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Quoi qu'il en soit, voici comment

général est conçu le type primitif. La Mère de

Dieu y est parée d'une jeunesse charmante,

une pureté toute divine respira sur ses traits.

Elle a sur la tête un voile encadrant le visage,

et retombant sur les épaules, selon la coutume ' des femmes juives, comme on le voit dans les

miniatures d'un ancien manuscrit de la Genèse

(Buonarruoti. Medaglioni. p. 114); elle est

vêtue d'une sfofa ou d'une dalmatique, ornée

de deux bandes de pourpre et quelquefois de

callicutx, comme dans la figure ici reproduite ;

elle est ordinairement assise sur un siège de la

forme de ces chaises épiscopales qui se rencontrent si fréquemment dans les calacorobes;

elle soutient sur ses genoux l'enfant divin, qui

reçoit les offrandes des Mages : car nous

croyons que les plus anciennes images connues

de la Vierge sont celles qui la font voir dans ce

mystère. Celle que nous donnons ici d'après

une fresque inédite du cimetière de Domitille,

était placée dans ces conditions ; nous avons

supprimé les Mages qui sont au nombre de

quatre, deux devant le siège deux derrière,

parce que à l'article Adoration des liages se

trouve inséré le croquis d'une peinture également inédite, du cimetière de Saint-Calliste, et

représentant cette intéressante scène d'une

que les hommes compétents n'hésitent pas il« faire remonter jusqu'au deuxième siède ou tout au moins aux premières années du troisième, nous dispensent de décrire plus au long le type traditionnel dont ils sont à coup sûr la plus fidèle et l'une des plus anciennes expressions. La Vierge du cimetière de Domitille qui est reproduite ci-dessus a été prise sous uos yeux, en 1861, d'après ta copie qui existe an musée du Latran; M. De' Rossi l'a donnfe depuis avec plus d'exactitude encore [Imagifiesseiect. Virgin. Deiparx. tab. ii); maispfulélre les dégradations en plus qu'on r^marqu* dans celle-ci se sont-elles opérées depuis l'eiécution de ta copie du Latran.

Nous devons dire qu'une autre Vierge publiée par le même savant [Tab. i) parait surpasser celle-ci en antiquité. Son style est plus correct encore, et peut bien autoriser l'illustre éditeur placer dans la période écoulée entre les iens et les preqiiers Antonîns ; attribution qu'appuient d'ailleurs des rapprochements historiques des plus plausibles.

Toutes tes représentations de l'adoration do Mages disséminées avec tant d'alKindancedani les catacombes, peintes sur les murailles ou sculptées sur les tombeaux, aussi bien que celfigurent dans les sculptures des ivoires antiques, le diptyque de Milan, par exemple (Bugati. Mem. di S. Ceho. in. fin.), sont formule même modèle (V. Bottari. xxxviiiet passim. — Allegranza. Monum. di Milano. lav. aussi ta planche de notre article Sarcophages, n. VI). Seulement, quelques différent remarquer dans certains monuments quant à la coiffure de Marie. Elle y paraît quelquefois sans voile, particulièrement dans tes peintures murales CV. Bottari. lsxsii. cxxri); les cheveux sont relevés au-dessus du front, où divisent en deux boucles opposées; c'est ce que Tertultien appelle coptVh* suaeitali (De cuit, ftmin. vil). M. De' Rossi, qui en publie une nouvelle (Imag. selecl. tav. v), pense que ceci rattache k un système délibéré, qui préva-

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anl une cerUine période, et qui projit avail en vje d'honorer l'intégrité ■ de Marie. On l'aurait ainsi reprélarce que les vierges ne portaient pas , elles ne l'adoptaient qu'à l'époque de ■iage. L'austérité ombrag'euse de Ter- .'oltensa de cettei liberté, qui cepent passée dans les mœurs, et il composa

pour la combattre {De veland. virgin.

2). Co genre de coiffure s'observe

toujours dans les représentations de !. ce mot, dans ce Dictionnaire cvi. CLx), et dans un grand nombre . Les marbres et les médailles prooffrent aussi de nombreux exemples.

L'opinion des protestants qui voulaient eût commencé à peindre la Vierge

le concile d'Ëphèse (Basnage. Hist de !.. 1) n'a plusbesoin de réfutation. Celle ues antiquaires catholiques, tels qu'Éivid (Op. laud. p. 22. note) et Raoul- : (Disc, sur les typ. imit. p. ik) qui, ejetant l'appréciation erronée du prome, font dater de cette époque, c'est- à- 431, les premières images de Marie enfant Jésus sur ses genoux ou dans

n'est pas plus admissible, les moniiotestent contre elle.

se bornait à dire que, depuis la conm de l'hérésie de Nestorius, affirmant va it deux personnes en Jésu.s-Christ, mt à Marie le titre glorieux de Mère l'Église donna la préférence aux images rge mère sur celles qui la représenule, il n'y aurait dans une telle asser- I que de parfaitement exact; l'ensei-

par les images fut de tout temps dans ie de t'Éghse, et plus d'une fois nous l'occasion de signaler, dans ce Diction'

ces réfutations matérielles des héréosées aux yeux du peuple chrétien sur illes des basiliques et même dans les les catacombes et jusque sur les mofunéraires. Nous admettons donc que tout à partir du milieu du cinquième |ue se multiplient les Vierges mères 'est-à-dire sans l'adoration des Mages, rge du cimetifere de Sainte-Agnès (V.

ii.p. 1. v-et mieuxDe'Rossi op. laud.

rendue si célèbre par le P. Marcbi, quelle le savant Jésuite attribuait une

excessive, nous paraît être un des

essais de ce type après le concile ; elle est déjà empreinte d'une cerdeur bjiantine, et Marie y est vue son divin enfant appuyé sur la poiqui, scion l'observalion de Du Cango tv. numism.n. xix), est un des caracl'art des Grecs, et en effet c'est ainsi irait sur la monnaie byzantine depuis

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Jean I"Zimisccs. (V. Van Numismatique, a. V. 2°.)Les Latins la représentent avec Jésus. dans ses bras ou sur ses genoux, et dans une posture plus naturelle.

La réaction contre les erreurs de Nestorius ne se bornait pas même à cette protestation muette ; il est bien rare que, près de la tête des vierges byzantines, son titre de mère de DIEU ne soit pas pas inscrit par les sigles HP-«r. Ce type de la Ste Vierge ayant son enfant contre la poitrine et absolument de face, s'est maintenu longtemps encore; il se retrouve Sans les monuments du neuvième sië'cle, dans la mosaïque de Sainte-Marie m Dotnimcade Rome (Ciampini. Vet. mon. ii. tab. kliv) sur le diptyque de Rambona (Ap. Buonarr. Vetri. in fin.), sur quelques pierres gravées de cette époque (Vettori. Num. xr. explic. p. 61. etc.).

Mais de ce que, depuis la condamnation du nestorianisme, les exigences de l'enseignement dogmatique muilipliérent les représentations de la Ste Vierge avec l'attribut essentiel de sa maternité divine, il ne s'ensuit nullement que les images de cette nature ne fussent pas usitées auparavant; l'Église, après 431, adopta ce type de préférence, elle ne le créa pas. On peut en effet, à l'aide des deui fresques que nous avons citées plus haut et de celle que M. De' Rossi donne dans sa planche i, en retrouver la trace à une époque antérieure de près de trois siècles ; et depuis, les exemples en deviennent de plus en plus fréquents, dans les monuments de toute sorte, et spécialement dans les bas-reUefs de quelques sarcophagesdu iiuatrième siècle, tels que celui de Saint-Paul sur la voie d'Ostie (V. l'art. Sarcophages, û. VI), et celui de Saint- Ambro Isa de Milan (Allegrania. op. et loc. laud.). Il est vrai que toutes ces vierges figurent dans des représentations de l'adoration des Mages, sujet où ta vérité historique exige la présence de l'enfant Jésus, et que, pour ce motif, on pourrait jusqu'à un certain point leur contester toute signification dogmatique. Mais le type de ta Vierge mère.

isolée, ne fait pas défaut dans les siècles qui ont précédé le concile d'Éphèse. Kous en met-

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ton£ ici sous les yeat du lecteur un ux^mple appartenant indubitablement au temps des persécutions, et offrant une ressemblance frappante avec la Vierge du ciraetiÈre de Domitille qui lig'ure au n» III de cet article. Cette image se trouve tracée dans un fond de coupe donl l'origine était encore marquée par des taches de sang, alors que Boldetti le recueillit dans le cimetière de Calliste {Ciirut. p. 302).

V. — L'antiquité eut aussi des vierges tout à fait seules, c'est^-dîre sans l'enfant Jésus, et en oranles. C'est par suite d'une singulière distraction, qu'Émeric David affirme (I*. 22, note} ( avant le concile d'Éphèse, on peignait la Ste Vierge debout, sans l'enfant Jésus, une main sur la poitrine et l'autre élevée vers le ciel, gémissant sur la mort de son fils. * Celte attitude est celle de Marie au pied de la croix, et elle constitue un type contemporain des premiers cruciSi , c'est-k-dire de la fin du sixième siècle. £t encore n'est-il pas exact de dire que la Ste Vierge tienne une de ses mains sur sa poitrine, elle la porte a sa joue en signe de douleur. {V. l'art. Crucifix, n. V.)

Il existe un certain nombre de verres doréaoù Marie parait debout, les maios étendues, entre S. PierreetS. Pâul, ouentre deuiarbresetdeux colombes sur des colonnes, et qui tiennent peutêtre la place des deux apôtres. Nous ne serions pas éloigné de penser avec Macarius (Hogioglypta. p. 3b) que ce fut là la plusancienne manière dereprésenterla vierge Marie. Elles'est trouvée ainsi, el absolument Isolée, dans l'attitude de la prière et vêtue de la dalmatique, sur un tombeau de marbre, d'un style barbare, dans ta crypte de Ste Madeleine à Saint-Maximin , où le P. Arthur Martin Ta dessinée (V. Hagioglgpl. p. 36). L'inscription suivante se Ht audessus de la tâte ; HARrA virgo || uinester de Il TEMPVio OBROSALE. Elle prouvs que la pri-

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