‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 218 sur 266 · RENI · texte numérisé non relu

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ue où l'on commença à jurer sur les reliques es Saints, pour attester la vérité, comme on jfiiit aujourd'hui encore sur les Évangiles ans quelques pays catholiques. Mais nous eu vota des exemples depuis le sixième siècle. JBsi S. Grégoire le Grand appelle les perjDDages les plus notables de la ville de i\aenne ï se présenter sous la conduite de l'arbidiacre au tombeau de S. Apollinaire, afin '«tester, la main posée sur ces saintes reliues.s'ilétaitvraique les évêques de cette ville usent en possession de porter le pallivm hors e l'église, comme le prétendait l'évèque Jean, qui il avait interdit cette pratique .Jean Diacre ui rapporte le lait (Vil. S. Greg. iv. 7) nous conservé la formule de ce serment prescrite arle saint pontife.

RENIEMENT DE 6. PIERRE (prëdiction n). — Cette particularité humiliante de la vie D prince des apôtres se trouve représentée ïrun certain nombre de sarcophages de l'itae (Bottari. tav. xi. xxi. xxiii et alibi). Elle st plus rare dans les monuments de la Gaule, ■eux exemples seulement nous sont connus : un est fourni par un tombeau de Marseille, le loibeau dit de S. Chrysantbe et de Ste Darie tfîllm. Midi de la France, pi. LViti. n. k), autre par un monument de la même classe, rovenant de Balazuc,dans l'Ardèche, et apparmint aujourd'hui au musée lapidaire de Lyon. f- notre Explication eFun larco-phage chrétien nmtaie lapidaire de Lyon. Màcon. \&S'i.)

En retraçant à leurs yeux cette scène, les ^mieis chrétiens se proposaient surtout de ' prémunir contre la présomption toujours fu- >ste dans les épreuves où la foi est en jeu ; et, une autre part, de s'exciter à la confiance en miséricorde divine, qui inspire elle-même le pentir pour se mettre dans la nécessité d'acrder le pardon. '

Oq remarque ordinairement que Notre-Seieur n'a pas la main disposée comme pour la aédiction ou la simple allocution, mais qu'il 'Dd vers S. Pierre sa main renversée, dont U doigts seulement se détachent comme ir exprimer les trois négations.

î. nerre porte l'index de ta main droite à ' lèvres, geste négatif qui semble protester 'aucune parole contraire <l la fidélité qu'il -t i. spn maître ne sortira de sa bouche : Uore même qu'il me faudrait mourir avec ■*s, je ne vous renierai point, • Etianai opor- ^ me mort tecum, non te negabo (Matth. VI. 35). Ce geste fut toujours re;u dans l'an- Oité comme exprimant le silence (Ovid.

fom. IX. vers. 691. — S. Augustin. De ciuif. *■ 1. xvui. 5. — Marlianus Capella. 1. i. ^ub fin.). Les figures d'Harpocrate que nous transmi4es l'art antique sont toutes dans

AMTIQ. CHRËT.

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cette attitude. (Cf. Bott. t. ii. p. 2.) On cite aussi une médaille du musée Strozzi, où Mercure est représenté imposant le silence avec le doigt rapproché des lèvres (Id. ibid. p. Sk).

Le type qu'on vient de décrire est vulgaire, on peut le voir partout. Nous reproduisons ici un monument qui s'en écarte. C'est une fresque du cimetière de Cyriaque nouvellement découverte (V. De' Rossi. BuUett. archeol. 1863. ottobr.), et c'est la première fois, à notre connaissance, qu'on trouve le reniement de S. Pierre représenté en peinture. Ici S. Pierre ne porte pas son doigt à ses lèvres, mais il recule d'effroi k la vue du visage de son maître empreint d'une expression d'énergique sévérité , et de ces trois doigts élevés dans l'intention manifeste de peindre à ses yeux sa triple infidélité.

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Dans la plupart des cas, le coq est aux pieds de S. Pierre, qui lui-même est très-rapproché de Notre-Seigneur. 11 en est ainsi dans les deux sarcophages de la Provence cités plus haut. D'autres fois (Bottari. tav. iixiv), le coq est placé au sommet d'une colonne élégamment cannelée et rudentée. La fresque ci-dessus, où tout est exceptionnel, le fait voir sur une espèce de socle- Le Sauveur le montre du doigt à l'apétre, qui, de l'autre cflté de la colonne, proteste de sa fidélité par le signe ordinaire. Prudence a décrit cette scène (Cath«men'n. h^mn. i. vers. k9) dans les vers suivants :

Oux via ait hujua alîlia Salvalor ostendit Petro :

Ter antequam galluscanat Sese negandum pra^licat.

• Quelle est la vertu de cet olaeau, — Le Sauveur la montre b Pierre : — Trois fois avani que le coq chante, — Il prédit qu'il le reniera. »

(V. l'art. Coq.)

Autrefois, on voyait devant la basilique de

Saint^Jean de Latrau un coq de bronze sur une

colonne de porphyre; et on pense (Rasponi.

De l/aiiiic. Lateran. lib. i. c. 14) que c'était,

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pour les successeurs de Pierre, un avertissement de se tenir en garde contre les défaillances de la faiblesse humaine.

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