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quelles aucune église paroissiale n'était attachée.
Cependant il y eut des villes peu importantes par elles-mêmes qui possédaient de vastes territoires, et dans ces territoires un grand nombre d'églises rurales, desservies par des prêtres et des diacres, même au plus fort de la persécution. Telle était Gyrus dans la Gomagènequi eut Théodoret pour évêque. Les canons des conciles d'Helvire (G. lxxvii) et de Néocésarée (G. xiii), dont le premier fut tenu au commencement, et le second vers la fin de la persécution de Dioclétien, parlent l'un et l'autre de ces paroisses et règlent les attributions des prêtres et des diacres qui les desservaient. S. Épiphane {Hwres, lxvi. 11) atteste le même fait, au milieu du troisième siècle pour la Mésopotamie, et S. Denys d'Alexandrie pour l'Egypte et la Libye. On voit donc que, à mesure que la nécessité s'en faisait sentir, les évoques multipliaient les églises, non-seulement dans leur ville épiscopale, mais encore dans lesbourgs et villages de leur diocèse.
III. — Il parait certain que, dans les premiers temps, les églises paroissiales établies dans les villes épiscopales n'étaient point desservies, comme celles des bourgs et villages, par des prêtres à titre fixe, mais par des clercs de l'église mère que l'évêque y envoyait alternativement chaque dimanche. S. Épiphane (Hxres, lxix Arian. c. i) affirme qu'il en était autrement à Alexandrie, et que là o toutes les églises de la communion catholique, soumises à un seul archevêque, avaient leur prêtre particulier, lequel exerçait le saint ministère en faveur de la population agglomérée autour de chacune d'elles : o Suus cuiqxAe prxpositus est presbyter^ qui ecclesia^tica munera iis administrât^ qui circa ecdesias illas habitant, s
Il est évident qu'il s'agit ici d'une exception, car ce Père n'eût pas pris tant de soin de constater pour une église particulière une pratique qui eût été commune à toutes. Cependant il ne dit point que cette exception fût unique, et c'est à tort que le P. Petau (Adnot. ad hune /oc.) le taxe d'erreur; car il n'y a rien dans son texte qui s'oppose à l'opinion de ce savant, consistant à dire que la discipline en question était reçue dans toutes les grandes villes. Valois, dans ses notes à Sozomène (Hist, eccl. 1. I. c. 15), soutient, au contraire, que S. Épiphane énonce ici un usage exclusivement propre à la ville d'Alexandrie, et que pas une Église au monde, sans en excepter Rome même, ne confiait, à l'époque qui nous occupe, ses paroisses urbaines à un seul prêtre. Ge savant Taffirme surtout pour le temps où vivait Innocent I**" ; alors le pape avait coutume d'envoyer, par des acolytes, la sainte eucharistie (Fermentum) consacrée par lui, aux prêtres qui,
le dimanche, desservaient les titres de Rome, en vertu d'une délégation spéciale, afin qu'ils ne pussent pas, surtout en ce jour, se croire séparés de sa communion CInnocent. I. Ad Deceni. c. v). Quelque chose de cette discipline se maintint à Gonstantinople jusqu'à l'époque de Justinien. Gar une des novelles de ce prince (iVor. III. c. 1) fait mention de trois basiliques, celles de Sainte-Marie, de Théodore et d'Irène qui n'avaient pas de clercs à elles, mais recevoient des prêtres de l'église cathédrale, qui allaient à tour de rôle y célébrer les offices divins.
Quant aux paroisses rurales, elles eurent beaucoup plus tôt leurs propres piètres; il eût été plus difficile de les faire desservir habituellement par des prêtres de la ville se succédant les uns les autres dans cet office.
IV. — Lorsque le moment fut venu d'attacher à poste fixe un prêtre à chacune des paroisses de la ville et des localités qui en dépendaient, ce prêtre n'eut point tout d'abord le droit de s'attribuer les revenus de sa paroisse, consistant en dîmes ou oblations quelconques. Gaf, dans la primitive Église, tous les revenus ecclésiastiques étaient versés dans le trésor de l'Église épiscopale ; l'évêque seul en avait la haute administration, et c'est sous sa direetioD que la distribution mensuelle ou annuelle en était faite aux clercs de son diocèse. (V. l*art Clergé,) A Gonstantinople, aucune église paroissiale n'eut de revenus séparés jusqu'au milieu du cinquième siècle (Theod. Lect. — cf. Bingham. t. m. p. 602). C'est à cette époque qu'un certain Marcianus, ayant été fait économe (V. ce mot) par Gennade, décida que les clercs de chaque église s'attribueraient les offrandes qui leur seraient faites. Dans l'Église occidentale, notamment en Espagne, l'aDcienne discipline était encore en vigueur au miHeo du sixième siècle, quant au clergé de la ville épiscopale ; mais il parait que dès lors les églises rurales commencèrent à avoir leur revenu particulier {Concil. Bracar, ii. can. 2). En Gaule et en Germanie, le régime de la communauté parait s'être maintenu beaucoup plus longtemps. (V. Bingham. 1. ix. c. 8.)
PARRAINS ET MARRACVES. - L'institution des parrains et marraines pour les baptisés remonte à l'origine de l'Église. TertuUien en fait mention (De baptism. i. 38), ainsi que S. Basile (Epist, cxxviii), S.Augustin en plusieurs lieux , et d'autres Pères et écrivains ecclésiastiques. Le concile de Nicée (Gao- XXII ) prescrivit que les hommes ne pourraient tenir sur les fonts des jeunes filles ni des femmes, et réciproquement ; et, d'après les Constitutions apostoliques (Lib. m. 16), les fonctions de parrain étaient souvent remplies
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ïs diacres pour les hommes, et par les esses pour les femmes. Dans tous les cas, irrains devaient être chrétiens, baptini excommuniés, ni interdits, ni sus-
r office consistait à présenter le candidat ique ou au prêtre, à Tinstruire des choses îaires (S. Thomas, m part, quaest. 67.
I, à prononcer pour lui la profession de 1 était enfant, à rendre à Tévêque ou au t Toraison dominicale, à promettre pour } renoncer au démon, à ses œuvres et à )mpes, à lui donner quelquefois son nou- Qom, à le recevoir à sa sortie des fonts 1, enfin à communier avec le nouveau é pendant toute Poctave. Les parrains dent différents noms, relatifs à leurs dif- «s fonctions : afférentes, sponsor es, fideies, fkUres spirituales, paranympki, suses. Ils étaient obligés de veiller sur le ;é, même quant à ses intérêts tempojusqu'à Tâge adulte, s'il était enfant ; de rter au bien , de lui rappeler les prois de son baptême par leurs conseils et exemples.
âSION DE NOTRE-SEIGNEUR (re- NTATON DE la). — Les scèucs de la pasont à peu près complètement exclues des ments primitifs du christianisme. Le de cette réserve, c'est qu'on avait égait à craindre, par le spectacle des ignos de rHonune-Dieu , de provoquer les ions des idolâtres, et de scandaliser la foi «lante encore des néophytes. Aussi ne ons-nous, et encore dans une seule classe )numents, les sarcophages, qu'une seule sentation directement relative à cette ureuse histoire, la comparution devant i. Cette règle générale que les pontifes de se avaient prescrite aux artistes chrétiens, )uSre que de très-rares exceptions que tarons connaître tout à l'heure.
-La comparution pure et simple est sculpur un beau sarcophage de Vatican (Bottav. XXIV). Notre -Seigneur est debout it Pilate qui l'interroge, il élève l'index main droite et semble parler. Le présien habit militaire, est assis sur une i curule placée sur une estrade élevée, es pieds est un vase reposant sur un tréc'est le tribunal dont parle le texte saedit pro tribunali (Joan. xix. 13), et tel figure au revers de quelques médailles [uste et de Vitellius. Cette scène est mieux térisée sur d'autres tombeaux (Bottari.
tv. XXII. xxxiii. xxxv). Notre-Seigneur, une posture qui respire Phumilité et la lur, est représenté entre deux soldats, il à la main un volume roulé qui désigne
sa doctrine, pour laquelle il est traduit devant ce tribunal inique. On voit ensuite Pilate soucieux, témoignant par son regard oblique et par sa main portée à la joue Thésitation de son âme à condamner l'innocent. Un serviteur, debout devant lui, lui donne à laver, selon la coutume des Juifs , pense -t-on, chez lesquels se laver les mains équivalait à une protestation d'innocence {Deuter. xxi. 6). Derrière Pilate est une tour figurant le prétoire. On doit remarquer que le serv iteur porte une patère de la main gauche, et qu'il est couronné, ce qui lui donne une parfaite ressemblance avec les victimaires qu'on voit sur les bas-reliefs antiques et sur les médailles. Le présideht a le costume et la couronne des empereurs. Toute cette confusion accuse évidenmient Tinexpérience et l'embarras où était l'artiste afin de traiter un sujet tout nouveau pour lui. , Il n'a rien trouvé de mieux que de prendre ses types dans les monuments profanes.
Il est essentiel d'observer que la comparution devant Pilate a à peu près invariablement pour pendant le sacrifice d'Abraham (Bottari. tav. xv) ou même que ces deux scènes se trouvent tout à fait rapprochées (Millin. Midi de la Fr. pi. lxvii. n. 4) : on ne saurait méconnaître ici l'intention de mettre en regard la figure avec la réalité. Un sarcophage de Rome (Bottari. tav. clxxxxiii) et un d'Arles (Millin. op. laud. pi. lxvii. k) semblent présenter la comparution devant Anne ou Caïphe, car le juge, assis sur un pliant, n'est point, comme Pilate , vêtu à la romaine. Dans le dernier, c'est assurément Caïphe, il est assis sur un monceau de pierres et n'a pas le suppedaneum ; Notre-Seigneur est incliné devant lui, les mains liées derrière le dos, et on voit un satellite qui le frappe par derrière : Prophetiza nobis, Christe , quis te percussit (Matth. XXVI. 68 , « Prophétise-nous, Christ, qui t'a frappé. »
II. — Les exceptions que nous avons annoncées sont peu nombreuses. Les unes portent sur des circonstances précédant la comparution devant Pilate, les autres sur des scènes qui la suivent.
1» On trouve, bien que fort rarement, sur les sarcophages, une scène préliminaire de la passion : Notre-Seigneur lavant Les pieds à S. Pierre (Bottari. tav. xxiv). Millin. (Op. laud. pi. Lxiv. 4) a publié un tombeau d'Arles oh le même sujet est reproduit, avec cette circonstance particulière, qu'on distingue sur l'estrade où reposent les pieds de S. Pierre, une de ses sandales. Dans ce bas- relief, comme dans le précédent, la comparution devant Pilate et le lavement des pieds se font pendant et occupent les deux extrémités.
Le second trait préliminaire est encore fourni
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par un monument de la France (JVonum. de Ste Madelàne. l. i. p. 462) : c'est le baiser de Judas : le traître tient à la main la bourse aui trente deniers, si l'on ne préfère y voir celle du collège apostolique que le maître lui avait conâËe (Joan. xui 29) Locuioi lu^bal Nous n'avons rencontré ce sujet sur aucun sarcO' pbage de Rome, le seul evemple que nous en connaissions en Italie se trouve sur celui de Vérone qui est gravé dans 1 ou\ rage de MaCfei {Verona illustr. part. m. p. 5<è). Judas donnant le baiser k son maitre et suivi de soldats armés est représenté sur un diptyque ayant appartenu aux carmélites de Lucques,
Un sarcophage du Vatican Bottari. tav. xxxv] représente trës-claîrement l'arrestation de Notre-Seigneur au jardin des oliviers par deux soldats armés, l'un d'une èpée, l'autre d'une lance ; Tanquam ad lalronem existii cum giadiii »t fastibus cotiiprehendere me ;,Mattli. xxvi.Sûj.Lesurnesfunéraires de la Gaule, ona pule remarquer, Étant généralement d'une épO' que un peu basse, admettentplus fréquemment ces premières scènes de la passion. Ainsi un sarcophage de Marseille ; Millin. pi. lviiî. 5) en réunit trois à lui seul : 1° Notre-Seigneur saisi par des hommes armés de pierres, 2" Notre-Seigneur emmené par des hommes armés de bâtons, 3" Notre-Seipneur devant Pilate.
2" Nous avons maintenant à signaler la représentation, mais tout à fait exceptionnelle, de quelques circonstances de la passion proprement dite. Mais, dans ces exceptions mêmes, on verra que le besoin de mystère se fait toujours sentir, et que des formes mystiques voilent aux yeux des fidèles le spectacle affligeant des souffrances de leur Sauveur. Ainsi un sarcophage du musée de Saint-Jean de Latran produit deux scènes insolites, il est vrai, le couronnement d'épines et le portement de croix ; mais l'artiste a choisi lu moment oii la croix est portée par Simon le Gyrénéen, et une couronne, non pas d'épines, mais de roses est posée respectueusement par un soldat sur la tële du Christ. Un seul monument, de ceux qui sont connus jusqu'ici, une fresque du cimetière de Prétextât (V. Perret, i. pi. lxxx) va un peu plus loin et retrace tout à fait sans dissimulation la scène douloureuse qui suit immédiatement le couronnement d'épines. Deux soldats sont debout devant Notre-Seig-neur, et l'un des deux, avec une expression de cruelle ironie sur le visage, frappe avec un roseau la tflte du Rédempteur déjà ceinte de la couronne d'épines : c'est absolument la traduction de ces paroles de S. Marc (xv. 19) : Percutiebant caput ejus arundiae. Rien n'est plus clair sans doute, mais outre que ce fait est unique, il faudrait pour en mesurer l'importance, con-
u juste l'Age de la peinture, qur ïvants ne l'ont pas déterminé.
PAHSION (reliques de la).
saint sépulcre, d'après la reconstitution fut faite par les bénédictins sur la desc qu'en a laissée S. Cyrille de Jénisali composait de deux chambres, creuset le roc, et dont l'une servait de vestibule tre, selon l'antique usage des Juifs i xxni. 19. xxv. 9), La première pièci close, au témoignage du prêtre Juvencu ei'ang. ap. Galland. iv. 638) qui ëcriva l'an 328 :
Limen concluduni immensa volumini p
• La porte est fermée par d'immenseï i lie pierres. ■
L'autre toute creusée dans le viî d'une profonde, était asses élevée pour qu'uni debout pût à peine en toucher la voill la main. Elle avait son entrée à l'orie quelle fut fermée d'une grande pie scellée du sceau officiel. Le corps de Seigneur fut placé dans la partie sept nale, dans un loculus profond de sept p élevé de trois palmes au-dessus du so.
Calmet ajoute {In Matlti. xxviii) que était tournée vers l'orient.