‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 224 sur 266 · B — SAMA · texte numérisé non relu

B — SAMA

fresques sont d'une grande élégance, «tonei.

time qu'elles remontent au temps des premiers

Antonins.

On a pu remarquer que tous ces types smt à peu de chose près ceux qu'employaient k païens pour représenter lès saisons. C'est pt, le peintre, comme le poète, est obligé d'admettre, pour exprimer un ordre d'idées donné, b images reçues , et d'adopter, sous peine di n'être pas compris , le langage des signes tel qu'il se trouve établi.

IV. — Mais une circonstance toute spédilt nous parait déterminer nettement le sens chrétien de nos monuments, et donner à des emblimes indifférents en eux-mêmes un caractèn qui empêche de les confondre avec ceux du anciens. Cest que la figure du Bon-Pasteurit manque presque jamais d'accompagner les sjiDboies des saisons. Nous sommes convaisctB que l'association de ces symboles exprime 1^naltérable sollicitude que déploie le pasteur de nos Imes \ paître et à garder ses brebis ra des lieux différents et de différentes maDiÈr», suivant les diverses saisons de l'année. Le Eot- Pasteur n'est-il pas en effet, la plus vive imap de la Providence divine ?

Nous savons, au surplus, que lasuccessiog 'égutiëre des saisons, ainsi que les bienfaiu spéciaux que tour à tour elles apportent à I) terre était un des motifs les plus habituels pu lesquels les premiers chrétiens s'excitaieDtila

nnaissance et à l'amour envers U Proiidence. Ces sentiments nous sont parliculière ihent révélés par un beau passage de l'apologit de Minucius Félix (Octou. sdit. Outel. Lugii. Batav. 1672. pag. 130)-

Que dirai-je de cette vicissitude perpè' tuelle des saisons si nécessaire pour toute les productions de la terre ? Le printemps iï« fleurs, l'été avec ses moissons, l'autamiie c ses fruits, l'hiver avec ses ohves, oe aam annoncent-ils pas un père et un auteur? lu pareil ordre serait d'abord dérangé, s'U a'anit pas été établi par une sagesse suprflrae. kw quelle prévoyance tout a été disposé ! La donc* température du printemps succède aux frisiu de l'hiver, et les fraîcheurs de l'automne un chaleurs de l'été; de iiianiére que nous pas-

insensiblement d'une saison à l'autre, et

lous sommes préservés du danger qui résulterait pour nos corps du passage subit d'un froid rigoureux à une chaleur excessive. •

8AHARITAINE. — Les monuments d»

catacombes reproduisent assez rarement eet intéressant sujet. Nous n'en connaissons que quatre exemples , deux bas-reliefs de sarcophages et deux fresques. Une observation générale que nous devons faire tout d'abord, c'est que, dans ces diverses représentations, Notre-

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^eur est toujours debout, bien que S. Ji 5ul évangéliste qui raconte celte histoire .n. lY. 53, dise que le Sauveur s'était a r se reposer de la fatigue du voyage.

a composition des deux sculptures est à s identique. Dans l'une et l'autre, il y £ s, semblable à un vase rétréci vers Lce, et sur deux supports verticaux lie, en forme de quenouille, forme , selon X apparence, usitée dans l'antiquité ; car se retrouve, ainsi que les autres détails du tt, sur un sarcophage de Vérone (MafTei. Ma illustr. part. m. p. 5k). Notre-Seigneur que de la main le puits ou le sceau susdu, et semble dire comme dans l'Évangile : mttibi'fiere (Joaa. iv. 7). L'un des deux res(BoIlari. tav. xxni) montre la Samaritaine K de la tunique et du pallivm : c'était le 'jnent des hommes, selon TertuUien {Di ïd. c. i), et celui des femmes de basse conon, au témoignage de S. JérOme (Epist. v: Bemeiriad.). EUealatâte nue, serrée seu-

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int par une bandelette, ce qui dénote la danité (TertuU. De virgin. vetand. vu).

( le second sarcophage (Bott. cxxxvii), sa est couverte d'une espèce de coiffe. Ici, il ntéressant d'observer que , aux pieds du •eur, l'artiste a figuré quelques volumes ensemble, sans doute pour indiquer la cé- ' doctrine qu'il annonçait à cette femme l'aUégorie de l'eau.

le fresque du cimetière de Calliste (Id. I fait voir la Samaritaine seule, elle porte tunique courte à. larges manches et ornée e devant de deux bandes de pourpre. Le i n'a pas de poulie. Enfin le dernier monut que nous ayons ï mentionner, une peiu' publiée pour la première fois par M. Per- Vol. I. pi. Lxxxi) offre une différence asse* ble. La Samaritaine dont la figure est rejuable de noblesse et de dignité, vêtue

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