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ORAR
Mais nous ne pensons pas que cet objet ait rien de commun avec Fantiquité proprement dite.
OBAISON DOMINICALE. — Les premiers chrétiens la regardèrent toujours, non pas seulement comme une méthode, mais bien plutôt comme une formule hiératique de prière, qui doit être récitée textuellement, telle qu'elle est sortie de la bouche du Sauveur. C'est l'enseignement de tous les Pères. Ainsi, Tertullien (De orat. c. 1) : « Notre-Seigneur a déterminé aux nouveaux disciples du Nouveau Testament une nouvelle formule de prière. » S. Cyprien (De orat. dominic.) : c Le Seigneur
lui-même nous a donné la formule de prier
Sachons, d'après l'enseignement du Seigneur, comment nous devons prier. » Aussi l'Église l'a-t-elle, dès le principe, placée dans tous ses offices.
lo Dans l'administration du baptême. Le nouveau baptisé la récitait en sortant des fonts: c Après cela, étant debout, il dit l'oraison que nous a enseignée le Seigneur, » portent les Constitutions apostoliques (vu. 4(i.— Vid. etiam Chrysost. Hom, vi). Au fidèle seul, à l'exclusion de tous, même des catéchumènes, il était permis de la prononcer, parce que seul, en sa qualité d'enfant de Dieu par le baptême, il a le droit d'appeler Dieu son père. Elle était proprement et exclusivement Voraison des fidèles^ lu^ii TTioTwv, comme s'exprime S. Chrytome. Aussi les catéchumènes, en priant, bien qu'ils eussent les bras étendus, comme les fidèles, devaient-ils tenir la tête un peu inclinée, tandis que les baptisés élevaient les yeux vers le ciel où réside leur Père.
2<> Dans la célébration du sacrifice eucharistique. Nous savons par S. Augustin (HomiL Lxxxiii) et S. Jérôme {Contr. Pelag, 1. m. c. 3) pour l'Église latine, par S. Cyrille de Jérusalem {Catech. mystag. v) et S. Chrysostome (Homil. in Eutrop.) pour l'Église grecque, que l'oraison dominicale atoujours faitpartie essentielle de la prière liturgique. Les paroles de S. Jérôme sont remarquables : c Dieu a enseigné à ses apôtres à dire tous les jours avec foi, au sacrifice de son corps : Notre père, qui es aux cieux.... » Il faut observer cependant quelques légères différences de rites dans les différentes contrées. Ainsi, dans TÉglise grecque, comme dans la gallicane , elle était récitée simultanément à la messe par le prêtre et par tout le peuple, tandis que, dans les autres, et en particulier dans la romaine, le prêtre seul prononçait la formule sacrée (V. Mabillon. 1. vu. ep. 6k). Il existe dans la liturgie mozarabique une pratique toute spéciale : le prêtre seul articule à haute voix Toraison dominicale, mais les fidèles répondent amen, pendant une
courte pause qu'il fait, après chacune mandes dont elle se compose.
3<> Plusieurs conciles (fionc. Gerund.
— Tolet. iv. can. 9) prescrivent de la aux heures de matines et de vêpres. Le en usaient fréquemment aussi dans leur privées (Chrysost. In psalm. cxii), et stitutions apostoliques veulent que cfa récite au moins trois fois par jour (vu l'honneur de la Ste Trinité, comme le tre Coutelier (In hune loc.) par diver gnages. S. Anibroise ordonne que les la' répètent après chacun des psaus leur était prescrit de chanter dans (De Virgin. 1. m). La demande c No quotidien i se rapportait, dans l'intei fidèles, au pain eucharistique, c'est d ce qu'affirme S. Cyprien (De orat. Don
Le quatrième concile de Tolède | menace de la perte de leur emploi I même inférieurs qui ne récitaient pa^ jour l'oraison dominicale dans PofSc ou privé , les appelant c d'orgueill( tempteurs du précepte du Sauveur.
Tusage de cette auguste prière était conune tellement essentielle à la pra christianisme, que les hérétiques et l matiques eux-mêmes n'osaient s'en (Optât. Milev. Contr. Donai. 1. ii et ii: gustin. epist. cxii. Ad Innocent.).
ORARIUM. — I. — Dans les mo chrétiens de toute nature, et princi] dans les fonds de coupe dorés, sont r tées des figures, celles de S. Pien S. Paul, par exemple (V. Buonamiot tav. x et xi), celle de Ste Agnès i xviii), portant sur leurs épaules une arrêtée sur la poitrine par une fibu quelquefois de pierreries, ou garnie de conmie le fait voir l'image d'une enfao 'ans, nommée soteris, tracée en orofi^ pierre sépulcrale des catacombes. C doni. Ragguaglio critico de' nwnum. c Cristian. p. 60.)
La multiplicité des monuments ( sorte de manteau se fait remarquer, no1 sur les personnages en prière (Y. Botl cxxxix. CLiii. etc.), a donné à penser premiers chrétiens s'en revêtaient pai quand ils voulaient adresser leurs Dieu ; et cela, fait observer Buonarru ticulièrement dans les principales vili trouvaient un grand uombre de chréti( vertis de la synagogue : car c'était là \ tique juive, et la draperie dont ce p< servait pour la prière publique était un d'éphod, différent de celui du grand pi semblable h celui dont le roi David se devant Tarche. Le manteau que porte
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