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pie ; et telle est l'origine de la f6te de la Présentation qui se célèbre le 31 novembre.
L'attribution des verres cités plus haut, d iprÈs le P. Garrucci (Veiri. tav. ix. 6. 1. 8. LO. 11), ne saurait non plus être douteuse; car elle s'y trouve diterminée par les légendes:
MARIA, ou «AHA. PPTHVS MARIA PiVLVS. L«
accessoires decesintéressants monuments, personnages, arbres, fleurs, etc., nous inclineraienl i. croire que, dans l'intention de l'artiste, Uirif y est placée au sein des délices du paradis. X l'art. Paradis.) D'autres verres (Garrucci. lui. 2. 8) montrent Ste Agnès à cfltê de la Ste Vierge: AMNEMAHA, AGNES Maria. (V. Vdirt-Agntt[Slt\. Celui-ci la montre entre S. Pierre et S. Paul ; Deux volumes, symboles de la loi divine, nvti figurés dans le champ.
La foi du catholique s'exalte en reconnaisaail ainsi jusqu'aux temps les plus reculés de li primitive Église, ce culte de la Mère de Ditu si cher et si consolant à son ctsur.
VI. — Aussi, en présence de mosunieiits d'une antiquité si incontestée, notre piél^. pleinement satisfaite, n'a-t-elle pas lieu de garder rancune à la critique moderne du jovr qu'elle a jeté sur des légendes déjà vieilles de douEe siècles, et respectables à certains égards, attribuant à S. Luc la peinture de nombreuses madones. Il est clairement démontréaujourd'bui que cet évangéliste, médecin de prrfession, comme nous l'apprenons de S. Paul [Colou. IV. Ik), resta toujours étranger à l'art ou mïme au talent dont on lut a foit honneur dans des temps relativement modernes. Le style des images répandues sous son nom ne permet guère du reste de les faire remonter au delidt l'époque des iconoclastes, et même, selon d'Agincourt {HUt. de l'art, t. iv. p. 301), de ceDe des croisades. C'est un type bysantiji, si souvent reproduit au moyen âge; en Italie prindpalemeat, que la vie d'un homme, si longue qu'on la suppose, n'eCit pas sufS à en tracer toutes les copies, bien qu'elles né soient qu'un même tableau répété par un procédé presque
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La question de savoir comment la tradition relative aux prétendues madones de S. Luc put se faire généralement admettre dès le sixième siècle (Theodor. Lect. Excerpt. i. 1) et conserver un certain crédit jusqu'à une époque assez rapprochée de la nôtre, n'en constitue pas moins un problème difficile à résoudre et qui a longtemps exercé la sagacité des critiques. La mention d'une de ces peintures par Théodore Lecteur (Sixième siècle), dépouille de toute espèce de valeur la conjecture de Manni et de Lanzi (V. Raoul-Roche tte. Disc,.., p. 36. note), assignant les Vierges en question à un peintre du onzième siècle appelé, selon ces savants, Luca SarUo; et l'explication la plus rationnelle de l'origine d'une telle légende, est, à notre avis, celle que M. l'abbé Greppo adopte, d'après Tillemont, dans la onzième de ses savantes Notes fUstoriques, biographiques et archéologiques concernant les premiers siècles chrétiens (P.31). • On pourrait présumer, ditil, que môme avant le cinquième siècle, un peintre portant le nom de l'évangéliste S. Luc, et s'exerçant sur les objets pieux, aurait existé en Orient, où on l'aurait confondu plus tard avec son patron, erreur qui aurait passé ensuite en Occident avec les peintures byzantines. •
Ces Madones dites de S. Luc sont, aujourd'hui encore, assez communes, à Rome surtout, et les faveurs obtenues par l'humble confiance des fidèles qui viennent se prosterner devant elles, a mis le culte immémorial dont elles sont l'objet à l'abri des atteintes portées par la science à leur authenticité. L'une des plus célèbres est celle des religieux des Saints-Sixteet-Dominique, qui a donné lieu à un savant commentaire de Fl. Martinello intitulé : Imago B. M, V, qux apud SS, Sixtum et Dominicum asservatur.
VII. — Nous avons peu de chose à dire du vêtement de la Ste Vierge. Celui qui lui est attribué, soit dans les peintures des catacombes, soit dans les sculptures des sarcophages de l'Italie et de la Gaule, ne diffère pas ou diffère peu de celui des autres femmes, tel que nous l'avons décrit à notre article Vêtements des premiers chrétiens, et tel qu'il parait dans les figures illustrant la présente notice. C'est en général, ou le paUium ou la dalmatique recouvrant la tunique. Les mosaïques (V. Ciampini. Vet, mon. ii. tab. lui. liv.) la représentent coiffée de riches diadèmes, couverte de somptueu ses étoffes et d'autres ornements dans le goût de l'époque déjà avancée de l'art byzantin où elles furent exécutées, le neuvième siècle communément.
Marangoni (Cose gentiksche^ p. 143) mentionne une très- ancienne image de la Ste Vierge, vue par lui au cimetière de Cyriaque, laquelle
avait un paludament d'or sur d'autres vêtements et toniques vertes et rouges, » Ha paludamento d\oro sopra altre vesti e tuniche verdi e rosse, Mais c'est ici une particularité, une idée d'artiste, qui ne constitue point un type normal.
Quelques verres dorés, monuments, comme on sait, des plus anciens et des plus intéressants que nous ait transmis la primitive Église, offrent, sous ce rapport, des différences notables. Nous citerons en particulier le onzième n» de la planche ix de l'ouvrage du P. Garrucci. Marie y est vue avec las^o/a matronale, recouverte d'une petite tunique ceinte et dentelée, descendant seulement jusqu'en bas des hanches ; c'est probablement ce que les Grecs appelaient cypassis, x^Tcaaaiç (Garrucci. 27); ses épaules sont couvertes d'un petit manteau sans fibule retombant de chaque côté comme une écharpe, ou un orarium. Son cou est orné d'un collier, et sa tête du nimbe.
Comme, de tous les Saints, Marie est la plus rapprochée de Jésus-Christ, à raison de sa maternité divine à laquelle se joint la gloire d'une virginité perpétuelle, son nimbe est quelquefois embelli d'ornements particuliers qui la distinguent des autres Saints, c'est-à-dire de segments dont les vides sont remplis de petites croix ou d'étoiles et de pierres précieuses, réelles ou figurées. Nous devons à Borgia {De cruce Velit. p. cxxvii) là description de ce type dont nous ne connaissons pas d'exemple, mais qui ne doit pas être antérieur au sixième siècle, époque qui vit ajouter au nimbe de Notre-Seigneur la croix ou le monogramme. Un ancien triptyque de Lucques {V. Donati. Dittid de gli a t. tav. VI. p. 219) offre une singularité qui mérite d'être ici notée. La Ste Vierge, debout entre deux anges, portant son divin fils dans ses bras, est vêtue de la penu^a, tout à fait conforme à la planète ou chasuble antique, teUe qu'on l'observe dans les plus anciennes images de S. Grégoire le Grand. (V. Macri. Hiero-lexic. ad voc. Casula^ et la figure de notre article Chasuble,)
VIII. — Nous ne saurions plus convenablement terminer cet article, que la spécialité de ce recueil nous a forcé de maintenir dans le cercle rigoureux de l'archéologie, que par l'explication d'un monument qui, dans un ensemble de circonstances mystérieuses, exprime avec une exactitude toute théologique la nature du culte rendu par l'antiquité à la Mère de Dieu, ainsi que la confiance que nos pères avaient en sa médiation. C'est une pierre gravée d'une rare élégance, provenant d u musée Vettor {Num, xr. explic, p. 61), où l'auguste Vierge est représentée dans l'attitude de la prière, c'est-à-dire les bras étendus, la tête nimbée et voilée. Contre sa poitrine, selon le type byzantin, est l'enfant Jésus avec le nimbe crucifère.
L'un et l'autre sonlplacésdansuneeapÈced'urne qui, de chacun de ses Qancs, comme de deux
sources, laisse échapper champ, sont gravés les sigles mi*|1bt, Mater Dei\ et de plus le mot wiHfH, fons.Ce dernier mot s'applique au Dieu Eufaat, qui est la source où nous sommes appelés à puiser tous les biens, selon les paroles d'Isale : Haurietis aquas in gaudio de fonlibus Salvatorîs, ■ Vous puiserez les eaux avec joie aux sources du Sauveur, > (Is. xn. 3), et à laquelle nous devons aller par Marie, qui à son tour est déclarée dans le Cantique des cantiques, le canal des grâces, la source secondaire des laveurs célestes : Puttus aquaramviventium qux /luunf irnpelu de Libano (Cant, iv. 15), • Le puits des eaux vives qui coulent avec impétuosité du Liban >.
VIERGES CURÉTJENNES. ~ Dès l'origine du christianisme, les femmes tinrent à honneur d'imiter la mère de Dieu par la profession publique de la virginité. Stc l'cironille et Ste Thède passent pour avoir reçu de S. Pierre et de S. Paul la consécration virginale (V. Suarez. t. ni. De relia, c. 3. n. 12); et dit que, dans sa mission d'Ethiopie, S. Matthi ta conféra à Ste Iphigénie et à quelques autres vierges {Martyrol. Rom. xx[ sept.). Il est dit aux Actes drs apôtres (xxi. 9) que les quatre fliles du diacre Philippe vivaient dans la ginité et étaient douées du don de prophétie (V. aussi Euseb. Hist. ecct. 1. m. c. 30) ; sait que le pape S. Clément avait donné de ses propres mains le voile à Flavia Domitilla, nièce du consul Flavius Clemens (Adon. Martyrot. maii). II n'est pas un Père dans les trois micrs siËcles qui ue fasse mention de cette profession sainte ; et ce qu'en disent S. Ignace, dans ses diverses épltres, Tcrtullien, S. Gjprîen et d'autre s (^'.Bingliam. Oiiyin. m. 96)suppo; toujours une consécration solennelle et ur profession publique. Ce dernier Père, aiipelle les vierges i la Heur de la famille de l'Église.
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laplus illustre portion du troupeau du Chrisl. > (De habit, virgin.)
Dès cette époque, c'est-à-dire dès les siècles de persécution, leurs vœux étaient irrévocables : E proposito regredi non fioterant [Id. 1. 1. ep. 2. — Coneil. Illib. c. xiii) ; elles demeuraient dans leurs propres maisons, mais loia des regards et de la conversation des houmn (Cypr. ibid.), et quand elles ne pouvaient subvenir elles-mêmes à leur subsistance, TÉglist leur attribuait une part dans les oblations des fidèles. L'existence de vierges chrétiennes consacrées à Dieu nous est encore révélée par le témoignage d'un historien païen. Ammiec- Marcellin (xvut. 10} rapporte que plusîeursde ces vierges devenues captives de Sapor durant sa guerre avec les Romains en Mésopotamie, c'est-à-dire vers le milieu du troisième siècle, furent traitées convenablement par ce roi barbare : Inventas tamen atias quoque trirginrs Christiano Titu CMllui divino socra/fls, cusiodiri in'actas, et religioni iervire solilo more, rnillo vêtante prscepit, c II ordonna qu'elles fussent conservées intactes, et qu'il leur fût permis de vaquer aux exercices religieux auxquels elles étaient vouées, i
Dans les actes de S. Didyme et de Sle Tbeo^ dora [Ruinart. p. 352), le vœu de continence prononcé par celle-ci est formellement eiprimé. Elle répond au proconsul fH. i) : • Pour ce qui concerne mon vœu, c'est une prome&se faite à Dieu, • Dei enim êst promitsio, qiumium ad ineum votumpertinet. EX, en parlant de b protection qui lui est assurée de la part de Dieu, elle dit que le Seigneur saura bien préserver do tout immonde contact » celle qui esi à lui, 1 munus suum; ailleurs • sa colombe, i quemadmodum columbam iuam custodiat[Ibid.y, ailleurs (m) agnam suain, ■ sa brebis, >
Au quatrième siècle, lapaix rendueàl'Ëghse multiplia à l'infini les vierges chrétiennes. L'Église de Constant! nople en comptait à elleseule plus de mille (Chrysost. homil, lxvu /■ Matth.). C'est à cette époque que la vie commune proprement dite commença à être pratiquée tant en Orient qu'en Occident. vV. l'art. Monastère.) Les vierges chrétiennes s'adonnaient à la prière, au jeûne, au travail des mains ; elles portaient des vêtements modestes, de couleur obscure, une ceinture de laine [Hieron. Epist. ad Marcell. ad Gaudent, etc.). Elles récitaient dans leurs maisons les psaumes aux heures canoniques (Id. 1. i Jdu. Pefog.). Cette fonction < de chanter à Dieu des hymnes el des psaumes > se trouve exprimée dans le (ifufus d'une jeune vierge de quinze ans, nommée Ptolmals (Boldelti. p. 4t6); l'iuscription est en grec, et se traduitainai : ptolmais cvae htm-
MOS nEO FEnSONABAT VIHGO ANNORUM XV. AUI
jours de dimanches et de ffïtes elles se reo-
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daient toutes ensemble i. l'église où elles assistaient à la célébration des saints mystères en un lieu réservé et hors de la vue des autres fidèles. Elles étaient placées sous la surveillaDce des diaconesses qui en répondaient à l'évèque.
Il y avait pour les vierges chrétiennes deux degrés de consécration distincts et successifs (InQOcent. PP. l. Epist. ad Victric. episc. Rotham.\ La première consécration n'était autre cbo^ qu'une promesse de vie virginale faite spontanément par une jeune fille, qui dès lors était appelée Deo dévala, ou Deo devolansifiàzzera. Iscriz. dei Piem. p. 86. — Le Blant. t. i. p. 366). Elles continuaient h habiter leur propre maison, et, sans changer la forme de leur vêtement, elles ne portaient que des couleurs obscures. L'état de ces vierges était une espèce de noviciat, bien que plusieurs y restassent toute leur vie. On pouvait y entrer à seize ans (Basil. Epist. ad Amphiloch. c. xviii), et qucU quefois beaucoup plus tét, témoin la jeune Asella qui se voua ainsi à la virginité peu après sa douzième année (Mieron. Episl. ad Marcell.].
On a trouvé récemment au cimetière de Calliste l'épitaphe d'une jeune fille qui s'était, elle aussi, consacrée à Dieuàl'àge de douze ans:
PHIE IVH PAVSA II BET PRAETIOSA AHNORVM PVLLA Il VIBGO Xl[ TANTVM II ANCILLA DEI ET XPI....
(V. De' Rossi i. p. 212. n. ii97.) I! existe des épitaphes d'enfants en bas âge, celle de Serenilla, par exemple, morte à un an et un mois, mentionnant la virginité: ce^hniaia n* MEKuc. Sans doute ceci dénote la haute estimé que les premiers chrétiens professaient pour la pureté du corps, alors mSme qu'un enfant n'avait pas atteintl'âge où elle peut être violée ; et nous en avons un autre exemple bien évident dans Maffei {Ant. Gall. ep. xx. p. 101) où il est dit d'un enfant mort à quatre ans et huit jours qu'il emporta sa chair intacte advlescems in- TEGDE GARNIS vixrr HVMEBo IV D. viii. Mais ne pourrait-on pas conjecturer aussi de ce fait que déjà alors de pieux parents vouaient quelquefois leurs enfants à la vie virginale dès leur bas âge, sauf les chances de non vocation, el que ceux dont les épitaphes partent une mention si extraordinaire étaient ce qu'on a depuis appelé des oblats?
La seconde consécration, qui était la profession proprement dite, n'avait pas lieu avant vingt-cinq ans (Concil. Carthag. m. c. i»), et plusieurs conciles veulent qu'elle soit différée jusqu'à quaranle. Ces vierges professes sont nommées sur les marbres Deo sacratx (De Boissieu. lnscr.de Lyon. p. 550. — Gaizera. loc. laud.) ou cirgines Dei (Fabretti. p. 567), ou Christo dicatm: cette dernière qualification est appliquée à Constance, fille de Constantin h Grand, dans une célèbre inscription damasienne
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acrostiche (Baron. Ann. 324. n. 107). Elles recevaient de la main de l'évdque, à qui seul appartenait le droit de la donner, la consécration proprement dite, avec l'imposition du voile (V. l'art. FLAHMEUU virginale), cérémonie qui l'avait lieu, sauf le cas de danger de mort, ju'aux prini'ipales fêtes de l'année, el spécialement, d'après une constitution du pape Gélase (Epist. IX. c. 12. Âd episc.Lucan.), aux jours de l'Epiphanie, du dimanche m aibis, aux fêtea des apdtres et de la Ste Vierge. On peut voir dans Martène les rîtes qui s'y observaient (De aniiq. tccl. rit. 1. n. c. 6), et dans le troisième volume des Œuvres de S. Grégoire le Grand (Edit. Maurin.), la messe qui s'y célébrait, plus une oraison spéciale, iu{i«r ancillas velandas. Il n'est guère possible de méconnaître la représentation de l'imposition du voile k une vierge chrétienne dans la fresque du cimetière de Priscille (Bosio. p. 5119) dont nous donnons ici un dessin réduit! On croit que cette vierge n'est
autre que Ste Praxède ou Ste Pudentienne. Le pontife serait donc le pape Pie I", et le prêtre qui l'assiste, S. Pastor, son frère, et cette intéressante scène remonterait à !a première moitié du deuxième siècle.
Ladistinctionentre ces deuxclasses de vierges est exprimée nettement, soit dans la lettre déjà citée de Gélase : Devotis Deo viroinibus in Epiphaniarum die.... SAcnUM velamen imponunt episcopi i soit par plusieurs monuments épigraphiques, dont nous ne citerons que deux : le (ifu/md'un tombeau bisome (Fabretti. p. 567. n. 119) où reposaient une vierge professe, FVRiA ViHGO, et une novice, helpis df.vota; et l'inscription d'une pierre sépulcrale de Trèvesqui avait été élevée à une religieuse professe, PVELLA CEI U1LARITA3, par uue religieuse novice :
LEA DËVOTAHS DEO PVELLA (Le Blaut. /flîCT.
chrét. de ta Gaute. i. p. 366). il existe à Verceil (V. Gazzera. Iscriz. del Piemonte. p. 93) une belle inscription métrique et acrostiche de quatre sœurs qui furent consacrées à Dieu : li-
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