‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 43 sur 266 · B — BERG · texte numérisé non relu

B — BERG

treme. II y a trois bergers, dont 1< tient une brebis, le second debout brebis sur ses épaules, le troisième é debout appuie son visage sur ses ma sant sur un long bâton autour duquel une spirale du haut en bas; il a le régi avec une expression de tendre soUici quatre brebis qui paissent sur le pench montagne. Tous trois portent le costu rai ordinaire. (V, l'art. Bon Pasteur.

voir dans ce tableau la représentatioi gers qui, pendant la nuit de la nati' laient sur ieurs troupeaux dans un S. Jérôme appelle Tour d'Ader (Hiep xvii), et qui furent les premiers à rt bonne nouvelle.

Les deux monuments que nous av tiennes en commençant, et qui sont sarcophages, représentent les mSme:

au moment où Ils rendent leurs hom Dieu enfant dans sa crèche (V. Arii p. 615 et II. 355. — cf. Bottari. tav, cxciii). Ils sont au nombre de deux si on les reconnaît à un bâton recourbé ( tent à la main. Sur le second plan pai bœuf et l'âne, dont la présence à la été l'objet de tant de discussions érudi P. Serry. Exeràt. xxx. n. 3. — Cf. Bo dulius était pour l'affirmative, car il c l'âne de la nativité celui de l'entrée Seigneur à Jérusalem :

Non tllius impar

Oui palulo Christum, licet in prsesepe

Agoovit umen esse Deum.

(V. l'art. Bo;u^[l6] et l'Ane.)

L'enfant Jésus est enveloppédelan conséquent, beaucoup plus jeune qi sujet de l'adoration des Mages qui se premier de nos sarcophages, tout k (A doration des bergers, et où Notrevétu d'une tunique, estassis sur lesg sa mère. Ceci est conforme à l'opinioi rôme, qui met deux années et plus deux événements, opinion partagée ( phane {Henes. xxx. % 29), fort répai

les premiers siècles, et probablemei à l'époque où fut sculpté ce bas-r voici la reproduction : M. De' Rossi,

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volume dUnscriptions chrétiennes de onne un fragment de l^an 343 où ce représenté {Inscr. t. i. p. 51).

ation des bergers se voit aussi sur un je d'Arles (Millin. Midi de la France, ^), mais avec quelques variantes. Ainsi, (u'un berger qui, le pedum à la main, ebout aux pieds de Tenfant Jésus cou- • un berceau en treillis d'osiers. Marie i près de la tète de son divin fils ; parsurs elle est absente ainsi que S. Jo- ! bœuf et Pane sont présents dans ce f.

!ux sujets de Tadoration de Jésus par ers et par les Mages sont réunis sur -uns de ces précieux vases à huile e S. Grégoire avait envoyés à la reine nde (Mozzoni. Sec, vii. p. 77). Marie ise sur un trône élégant et tient Pens sur ses genoux ; à sa droite sont les vec leurs présents ; à gauche les ber- (es anges au-dessus. Au-dessous de ce m voit les moutons et les chèvres qui sauts joyeux s'associent à Pallégresse pasteurs. (V. Part. Huiles saintes.)

[OTHÈQUES CHRÉTIENNES. —

ïres et les pasteurs en général de la Église, prenant au sérieux cet oracle Les lèvres du prêtre garderont la it Ton recherchera la loi de sa bouche II. 7), » Labia sacerdotis cusfodient , et legeni requirent ex ore ejus, s'apit toujours à multiplier , pour eux , ' clergé et pour le peuple, les sourutes les bonnes études; et Phistoire ique constate Pexistence de nomibliothèques dès le temps dr^s persé- Ainsi S. Alexandre, évéque de Jéît martyr sous Trajan-Dèce (Euseb.

. VI. 39), en avait fondé une dans sa copale. Eusèbe témoigne y avoir luiisé de grandes ressources : elle ren- 2S lettres et un grand nombre d'autres i auteurs ecclésiastiques de cette époixemple deBérylle, évêque de Bostra, >polyte, etc. (Euseb. vi. 20;. Le marmphile avait formé à Césarée une bie tellement riche, que S. Jérôme ( MarceUin. 0pp. t. ii. coL 711) ne fait ficulté de comparer ce prêtre aux plus l)ibliophiles de l'antiquité, Démétrius re et Pisistrate. S. Pamphile donna deose collection à PÉglise à laquelle il ché par son sacerdoce. Il est d'un iniii de voir dans. Eusèbe (vi. 32), et irôme {De vir. ilL m. Epist. ad Marlaud.), le détail des recherches imu'il fit faire partout pour l'enrichir, ï que les merveilleux résultats qu'il

obtint. Malheureusement, l'ouvrage spécial qù'Eusèbe avait composé sur ce sujet est perdu : s'il nous eût été conservé, il formerait le monument le plus curieux de l'histoire bibliographique et littéraire de l'antiquité. S. Isidore de Séville assure que le nombre des volumes rassemblés par S. Pamphile s'élevait à trente mille environ (Etym. vi. 6), nombre très-considérable, même en tenant compte du peu de matière contenue dans les volumina ou rouleaux des anciens, en comparaison de nos livres modernes. (V. Greppo. Not. hist, p. 22k.)

Lors de la persécution de Dioclétien, les Églises d'Afrique avaient des bibliothèques, puisque cet empereur les fit détruire, et les actes proconsulaires de ce temps en mentionnent une à Cirtha (Labb. i. col. 1^44). Plus tard, S. Augustin parle d'une bibliothèque à Hippone, à propos d'un livre qu'elle ne possédait pas (De herxs. ad Quotvultdeum. 88. 0pp. viii. col. 27). A Rome, il en existait plusieurs au temps du pape S. Hilaire (Lt6. pontif. ap. Labb. iv. col. 1031). Nicéphore {Hist. ecd.xw. 3) loue le zèle de Théodose le Jeune à recueillir des livres religieux, ce qui suppose une bibliothèque fondée à Constantinople par cet empereur, et même, selon quelques-uns, par Constantin lui-même.

On sait que S. Jérôme s'était fait une riche bibliothèque, grâce aux nombreux copistes qu'il avait sous la main (Epist. vi), et Florentins en avait une aussi, comme nous l'apprenons dans cette même lettre adressée à ce dernier. Les bibliothèques chrétiennes abondaient dans notre Gaule. S. Sidoine Apollinaire parle avec éloge des collections de livres rassemblées par Ruricius, évêque de Limoges (Epist. y. 15), et par Lupus de Périgueux (Epist. viii. 11). Le même écrivain donne les détails les plus intéressants sur la riche bibliothèque que possédait Ferreolus dans sa maison de campagne près de Nîmes. Il nous apprend qu'une portion de cette collection, composée principalement de livres religieux, était destinée à l'usage des femmes, qu'une autre, réservée aux pères de famille, contenait les plus beaux ouvrages de la littérature latine, entre autres ceux de Varron et d'Horace parmi les profanes, ceux de S. Augustin, de Prudence, et la traduction d'Origène, par Rufin, parmi les chrétiens (Epist. ii. 9).

Comme la plupart de ces collections, formées le plus souvent par les évêques ou les prêtres étaient destinées à Pinstruction des fidèles et des clercs, elles possédaient les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que leurs commentaires qui, dès les premiers siècles, formèrent une des principales branches de la littérature chrétienne. Malheureusement, nous avons à regretter la perte de beaucoup de ces travaux d'exégèse. Tatien avait composé les Harmonies des Évangiles,

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