‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 241 sur 266 · TRIA · texte numérisé non relu

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et Élie sont à ses côtés. Un peu plus bas, deux apôtres, que Ton croit être Jacques et Jean, relèvent un pan de leur manteau blanc à la hauteur de leurs yeux éblouis par l'éclat du visage du divin Maître : liesplenduit fades ejus sicut sol (Matth. xvii. 2). Le même sujet se trouve sur un sarcophage d'Ostie (Millin.).*

thanslatioîv de reliques. —

Nous trouvons dès le commencement du deuxième siècle des translations de reliques. Le premier exemple, croyons-nous, est celui de S. Ignace martyr, dont les restes furent transportés de Rome, lieu de son martyre, U Antioche, son Église (Ruinart. p. 13. Act. n. v), d'abord dans un cimetière, et plus tard dans une des basiliques de la ville, par les soins de Théodose le jeune (Evagr. Hist. eccles, i. 16). S. Ghiysostome {Homil. in Ignat. M,) donne le détail de la solennité que les fidèles mirent à cette première translation, et des grâces qu'ils en retirèrent. S. Pontien était mort en Sardaigne, et son corps fut transféré à Rome, dans un cimetière qui porta depuis son nom; il en fut de même de celui de S. Corneille que l'on croit avoir souffert à Gentumcelles (Cività-Vecchia). (V. Tillemont. Hist. eccles, m. p. 470.)

Après la pacification de TÉglise , ces cérémonies devinrent plus nombreuses et plus solennelles. La plus célèbre de toutes , est la translation faite par l'empereur Constance des reliques de S. André, de S. Luc et de S. Timothée à Constantinople (Hieron. adv. Vigilant. 0pp. t. IV. col. 282). On doit citer ensuite celle de S. Babylas de Daphné à Antioche, et dont la pompe extraordinaire irrita si fort Julien l'Apostat (Sozomen. Hist, eccl, v. 19. 20). Rien n'est plus connu, en ce genre, que l'invention, la translation des reliques deaSS. Etienne, premier martyr, Gamaliel, i\icodènie et Abibon, sous Théodose et Honorius, cérémonie, qui, effectuée au milieu d'un concours immense, fut signalée par de nombreux prodiges (Augustin. Suppl. t. vu). S. Ambroise, si zélé pour la gloire des martyrs, fit la translation des corps des SS. Gervais, Protais et Nazaire (S. Gaudent. Tract, in dedic. Basilic, in Bibliolh, PP. t. V. p. 969). On sait aussi ce que fit S. Paulin pour honorer le tombeau de S. Félix et les diverses reliques qu'il transporta dans les basiliques élevées près de ce glorieux sépulcre {Poem, xviii).

Parmi les Saints qui n'appartiennent pas à la classe des martyrs, on doit rapporter, en première ligne, la translation des restes de S. Ghrysostome de Comane, lieu de son exil, à Constantinople (Theodoret. Hist. eccl, v. 31), et de là à Rome; et, dans notre Gaule, celle de S. Martin, faite par le pieux évêque Per-

petuus , et qui fut accompagnée de tant de circonstances intéressantes et curieuses J. Dom Gervaise. Vie de S. Martin, 1. iv;. Dans l'ouvrage de J. Bosio sur la passion de Ste Cécile, nous lisons des lettres du pape S. Pascal !«' sur l'invention du corps de cette Sainte, où il est dit que ce saint pontife les porta de ses propres mains. (V. pour plus amples détails sur les translations, Trombelli. De cultu sanctorum. Dissert. vu. c. seqq.)

Les Pères , et en particulier S. Jérôme (Epist, xvii), Evodius (L. ii. c. 2), et, plus que tous les autres, S. Grégoire de Tours [^Bht. Franc, ix. 40) décrivent avec les plus minutieux détails, la pompe qui présidait à ces cérémonies qu'un peuple immense suivait en procession, avec des flambeaux, en chantant des psaumes et brûlant des parfums, etc.

Mais c'est surtout au septième siècle que ces translations devinrent plus fréquentes; elles se faisaient quelquefois en masse. Cela se vit surtout à Tépoque de la consécration du Panthéon d' Agrippa à la Ste Vierge et à tous les saints martyrs et confesseurs par le pape Boniface IV. D'après les mémoires du temp» dont Baronius nous a laissé le résumé dans ses notes au martyrologe romain {Ad diem tmrta XIII j, trente-deux chariots furent employés à transporter dans ce temple les ossements des martyrs tirés des différentes catacombes, et qui y furent déposés avec une grande solennité et conservés avec une grande décence, decerUimme coUocata.

11 n'entre pas dans notre plan de parler des cérémonies du même genre que \irent le huitième et le neuvième siècle et en particulier de la quantité prodigieuse de corps qui furent, par les soins de Pascal I»"^, transférés dans l'église de Sainte-Praxède. Nous nous contenterons de faire observer qu'une inscription qui se lit encore aujourd'hui dans cette vénérable église, peut donner une idée de la prudence et des précautions infinies dont l'Église s'entourait dans cette œuvre délicate du discernement des reliques, afin de ne point donner dans l'erreur.

Le lecteur qui serait curieux de connaître lo cérémonial qui accompagnait les translations aux siècles du moyen âge, les fêtes, processions triomphales, etc., pourrait jeter un coup d'œil sur les Vies des papes de cette période par Anastase le Bibliothécaire , entre autres sur celles d'Honorius II, de Martin V, de Paul I*i de Pascal I*»", etc.

TUIAIVGLE. — Ce signe n'est pas trèscommun sur les monuments chrétiens; c'est pourquoi sans doute les auteurs qui se sont occupés des symboles du christianisme primitii l'ont à peu près totalement négligé. M. le che-

De' Itoasi est le premier,à notre connais-

qui lui ait accordé quelque attention, et

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