SCEN
lage achevé, et dont la tablette entourée de luphins contient le nom Eirponoc. Fabretti fait Eutrope un martyre, parce que derrière lui i un personnage debout portant à la main 3 vase tout semblable par la forme à nos verjs à boire, et que le savant antiquaire croit îprésenter le vase de sang. Nous avouons que
preuve nous parait légère. Le vase de sang ait la grande et bien légitime préoccupation 1 moment et celle de Fabretti en particulier. i seule chose qui soit bien constatée, c'est i*Eutrope était chrétien. La colombe portant à m bec la branche d'olivier eu est une preuve, issi bien que la formule si prononcée de Pétaphe : Sanctus Dei cuUor Èutropus in pace. loc eEOCEBEC. Errponoc. en iphmh.
Nous avons, sous la date certaine du cinlième siècle, le nom d'un daniel, sculpteur I palais de Théodoric. Cassiodore rapporte 'amr. 1. m. ep. 19) un rescrit du roi goth ir lequel, après avoir loué l'habileté de ce miel dans Part de sculpter et d'orner le mare, il lui confère le privilège de vendre de s urnes funéraires aux habitants de Ravenne. igati (M&n. diS. Celso. p. 167) fait observer 16 c'est à peu près à cette époque que la dédence se fait décidément remarquer dans ce nre de monuments. Depuis lors en effet, les nbeaux diffèrent totalement de ceux de la nne époque, soit par l'imperfection du trail, soit par les sujets qui y sont représentés.
lecteur peut s'en convaincre en jetant un ip d'œil sur lesplanchesiii,iv,v du deuxième lume de l'ouvrage de Ciampini {Vet. monim, 6) représentant des sarcophages du sixième cle.
SCEAUX. — V. les art. Anneaux et Anlu épiscopal,
SCENES DE l'ancien et du nouveau testa- «T. — Tous ceux qui ont acquis une connaisce, si superficielle qu'elle soit, des peines et des sculptures que nous a léguées itiquité chrétienne, ont pu remarquer que artistes entremêlaient sans cesse les bises du nouveau testament avec celles de cien. Cette pratique s'est maintenue longps encore après l'époque où des raisons de dence empêchaient les premiers chrétiens iroduire aux yeux les diverses scènes de la non de Jésus-Christ. (V. l'art. Passion de re^eigneur,} On lit en effet dans Augustin lop (Mabillon. Ann, t. i. ad an. 685. § 47), itant allé à Rome, il revint enrichi d'une e d'objets précieux, entre autres d'une ode quantité de volumes sacrés et de sainimages, qui présentaient avec un art admie comme la concordance figurée des deux aments. Par exemple, l'ime de ces images
représentait d'un côté Isaac portant le bois de son sacrifice, et de l'autre Jésus-Christ portant sa croix ; d'autres faisaient voir le serpent d'airain élevé dans le désert par Moïse, et Notre-Seigneur élevé sur l'arbre de la croix. (V. Part. Serpent.)
Ces rapprochements étaient plus fréquents encore dans les temps primitifs, et les sarcophages en particulier présentent à peu près invariablement un fait de l'ancien testament faisant pendant au fait du nouveau dont il est la figure: ainsi, par exemple, d'un côté le sacrifice d'Abraham, de l'autre Jésus devant Pilate (Bottari. tav. xxxm). Moïse frappant le rocher et Jésus-Christ ressuscitant Lazare : les les deux faits occupent ordinairement les deux extrémités d'une urne sépulcrale (Bott. tav. xxxii). Rien ne serait plus facile que de continuer ce parallèle. Et les témoignages écrits des auteurs contemporains font bien voir que ces dispositions n'étaient point fortuites ; eues étaient le résultat d'un système très-arrêté. S. Paulin joignit le précepte à la pratique ; il nous révèle dans les vers suivants Pesprit qui avait dirigé les décorations de sa basilique de Nola (Poem. xxviii. vers. 170) :
Miremur.... sacras veterum monumenta figuras : Et tribus in spatiis duo testamenta legamus ; Hanc quoque cémentes ratioDem lumine recto Quod nova in antiquis tectis, antiqua novis lex Pingitur : est enim pariter decus utile nobis, In veteri novitas, atque in novitate vetustas. Ut simul'et nova vita sit, et pnidentia cana. Ut gravitate senes, et simplicitate pusilli, Tempericm mentis gemina ex setate trahamus, Jungentes nostris diversum moribus svum.
« Contemplons les figures sacrées, monumeols des anciens : — Et dans trois compartiments, nous lirons les deui testaments; — Si nous considérons ce tableau d*un œil inteUij^ent, — Nous comprendrons que la nouvelle loi est figurée par l'ancienne ; comme l'ancienne est peinte dans la nouvelle : — Et ces décorations sont pour nous pleines d'enseignements oitiles , — La nouveauté dans ce qui est ancien, et l'ancienneté dans la nouveauté. —Ainsi, que notre vie soit nouvelle, et en même temps vieille par la prudence. — Soyons vieux par la gravité, et jeunes par la simplicité, — Tempérant notre âme par la réunion des deui âges, — Alliant en nous les mœurs de chacun d'eux. »
Nous avons, dans un poôme de Prudence intitulé Diptychon, un curieux monument de cet usage de la primitive Église. L'auteur passe en revue les faits de l'ancien et du nouveau testament dans un certain nombre de quatrains, et à peu près dans le môme ordre où ils étaient représentés dans les églises. Et quelques savants, se fondant sur certains manuscrits (V. Arevalo. In Piudent. Diptpch. p. 668), au lieu de Diphjchon^ appellent ce
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poème Dittochmum, c'est-à-dire duplex cibus^ du grec ô{rro;, duplfx^ et 6y/i^ cibus^ « nourriture ; » et Arevalo (688) cite à Tappui de cette opinion ces vers de S. Paulin:
Oui videt haec vacuis agnoscens vera figuris, Non vacua iidam sibi pascet imagine mentem,
« Celui qui sait discerner la vérité sous des figures vaines (en apparence) , — Saura trouver dans cette image un solide aliment pour sa foi. »
Le P. Gsimiccï yHagioghipta. p. 54. note) n'admet pas l'étymologie ci-dessus : il lit Dittacheum^ in duobus locis, parce que ces peintures occupaient les deux côtés, la droite et la gauche du portique des basiliques. Cette séparation des histoires des deux testaments se remarquait en effet dans les mosaïques, exemple celle de Sainte-Marie Majeure, où les peintures du nouveau occupaient le grand arc (Ciamp. Vet, mon. i. p. 206), et celles de Tancien les deux côtés du portique (Ib. p. 211).
Dans leur sollicitude pour l'instruction de leurs ouailles, les pasteurs de ces temps primitifs avaient l'intention de leur rappeler, par ce mélange, que les deux testaments avaient le même Dieu pour auteur; et cela, a6n de les prémunir contre certaines hérésies des premiers siècles qui supposaient l'existence de deux ou de plusieurs principes, et qui, bien que fort divergentes dans leurs erreurs insensées, s'accordaient néanmoins pour affirmer que l'Ancien Testament était l'œuvre du mauvais principe.
8CÉVOPHYLAX. — C'était un des nombreux fonctionnaires attachés au service des basiliques dont les auteurs anciens nous ont conservé la curieuse nomenclature. Son emploi consistait à garder les vases sacrés, les ustensiles et autres clioses précieuses qui se conservaient dans les scrinia des églises, et il était le plus souvent confié à un prêtre, comme on le voit dans Théodore le Lecteur (L. ii), qui affirme que Macédonius était prêtre et scévophylax de l'Église de Constantinople. Sozomène (v. 8) nous apprend que le célèbre Théodore, prêtre d'Antiochc, était gardien des vases sacrés, et môme qu'il fut mis à mort sous Julien, parce qu'il avait refusé de livrer le trésor confié à sa garde. Le scévophylax parait avoir souvent cumulé avec ses fonctions celles de chartophylax, qui était le gardien des archives. (V. Suicer. ad h. v.)
SCRIXIA. — C'étaient des espèces de coffres destinés, chez les anciens, à renfermer diverses sortes d'écrits : Scrinia libellorum, scrinia memoriâB, scrinia dispositionum, scrinia epistolarum.Ky. Gothofrid. Cod, Theod. t. n.
p. U5). Les anciens les portaient toujours avec eux, d'abord par nécessité, et plus tard, comme marque d'honneur, de dignité.
Les premiers chrétiens enfermaient les livres saints dans des cistes de cette sorte, rondes ou carrées ; Prudence les appelle scrinia sacra {Perisieph. hymn. xiii. 7), quand il dit que les Œuvres de S. Cyprien dureront • Unt qu'il existera un seul livre, tant qu'il y aura des scrinia des saintes lettres, »
Dum iiber ullus erit, dum scrinia sacra litterarura.
On en voit souvent figurés dans les monuments primitifs. Ainsi une orante du cimetière de la voie latine a un scrinium de chaque côté d'elle (Bottari. tav. xciii), et celui qui est à la droite est muni d'une attache propre à la suspendre au cou. Il en est de même de celui qui, sur uu
sarcophage du cimetière de Sainte-Agnès (Bottari. cxxxi) est déposé aux pieds de Notre-Seigneur. (V. à l'art. Jésus-Christ, le dessin n 3. Celui (jue nous reproduisons figure au-dessous du siège de l'enfant Jésus enseignant dans le temple : c'est une fresque du cimetière de Calliste (Bottari. Uv. Liv). Notre-Seigneur a un
scrinium devant lui, surtout quand il est représenté disputant avec les docteurs. Quelques mosaïques font voir aussi les évangélistes avec des scrinia pleins de volumes à leurs pieds. Ainsi en est-il pour S. Luc et S. Marc dans celle de Saint-Vital de Ravenne (Ciampini. Vet. monim. t. ii. tab. xx. 2. xxi. 1).
Sur un fragment de sarcophage du Vatican représentant la guérison du paralytique, se voit, à côté de Notre-Seigneur, un personnage (V. la figure de l'art. Paralytique) devant lequel ' est déposé un scrinium de forme carrée, et muni sur le devant d'une serrure. Ce person-