BÉNI
BËNI
iàga élevés, et à croire aui biens éternels tgarts par le cercle que forme le rapprochement du pouce et de l'annulaire, le cercle étant lliiérogljphe accoutumé de l'éternité. On pourrat encore, avec l'a' bë Polidori {Amico coll. 7n.60), reconnaître dans les trois doigts élevés une profession de foi k la trinité des personnes, (1 dans les deux doigts unis la croyance à l'usité de nature; ou bien encore, quand ces deni doigts sont placés l'un sur l'autre en forme de croii (Et les monuments en offrent plus i d'un eiemple), l'ensemble de l'attitude de la Duin pourrait rappeler les deux principaux uq^res de la foi , la Trinité et l'incamatitn.
> On a observé en second lieu que, commu- ■teot, les monuments latins diffèrent des IRts en ce que, sur ceux-là, les doigts qui se développent sont le pouce, l'index et le médius, tandis que les deux autres sont repliés sur la paume de la main; c'est ce qu'on est convenu d'appeler la bénédiction latine. C'est ainsi qu'est disposée la main du Sauveur, quand il opère quelque miracle, et qu'il n'a pas la baguette , par exemple , dans la guérison de l'aveugle-né (Bottari. Ut, iix. et passim), ou dans celle de l'hé- ■Domlsse (Id. xxi), ou encore dans la repristDtition de son entrée à Jérusalem (Id. Qnm. et passim.). Telle est encore l'attitnile du bon Pasteur bénissant ses brebis dut le bas-relier d'un sarcophage antique [U.axxO.
Nous devons observer cependant que te geste nqnestion n'exprime pas toujours l'action de iim, mais sauvent, selon l'usage universel dm les anciens (Apul. Miles, ii), le salut de Fmteur qui parle ou se dispose à parler, muneulâ se voit, par exemple, dans les mitùtures de l'Homère de la bibliothèque am- Imienne et du Tir^e du Vatican. Nous inloptélerions dans ce sens l'attitude de la main it Notn-Seigneur toutes les fois qu'il est repriaenté enseignant, soit les docteurs dans le temple (Bott. uv), soit ses disciples (Id. OLTi), ou bien encore quand il s'entretient inc S. Pierre de la chute prochaine de cet >ptlre (Id. xxi); ou enfin, dans unejfresque ■'(potéft relative à l'eucharistie, et oili le Sauwr, ayant >îx pains dans le pan de son manteau, étend la main en signe d'allocution (Id. un). Nom ne saurions non plus voir autre cboie qu'un signe de même nature dans le P*eque fait S. Pierre au moment où il est ■TMpir les Juifs (Id. lxxxv), non plus que <^ celui de Moïse tenant d'une main les tar
blés de la loi, et haranguant les Israélites.
(Id.Lxvii). etc., etc.
Quoi qu'il en soit, il est probable que les Latins et les Grecs usaient indifféremment, dans le principe, de l'un et de l'autre rit de bénédiction, et que les canons n'avaient rien Sxé k cet égard. Ainsi, l'ancienne mosaïque de la confession de S. Pierre (Borgia. Valic. amfesi. B. Pe/riFrons(i»p.) fait voir le Rédempteu r bénissant à la grecque; celle de Tare triomphal de Saint-Marc à la manière latine, tandisque dans celle de la tribune de la même église, il bénit d'après le rit grec, ainsi que dans celle de l'ancienneVaticane, exécutée parlesordresd'Innocent III (Ciamp. De sacr. xdif. p. it3), pontife non moins versé dans la connaissance des rites anciens que zélé pour leur observance; et bien plus, écrivant ex profeseo sur cette matière (De sacro altari. 1. iT. c. kk), le même pape ne prescrit autre chose que l'élévation de trois doigts, sans indiquer lesquels. En remontant encore plus haut vers nos origines, nous voyons qu'il n'y avait même d'essentiel, dans l'action de bénir, que l'extension ou l'imposition de la main, accompagnée de la formule de bénédiction (Ménard. Ad socrani. Greg. p. 21). Manut impositio, dit S. Augustin (L. i[iDe6afi(. c. 16) est oTatio super hoininein. * L'imposition de la main est une prière sur l'homme, » Tertullîen {De bapl. vil ) l'appelle une prière invitant le Saint-Esprit à descendre sur les choses créées : Manus imponitur per benedicUonem advocofa et invitata Spiriluin tanctum. 11 est donc vraisemblable que la bénédiction eut lieu d'abord sans aucune disposition particulière des doigts, et à plus forte raison, sans ce mouvement de ht main par lequel le ministre bénissant décrit la forme de la croix (Theoph. Rajnaud. BtUroclil. p. au).
Ainsi, Notre -Seigneur bénit de la main complètement déployée le démoniaque, sur un sarcophage de Térone (Maffei. Verona illus/rat. pars. m. p.
ik), et aussi un
enfant agenouillé devant lui dans un orcoïoliwn du cimetière de Saint -Hermès (Bott. cLxxxvii. n. 2), monument dont |nous donnons ici le dessin.
Il parait constant néanmoins que, à une époque que nous ne saurions déterminer, mais assurément assez moderne, les deux bénédictions, dites grecque et latine, devinrent tout à fait caractéristiques des deux Églises. Ce fait se trouve traduit matériellement dans le basrelief d'un diptyque grec donné par Foggini.
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{De Roman, itia. Pétri, p. 471), où l'on voit S. Pierre béDissant k la maniËre laline, et S. André, qui passait pour le fondateur de l'Église de Constant! nople, à la manière grecque,
3° On trouve parfois dans les monuments une troisième manière, qui consiste à élever seulement l'index et le médius, tandis que tous les autres doigts restent repliés dans la main : exemples un bas-relief où Notre-SeigTieur guérit le paralytique, et une fresque qui le montre ressuscitant Lazare (Bott. lxxii). Ailleurs encore, au cimetière de Saint- Calliste, UD personnage d'un aspect vénérable, assis, entouré de quelques personnes qu'il parait enseigner, et ayant à ses pieds un scnnium plein de volumes (V. l'art, scrinia), étend ses mains ainsi disposées.
4° On a des exemples de Notre -Seigneur bénissant avec le pouce et l'index seulement : nous ne citerons, pour ce geste spécial, qu'un diptyque de la cathédrale de Milan du quatrième ou du cinquième siècle (Bugati. Mem. diS. Celso. p. 280). Mais, en général, ceci n'est que le geste indicatif de quelque objet : c'est ainsi que, à l'abside de Saint-Andrêùiftorbara, les évangélistes S. Marc, S. Mathieu et S. Luc montrent d'une main leur évangile qu'ils portent dans l'autre (Ciamp. Vel. mon. t. 2<i2); ainsi encore dans l'arc triomphal de Sainte -Cécile, Notre- Seigneur indique du pouce et de l'index de la main droite le globe qu'il tient sur la gauche. Une belle fresque des catacombes (Perret, vol. m. pi. xx), montre Abraham indiquant de mâme à Isaac le feu allumé pour le sacrifice.
5° Ajoutons enfin que la liturgie du patriarcat de Constantinople dispose que l'évéque,' quand il officie, bénit le peuple successivement avec les deux mains, dbposées à la grecque ; et ensuite avec la droite tenant un chandelier à trois branches, qui représente la Ste Trinité et avec la gauche élevant un chandelier à deux branches rappelant les deux natures de notre Seigneur Jésus-Christ (Siméon Thessalon. De templo. p. 232. ap. Lebrim. Cérém. de lamesac. lu. 397.) On peut voir dans Lebrun, au lieuindiqué, une planchereprésentant le patriarche S. Methodius bénissant selon cette formule.
DEBGERS (adoration des). — Ce sujet se présente rarement dans les monuments primitifs, les diverses Romes souterraines n'en offrent, croyons-nous, que deux exemples. Cependant on observe sur un fragment de sarcophage du cimetière de Priscille (Bottari. tav. CLXiii) un sujet qui, si l'on admet l'attribution que lui donne Bottari, serait le préliminaire de la scène représentée dans les deux autres, et fournirait un troisième exemple. C'est une scène pastorale conçue et exécutée avec une élégance ei-