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s ma mort (Apologet. xlii). » S. Auprès la mort de sa mère, se baigna îmer sa douleur. » (Confess, ix. 12.) 'intérêt de la décence, TÉglise avait nt interdit le mélange des sexes dans (Coutelier. Patres apost, t. ii. Not. ad ipost.).
is liturgiques. Pour le peuple d'a- 5 fidèles en usaient pour se préparer bration des saints mystères, notamipproche des grandes solennités (Pasacr. Christ, bain. c. il). Lescatéchuevaient aussi se baigner avant de
le baptémy (S. Aug. Epist, liv. et it par respect pour le sacrement, soit es fonts dans lesquels le catéchumène nergé, selon la discipline primitive, t point souillés. Nous avons un curieux de S. Zenon de Vérone {Invitât, ad
où cette opération préparatoire au est ainsi décrite : « Voici que le balint attend, prêt à oindre et à essuyer ). *Jam balneator pr^cinctus expectat, (tti, qtwd tersui opus est prœstiturus.
:i que la profession de balneator était elles que les premiers chrétiens poucercer (V. Lami. De eriuiit. apost ol>)r.
et celui qui attend le catéchumène sente dans ce texte de S. Zenon avec
instruments de cette profession, le •arfum , la strigile, le linge pour escorps.
était surtout aux ministres des autels lin était prescrit en certaines circon- 3t particulièrement la veille des prinites, et c'est à ces sortes de bains que e plus strictement la qualification de s que nous leur avons, donnée .
Ltiments destinés à cet usage étaient ms l'enceinte même des basiliques :
, celui que Constantin avait construit ige des clercs^ près de l'église des Saintsi Constantinople (Euseb. Hist, eccL iv.
papes, et en particulier b. Uilaire, I, liamase, etc., imitèrent cet exemple [Anastas. passim.), et Théodose avait le droit d asile à ces établissements, 01 basiliques elles-mêmes (Co(i. Theoa.
iscription antique du recueil de Hei- P. 1001. n. ^^2) atteste l'existence dans un cimetière, et on peut voir au e de l'ouvrage de Paciaudi (De sacr.
(lin.) le dessin de celui que le pape avait restauré et décoré de peintures.
tour, les évoques en établiréht dans BBS respectives. S. Victor, évêque de au sixième siècle, releva un bain ani destiné aux prêtres et aux clercs et
mosaïques. Anastase II, évêque de
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Pavie, en fit autant , et, au milieu du septième siècle, S. Agnellus de Naples rendit une ordonnance obligeant tous ses prêtres à se baigner à certains jours; il va même jusqu'à faire une fondation pour leur fournir du savon aux fêtes de Noël et de Pâques. S. Sidoine Apollinaire (L. II. epist. 2) donne une description non moins exacte que curieuse d'un de ces bains. On montre à Pouzzoles des thermes appelés de temps immémorial fon^ episcopi, et qui ne sont autre chose que des bains liturgiques pour les prêtres qui devaient célébrer, et aussi pour les cénobites. Car l'usage du bain existait aussi chez les anciens moines, comme l'attestent les constitutions de presque tous les ordres primitifs (V. Paciaudi. op. laud. c. ix).
BAISER DE PAIX. — Presque toutes les épltres de S. Paul se terminent par cette formule : Salutate invicem tn osculo sancto. « Saiue^-vous les uns les autres par un saint baiser. » (Rom. XVI. 16. 1 Cor. xvi. 20. 2 Cor. XIII. 12. 1 Tkess. V. 26). Le dernier verset de la première Épltre de S. Pierre exprime la même invitation et exactement dans les mêmes termes.
Cette marque de charité, de paix, de fraternité, usitée dabord dans la vie commune des premiers chrétiens ; ce baiser sanctifié par la foi, assaisonné par la pudeur, devint bientôt une cérémonie religieuse, qui se pratiquait dans les synaxes, au baptême, aux fiançailles. Nous ne saurions nous abstenir de rapporter ici un passage de S. Chrysostoine (Uomii. in 2 Cor. XIII. 12) où, à propos des paroles de S. Paul citées plus haut, il nous fait connaître les idées de sainteté et de charité qui s'attachaient à cette pratique dans la primitive Église : a (Ju'est-ce à dire un baiser autut? C'est qu'il ne doit pas être corrompu par la feinte et l'hypocrisie, comme celui que Judas donna à Jésus-Christ. Le baiser nous a été donné comme une excitation à la charité, afin qu'il enflamme en nous l'aiiection, de telle sorte que nous nous aimions mutuelleiiient, comme les frères s'aiment les uns les autres, comme les enfants aiment leurs pères, comme les pères aiment leurs enfants; et d'un amour plus véhément encore. Car là c'est la nature, et ici c'est la grâce! » Les Uturgies orientales ont des oraisons avant U baiser de paix qui toutes sont inspirées de ces sentiments, et qui appellent notamment la grâce de l'Esprit-Siiiiit sur cette cérémonie, afin que rien d'humain ne vienne à s'y glisser (V. Kenaudot. 1. 1. p. 12, 26, 39, 60, 1^2 et passim).
l® Après la récitation des collectes et du symbole, Tévêque saluait le peuple par cette formule : « Que la paix du Seigneur soit avec vous tous, > Pax Domini sit vobiscum omnibus; et le peuple répondait : c Et avec votre esprit, »
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Et cum spiritu tuo. Alors le diacre disait à haute voix les parolesde S. Paul : Osculamini vos invicem in osculo sancto {Constit. apost. vii-ii). Et aussitôt les clercs, chacun selon son ordre, donnaient le baiser saint à Pévêque, et, parmi les laïques, les hommes aux hommes, les femmes aux femmes : Deosculentur clerici episcopum : viri laid Imcos : mulieres se invicem (Ibid.). Or ce rit prescrit par les Constitutions apostoliques est exactement d'accord avec un canon du concile de Laodicée (Can. xix) qui règle la séparation des sexes par motif de modestie. C'est à tort qu'on a voulu conclure d'un passage des actes de Ste Perpétue et d'un ou deux textes de Tertullien que, en Afrique, cette séparation n'était pas observée. De ce que les confesseurs sur le point de verser leur sang pour la foi se faisaient ainsi des adieux éternels, de ce que des femmes baisaient les chaînes des- martyrs, il ne suit nullement que cette liberté fût portée dans la liturgie.
Quoi qu'il en soit, le baiser de paix n'avait pas lieu, dans les deux Églises, au môme moment de la messe. Chez les Grecs, c'était au moment de l'oblation, nous en avons pour témoin, en outre des autorités citées plus haut, S. Cyrille de Jérusalem {Catech. v. 2) et S. Chrysostome {De compunct, cord, i. 3). S. Justin le suppose aussi évidemment {ApoL ii. 97). Et c'était en mémoire de ce précepte de Notre-Seigneur : « Si faisant votre offrande à l'autel, vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, laissez-là votre offrande devant l'autel, et allez vous réconcilier avec votre frère. » (Matth. V. 24.) y ode prius recondliari fratri tuo. Au contraire, la pratique de l'Église occidentale fut toujours de donner le baiser de paix après la consécration et l'oraison dominicale. Nous avons à ce sujet un passage on ne peut plus clair de S. Césaire d'Arles {Homil. inter Augustinianas, lxxxiii; : t Lorsqu'est parfaite la sanctification , nous disons l'oraison dominicale , ensuite : Pax vobiscum ; et alors les chrétiens se donnent réciproquement ce baiser, qui est un signe de paix, si ce que montrent les lèvres se passe dans }a conscience. » S. Augustin le témoigne aussi, implicitement, quand il dit que les fidèles donnèrent le baiser de paix à un évoque donati^te , inter ipsa sacramenta (Contra litt. Petilian. ii. 23). Nous savons au surplus que la pratique des Grecs s'étant répandue en certains lieux, Innocent l^^ y mit ordre (Epist. i Ad Décent, c. 1).
Tertullien (De orat. xiv) nous a transmis le souvenir d'une exception à cette règle, pour le jour de la passion du Sauveur : c Le jour de la Pâque où la religion du jeûne est chez nous commune et comme publique, à bon droit nous nous abstenons du baiser. > Par le jour de la Pâque, il entend ici la pâque hébraïque qui
correspondait au vendredi de la semaine sainte, jour de la mort du Sauveur.
Nous ne voyons pas que Tertullien donne la raison d'une telle abstension ; mais on peut la tirer de son contexte : c'est que le baiser de paix, étant un signe de joie mutuelle, ne convenait point en un jour de si légitime tristesse pour l'Église. Les modernes, après Amalaire (i. 13) en assignent une qui ne nous parait pas moins plausible : le vendredi saint est le jour du baiser de Judas ; il y avait pour cela une certaine convenance à ce que les fidèles évitassent de se donner une manque de charité mutuelle. Quoi qu'il en soit, cette abstension avait bien certainement pour but de témoignei la tristesse, puisqu'elle avait lieu tous les jours de jeûne en général, conmie nous l'apprend encore Tertullien (Op. laud. ibid.) : c C'est à l'abstinence du baiser qu'on connaît que nous jeûnons. » Jam enim de abstinentia oscuH agnoscimur jejunantes.
2® Au baptême. — Les fidèles donnaient k baiser de paix aux nouveaux baptisés, comme une marque de la fraternité qui venait de se nouer par le baptême entre les anciens chrétiens et les récents, et de l'admission de ceui-c au sein de l'Église. Et cette pratique s'obser vait aussi au baptême des enfants : nous e avons pour preuve une curieuse anecdote ra contée par S. Cyprien {Epist. lxtv). Il s trouva de son temps un évoque nommé Fidu lequel soutenait qu'on ne devait pas baptis» les enfants nouveau-nés avant leur huitièn jour, parce que les enfants étant jusque-là e core rouges et immondes, c on ne pourrait 1 baiser sans répugnance. :> La réponse de P vêque de Carthage n'est pas moins singulier» « Tout est pur pour les purs, dit-il, et nul nous n'a le droit d'avoir de la répugnance po ce que Dieu a daigné faire. » Omnia munmundis : nec aliquis nostrorum id débet horref quod Deus dignatus est facere.
C'est à tort que Martène suppose que cel cérémonie du baiser n'avait lieu qu'en Afriqu et que S. Cyprien est seul à en faire mentic Car, outre S. Augustin qui cite les paroles S. Cyprien, S. Chrysostome parle de ce {Serm. i), alors que comparant la naissan spirituelle avec la naissance naturelle , il di « Ici, pas de lamentations, pas de larmes, m? des salutations et des baisers et des embrass ments de frères qui reconnaissent leur mei bre. »
3° Aux fiançailles. — Le baiser et la joncti des mains droites faisaient partie des cérén nies des fiançailles ; parce que, comme ne l'avons vu, rien n'était plus saint, ni plus us chez les premiers chrétiens que le baiser paix. Tertullien en parle ouvertement dans s livre De relandis virginibus (C. vi) : Si aut