‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 249 sur 266 · C [NIA-LEON TU · texte numérisé non relu

C [NIA-LEON TU

avait été consacré à vierge, leur nièce, tavhina, vivant dans le même monastère. L'abbéGazzera publie encore (P. 86) l'épitaphe d'une vierge nommée Zénobie, ceko- BIA DO SACRATA, morte en iiTl, et ayant appartenue l'Église de Verceil.

Parmi les vierges les plus célèbres du quatrième siècle, on peut citer Constance dont nous avons parlé plus haut, princesse qui s'était retirée près du tombeau de Ste Agnès ob la santé lui avait été miraculeusement rendue ; et Marœllina, sœuralnée de S. Ambroise, laquelle, vers le milieu du même siècle, avait reçu le voile des mains du pape Libère. Le discours prononcé par ce pontife dans cette mémorable circonstance se Ut au troisième livre du traité du saint évéque de Milan, Di cirginibai. Marcellina réunit dans sa maison de Rome quelques autres vierges, entre lesquelles Candida et Indicia, dont les noms nous ont été conservés. Tous les collecteurs d'inscriptions ont publié une foule de titulî de vierges chrétiennes. (V. enparticulierFabretti. Boldetti. Grutor. Iteinesius.Perret. etc.— V. De'Rossi.i.3ï5etpassim.l

Dans son Bullelin archéologique (1863. ucfo- 6re), ce dernier savant en transcrit un certain nombre trouvé es près de Saint- Laurent hors des murs, ce qui atteste l'esistence en cet endroit d'un monastère vers le milieu du quatrième siècle, celuide Marcell a probablement. Knoutrc de celles (]ui indiquent textuellement la profession de la sainte virginité, il en est d'autres quiDel'accusenlqii'imparfaitement ou entérines couverts. Telle est l'épitaphe d'ADEOPATA.... OviESCiT HIC IN PACE IVBENTE xpo Eivs, Ccs derniers mots indiquent qu'elle a été appelée à la paix par le Christ sm> époux. Si ceci avait besoin de preuves, nous en trouverions aisément dans d'autres monuments épigraphiques, où les vierges sa tes sont appel éesépo sesduChrist

Amsi BVSEBU.... qui SP0N5VH EMERTIT HABERE

xn {Murât, i. p. 1301.

VIERGES PRUDENTES et \1EBGE8 FOLLES. — Bosio avait trouvé au cimetière de Sainte-Agnès fCf. Bottari. tav. cxLvin) uiif curieuse peinture d'arcofotium où la première partie seulement de ce sujet est représente d'une manière indubitable. Au centre se voil une femme dans l'attitude de la prière, vttue d'une dalmatiqiie ornée sur le devant de Seul bandes de pourpre etqui n'estautrequel'image de la personne inhumée dans ce tombeau. A ses pieds est une colombe aui ailes déployées, qui r^résente l'âme de la défunte, écoutant la voii de l'époux qui lui adresse ces suaves paroles {Cantic. ii. 10) ; • Viens, à ma colombe. » C'est à la droite de cette femme que sont figurées les cinq vierges prudentes, également \t\ati de dalmatiques à daoi de pourpre, et portiol chacune de la main droite un flambeau, et de la gauche un vase anse danslequel on doit reconnaître le vase à huile dont elles avalent eu soin de se munir (Matlb. xxv. i). Cependant la première, celle qui parait frapper à la porte de la salle du festin, a un flambeau ahumf. De l'autre côté de l'oranfe, se voient cinq autres femmes, les mêmes probablement, assises â une table où sont deux plats, une petite lagêna et deux pains. Inutile d'ajouter que cette deniière scène figure le festin de noces.

11 existe au cimetière de Cyriaque une peinture inéditedu môme sujet, mais plus complète, car les vierges folles y sont aussi représentées. Nous n'avons pu, guidé par M. lé chevalier De' Rossi, apercevoir cet intéressant monument (]u'à une assez grande distance, à la (aveur d'un tbouloment extérieur qui est venu naguère le mettre au jour.

Mais depuis on a trouvé le moyen de pénétrer dans la crypte et de dess i er la fresque

iiUfjl*Mîl ;

S donnons ici d'après le bulletin ar- i p. 76.) Les vierges folles sont à la gauche du cbéologiqtie du savant antiquaire romain 18f)3. | Christ, on lesreconnaltà leurs flambeaux éteint-

Page 1