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précieuses, avec la mention expresse ^e auquel ils étaient destinés : In \Uari$ tetravela octo; ailleurs : ciboargerUo et vêla serica eircumquaque ; pannos optimos quatuor in ciborio il s'agit non-seulement du ciborium^ 3S arcs auxquels les voiles étaient at- 'ela de stauraci qux pendent in arcubus in circuitu altaris. 11 serait aisé de * ces citations.
is deux Églises , il y avait une oraiée Toraison du voile, oratio veliy orainis, que récitait le célébrant en ens Tespèce de sancta sanctorum formé raper^es enveloppant Tau tel. Thiers [Autels des églises, p. 8^) deux de ces empruntées, l'une à Pantique liture S. Basile, l'autre au sacramentaire goire. (V. Part. Voiles et Portières,)
— Le fameux sarcophage de Junius- Dttarï. tav. xv) fait voir, sous les pieds issis au milieu des docteurs de la loi, -figure de vieillard, et un autre tomatican (Id.tav.xxxiii), dans le même buste de fenune , tenant étendue sur jne draperie flottante et comme en- 3 vent, sujet qui rappelle un peu le divinités marines chez les anciens, uaires (Buonarruoti. Vetri. p. 7. — . p. ^1. — Visconti. M. P. C. t. iv. pi. ardent en général cette figure comme mtation hiéroglyphique du ciel, et ensons pas que le P. Garrucci (£fap. 92. note l) soit suffisamment fondé ire cette interprétation, ne que, par cette figure, les premiers avaient l'intention de rappeler que, i de toutes choses, le firmament avait eaux d'avec les eaux (fien, i. 7), et nfant de douze ans dont la doctrine )ar sa grandeur tous ceux qui VerUenic. II. ^7) n'était autre que cette sa- 'éée qui, portée sur les eaux , les avait )ar le firmament , avait créé et ormonde, qu'elle continue à gouverner meure sublime placée au-dessus du t; que cet enfant n'était autre que ui le prophète a dit {Psalm, cm. 3) : ites de la nue votre char, vous mar- Paile des vents. > Qui ponis nubem ttium , qui ambulas super pennns , pensée sublime rendue ainsi par usone {Oration, v. k, — Cf. Bott. loc.
) solium : oui subdita terra sedenti, ), et obscurs chaos iiisuperabilenoctis.
rE PASCAL. — L'institution du 8cal est de toute antiquité dans l'É-
glise. Il est certain qu'elle existait du temps de S. Grégoire le Grand : nous le savons par son sacramentaire (Edit. Menard. Off, sabb, sanctî), où se lit la formule de. bénédiction Exultet à peu près telle qu'elle se chante aujourd'hui, et qui est généralement attribuée à S. Augustin; nous le savons encore par une lettre de ce pape à Marianus, évoque de Ravenne (L.xi. epist. 33). Deux formules de bénédiction, que nous a laissées Ennodius, évèque de Pavie en ^90 (0pp. edit. Sirmond. 1. 1. p. 1721), se placent vers le milieu du cinquième siècle, car il dut, conformément à la discipline primitive, les composer étant encore diacre.
Que VEocuUet soit l'œuvre de S. Augustin ou celle de S. Ambroise, comme le veulent quelques critiques , il en résulte toujours que l'usage du cierge pascal existait vers le milieu du quatrième siècle. Il n'est donc pas exact d'en attribuer l'institution au pape Zozime, qui siégeait en ^17, et qui ne fit que prescrire aux autres Églises un rit dès longtemps en vigueur à Rome. (V. Anast. Bibl. fn Zozim. 59.) Le P. Papebroch {Propyl, ad act. SS. maii. p. 9) en fait remonter l'origine au concile de Nicée, et en donne pour raison que l'usage s'établit alors dans l'Église d'écrire sur le cierge pascal le catalogue annuel des fêtes mobiles.
Le diacre bénissait le cierge pascal du haut de l'ambon (V. l'art. Ambon)^ ou dans le chœur, près des degrés du presbytère. C'est ce qui explique pourquoi la colonne destinée à le soutenir était placée à l'un de ces deux endroits, dans les anciennes basiliques de Rome, à Saint-Clément, par exemple (Ciampini. Vet, mon. 1. 1. tab. xii. fig. 3. 5. tab. xiii. 1. 3. — V. aussi la figure de l'art. Ambon). Cette colonne était ordinairement décorée d'ornements en mosaïque. Telle est celle qui subsiste encore aujourd'hui dans Vatriwn de la cathédrale de Capoue', et dont l'attribution ne saurait paraître douteuse ; car on y a représenté en mosaïque l'acte môme d'allumer le cierge pascal avec trois autres chandelles fixées au bout d'un roseau, en l'honneur de la Ste Trinité (V. Borgia. Crue. Velit. p. 250. not.), rit encore en vigueur aujourd'hui.
CIERGES ET LAMPES. — I. — L'usage des cierges et des lampes dans les cérémonies ecclésiastiques remonte à l'origine même de l'Église. Un passage des actes (xx. 7 et 8) relatif à la prédication de S. Paul, à Alexandrie de Troade, et où il est raconté que les fidèles de cette Église se réunirent sous la présidence du grand apôtre, pour la fraction du pain, dans un cénacle éclairé par un grand nombre de lampes, prouverait pour les temps apostoli-
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ques, si le texte sacré ne rappelait que cette réunion eut lieu la nuit. Mais ce qui manque k la valeur de ce témoignage serait suppléé par les Canons apostoliques (Can. m. Labbe. i. col. 26 et 27) qui autorisent les fidèles à offrir à Tautel de l'huile pour le luminaire.
Le fait est du moins incontestablement établi pour le temps des persécutions : car on a trouvé dans les cryptes des catacombes un grand nombre de lampes que leur style peut faire attribuer au deuxième ou au troisième siècle, et que leur position prouve avoir eu une tout autre destination que de chasser les ténèbres (V. Boldetti. p. 43). Quelques-unes de ces lampes étaient placées devant les tombeaux des martyrs, comme témoignage de la vénération des fidèles, et nous savons qu'on emportait par dévotion de l'huile qui y brûlait. Nous donnons à l'article Huiles saintes , sur ce sujet intéressant, des détails auxquels nous renvoyons le lecteur. On a trouvé souvent près de ces saintes sépultures un pilier de pierre d'environ trois pieds de haut et creusé au sommet, très - probablement pour recevoir ces lampes. C'est ce qu'on peut voir en particulier près des tombeaux de S. Corneille et de S. Cyprien, découverts naguère par M. De' Rossi, au cimetière de Saint-Calliste.
Quelquefois elles étaient suspendues par des chaînes de bronze aux voûtes de ces cryptes sacrées. On peut se faire une idée de ce système de lampes par le beau monument de ce genre qui se conserve dans le cabinet du grand-duc de Toscane. (V. Foggini. De Roman, itin. Pétri, p. kSk). Il y en a aussi une très-remarquable dans l'ouvrage de Santé Bartoli (N. 25. Des chrétiennes). Sur une pierre sépulcrale publiée par M. Perret (v. pl.xxiv) est représenté un espèce d'autel recouvert d'un arc en forme de ciborium de chaque côté duquel brûle un cierge sur un chandelier, non pas sur l'autel lui-même, mais sur des consoles, en dehors de l'autel et même en dehors des colonnes du ciborium. Ce curieux monument pourrait peut-être nous donner une idée de la manière dont les lumières étaient placées autour des autels tout à fait primitifs , ou des tombeaux des martyrs; et nous savons, en effet, que plus tard on mit des cierges sur des poutres fixées entre les piliers du ciborium (V. Bocquillot. Traité hist. de la messe, p. 80).
Au troisième siècle, nous voyons par les actes proconsulaires de S. Cyprien (Ap. Uuinart. p. 218) que les fidèles accompagnèrent avec des cierges les restes de ce grand évoque et martyr;- et Prudence {Peristeph. a. 71.) fait dire à S. Laurent, par le persécuteur qui lui demandait ses trésors : « On sait que dans vos réunions nocturnes les flambeaux sont portés
par des candélabres d'or. » Le pape Damase, auteur présumé du livre pontifical, nous apprend que S. Sylvestre fit exécuter pour l'église des candélabres de bronze d'une grande magnificence. Nous trouvons des témoignages analogues dans S. Athanase {En-^d. ad fpw. k. 0pp. t. I. p. 114) et S. Épiphane {Epist.ad Joan. Hieros. App. t. ii. p. 317). On voit dans la petite église dite baptistère de Sainte-Constance à Rome , un magnifique candélabre de marbre qui a été tiré de la catacombe voisine de Sainte-Agnès, et un second monument tout semblable, et probablement de la même provenance se conserve au musée du Vatican.
Il est prouvé par le témoignage de S. Grégoire de Nazianze (Orat. xl. 46) que, déjà de son temps, on se servait de flambeaux dans les cérémonies du baptême, aux funérailles (Onrf. V. 16), dans les fêtes de l'Église (v. 35). Sur la fin du quatrième siècle , le concile de Carthage dispose que , à l'ordination de l'acolyte dont la fonction est d'allumer les cierges, l'archidiacre lui fera toucher un chandelier avec son cierge (Labbe. ii. coL 1200). Et on ne saurait oublier que l'ordre de l'acolyte n'a pas été institué pour d'autre fonction aue celle-là; or cet ordre date du berceau de l'Église. ^V. l'art. Acolyte;. Du temps de S. Jérôme, dans toute l'Église d'Orient, on allumait des cierges pour le chant de l'Évangile. (V. la savante dissertation de M. l'abbé Greppo, sur Vusagedescterges et des lampes dans les premiers sièdes de l'Église. Lyon. 1842. p. kk d'une brochure renfermant plusieurs mémoires.)
L'antiquité de cet usage n'est pas moins démontrée pour notre Gaule. S. Sidoine Apollinaire {Epist. v. 17) fait mention de nombreuses lumières que les fidèles avaient apportées par dévotion dans la basilique de Saint-Just à Lyon, le jour de la fête de ce pontife ; et S. Grégoire de Tour parle très-fréquemment de cierges allumés devant les tombeaux des martyrs et des confesseurs ; dans les rites du baptême et notamment au baptême de Clo\ is ; dans la cérémonie de la translation des reliques, il cite en particulier une procession où furent portées celles de S. Remy, évêque de Reims (De glorconfe^s. Lxxix) ; il mentionne aussi en plusieurs endroits des offrandes de cierges ou de lampes faites aux lieux révérés par des fidèles (Oemtrac. S. Martin, i. 18). Les riches léguaient quelquefois des sommes considérables pour l'entretien du luminaire. (V. Cahier. Mém.va la couronne de lumière d'Aix , dans les Mélanges archéologiques, t. m. p. 1.) Ainsi S. Perpetuus, évêque de Tours, lègue en 475 à son Église plusieurs terres; mais à la charge de consacrer l'une d'entre elles à entretenir jour et nuit des lampes devant le tombeau de S. Martin : Jta tamen ut de eorum proverUih^
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ium paretur pro Dornini Martini sepulcro intinerUeriUustrando{Te8tam. Perpet, in Spicil. rkr.t. V. p. 107). Bède (De temp. rat. c. xxvi) ppelle, comme une chose familière à tout le oôde, à propos d'un problème astronomique, s illuminations des fêtes ecclésiastiques. 11. — Il y avait, comme l'indique le titre de !t article, deux espèces générales de candébres ou de lustres, ceux qui servaient à mete de rhuile et qu'on appelait canthari ou intkara, et ceux qui étaient destinés à recelir des cierges ou des chandeliers, ceux-ci se immaient phari ou phara ; c'est la remarque I P. Boulanger, dans ses notes au livre ponîcal (L. II. c. 2. — cf. Thiers. Autels.^. IW); lis il parait qu'on pouvait aussi mettre dans s derniers de l'huile, à moins qu'on ne doive tendre d'un appareil approprié aux deux tges ce que les écrivains ecclésiastiques délient sous le nom composé de pharacanta : c'est un objet de cette dernière espèce .' Constantin (Anastas. In Sylv,) av ait donné a basilique du Sauveur : Pharum-canthan ex auro purmimo ante aitare . in quo im nardinum pisticum cum delphinis Lxxx isantem libras 1res,
l y avait ensuite les grands lustres en forme cercle ou de couronne : Coro^ix-pkorx^ circuli nnum, polycandeUs ^ etc. Ces couronnes luneuses étaient suspendues aux voûtes des lises, elles supportaient une masse considé- )'e de cierges ou de lampes, qui, selon l'ex- »sion poétique de Siméon de Thessalonique 6. de sacram,) , imitaient l'éclat des astres firmament : Velut in cœlo, scilicet in templo ibûi /umiiki, velut steVx suhlimia coruscant. couronne dont il est ici question était susmine au milieu du sanctuaire , devant la. iote table ; c'était l'usage de l'Église grece, selon le commentaire de Goar sur l'euloge (P. 850). Les lustres à sept branches, ppelant les sept dons du Saint-Esprit propfer atiarwn numerum^ dit le môme auteur (Sim. iess.), sont suspendus à la voûte, an milieu tl'église (Ibid. 851); et les douze lumières li représentent les douze apôtres, et celle du ilieu qui représente Jésus-Christ, sont attalées aux traverses des cancels du sanctuaire. Ces nhares ou couronnes étaient aussi usités ua l'Eglise latine. Prudence ne laisse aucun wte à cet égard (Ca//iew«nn..hymn. v) ; nous tons ces vers élégants, où est dépeint le ma- Hiue effet de ces lustres desquels la flamme ^fusut sur la surface de l'huile , se projetait Cloute rétendue du temple, et faisait resleiidirles lambris :
Pendent mobilibus lumina funibus, Oue suffîxa micant per laquearia, Et de linguidulis fota natalibus Uceiu perspicuo flamma jacit vitro.
Mais aucun écrivain de l'antiquité n'est aussi fécond que S. Paulin de Noie sur l'objet qui nous ocjupe. Dans le passage suivant (Nat, S. FeL v) il suppose que souvent les cierges en usage dans les églises étaient peints :
Ast alii pictis accendant lumina ceris, Multiforesque cavis lychnos laquearibus aptent, Ut vibrent tremulas funalia pendula flammas.
Les lychni dont il est ici parlé étaient des lampes à huile élégamment suspendues aux couronnes.
On voit, d'après ce qui précède, qu'il ne s'agit nullement de lumières placées sur les autels ; cet usage n'est venu que longtemps après, c'est-à-dire vers le dixième siècle pour les Latins, et les Grecs ne l'ont jamais adopté. Chez eux les cierges fixes sont sur un petit autel à côté du grand, et dans les diverses circonstances de la liturgie, ils sont portés par les lecteurs ou les acolytes devant l'officiant ou le diacre (V. Thiers. Dissert, sur les autels. p. 135 et suiv.). Par le texte d'Anastase cité plus haut, on a vu que le lustre offert par Constantin à la basilique de Latran était suspendu devant l'autel, ante aitare. Il en était toujours ainsi, soit pour les grandes basiliques où se célébraient les synaxes et se tenaient les assemblées des fidèles, soit pour les tombeaux des apôtres et des martyrs. S. Jérôme le suppose évidemment, lorsqu'il adresse à l'hérétique Vigilance cette question (Epist. un) : • Est-ce donc que les cierges allumés devant les tombeaux des martyrs sont un acte d'idolâtrie ? »
On sait que Constantin (Anast. In Sylv,) fit faire un phare d'or orné de cinq cents dauphins, lequel devait briller devant le glorieux sépulcre de S. Pierre dans sa basilique au Vatican; et encore un autre du même genre pour le tombeau de S. Laurent in agro Verano, Le pape Léon III, imitant cet exemple, plaça un lustre de porphyre suspendu à des chaînes d'or devant la confession de S. Paul : Polycandelum porphyriticum in pergula ante confessionem , in catenulis aureis ( Anast. In L^on. III).
Pour en revenir aux autels des églises, nous voyons par tous les témoignages anciens que les lumières, de quelque nature qu'elles soient, sont constamment placées devant et non sur la table sacrée. 11 n'est pas sans intérêt de citer encore quelques exemples. Constantin, dont les libéralités envers les églises ne connaissaient pas de bornes, fit mettre quatre candélabres d'argent, selon le nombre des Évangiles, Secundum numerum quatuor Evangdiorum (Anast. In Sylv.) devant l'autel de Sainte-Croix en Jérusalem, où était renfermé le bois de la vraie croix. Le pape Sixte III mit une couronne-