphants de la foi chrétienne, tantût souillées des types les plus abjects du paganisme.

Il est remarquable que c'est sous le règne éphémère des deux derniers princes que nous s nommés, que les derniers vestiges de la mythologie disparaissent de la numismatique.

Les marques du christianisme se multiplient sous leurs successeurs, Magnence et le César Décence, son frère, princes à demi barbares. Mais leurs revers offrent peu de variété.

1 1» Magnence. — d. n. maûnentivs p. f. avg.

R. Félicitas rei pvblicae. Magnence debout portant le Iabarum et un globe surmonté d'une Victoire. Même type avec des légendes différentes : RESTITUTOR LIBEHTATIS, — VICTOBIA

AVG. LiB. ROMANOB. Lobarum et branche de laurier.

Ce prince a un grand broDEe au revers du-

quel est tracé, occupant tout le champ, le A^iu d'après le plus beau type, avec la légende r SALVS DD. NN. AVG. ET cAEs, type déjà connu soua Constance II (Banduri. ii. p. 368). Même type à Décence.

NUMI

NUMI

Une autre pièce (m. b.) aussi fort intéressante, est celle qui présente deux Victoires debout, tenant une couronne au centre de laquelle on lit V. MVLT. x; et sur le bord de la couronne le j^ ou le ^. (Cohen, vi. pp. 335 et 344 pour Décence.)

12® Constance Galle, — Ce César, qui par ses injustices et ses cruautés s'était rendu indigne du nom de chrétien, a laissé dans ses monnaies, un nombre de types chrétiens relativement restreint. Nous en avons déjà cité quelques-uns ; voici les autres.

D. N. coNSTANTivsNOB. CAES. Tôtcnuc à droite.

R. Étoile dans une couronne de laurier surmontée d'une croix.

Ailleurs (Cohen. 353. n. 4.) : R. Gloria ro- MANORVM. Gallus dcbout en habit militaire, tenant le labarum.

Une pièce au revers d'Isis, vota vyblica fid. p. 354. n. 49) se montre dans la suite de ce prince comme un prélude aux apostasies de son frère, dont il avait partagé l'éducation et probablement aussi les sentiments, dans une certaine mesure.

III. — Numismatique chrétienne depuis Julien V Apostat jusqu'à Augustule^ soit la fin de V empire d^ Occident.

l^ Celui qui, par la sanglante initiation du taurobole, avait cru effacer de son front le sceau indélébile de son baptême , ne pouvait laisser le sceau du Christ sur ses monnaies. — Quelques numismatistes attribuent néanmoins à Julien un médaillon de bronze où figure le ^ sur un étendard que tient l'empereur. Mais si la pièce, décrite d'après le catalogue Wiczay, est authentique, ce dont il est permis de douter, elle a dû être frappée aux premiers débuts de Julien comme César : car elle représente au droit son buste très-jeune, avec la légende

D.N. CL. IVLIANVS N. C.

Toutes ses autres pièces (Et on en connaît de cent trente-quatre types à peu près), ou ne portent aucun symbole religieux, ou présentent les images de quelqu'une des divinités païennes, Apollon, Jupiter, le Nil-dieu, deo SANCTO NiLo, le Génie d'Antioche, mais surtout les divinités égyptiennes, Anubis, Isis, Sérapis, le bœuf Apis, etc. Le plus souvent même, c'est le buste de Julien qui est représenté avec le nom et les attributs de Sérapis , de môme que dans Ja tète d'Isis Faria, tous les savants (V. Banduri. Tanini. passim) s'accordent à reconnaître le portrait d'Hélène, femme de Julien. Quant aux bustes réunis , soit accolés, soit en regard de Sérapis et d'Isis, il n'est pas douteux qu'ils ne représentent l'empereur et l'impératrice.

Ces types de divinités égyptiennes, sur les médailles de ce règne, sont extrêmement nombreuses. Mionnet (De la rareté des médailles

romaines, t. ii. p. 296) en énumère près àe soixante pour JttÛen seul , sans compter mUm où les deux têtes sont réunies, et celles d'Hélène qui ne paraît guère autrement que sous le nom d'Isis Faria et avec le diadème ou U fleur de lotus sur la tête.

2o Sous Jovien , successeur immédiat de Julien, et dont les persécutions de celui-ci avaient fait un confesseur de la foi, le christianisme ^^ prend, sur la monnaie publique , sa place un moment usurpée , et c'est pour ne plus la perdre à l'avenir. On remarque, il est vrai, dans la suite de ce prince quelques revers avec les divinités égyptiennes; mais c'étaient probablement des coins oubliés du règne précédent, ou des Juliens refaits. On peut encore expliquer ce fait , pour Jovien , comme pour les empereurs suivants, à peu près jusqu'à Théodose, comme une concession faite à ce qui restait d'idolâtres, et en vue de leurs vœux publics : car ces pièces portent toutes la légende

VOTA PVBLICA.

En revanche, nous y trouvons des types chrétiens nouveaux, entre autres celui que présente le revers d'un médaillon de bronze {S. Mionnet. ii. p. 306) où l'empereur est vu à cheval en pacificateur , précédé par un soldat portant le labarum constantinien , et suiyi pir la Victoire qui le couronne ; le tout entouré de la légende adventvs avgvsti. La courte durée du règne de Jovien (Sept mois et vingt jours ne permet guère d'attribuer cette médaille à un autre événement que son arrivée à Anti^ che, après la paix désastreuse qu'il avait coiclue avec les Perses. Une autre pièce du même module présente, avec la légende victori.at- Gvs, le lab<»rum terminé en croix, en outre du :^ sur la draperie. M. Sabatier (JVomimrt byzantines, t. i. p. 25) attribue à Jovien un triens d'or frappé à Ravenne, orné du globe crucifère. L'attribution est contestée par M. Cohen. Cependant l'apparition du globe surmonté de la croix ne constituerait point ici un fait isolé ; car on va voir ce type se montrer incontestablement aux règnes suivants, et s'établir d'une manière définitive sous Honorioset Arcadius.

3* Valentinien 1«', Valons, Procope, Gratien, Valentinien II, apportèrent peu de modifications dans la monnaie quant aux signes de christianisme. Le type le plus conunun est toujours le kibarum à la main de l'empereur, i cette légère différence p/ès que le simple X 7 remplace quelquefois le ^. Et on sait, par 1^ témoignage de Julien lui-même, que le monogramme était souvent restreint à cette première lettre du nom du Christ. Le j^ figure parfois au sommet d'un bouclier ou d'une couronne de laurier, renfermant Tindication des vœux p»" blics. Un type nouveau se produit sous Valen-

NUUI - k

c'est un sceptre surmonté du -f- à la 'empereur, avec la légende bestitv- (Coben. vi. p. 399). Nous signalons lur Valeotinien : une Victoire assise, ' M main droite une croix et un globe.

ratien : l'empereur en habit militaire .isseau, dont la Victoire tient le gou- 'un cflté une couronne, de l'autre une

s Théodose I", justemsDt appelé t qui eut l'insigne honneur d'établir ment la foi romaine dans tout l'emi remettra toutes les églises entre les .catholiques, peu de types nouveaux marquer. On a de ce prince un cerire de pièces où Is monogramme crutu la croix figurent dans le champ, ^rs sujets et légendes rappelant des de victoires; d'autres revers présenl'ictoires portant un globe surmonté il. Ailleurs [Banduri. i. p. 505} c'est ir lui-même qui porte ce globe. Au un petit bronse (Cohen. vi. p. 459.

ec la légende oloria rkipvblicae, on porte de camp surmontée de deux

:e, épouse de Théodose a des revers a où l'on semble avoir voulu faire ala haute piété de cette impératrice. Le mne du Christ s'y montre entouré de circonstances intéressantes. Le plus de ces revers est celui qui offre une ^ise écrivant sur un bouclier le si-

brist, qui ht le gage de la victoire de n et continua à être celui du salut de

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