ANNO IIII. C. S. VALEN
DfUNO. AVG. VI. KL. D. XVillI. ANNOEPTVSRVSTI.
D'après cette inscription, la pose de cette remière pierre eut lieu sous le quatrième ODSulat de Valentinien, qui correspond à l'anlée 390, et la dix- neuvième année de l'épisco- «t de Rusticus. Nous consignons ici ce souenir, qui est un peu hors d'œuvre dans cet itide, parce que nous ne trouvons pas à le ilacer ailleurs.
Un autre motif de procession dans l'Église prinitive, soit dans TOrient (Niceph. De Theodos. «nîor. Hist. 1. xiy. c. 49j, soit dans l'Occident [Greg. Turon. Hist. Franc, w. 5), c'était l'ir- •uption de la peste, ou un tremblement de »rre. Dès le quatrième siècle (Socrat. Hist. xd, II. 22), on en fit pour obtenir la pluie ou le beau temps, pour conjurer l'attaque de l'ennemi (Sidon. VII. epist. 1), ou le développe- Dent de quelque hérésie (Socrat. vi. 8. — Sonm. viii. 8).
III. — Pour bien entendre le langage des Pères et des plus anciens écrivains ecclésiastiques sur Tobjet qui nous occupe, il est important d'observer qu'ils attachent souvent le même sens au mot statio qu'au mot processus ; ce n'est guère qu'au moyen âge qu'on dit proc«ii6. C'est une manière de prendre la partie pour le tout, ou l'accessoire pour le principal, ttr, au propre, le mot station ne désignait «rtre chose que la célébration de la liturgie uukoncée d'avance comme devant avoir lieu dans une église spéciale et à un jour fixe ; d'où cette rubrique qui se trouve si fréquemment dans les sacramentaires : Static ad Sanctam ^QfiamMajorem,.,, ad Sanctum Petrum. Tous los anciens missels de l'Occident font lire des umotations analogues.
Donc, la station étant notifiée, le peuple al- ^t attendre le pontife dans un lieu plus ou noins rapproché de l'église où la liturgie de- '*it être célébrée, et de là il se rendait avec ^ en bon ordre à cette même église : ceci ous donne la clef de cette autre locution : Tocedere ad populum (Augustin. De civit. Dei. ta. 8) dont se servaient les évoques, parce Ue, en réalité, ils allaient rejoindre le peuple Ui les attendait, afin de se diriger avec lui en
procession vers l'église indiquée. Ce mode de procession est probablement le plus ancien; car nous voyons que, dès le quatrième siècle 'Augustin, loc. laud.), les fidèles se rendaient en procession à la station en chantant des psaumes, rit que S. Ambroise appelle la coutume de cette époque (Epist. xxix).
IV. — Voici quel était l'ordre des processions dans l'antiquité : en tête était la croix, usage remontant au quatrième siècle (Evagr. IV. 25. — Socrat. vi. 28), et, au cinquième, Justinien en fait une loi (Novell, cxxiii. 32), qui est observée en Orient comme en Occident (Concil, Nicsm. ii. k. — Greg. Turon. Vit. PP. î. 7). La croix était portée le plus souvent par un diacre, quelquefois par un clerc inférieur qui, à Constantinople, et même quelquefois à Rome, s'appelait staurophorus (V. ce mot), mais plus communément dans cette dernière ville, draconarius. (V. co mot.) Après la croix, venait le diacre, et plus tard l'archidiacre portant le livre des Évangiles ; à Constantinople, cette fonction était dévolue à un diacre de seconde classe auquel on donnait le titre de Prêsfectus Evangelio. (Cf. Macri. ad v. Processio, et Pelliccia. i. 286.) Après le diacre, le peuple distribué par classes et ordres, les clercs, les moines, les laïques; puis les femmes, les religieuses, et enfin la jeunesse et les enfants (Greg. Magn. ii. ep. 2). Tous marchaient pieds nus (Paul Diac. 1. xxvi), chantaient des psaumes sans interruption (Ambros. ibid. — August. ihid.)^ et portaient à la main des cierges allumés (Sozom. viii. 8. — Greg. Turon. De glor. MM. i. kk). On verra à l'article stau- HOPHORi qu'on mettait aussi des flambeaux allumés des deux côtés de la traverse de la croix stationale. En dernier lieu, marchait avec les prêtres, l'évêque qui portait de sa propre ' main le bois sacré de la croix ou des reliques de Saints (Gr^g. Turon. De glor. confess. lxxdc. — Rufin. Hist. eccl. ii. 33). (V. les art. Sta^ tiens. Liturgie, Translations de. reliques, stauraphori. draconarii. Litanies.)
PR0FE8SI0IVS EXERCÉES par les premiers chrétiens. — Les seules qui leur fussent absolument interdites étaient celles qui avaient quelque connexion avec l'idolâtrie , ou qui étaient de nature à porter les hommes au mal. Ils devaient rester étrangers à une foule d'induStries qui avaient pour objet l'embellissement des temples, l'entretien des cérémonies idolâtriques. Ainsi, il n'y avait pas parmi eux de statuaires fabriquant des idoles, ni de peintres représentant les fausses divinités.
11 s'en trouva qui, ne comprenant pas l'incompatibilité du christianisme avec de telles industries, s'excusaient de fabriquer des idoles en disant qu'ils ne les adoraient pas. c Tu les
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adores, répliquait Tertullien (De idol. vi), toi oui les mets à môme d^être adorées ; tu ne les adores pas avec le parfum de quelque sacrifice grossier, mais avec le parfum de toi-même. Ce n'est pas la vie d'un animal que tu leur sacrifies, c'est ton âme. Tu leur immoles ton génie ; ce sont tes sueurs que tu leur offres en libations. Ton intelligence, voilà l'encens que tu fais fumer en leur honneur ! Tu es pour eux plus qu'un prêtre, puisqu'ils te doivent d'avoir des prêtres ! »
Il n'y avait pas parmi les chrétiens de vendeurs d'objets destinés aux temples et aux sacrifices. Le même Tertullien {Ibid. xi) lance tous ses anathèmes contre les vendeurs d'encens, thurarii^ pour le service des idoles. Pas d'usuriers, pas de mimes, de pantomimes ni autres comédiens.
Mais on comptait parmi les disciples de Jésus-Christ :
1° Des jurisconsultes (Arnob. 1. ii Contr, gent.)] cependant on ne sait pas au juste si ceux qui faisaient profession ouverte de christianisme étiient admis à exercer leur office pendant les persécutions. L'un des plus illustres jurisconsultes chrétiens est Minucius Félix, auteur d'un dialogue apologétique intitulé Octavius, On place encore au nombre des jurisconsultes les sénateurs Hippolyte et Apollonius (Balduin. Prxf.in Min. FeL), et Tertullien qui, au rapport d'Eusèbe (f/isf. eccL v. 21), était très-versé dans la connaissance des lois romaines.
Nous lisons dans le recueil de M. De' Rossi (T. I. p. 6k) une magnifique inscription métrique (An. 348) d'un jurisconsulte chrétien nommé caianvs, qui eut la singulière gloire d'être distingué et choisi pour ami par Constantin dès la première arrivée de ce prince à Rome, laquelle eut lieu, comme on sait, en 326.
VBIQVE
ADVENIT HOSPBS ROM ANVS PRINCEPS IN VRBEM QVI PVIT me PRI>f VM IVRIS CONSVLTOR AMICVS.
Nul doute que Caianus ne dût cette flatteuse préférence à sa qualité de chrétien : car Constantin ayant trouvé les sénateurs et les grands en général obstinément attachés au paganisme, conçut dès lors, si nous en croyons l'historien Zozime (Hist. ii. 29. — cf. Rossi. t6td.), le projet de transférer la capitale à Byzance.
2° Des médecins. On sait que S. Luc était médecin (Coloss. iv. 15. — Hieron. De vir. illustr. 0pp. t. IV. p. 1 00) ; on croit que les martyrs Cosme et Damien l'étaient aussi et exerçaient gratuitement leur art en faveur des pauvres. Un grand nombre de marbres funéraires mentionnant cette profession nous ont été conservés (V. Boldetti. p. 416. et alibi). On
cite surtout Tépitaphe de S. Medicus, de nom comme de profession, et martyr, au sujet duquel nous avons un curieux ouvrage de Cancellieri : Memarie di S. Medico M. Roma. 1812. L'intrépide érudit a fait suivre ce mémoire d'une notice et d'un catalogue complet, où à chaque mois de l'année se trouvent cités les Saints et Saintes qui se sont distingués dans l'exercice de la médecine.
Le cardinal Wiseman (Fahiola. chq). xni donne l'épitaphe grecque d'un médecin qui était prêtre en môme temps. (V. l'art. Mtrn) Nous devons citer, d'après Reinesius (Syiiiagm, 898. v), celle-ci, où la qualité de chrétien est exprimée, ce qui n'est pas fréquent dans les premiers temps : enbaae. KErriu. ktm^
Il APOC. lATPOC. XPISTLiNOC || KAI. IWEniATIItOC 0
médecin était en outre de la secte des pncumatistes, qui rapportaient toutes les maladies à Taction des esprits vitaux.
30 C'est à tort que quelques écrivains ont soutenu que la profession des armes était interdite aux fidèles. Interrogé par des soldats sur la question de savoir ce qu'ils devaient faire pour se sauver, S. Jean-Baptiste leur répond (Luc. III. l(à), sans blâmer aucunement leur état, qu'ils sachent se contenter de leur solde. Le centurion Corneille est loué dans les Actes (x. 1) comme un homme juste et craignant Dieu. Les actes des martyrs {Ad. S. Symph. ap. Ruinart. p. 20. edit. Veron.),ausà bien que les apologistes (Tertull. Apoi. v. Aà Scap, iv), et toute l'histoire ecclésiastique des premiers siècles (Euseb. Hist. eccL vu. 15) prouvent jusqu'à l'évidence que beaucoup de soldats et même des légions entières profesr saient le christianisme, témoin la légion tbébéenne dont l'histoire est rapportée par S. Ëucher, et que Mosheim lui-même a défendue contre les négations de quelques protestants ses coreligionnaires.
On a dit, un peu légèrement peut-être, que la mention de l'état militaire est rare sur les marbres , parce que la qualité de soldat de Jésus-Christ primait et effaçait chez le chrétien celle de soldat d'un empereur. On pourrait cependant citer bon nombre d'épitaphes où elle se lit. Le recueil de Boldetti (P. 432] a celle d'un chrétien qui avait servi dans le corps qu'on désignait sous le nom de pnUdo-
res : BVLPER. VETERANVS. EX. PROTECTORIBVS.
Nous lisons encore dans le même auteur (P.il^-
416) : PYRRO MILITI. — FELICISSnfVS ilLES-
Une autre inscription de Rome (Âringhi. t n. p. 170) mentionne un militaire qui avait un grade dans lesjrétoriens : avr. calakdiiw's.
MIL. COH. VIII II PR. OPT. C. SECVNDI. NOUStfOU-
vons aussi un militaire chrétien sur un marbre de Milan (Labus. Monum. diS.Ambrog. p.8û): le tilulus est surmonté du monogramme du
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Cbrist. Marangoni en donne plusieurs, entre autres celui d'un centurion : centvrio co- HOR. X. VRB. (Àcta S. Vict, p. 102. — V. encore Passionei. 123. 75. — Muratori. mcmil. 4. etc. etc.).
4" Des marchands. TertuUien (ApoL xlii) répond aux païens qui reprochaient aux nôtres de s'éloigner des affaires et d'être des hommes inutiles en ce monde : * Nous ne sommes pas sans forum, sans marché.... sans boutiqiLes.... sans foires. Nous aussi, nous sommes.... marchands comme vous. » Mais il ajoute ailleurs {Deidol. x[) que les négociants chrétiens se distinguaient des autres en bannissant la cupidité de leurs cœurs. Eusèbe dit à son tour (Demonstr. evangel. 1. i. c. 8. 50) que les premiers chrétiens ne dédaignaient ni l'agriculture ni le conmierce. Mais en toutes choses ils étaient modérés, fuyaient la cupidité et la passion des richesses (Lactant. Imt, divin, c. xyni. — Gypr. De laps, p. 123. edit. 1682).
5» Il y eut souvent au service des empereurs païens et des sénateurs des affranchis chrétiens, qui remplissaient auprès d'eux diverses charges, celle de scribe, par exemple, ou de secrétaire, appelé commentariensis (Lami. De eiudit, apost, p. 250), ou encore librarius (V. ce mot), celle de tabellarius, espèce de courrier, selon Du Gange, chargé de porter les lettres de l'empereur. Passionei (124. n. 84) nous fait connaître l'épitaphe d'un de ces fonctionnaires : RVFVS TABELLA || RVS DEPOSITVS III IDV
Il DEC ; celle d'arcunus, gardien de la caisse, îelle de cii&icu/anus, gardien de la chambre lu maître. Plusieurs cubicularii d'empereurs eçurent la palme du martyre, entre autres lyacinthe, cubicularius de Trajan, qui, après .voir subi divers tourments, mourut de faim lans sa prison (MartyroL rom. y non. julii). )n peut citer encore Lucien, prévôt des cubiukÊfii de Dioclétien, qui avait converti beauoup d'officiers du palais, entre autres Dorohée, Pierre et Gorgone, qui furent martyrs Tillemont. //is^ eccl, v. p. 7. 8. 180). Muratori P. 1857. 411. 541. 398 et alibi) rapporte un prand nombre d'inscript'ons de cubicularii^ et Cusèbe (Hist. ec<;l. 1. vi) dit que la plupart des onctionnaires de la cour de Sévère Alexandre ttaient chrétiens. (V. l'art. Cubicularii.)
Les fonctions de silcntiaire avaient sans doute leaucoup d'analogie avec celles des cubiculaies. Gruter cite (mliii. 10) l'épitaphe d'un ;hrétien qui les avait exercées : ex. silentuiio. SACRi. PALATii. La charge de vestîtor im- >ERATORis, désignée quelquefois par les mots TESTiARivs AVGVSTi , était cxcrcée par un chréien sous le sixième consulat d'Honorius, c'esti-dire en 404 (Bosio. p. 149). Nous avons aussi, lans une inscription de Trêves (Le Blant. i. )82), un c gardien de la pourpre impériale, >
nommé Boniface, bonipati a veste sacra. Le séjour prolongé des empereurs dans cette ville exphque pourquoi beaucoup de marbres de ce genre y ont été trouvés. M. Le Blant (P. 373) donne encore celle d'un « courrier de l'empereur » de la même provenance : vrsacivs
CVRSOR DOMINICVS.
Nous avons l'épitaphe d'un archiater ouprinceps medicorum (Aringhi. i. 415), nommé Timothôe. Les archiatri étaient au nombre des hauts fonctionnaires de la cour impériale (Alciat. 1. II. tit. 100. De comitibus et archiatris). Le môme auteur (/6iV/. 417) donne l'inscription d'un scriniariuSj archiviste, ou gardien des archives, fonction importante souvent mentionnée dans les lois romaines et qui exigeait des connaissances fort étendues.
La profession de grammairien, souvent mentionnée dans les inscriptions païennes (Gruter. p. 651. 9. et 1035. 5. et 6. — Reines, class. i. p. 215. class. XI. p. 647. 111), se rencontre plus rarement dans celles des fidèles. Passionei (P. 115) rapporte néanmoins l'épitaphe d'un Boniface qui l'<jxerçait. Nous avons dans le recueil de M. De' Rossi celle d'un maître d'école, MAGISTER LVDi (i. ïi. 1242), et aussi celle d'un maître de littérature, magister lvdi Lrr- TERARii(/Wd. n. 1167).
6" Les inscriptions sépulcrales des catacombes mentionnent fréquemment les offices de monétaires (Aringhi. i. 416), de rationalis, probablement comptable, receveur ou administrateur du fisc (Id. 117), de scutarius^ fabricant de boucliers; ceux de vendeurs de pourpre, dont il est déjà question dans les Actes des apôtres (xvi. 44), de sculpteur, de peintre, de Fabri argentarii^ ferrarii , lignarii ; M. De' Rossi (i. 142. n. 318) transcrit le titulus d'un peintre nommé Aurclius Félix : aur. peux piCTor II CL. ANTONIO ET Syagrio conss : la date est l'an 382 ; de lapidaire, de potier, d'apprôteur de peaux, de fabricant de tentes pour les soldats, de tisseur, de charbonnier, de charpentier, de pécheur, et une foule d'autres professions dont le lecteur studieux trouvera une curieuse et savante nomenclature dans l'ouvrage de Lami (De erucfi^toneaposMorum. p. 184. 476). Le P. Marchi (P. 26) nous fait connaître l'épitaphe d'une vendeuse d'orge, épitaphe d'une incorrection tout à fait en rapport avec l'humihté de la condition de cette femme : de
BIANOBA II POLLECIA QVE ORDEV BENDET DE BIA-
NOBA,et(P.28) celle d'un tisseur d'étoffes de lin^ LiNTEARivs. La professiou de boulanger est aussi quelquefois mentionnée sur les marbres : ! BiTALis PiSTOR (Rossi. i. p. 212. R. 495), et dès I le cinquième siècle, celle de pastellarius qui j sans doute différait peu de la précédente, car I ce mot signifie faiseur de petits pains (Forcel- ' Uni. ad h. v.) ; Muratori (527. v) a publié l'épi-
paop — 5i
taptae d'uD harcellvs, patron de la corporation des pasieilarii : locvs.... MAncELLi || patrom
CORPORIS PASTELLARIORTM.
On lit dans Boldetti (P. kl6) une Jnscriplioi] intéressante, dans laquelle un chrétien nomma LVCiLivs, vicTORiNvs est qualifié d'AtiTiFEï.
AHTIS. TKSSALARIE. LVSORIE (H ftllt lir(> SaQS
doute TEssERARTAE ) . liQ professioR de cet homme consistait donc dans la fabrication des dés à jouer, tali, auxquels on donnait aussi K' nom de Ussfrx lasiiri/e. Oii no s'étonnera pas de voir un chrétien exercer ce métier, quand on se souviendra combien on a trouvé dans les catacombes d'objets de ce genre et d''aulres ayant avec eux plus ou moins d'affinitë, et se rattachant à la même industrie. (V, l'art. Jpu {Tables de\.)
Reinesius(N. 820) a dans son recueil un e inscription mentionnant la profession de svtoii, cordonnier. Parmi les professions d'un ordre infcrieur qu'exercèrent des chrétiens des premiers siècles, il faut compter celle qui nous est indiquée par cette courte épitaphe ; locvs. vcir- TVNATi. coNFECTORAni (Mupatori cmliv 5' Noua voyons par une inscription du reçue I d Gruter (cccj.xi. 5), que cette appellat on j
I désignait les hommes que o s s charcutiers, et qu'ils forma i-nt ne corporation avec les svarh.
On remarquera que, à l'époque pnm t \ tes fidèles étaient réduits par la pauvretj, qui était l'apanage de la plupart d'entre eux, k exercer les métiers les plus humbles, ce qui les fit appeler par Juvénal (Sat. iv. vers. 150] du nom injurieux de cerdonei, qui équivaut, dans notre langue, au mot trivial gagnf-}ielit. Ainsi, nous avons l'inscription sépulcrale d'un tapsarias (Marchi. p. 27), soit gardien {les habits des baigneurs dans les thermes pub h que s. L'usage dans la primitive lllglise était de gra^ ver sur les tombeaux les instruments de la profession des défunts. On peut voir de longs détails à ce sujet à l'article Inslrumenti dit tw les tombeaux.
PKOPHETEA. — Ce mot désignait dans l'antiquité des églises ou ntémoires érigées en l'honneur, ou plutdt sous le vocable d'un prophète. C'est ainsi que, dans le concile de Constantinople, célébré sous Mennas [Act. m. t.v Concil. p. 67), il est fait mention du pTof^hflewn d'Isale, ToC Tipo^-ttlov tqû Ityloa 'Unafou. Tbéodore le lecteur dit aussi (Lib. il. p. 56S) que les restes du prophète Samuel avaient ijté deposés dans un temple érigé en son boniuur, l-t ■âô T;pa^i]TE(u âuToÛ, in propheteo ipxîus.
Par la même raison, les églises des apdlreaf tableau ayant étaient appelées apostolea. C'est sous ce nom que Sozomène [tfisi. eccl. lib. ix. c. 10) dtsif^iie la basihque de Saint-Pierre à Rome, et encore