IX. — Comment et d'après quels principes
LES CIMETIÈRES DE LA ROME SOUTERRAINE FU- RENT-ILS DISTRIBUÉS? Les chrétiens, à Rome, ne purent être qu'en fort petit nombre au commencement, et, à raison de la vaste étendue de la ville, ils étaient assurément dispersés en des lieux très-éloignés les uns des autres. Aussi, étant connue la division faite pu S. Clément des sept régions de la ville entn autant de notaires qui devaient, chacun danî son quartier, tenir note exacte des gestes dei martyrs (V. l'art, notarii), on peut affirme avec toute espèce de fondement que les quator» régions de Rome païenne, môme avant ce po» tife, c'est-à-dire depuis le pontificat de S. Pierr et celui de S. Lin, avaient été partagées ei sept titres ou paroisses chrétiennes. (V. l'art Titres.) Sur la fin du premier siècle et le coin mencement du deuxième, S. Évariste fut oblig d'augmenter le nombre de ces titres, lesquel étaient des lieux ou des maisons confiés à u; prêtre et consacrés au culte divin, et où le fidèles, quand ils le pouvaient sans imprudenc et sans danger, tenaient leurs assemblées L'accroissement du nombre des fidèles dans 1 deuxième et le troisième siècle donna lie très-vraisemblablement aune nouvelle augmet tation du nombre des paroisses.
La charité fraternelle devait, d'une par porter les croyants à s'unir en une grande U mille, et à se créer one sépulture commoo^ Mais, d'un autre côté, le besoin de sécurité dai une ville où la puissance matérielle était toi