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montrée comme telle, il n'hésiterait pas à aoatbëmatiser cet Ëvâque même mort. U estavéré que Ceciliaaus fut déclaré ionoceut au concile d'Arles et qu'il fut mâma appelé à ; siéger, et en souscrivit las actes. ( V. Tillemont. vi. p. 708.)
Mais ceux qui attribuaient de telles choses à Cecilianus étaient eux-mêmes traditeurs, est ils en étaient venusà ce degré d'impudence, • que de s'absoudre les uns les autres, pour accuser les innocents, ainsi que S. Optât de Milè¥e{L. I. p. 39) et S. Augustin (Contr. Crescon' 1. m. c. 27) le démontrent par les actes du concile de Cirtba, où s'était passée cette triste scène qui se levait devant eux comme un témoin écrasant.
Les actes du concile de Cirtha furent conservés avec soin, et S. Augustin et S. Optât en donnent le passage capital, le seul qui soit arrivé jusqu'à nous (Augustin. In Crète, i. 3. 37. — Optât. 1. 1. p. 39). U s'y trouva onze ou douze évêques, tous de la province de Numidie, qui avait pour capitale cette ville de Cirlha nommée ensuite Constantîne par l'empereur Cooiitantin. Après s'être absous de leur apostasie, ils terminèrent le concile par l'acte qui l'avait fait convoquer, à savoir, l'élection d'un ëvéque de Cinha. Leur cboix tomba sur un tra- .diteur, le sous-diacre Sylvain qui avait livré les vases sacrés le 19 mai 303. Secundus évéque de Tigisite, qui avait présidé cette assemblée, tâcha de pallier sa lâcheté, en alléguant qu'il avait craint que la sévérité ne déterminât un schisme. S. Augustin ne semble pas condamner sa conduite {Epist. CLXii). Mais ces évêques traditeurs furent les premiers auteurs du schisme des donatistes. (V. Tillemont. vi. p. 10.)
TRANSENNA. — C'était une espèce de grillage en marbre usité dans les chapelles des catacombes pour protéger lus reliques des martyrs contre ia profanation et même contre l'indiscret, quoique pieux, empressement des fidèles. Boldetti (V. Cimit. p. 3b) avait rencontré une de ces transeimes, presque entière dans le cimetière de Calliste et il en donne le dessin : on voit dans le satcophage découvert •e corps du martyr, et la rupture du grillage à sa partie intérieure autorise à penser qu'il avait été une barrière insuffisante pour garantir cette relique. Mais rien n'égale en intérêt celle quepublie M. De' Hossi (/nscr. Chiiit. Urbis KomM.t. i. Proleg. p. cxv] et qui porte une magnifique inscription de la fin du troisième siècle.
Beaucoup d'autres cancels du même genre ont été trouvés, mais plus ou moins brisés, dans ce cimetière, ainsi que dans ceux de Priscille et de Sain te -Hélène, M. Perrel (iv, pi. vu)
en donne un curieux fragment dont vûci" U reproduction : L'usage en fut conscrit pour
la confession des basiliques supérieures (Vj l'art. Ctmfession) ; les auteurs en font Muvcnl mention. Nous lisons dans le livre pontifical lu sujet de Sixte III : Omavit rrotumnoni, it allare, tt conftssionem S. moTtyris Loumlii, ( Il orna la transenne, et l'autel, et la conftssLon du saint martyr Laurent. * Et S. Paulin, décrivant la basilique de Saint-Félix à NoU, dit {Ep. ad Sct:«r.) .- Uetiisimv vero coMftiii tota hxc basitica memorali confetsurit apritir (rïnii arcutiM paribus, ptrlwxnte (ranuMn, > D'un aspect très-gai, toutecettebasiliquadudit confesseur s'ouvre par trois arcs égaui. devant lesquels brille une transenne. >
Nous trouvons des mentions analogues duu S. Grégoire de Tours (L. i De gior. cmf. 37), dans bède {llist. Ângt. c. m), dans Evodiui (De mirac. S. Siepk. c. xii). Les fidèles ivaiesl coutume d'introduire par les ouvertures d* ces grillages des voiles et des linges quelconques pour les mettre en contact avec le i>Mbeau; après quelques jours de veilles, ilt prières et de jeûnes, on retirait ces objeK avec la pieuse confiance qu'ils s'étaient imprégnés d'une vertu surnaturelle, à laquelle on ai ait recours pour obtenir des guérisons et autres effets miraculeux. Le même Grfr goire de Tours {De ytor. MM. i. c. S8) parle très au long des voiles et des clefs d'or que l'on suspendait ainsi dans la confessioD de S. Pierre. Les OEuvres de S. Grégoire le Grand fournissent aussi de nombreux détails surets objets, ainsi que sur leurs efiets miraculeui (Pauldiac. /n Vit. S. Greg. u. 42). Lesiï»sennes des catacombes turent probahlement l'origine des cancels protégeant le sanctuaire dans les basiliques primitives. (V. l'art. Connl.)
TKANSFIGUnATIoni (p£te).— Cette ffite se trouve mentionnée dans les plut lueitu ménologes des Grecs, ei.tr« autrei dus celu qu'a édité CanisiusfJnJiç. Itct, 1. iti.— cf. fà-
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61), aussi bien qu« dans les plus anrtyrflloges manuscrits des Latins. (V, . Not. ad tnartyrol. ad diem aug. vi;. lussi àce sujet une constitution d'Em- ;omnène (Cod, tit. De feriis. append.)- ;II1, qui siégeait au milieu du quincle, Établit pour cette fête un office auquel il attacha les mêmes induite celles de la solennité du corps de st ce qui a fait que quelques histoire autres Platina, ont attribué à ititution de la fête elle-même. C^est jr contre laquelle protestent tous les its les plus anciens de l'histoire ecclê-
En 850, sous l'empereur Lothaire, rt en fait mention dans son martyrovers (Trithem. De vir. illuslr. ord.
■.et. Il, 36-— cf. Baron, ibid.) :
lit des ides (D'août), destinée à la mort il, — La sainte cbair du Gbrisi présenta t une figure élbérée. p :me siècle, S. Jean de Damas pro- • cette fête un discours commençant .ots : «Allons, pieuse assemblée, oé- 3 jour avec des cœurs joyeux. » Nous aussi un de S. Léon, c'est le quatretoiziéme de ceui de ce pape, ce qui mr le milieu du cinquième siècle, au int à l'Église de Itome. Baronius cite s sermons de S. Éphrem, de S. Basile ■Àe, de S. André de Crète, dont les s grecs se trouvent dans la bibliobrza. Ces derniers témoignages, sur desquels néanmoins il existe quelles, feraient remonter la fâte de la -atiuu au quatrième siècle.
U3 possédons, pour cette époque, une lécisive, c'est le second concile du ns les actes duquel, entre autrui
écrits de Léonce de Chypre, est signalé un discours sur la transfiguration du Seigneur, De tratujigitTatione Donitni.
TnANSFIGURATION DE NOTIiB-SEl- GNEim. — Ce sujet auquel Raphaèl a dû l'inspiration d'un chef-d'œuvre sans égal, est très-rarement représenté dans les monuments de l'antiquité chrétienne, du moins en Occident. L'église de Sainte-Catherine , au mont Sinal, est décorée d'une série de tableaui en mosaïque, oit Moïse est vu dans les principaui événements de sa vie et en dernier lieu dans le mystère de la Transfiguration. (V. L. de La Borde, Voyage (tins VArcUiie l'étrée, atlas.). Ces mosaïques sont du quatrième siècle. D'Agincourt {Sculpt. 1. xti. n. 2ii. 25) a publié une sculpture qu'il croit fitre de la même époque, et où cetintéressantsujet est aussi retracé. Mol chior Fossati affirme lavoir trouvé sur une lampe recueillie par lui à Corneto dans ud hypogée étrusque qui avait été occupé par les chré- .. (V. Hochette. Mim. de l'acad. desimar. II. p. 762.) Ce que nous avons de plus m, après ces monuments, ce sont deux mosaïques, l'une de Saint- Apollinaire de Ravenne datant du sixième siècle , l'autre des Sainis-iNérée-et-Achillée de Rome et du huitième siècle seulement. La première présente la transfiguration sous des formes allégoriques des plus ingénieuses. Noire-Seigneur n'y est pas figuré en personne; à sa place est une croix dans un ciel étoile, des deux cûlés de laquelle se tiennent Moïse et Elle, vus à micorps dans un nuage. Les trois apâtres que le Sauveur avait choisis pour être les témoins de sa gloire, Pierre, Jacques et Jean, sont représentés par trois brebis, et d'autres brebis figurant les autres apâtres sont placées au'bas de la montagne (Ciampini. Vtt. mon. ii. lab. KXiv. — V, Vitt. Agneau dans ce Dictionnaire). .Voici la reproduction fidèle du monument :
icoude (Id. ibid. xxxtiii), Notre-Sei- j étend la main droite et bénit, il est vêtu d'une personne, placé au sommet de l'arc, I tunique rouge et d'un manteau blanc. Moïse