ARCH
néophytes. 11 y a la série des sacrements, le baptême, la confirmation, la pénitence; il y a celle des symboles, qui sont en nombre infini, et dont la plupart nous sont expliqués par les organes les plus sûrs de la tradition catholique, le poisson, par exemple, l'ancre, la colombe, etc.
Le lecteur comprendra que ces quelques détails ne sont qu'un échantillon des immenses ressources que Papologie de la foi peut tirer de Pétude des monuments de tout genre que fournit l'antiquité chrétienne, ressources dont nous nous sommes efibrcé , dans la limite de nos facultés, de réunir et d'exposer les principales dans ce Dictionnaire. Et les arguments qui en ressortent ont d'autant plus de force, que ces monuments, ceux du moins dont l'antiquaire chrétien se prévaut en faveur de la foi, appartiennent pour la plupart aux trois premiers siècles de l'Église, réputés, même par les adversaires, siècles d'or, c'est-à-dire purs de tout alliage d'innovation. Il en est môme quelques - uns , les inscriptions , par exemple, qui remplissent une lacune regrettable existant entre les livres sacrés, tant des évangélistes que des apôtres , et les premiers monuments écrits de la tradition catholique parvenus jusqu'à nous; elles suppléent, souvent môme avec avantage, par leur brièveté, leur simplicité , leur clarté à l'abri de toute équivoque, aux œuvres de longue haleine que le malheur de ces âges primitifs et les persécutions en particulier empochèrent les premiers Pères de publier, ou qui nous ont été ravies, soit par les révolutions dont le souffle disperse tant de choses bonnes et utiles , soit par l'ignorance plus impitoyable encore dans son imprévoyante incurie.
Bien que nous ayons à regretter que l'étude des antiquités chrétiennes n'ait pas encore obtenu la place qui lui revient dans l'enseignement des sciences ecclésiastiques, où elle remplacerait avec un immense profit une foule de questions et argumentations oiseuses ou futiles où s'exerce et se fatigue en pure perte l'esprit et la jeunesse, auquel on pouvait fournir un aliment plus fécond et plus substantiel ; néanmoins, il faut le dire , le temps est déjà loin de nous où* les études archéologiques étaient regardées comme un passe-temps d'amateur et une science purement spéculative. La théologie sait aujourd'hui le parti qu'elle en peut tirer comme moyen de démonstration. Aussi veut-elle que l'archéologie sacrée, en faisant connaître et en popularisant tous les jours davantage cette précieuse mine de traditions, apporte aux augustes vérités qu'elle a la mission d'exposer et de développer, des témoignages pour ainsi dire matériels et palpables qui, par les sens , arrivent plus sûre-
ment à Tesprit et au cœur. Le P. F professeur de théologie au collège I consacre à l'archéologie sacrée , coi comme lieu théologique , un chapitre ti stantiel, qui est un excellent exemple ( theoL tract. De loc, theol. 0pp. t. rx. ed rin. p. .226). Et nous savons que p évoques d'Italie ont, depuis un certain d'années, établi un cours spécial et obi d'archéologie sacrée dans leurs sém celui de Milan possède depuis 1849 un de cette importante science.
Les souverains pontifes ont toujoui risé de tout leur pouvoir l'étude des tés chrétiennes, et les plus grands d'ei par la sainteté et la science ont sign; zèle à cet égard par des institutions nentes. Nous citerons, pour le dix-h siècle, Benoit XIV, et pour celui où c vous notre bien-aimé Pie DC, qui ont leur passage sur la chaire de Pierre fondation de musées chrétiens, le dans l'une des vastes salles du Vatica second dans l'antique palais du Latran qui est particulièrement remarquabl qu'ils ont eu le rare bonheur d'ôtre se et môme un peu inspirés dans l'accoi ment d'une œuvre si grande et si utile, par un savant de premier ordre , deux hommes toujours prêts à mettre une h; telligence au service des glorieuses ei ses : pour Benoit XIV, le marquis Mé son épltre dédicatoire en tête du Musa ronense)^ pour Pie IX, le chevalier De
ARCHEVÊQUES.— V. l'art. Métropc
ARGUIDTACRES. — Il n'est pas q des archidiacres avant le quatrième S. Jérôme (Epist. rv) et S. Optât (L Parmen,) sont les premiers écrivains ec tiques qui en parlent. 11 y avait un arcl dans chaque Église ; il était pris parmi cres et n'était point comme aujourd'fa vêtu de la prêtrise. Néanmoins sa digni graiide , car il est appelé Vicaire de dans l'ordre romain , et Vœil de Vévéq\ l'épltre de S. Clément (A.p. Fulbert, ep. il ne se séparait jamais de lui (Hieron. Ci Ezech. c. XLViii), et tenait le second rai l'Eglise. Il gérait les revenus de l'Éf suppléait l'évoque dans le ministère de dication ; il l'assistait à l'autel ; il était d'annoncer au peuple les jeûnes et le de fête ; il veillait sur la conduite des di< des clercs mineurs, arrangeait leurs dif ou en référait à l'évoque ; il pourvoyait tretien des pauvres, des veuves et des \
ARCUiPRÉTIlE. — Archipresbyter