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d'une tunique longue et flottante, n'est pas vue, comme précédemment, au moment oii elle puise l'eau : elle la présente au Sauveur dans une tasse, etNotre-Seigneur, élevant la tête et la main d'un air inspiré, parait adresseràcette femme ces belles paroles : Si scires donum Det, • Si tu savais le don de Dieu I > (Joaa. iv. 10.)
SAHSON. — Samson, emportant sur son
dos les portes de Gaza, est regardé par les Pères de l'Église comme la figure de Jésus-Christ rompant les portes de l'enfer, c'çst-à-dire du lieu inférieur où les âmes justes attendaient sa venue, et leur ouvrant les portes du ciel. (V. Aringhi. 1. v. c. 12.) Ce sujet est rarement représenté dans les monuments primitifs, ce qu'on prend pour Samson n'est ordinairement que le paralytique emportant son grabat. Je ne crois pas qu'on en puisse citer d'autre exemple d'une antiquité non contestée que celui qu'offre au milieu de plusieurs autres symboles chrétiens un médaillon de brome publié par Ciampini {De duobu$ emblemat. p. k) et par Buonarruoti {Vetri. tav. i. n. 1). On pourrait peut-être y ajouter une fresque du cimetière de Saint-Hermès (Bottari. pi. clxxivh. 2). L'objet porté par le personnage qui y figure diffère assez du type connu du lit du paralytique pour qu'on ait lieu d'y reconnaître une porte de ville.
SANDALES DES ÉVÈQUES. — V. l'art.
Évéques. a. IV. 2.
SANG DES MARTYRS. - I. — Rien n'est plus connu que la vénération des pre- . miers chrétiens pour le sang des martyrs. A leurs yeux, ce sang était la plus pure gloire de l'Église, il marquait du sceau de la sainteté la terre où il coulait: c Tu es sainte, 6 Home, du sang précieux des Saints; >
Sancta es, Sanctomm prelioso sanguine Roma :
ainsi chantait un vieux poète cité par Moreri (Au mot Botm). Telle était aussi la gloire que S. Cyprien revendiquait pour sa chère Carthage {Epist. x. edit. Oxon. p. 183) : « Ohl heureuse notre Église.... qu'illustre le glorieux sang des martyrs I Par les œuvres des frères, elle était blanche; maintenant par le sang des martyrs elle a acquis la splendeur de la pourpre! »
Nos pères dans la foi croyaient aussi, d'après l'enseignement des Pères, que loin d'épuiser les veines de l'Église, le sang répandu pour la foi » était une semence (TertuU. Apolog. i), i semence d'une admirahle fécondité pour l'Egiise dont elle multipliait les enfants h. l'infini, et qu'elle enrichissait des dons célestes. ■ De