VIII. 3), sur une lampe d'argile LIX
ivait déjà recueilli dans les catapierres fines, des sceaux de tuile, s où sont figurés des chevaux à la nvaz, p. 216), et une fibule façonne de cheval est publiée dans le M. Perret (iv. pi. xvi. 93). Les
Valentin , martjrr et évoque de ad. t. II jun.\ nous apprennent que
regardant une croix placée au miaient gravés sur la tombe de ce maryeucte, dans un songe qui lui annon- ;yre, vit Notre -Seigneur lui donner, choses, equum pennatum (Acfa).
le s'est trouvé spécialement dans es de martyrs. Ainsi, dans une cha- •aine du cimetière de Basilla, déf 26 , la tribune ou coquille de Taboir des chevaux libres et paissant iot. ad Anast. Prolegom. t. m).
chevaux isolés, on rencontre aussi iges ou des quadriges dont les che- 5 palmes sur la tête (Bottari. tav.
larruoti. tav. xxvii), et sont mon- 3unes gens : ce qui rappelle exacux du cirque et le texte de S. Paul lusion : Sic currite ut comprehen- IX. 24).
ÉQUE9. — Comme, dès le troiles diocèses des évoques commen- «ndre dans la campagne, ceux-ci des espèces de vicaires appelés 6 juridiction subordonnée dans les irent chez les Grecs le nom de ^w- ! qui veut dire évéques de villaifcs^ :iptoSiuTat, curateurs ou inspecteurs ic. Laod. c. LVii) ; ils furent nom- Latins chorepiscopi , ce qui est le latinisé.
stantin, le cercle du territoire de ise s'élargissant de plus en plus, qu'il y eut quelquefois plusieurs
chorévôques par diocèse (Basil.£pis/.ccccxviii). 11 est avéré que, en Orient, bien qu'ils n'exerçassent qu'une autorité vicariale, ils administraient le sacrement de confirmation, consacraient les églises, imposaient le voile aux vierges, surveillaient la vie et les mœurs des clercs attachés aux églises auxquelles ils présidaient, afin d'éclairer l'évoque sur leur compte pour leur ordination (Id. Epist, clxxxi); en présence de l'évéque, et d'après son ordre, ils ordonnaient des diacres et même des prêtres (Concil. ArUioch. c. x); et, en l'absence même de l'évoque, ils conféraient les ordres mineurs (Ibid, et cork;. Ancyr. c. ziii); ils assistaient aux conciles, y siégeaient au rang des évêques, et en souscrivaient les actes (/n conc. Neoc, Nicxn. I. Chaked. act. i. — S. Athanas. Apolog. II). Il est certain que plusieurs des offices que nous venons d'énumérer semblent supposer le caractère épiscopal. Les chorévêques en étaient-ils revêtus? C'est là une question qui est du ressort des canonistes ; pour nous, nous n'avons qu'à constater les faits.
En Occident, il ne parait pas trop de trace de cette institution avant le cinquième siècle. Or comme les évêques déléguèrent aux chorévôques à peu près tous leurs pouvoirs (Isid. Hisp. De offic. eccles, ii. 6), ceux-ci ne tardèrent pas à usurper les privilèges et les droits qui appartenaient en propre à leurs chefs. De là des collisions qui obligèrent, dès le septième siècle, les conciles à limiter les droits que s'attribuaient les chorévôques {Conc. Uispal. ii. 7); et au huitième , le pape S. Léon II leur défendit de consacrer les prêtres, les vierges , les églises et le chrême {Resp. ad episc, Gall. et Germ.)-^ les conciles de ce siècle et du suivant renouvelèrent à leur tour ces dispositions. Enfin au neuvième siècle , leur juridiction s'amoindrit tellement, qu'il ne leur resta plus d'autorité que sur les clercs mineurs, et le dixième leur vit enlever tous leurs droits, qui furent transférés par les évêques, soit aux archiprêtres, soit aux vicaires généraux : de telle sorte que peu à peu, et avant la fin de ce siècle , la dignité et l'office de chorévôque cessèrent complètement d'exister.
CHRÊME (saint). — Dans le principe, l'huile fut l'unique matière du saint chrême, chez les Latins comme chez les Grecs (Cypr Epist. Lxx. — Optât. Milev. De schism, Donat. 1. VII. — Basil. De Spir, S. c. xvii). C'est vers le début du sixième siècle qu'on conunença à mêler avec l'huile le baume , qui ," autrefois, se trouvait en Judée (Greg. Magn. Commtnt, in tant. ci. — V. Dissert. Mtch. Amat. de opobalsamn)^ et les Latins usèrent du chrême ainsi composé à peu près jusqu'au seizième siècle. Mais comme, vers cette époque, les Es-