ARGO
(nprBéylff, chen les Grecs Bporonsbmof. S. J6rime est le premier qui fasse mention de cette dipité (Epist. ad Rustic), et depuis ce Père , ilen est souvent parié dans l'histoire ecclésiastique, dans celles de Socrate (vi. 9) et de Soloffiène (viii. 12) notamment. La dignité d'archiprètre était-elle, dans l'Église primitive, doDQée i Tige, à l'ancienneté dans les ordres, ou au mérite? C'est une questioa controversée pamii les savants. La discipline paraît n'avoir pas Été la tnSme dans l'Église grecque que dans l'Église latine à cet égard. Chez les Latins, on choisissait d'abord les plus anciens pour présider aux autres (S. Léo. ep. lvii. AdDof«n), mais plus tard les évéques tinrent compte de h piété et de la doctrine. Le deuxième {oicile d'AJx appelle les arcbiprétres les ministiB des évoques (c. iv). Le quatrième concile de Carthage (Can. ïvu) dit qu'ils avaient l'administration des veuves, des orphelins et des pèlerins. Ils étaient chargés de réprimer ches kiprttres, les diacres et les autres clercs les iifnctions aux règles canoniques.
Qestfait mention dans une épitaphe de 619 d'un Victor, archiprêtre du titre de Sainte- Cédle (Muratori. Thés. 432. 2). C'est, à noire «mnaissance , le plus ancien monument épign[^ue mentionnant celte dignité.
UCOSOLIUH. — C'est le véritable nom des monuments arqtiés qui se rencontrent si [réqnemment dans les catacombes et en général dans tous les cimetières chrétiens. Ce nom lété révélé à la science par quelques inscrip timu antiques , et en particulier par celle-ci : in cusi ET Avn ilaritatis compari mebs
PoniVS NOBIS ET KOSTRIB Er AMICIS ARCOSOLIO
cm pàrxticvlo svo in paceh (Harebi. Jfonum. érlU arti thrût. primit. p. S5). t Aur. Celsus AAur. Hiiaritas mon épouse : nous avons fait pournoiu, pour les ndtres et nos amis cet arcosolim avec sa petite muraille , en paix, j
Les anciens appelaient lolium les urnes de Durbre ou de terre cuite où ils ensevelissaient leurs morts (V. Forcellini. ad h. t ) et chei let premiers chrétiens , on désigna sous le néme nom le sarcophage placé au dessous de Tautel et qui contenait les reliques des mar tjn (^. PauUn. Nat. ix). Mais ce mot ne pou nit exprimer à lui seul la nature du monume t «rqui, qui n'est pas une urne isolée et mobile mats bien un tombeau creusé dans la roche des corridors ou des eubieuU des cimetières On comprend que, pour creuser un sépulcre de cette «apbce , le fogsor devait auparavant ounir au-dessus, dans le flanc du rocher une truiebée qui lui fournit la place nécessaire soit poar se mettre à l'Œuvre, soit pour mtro doire le cadavre dans l'urne qu'il avait ainsi creusée , toit enfin pour Sxer sur ce sarco
pbage la table de marbre destinée à le fermer. Or, ces espaces vides qui régnent au-dessus des tombeaux , étant invariablement creusés en arc, on a été naturellement amené à nommer l'ensemble du monument arcosoh'um , ca qui veut dire un sarcophage surmonté d'un arc, mot exclusivement chrétien , puisqu'il désigne une forme de sépulture inconnue des païens. Les arcosoiia étaient ordinairement divisés en plusieurs compartiments , par de petites murailles, pareticuio, pour parieticulo, comme celui de Celsus et d'Hilaritas dont vous avei ci-dessus J'épitaphe. C'étaient des sépultures de famille, sépultures plus distinguées et plua coûteuses que les simples loculi , et que les chrétiens riches ou aisés préparaient à leurs frais (Marchi. p. 99), pour eux , leurs proches et leurs amis, nobis et nostris et amicis, cii^ constance qui manquait rarement d'être mentionnée (Id. p. 98) dans l'inscription, afin que la postérité ne pÂt pas croire que la dépense de ces sépultures de luxe avait été supportée par le trésor de l'Église.
Ces arcosolto affectés à la sépulture de simples fidèles étaient, en général, distribués le long des corridors des catacombes. Ceux au contraire qui servaient d'asile aux corps des martyrs les plus illustres, étaient creusés aux frais de la communauté chrétienne, dans les chapelles où se tenaient les assemblées et les stations à l'occasion de la commémoration de ces mêmes martyrs, et c'étaient les autels où l'on offrait communément le saint sacrifice. (V. l'art. Autel.) Dans la plupart des arcusotia, l'espace vide circonscrit par l'arc surmontant le tombeau est orné de peintures (V. Perret. vol. I. pi. LVii-Lxx. passim), d'autres, comme celui de S. Ermès (V. R. Rochette. Tableau. p. 71, et surtout le bulletin de M. De' Rossi, oct. 1863) en ont aussi sur le devant du sarcophage.
11 y a des arcosolia qui se rapprochent beaucoup plus encore de la forme de nos autels, de ceuxdumomsqui sont appuyés à la muraille en ce que le sarcopha* ge au lieu d'être placé dire clément sous 1 arc fait sailhe sur l'aire de la crypte, et que les retombées de ce même arc portent sur des p eds droits et non sur la tablette de marbrer qui et de couvercle au tombeau Une crypte appartenant à un cimetière de la voie latine renferme trois arcosotta
ASCE
ASCE
de cette espèce. Nous en plaçons un sous les yeux du lecteur, d'après la planche xxii de l'ouvrage du P. Marchi.
On observera que des loculi ont été pratiqués dans le vide de Tare surmontant le sarcophage du martyr. La cause de ce fait qui se reproduit très- fréquemment, c'est que, par dévotion, les premiers chrétiens tenaient beaucoup à ce que leur sépulture fût placée le plus près possible de celle des Saints : ad sanctos, AD MARTRTES. A quelle époque cette dévotion devint- elle indiscrète au point de vouloir pour ainsi dire partager leurs tombeaux mêmes, et être ensevelis ante, svpra, ou retro sanctos (Si toutefois ces formules n'ont pas le même sens que les précédentes) ? Il ne parait pas que ce soit avant le quatrième siècle : car S. Damase, qui refusait cet honneur pour lui-même :
GINERES TIMUI SANCTOS VEXARE PIORUM (Ap.
Marchi. p. I<i5), aurait-il approuvé pour d'autres ce que, à bon droit, il regardait comme une profanation? D'ailleurs la seule inscription de date connue mentionnant cette coutume est de 426.
Le genre de sépulture dont nous nous occupons n'est pas spécial aux cimetières de Rome. On trouve des arcosolia en beaucoup d'autres catacombes chrétiennes, et en particulier dans celles de Sainte- Mustiola et de Sainte -Catherine de Chiusi en Ombrie (V. Cavedoni. Cimit. Chius. p. 60. passim).
ASCE]VSIO^ DE JÉSUS-CHRIST. — L'origine de cette solennité n'est pas connue d'une manière précise ; mais il n'est pas douteux qu'elle remonte à la plus haute antiquité, et probablement, selon S. Augustin, qui applique ici son grand principe, aux temps apostoliques (Epist. cviii. Ad Januar,). Le témoignage de ce Père prouve tout au moins qu'elle était observée universellement dans l'Eglise longtemps avant l'époque où il vivait. Nous la voyons en effet fréquemment mentionnée dans S. Chrysostome sous le nom de ^oXi^^tç. Dans sa trente-cinquième homéUe sur cette fête (0pp. edit. Paris, t. v. p. 537), il l'appelle « le jour illustre et resplendissant de l'Ascension du Crucifié. » Ailleurs (Homil. xxxvii. In Penfec.), il dit en énumérant les grandes solennités qui précèdent la Pentecôte : « Nous avons célébré naguère la fête de la Croix, celle de la Passion et de la Résurrection, et enfin celle de l'Ascension de Jésus- Christ notre Seigneur. » L'auteur des Constitutions apostoliques (vin. 33) met l'Ascension au nombre des grandes solennités chrétiennes, qui doivent être fériées, comme étant le complément de l'économie du Christ. Nous citons en latin : Ascmsio sit dits feriatus ; propter finitam tune œconomiam Christi,
j Au jour de l'Ascension, en outre des rites qui lui étaient communs avec toutes les autres fêtes, on faisait, pendant la liturgie, la soleni nelle bénédiction du pain, et des fruits de la ' terre, et notamment des fèves : la formule de cette bénédiction se trouve dans un sacramentaire auquel Martène attribue plus de mille ans d'existence. Nous savons par S. Grégoire de Tours {Hist. Franc, ii. 34) qu'il y avait en ce jour, particulièrement dans les églises des Gaules, une solennelle supplication ou procession.
ASCÈTES. — L — C'est à tort que, dans les temps modernes , on a quelquefois confondu les ascètes avec les moines. Dans la primitive Église, les ascètes étaient de simples chrétiens qui ne se distinguaient des autres que par une vie plus austère. Leur nom est dérivé du grec d[(TX7]atç, mot qui, dans le langage des anciens philosophes, signifiait ^exe^ cice de la vertu et notamment celui de l'obéissance. Le nom et la profession des moines ne vinrent que plus tard.
Selon S. Athanase , l'origine des ascètes remonte au delà du temps de S. Antoine.
On peut même dire qu'il y avait des ascètes parmi les anciens Juifs. Tels furent les nazaréens perpétuels, comme Samson (Hieron. ep. xii. Ad Paulin. — Greg. Naz. carm. ii. Ad virgin.), et les thérapeutes dont parle Pbilon, bien que ces derniers paraissent avoir été chrétiens, au témoignage d'Eusèbe (Hist, eccles. 1. II. 17). La vie de S. Jean- Baptiste, celle des premiers chrétiens à Jérusalem, celle des disciples de S. Marc à Alexandrie , offrent aussi des exemples de la vie ascétique.
Origène (Contr, Ce/s.) donne le nom d'ascètes à ceux qui , non-seulement s'abstenaient de viande, mais restaient souvent deux ou trois jours sans prendre de nourriture. On. nommait encore ascètes ceux qui s^adonnaient à l'exercice de la prière , et consacraient une grande partie du jour au culte de Dieu. Ainsi S. Cyrille de Jérusalem {Catech. x. 9) donne ce titre à la prophétesse Anne, à raison de ce qui est dit de cette sainte femme dans S. Luc (n. 37) : c Elle ne s'éloignait pas du temple , servant Dieu jour et nuit dans les jeûnes et les prières. » J^uniis et obsecrationibus serviens die ac nocte.
Ceux-là étaient aussi appelés ascètes qui se signalaient par des actes éclatants de chanté et de mépris du monde, et qui par exemple auraient voué tous leurs biens au culte de Dieu et au service des pauvres. Ainsi S. Jérôme (De script, ecd. kl. 16) appelle Pierius, mirx dr<TX7)(7£(oç adpetitorem , et voluntarix paupertatis, et Sérapion, évèque d'Antioche sous Commode, i<ncfi<ju addictum. Les martyrs de
ASTÉ