IRECTION DE NOTRE - BEI
— Ce sujet se voit rarement sur nos onuments, encore y est-il toujours de formes mystiques. Voici le type deux soldats debout sont appuyés loucliers, etau milieu d'eux s'élève, Qogramme rectiligne, ordinairement )mme on le voit sur un fragment de e du Vatican (Perret, Catac. v. Fron- )it une croix surmontée d'une cou- ) laquelle est inscrit le même sigle, r le sarcophage de S. Fiat (Le Blant.
3) : c'est exactement le même type 'une lampeantique donnée parGiorgi ram. Christi. p. 10), avec cette seule que, au bas de la couronne, est une ontenant l'inscription du labarum :
(iKA.Le même sujet se trouvaitencore
Il — RBSU
sur une tombe de marbre qui a exjstéà Nîmes, sur une autre découverte à Manosque, et enfin sur un sarcophage de Soissons. (V. Le Blant. op. laud. p. 304.)
Un tombeau de la crypte de S. Maiimin (Afonum. de Ste Madeleine, i. 466) présente le Sauveur sous l'arc formant l'entrée de son sépulcre qui est en forme d'édicule, et tendant la maiu droite en signe d'allocution vers les deux soldats, dont l'un s'appuie d'une main surson bouclier et tient une lance de l'autre. Le sarcophage de S. Celse à Milan [Bugati. Mem. de S. Celso. p. 243. tav, i) offre une représentation plus complète encore de la résurrection du Sauveur, comme on le peut voirioi : Les deux Mariessont
debout devant le tombeau, dont la porte a la forme d'une tour. L'une de ces deux femmes, la tête baissée, contemple et montre de la main le linceul du Sauveur qui est déposé sur le seuil, circonstance qui dans te texte sacré (Joan. XX, 5 et 6), eslattribuéeàS. Jean et à S. Pierre; lafitre élève les yeux au ciel et voit l'ange qui endesccndpourannoncerlarésurrection(Matth.
xxviii. 5). Derrière le monument est Thomas prosterné devant son divin maître, et touchant du doigt la plaie de son câté.
I^ résurrection est représentée, mais d'une manière un peu diCTércnte, sur un des intéressants reliquaires que S. Grégoire le Grand avait envoyés à la reine Théodelinde pour sesenfants (V. Moïïoni. Tau. dis/or. eccl. vu. 79). Notre- Seigneur, dont Iccorps est rayonnant, au milieu d'une nuée lumineuse, se présente k Marie-Ma* deleine, qui se prosterne à ses pieds. Le jardin est iiguré par des arbres et une fontaine. Une desfiolesdela mémeprovenance quenousavons reproduite à l'article crucifix, montre au-dessus du tombeau une inscription grecque d'un style un peu barbare qui signifie Christus resurrexit (Mozzoni. Ib. p. S4. fig. c). D'un cdté de l'édiculeunangBidel'autrelesdeux Maries. Le même sujet est gravé sur un médaillon qu'a publié Hflnter (Symb. pars. i. tab. i. n. 4), et le sens
SAIN
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y est aussi déterminé par le mot anactacic qui y est écrit. Gomme nous l'avons dit, ce sujet est rare ; il est ordinairement remplacé par la figure de Jonas, délivré après trois jours de sa captivité dans le ventre du monstre marin, et quelquefois par Samson emportant sur ses épaules les portes de Gaza (Buônarr. Veiri. tav. I. fig. 1). Directes ou emblématiques, ces représentations sur les tombeaux, et nous ne les trouvons guère ailleurs, étaient un des nombreux résultats du système chrétien primitif, consistant à faire constamment disparaître les tristesses de la mort, ainsi que les défaillances que la vue de la tombe inspire à notre nature, sous des images de résurrection et des symboles d'espérance.
RÉSURRECTIONS. — Outre la résurrection de Lazare si fréquemment représentée sur les monuments de TÉglise primitive (V. l'art. Lazare), nous trouvons dans les bas-reliefs de quelques sarcophages (Aringhi. ii. 399. — Gf. Bottari. m. 181) certains sujets qui rappellent les autres résurrections opérées par Notre-Seigneur. Le monument auquel nous renvoyons ici fait voir deux enfants nus, l'un debout, c'est-à-dire déjà ressuscité, l'autre étendu à terre, visiblement encore immobile et que le Sauveur touche de sa verge toute-puissante.
Une urne sépulcrale de Saint- Maximin (Millin. Midi de la France, pi. lxvi. 1) met en scène
I la résurrection de la fille du prince de la syna-* gogue. Cette jeuue fille est étendue sur son lit, entouré de la foule des parents et amis qui faisaient les premiers préparatifs des funérailles, et Notre-Seigneur lui prend la main pour la relever : Tenuit manum ejus (Matth. IX. 25^^. Mais, auparavant, on voit Jésus-Christ assis et le père de cette jeune fille prostenié à ses pieds : Princeps accessit et adorahai tum, lui disant : « Seigneur, ma fille vient de mourir; mais venez, imposez-lui la main et elle vivra, » Domine, (ilia mea modo defundaest; sed vent, irnpone manum super eam, etmd (Ibid. 18.) Deux autres personnes debout de chaque côté du Sauveur semblent unir leurs supplications à celles de ce père infortuné; elles pleurent et se couvrent les yeux d'uD pan de leur manteau. A côté du lit, on voit une femme prosternée et touchant le bord du vêtement du Sauveur; c'est l'hémorroîssedont la guérison est racontée dans le même chapitre. (V. Fart. Hémorr disse.) Ges deux miracles sont groupés, bien qu'ils se soient passés successivement. Les exemples de semblables rapprochements ne sont pas rares dans les sculptures des tombeaux antiques. D'autres sarcophages de la Gaule présentent la résurrection de Tabithe par S. Pierre. (V. Tari. Tabithe.)
.ROGATIOJVS.— V. Fart. Litanies, n. 1.
SACR4MEIVTAIRE. — V. Fart. Uvres liturgiques, n. I.
SAINT (qualification). — Dans les monuments de Fantiquité proprement dite cette qualification n'est point donnée aux apôtres, non plus qu'aux martyrs ou autres chrétiens d'une vertu héroïque et qui étaient devenus l'objet d'un c ilte dans l'Église. On disait simplement: Fetrus, Paulus, Vincentius. Agnes, etc. (V. Buonarruoti. Vetri, tav. x-xik. etc.) Le calendrier romain publié par le P. Boucher, et ensuite par Ruinart à la suite de ses Acta sincera, calendrier qui passe pour être du quatrième siècle, c'est-à-dire du temps du pape Libère, ne fait jamais lire le mot sanctus devant les noms, soit des souverains pontifes, soit des martyrs dont il consigne la déposition. Mais ce qualificatif se rencontre presque toujours dans celui de Carthage qu^on fait générale-
ment remonter au cinquième siècle, et qui a été imprimé pour la première fois par Mabil- Ion dans le tome troisième de ses Ànoitt^- Gependant comme il y est quelquefois omis, on en peut conclure que l'usage d'en faire précéder les noms des Saints ne faisait que s'introduire, et que peut-être ce calendrier n'était qu'une copie d'un calendrier plus ancien qui ne portait pas le sanctus, mais à laquelle on avait ajouté quelques noms nouveaux auxquels il était déjà attribué.
Le premier calendrier où cette qualificatioo se rencontre constamment est celui de Pamelius qui date de 4^9 (Ap. Bolland. t. ijamsr» p. 43). A une époque peu éloignée de celle-là, on l'observe aussi devant le nom des apôtres dans les mosaïques; non point encore dans celle de Saint-Jean in fonte de Ravenne qui est de 451 à peu près (Giamp. Vet. mon, t. i. tab. Lxx), mais dans celle de Sainte-Agathe in su-
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rra de Rome, exécutée en 472 (Giamp. ibid, I. tab. Lxxvii), ainsi que dans celles qui suint par ordre chronologique, celle des Saintsime-et-Damien par exemple, de 530, sous lii III (Id. t. II. tab. xvii).
On remarque, il est vrai, la qualification de scTVs et de sanctissdivs sur des marbres néraires incontestablement antiques : sanctis-
UZ p. PAVLAE, etc. — GENTIANETI SANCTISSIlE, — ALEXANDRIAE CONIVGI SANCTAE, — LAV- 3iTIA SANCTA AC VENERABILIS FEMINA. (Mai.
Hect, yatic. v. p. 438). Mais elle n'a pas lutre signification que celle de chère ou trèsère ^ et équivaut à la formule si commune, RissiHAE, AiiANTissiMAE ; elle se lit môme ûs beaucoup d'inscriptions païennes (Boltti. p. 378. 379). Quand, dans les monuments lipaphiques du cinquième siècle, on rencon- B la lettre S isol<:e J)e^ Rossi. De Christian. '. Carthag. p. 13), elle a la signification de ectabilis^ plutôt que celle de sanctus. Nous îvons dire cependant qu'un vers de Prudence eristeph. iv. 35) porte : Sancte Genesi : c'est Genès martyr d'Arles. Cet exemple du quaième siècle ne prouverait rien s'il est unique, encore peut-on y voir une simple formule étique sans analogue dans le langage hiérapiede l'Églibe à cette époque :
Teque praepollens Arclas habebit, Sancle Genesi .
La qualification dominvs, domina, parait Hr précédé celle de sanctv.s. C'est ainsi que, is sa prison, et sur le point de subir le mare (Ruinart. p. 81. iv), Ste Perpétue est apée par son frère : Domina soror^ jam in ma- J dignitate es, a Madame ma sœur, vous là élevée à une grande dignité. » Nous re- 'dons comme très-probable que cette quali- ^tion, assez fréquente sur les marbres, désiî ordinairement le martyre. Nous citerons ir exemple une inscription inédite du musée
Latran (Sect. viii. n. 17) où des parents .ommandentleur enfant à une Sainte appelée «NA BAssiLiA. Nous trouvous daus Boldetti '\mit. p. 492) : domine congisosaneti.... pro- )lement pour conivgi sosaneti, diminutif svsANNA. Bosio {P. 409^ avait lu cette prière
un marbre funéraire du cimetière de Saintipolyte : refrigeri tibi domnvs ipolitvs. rigeri est un idiotisme vulgaire pour refriit. Voici une épitaphe qui prouve jusqu'à idence que, dans* l'antiquité, les termes de ninus et de Sanctus étaient employés dans jens très-différent l'un de Tautre, puisqu'ils t appliqués à la même personne : dominae.
ICITATI. C0MPARI ||SANCTAK. QVAE. DECESSIT
Idetti. p. 252). On pourrait la traduire »i : « A Ste Félicité (C'était probablement martyre), épouse chérie, sancta*. »
L'équivalent de domina se trouve dans cette épitaphe grecque (Id. p. 366) ackahoiaaoc th KTPiA.... L'attribution nous parait surtout indubitable dans un titulus de 426 (De' Rossi. Inscr, I. n. 653) où il est question d'un tombeau acheté devant le monument de la martyre
EMERITA, — LOCVM ANTE DOMNA EMERITA, phraSC
absolument analogue à la formule si fréquente