‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 70 sur 266 · CUV · texte numérisé non relu

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nologe de Basile, notamment au 16 et a déceinbre, nous en fournit dea exemples, ainsi que les plus anciens manuscrits à miniatures. Ces bandes de pourpre s'adaptaient k la pemtla, aussi bien qu'à la tunique : la fre«]ue d'un arcMoliuffl du cimetière de Priscille (Bott. tav. CLXLi) en offre à elle seule trois exemples ; Une oranle, Abraham et Isaac vêtus tous les trois de la penula clavata.

En passant de l'usage profane à l'usage sacré, les cololiia, les dalmatiques et les penulu: (V, ces mots) conservèrent ces ornements de pourpre. Le coioftiumqui, primitivement, n'était autre chose qu'une tunique sânatoriate , fut adopté parles prêtres et les moines (Rubanius. De re VMftar, cap. xvi»), et il était orné d'une seule, mais large bande de pourpre, appelé! latidavue. Mais il descendait de la poitrini jusqu'aux pieds perpendiculairement, différant en cela du laliclavas ordinaire, qui passait travers sur la poitrine, comme un baudrier; c'est ce qu'on peut voir, sans parler des Quments profanes, sur quelques sarcophages chrétiens, au centre desquels sont représentas en pied ou en buste des époux de distinction, par exemple Probus et Proba (Bott. tav. xvii, cxxivii et alibi), et encore sur des verres à fond doré. {V.Buonarr. tav. xxv. xxv] . — V. aussi la figure de noire article Imagines dypeaix.)

Les prêtres, comme les sénateurs, portaient des penules (aliclavias, et, en certains lieux, la bande de pourpre prit k !a partie postérieure du vêtement la forme d'une croix ; tandis que les diacres, à l'exemple des chevaliers, eurent des tuniques ou des dalmatiques angutticiavias (Rubenius, op. laud. p. 109).

Il est certain (V. Borgia, De cruce Velit. p. Lxxiv. note Aj que, dans les premiers siècles, les chasubles les plus riches étaient garnies devant et derrière, en forme de pat/ium, d'une bande d'étoffe d'une couleur distincte. L'anti' quité a appelé cet ornement pectorale et dorsolc, et en grec £|io^piov, et quand il était d'or, awnum clawm, ou, par un mot moitié grec, moitié latin, eftrytoctarum, et plus tard aurifrigium ou aurifrisium. ;V, l'art. Chasuble.} Notre- Seigneur est représenté avec des clari d'or dans la mosaïque de Sainte-Agathe Majeure à Kavenne (Ciamp. Vel. mm. t, i. tab. , XLTi), exécutée vers l'an 'lOO. Ceci dénote que les artistes, plus soucieux de l'élégance que de la fidélité, exécutaient quelquefois les images de Jésus-Christ et des saints avec les habits usités chez les personnages con^dérables de leur temps.

L'ornement qui nous occupe ne descend quelquefois que jusqu'au milieu de la poitrine; il est alors parsemé de petits disques et se termine par de petites bulles; on en peut voir un exeaiple dans l'ouvrage de M. Perret (Vol. n.

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pi. vil). Les anciens désignaient cette de clavus sous le nom de paragonda oi gaudig, nom qui fut aussi donné au \( lui-même qui en était orné, et qui est pèce de colobium.

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