SAIS
: jour, ta lumière s'éteinl et se rallume ; les Ëbres succèdent aux ténèbres ; les astres tirent et revivent; les saisons recommenit, quand ellesontfîni,*r«mfMr(iu&i/întunfur, ifiiunt. Origëne dit aussi (/n Epîst. D. Paul. Bom. V, 6j que la saison de l'hiver signifie nort, cnnune le printemps est l'image de la nouvelle.
i.— Les emblèmes des quatre saisons sont irÉsentËs en bas-reliefs sur les petits câtês sarcophage de Junius Bassus, et Bottari est premier qui les j ait signalés (ScuJt. e pill. I. in cajfMj délia prefaz.) Une autre urne sé- Icrale publiée par Buonarruoti (Cefri. p. 1) offre un second exemple. Mais le même suparaltavec beaucoup plus d'élégance dans e peintura de voûte du cimetière de Pontien Diio. Rom. sofJ. p. 1 39. — cf. Bottari .tav.XLVin) , nt ils occupent quatre compartiments, grout uitour du Bon-Pasteur, qui est peint au ntre.
1° Le printemps est un enfant au milieu un jardin régulièrement tracé, il a un genou terre et tient d'une main une tige de lis auouie, de l'autre un lièvre, et semble olfrir Dieu ces deux objets. Un lièvre est aussi Ti-
figures de femmes, et les Romains sous l'emblème déjeunes gens ,Montfaucon. Suppl. t. v.
chap. 10, n. 2); mais elles sont représejdeuï figures seulement, une d'homme, l'autre de femme, dans le tombeau des Nasons (Tav, XXII e segg,). Quelques médaillons du cabinet du grand-duc de Toscane (Buonarruoti. Medagl. a. c. cxxi!i\ à l'effigie de Commode, par exemple celui oti cet empereur jeune est accompagné de Verus, montrent les quatre saisons sous l'apparence de quatre Génies, d'autres sous la figure de quatre femmes.
3° L'automne est un vendangeur, qui appuie une échelle contre un arbre autour duquel t,Timpe un cep de vigne. L'arbre est, selon toute apparence, un orme, que dans l'antiquité
ré dans la même position sur un bas-relicl palais Carpegna, et Bottari qui a publié le Hument {Àdmir. Rom. mit. p. 79) appelle cet mal un chevreau ou un lièvre, capreolum.
sarcophage des environs de Rome qu'a iDé Monlfaucon (Aiitiii.eTplic. t. v. Suppi. SI) fait voir également un chevreau comme blême du printemps. Nous devons dire néanins que d'autres monuments {Musxum Bom.
t. II. n. 41. —cf. Boit. I. p. 212) atribuent le Te au mois d'octobre, qui est celui où l'on sse le lièvre, bien que les poètes assignent te chasse i. la saison d'hiver (VirgU. Geori/.
I. vers. 308. — Horat. lib. i. sat. [i. vers. I. Epod. ad. II. vers. 35), ce qui fait que pumius appelle les lièvres niveos lepores log. VII. vers. 58).
l« L'été est figuré par un homme qui moisae. Les Grecs exprimaient les quatre sais, nommées dans leur langue (iipai, sous des
on donnait ordinairement pour appui à la vigne -Virgil. G^orj. lib. i. vers. 2. — Plin. lih. xvi. cap. 7. — Columel. lib. v. cap. 6). Dans un marbre antique que nous fait connaîtra encore notre Montfaucon (Suppl. t. i. pi. 62;, représentant une scène de vendange, on voit une multitude de Génies avec des échelles qu'ils appuientii des arbres, d'od pendent des grappes de raisin. Deux gemmes antiques du recueil de Maffei (NN. 58 et 59) attribuent à l'automne d'autres symboles dont ce savant donne l'explication in extenso.
k? L'hiver est figuré par un jeune homme devant un grand feu, portant de la main droite un objet difficile à déterminer, et de la gauche un llambeau allumé, qui dénote la longueur des nuits en cette saison, et le besoin qu'on a de la
lumière pour bannir les ténèbres. Dans u lendrier que cite Botlari, le mois de décembre
a aussi en main une grande torche. Mais ce qui est bien plus difficile à expliquer, mfime aprèi les longues dissertations de Maffei (Gemm. anl part. IV. nn. 58 et S9) c'est une sculpture du cimetière de Saint-Agnès (Boldetli. loc. laud.) Sgurant l'hiver portant de la main droite un< verge chargée de feuilles, et de la gaucbe un oiseau,
II. — Le second monument chrétien que nous avons à citer quant à l'objet de cet article, c'est une magnifique fresque du cimetière de Saiot- Caliiste (Bosio, pag. 223. — cf. Bottari. tav. LV). Ici, les figures sont un peu différentes, et rangées deux à deux, et sur une seule ligne ■ des deux eûtes du Bon-Pasteur, L'hiver est un agriculteur en tunique ceinte, coiffé du pileus, la h6che sur l'épaule, et placé entre un grand feu et un arbre dépouillé; l'automne, un jeune homme presque nu, tenant d'une main une grappe de raisin, de l'autre une corne d'abondance ; l'été un jeune homme moissonnant, et plus vêtu que l'hiver lui-même, anomalie difficile à interpréter, à moins qu'on adopte le sentiment de quelques antiquaires qui pensent que les vêtements que porte ici l'été sont des- 'tinés à le défendre contre les rayons brûlants du soleil; le printemps enfin, un jeune homme muni seulement d'une écharpe flottante et cueillant des roses.
IIL — Mais rien n'égale en richesse, sous ce rapport, la peinture de voûte d'une crypte historique du cimetière de Prétextât récemment découverte (V. De' Rossi. Auiief/. 1863. p, 8), Cette voûte est divisée horiïontalement en quatre zones : la plus élevée est décorée de lauriers , la seconde de pampres chargés de fruits, la troisième, d'épis de blé, la quatrième de roses. Toutes, sauf la première qui contient l'emblème de l'hiver, présentent, en outre des oiseaux au vol et de petits oiseaux dans des nids. Quatre scènes d'agriculture répondant encore aux quatre saisons, sont peintes sur les quatre grands arcs qui soutiennent la voûte. Ces I