‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 76 sur 266 · MAGIS (MONITOS ?) HAC RATIONE LOCI · texte numérisé non relu

MAGIS (MONITOS ?) HAC RATIONE LOCI

ins ce précieux monument que la conétait administrée aussitôt après le et dans le même lieu par la main du 1 pontife ; nous y retrouvons le signât iule CRVCE SVSCEPTA. La réception des iaint-Esprit comme préservatif contre îrs et les tempêtes du monde y est rimées de la manière la plus claire.

1 de confirmation sous lequel ce sanous est connu n'est point nouveau, a usage dès le principe pour exprile chrétien y est perfectionné, conevôtu d'une force céleste. Le concile Cau. XXX vu) prescrit que celui qui, urgente nécessité, a été baptipsé par , doit être au plus tôt, s'il survit, conôquQ, utper manus impositioneni pzrssit, € Afin que par Pimposition des misse le perfectionner. > S. Léon dit jui ont été baptisés par les hérétiques, être confrinés par la seule invocation •ïsprit et Pimposition des mains. »

( Nicet. c. vii). Dans les Constitutions ts (Lib. m. c. 17) le saint chrême > confirmatio œnfessionis, c'est-à-dire Dation dans la confession de la foi it au baptême ; et ailleurs (L. vu. trouve une prière d'actions de grâla confirmation, où l'on demande à l'onction de l'huile sainte soit tel-

lement efficace dans le baptisé, que la bonne odeur de Jésus-Christ reste en lui ferme et stable : quo firma et stabilis maneat in ipso fragrantia Christi sui.

C01VSIG1VAT0RIUM ABLUTORUM. —

C'était un lieu spécialement affecté à Padministration du sacrement de confirmation (V. Part. Confirmation)^ mais dans quelques Églises seulement. Communément, c'était dans le sacrarium ou dans quelque autre partie de Péglise que les nouveaux baptisés étaient confirmés. 11 y eut de ces consigncUoria, autrement dits chrismariOf à Rome et à Naples (V. Silvaggio. V. p. 99). Le nom de consignatorium est dérivé de celui de la confirmation elle-même, qui était appelée signaculum dominicum (Cyprian. Epist. Lxxi), signaculum spirituale (Ambros. De init, vu), signaculum vitx œternas (Léon, serm. iv De nativit.). D'où le mot consignare^ marquer du signe sacré, pour exprimer la confirmation, et consigna ti pour désigner les confirmés. Consignatorium ablutorum veut donc dire lieu où l'on marque ou confirme ceux qui ont été auparavant « lavés, * abluti^ c'est-à-dire baptisés.

CO]^8TA]VTIlV (FÊTE DE). — V. l'art. Fêtes immobiles, n. IV. 2°.

CONTRA VOTUM. — C'est une formule de regret qui se rencontre assez souvent dans les inscriptions sépulcrales; elle exprime la douleur qu'éprouvent les survivants d'une perte qui est une déception à leurs vœux les plus chers, contra votum. Elle n'est pas exclusivement chrétienne, les nôtres Pavaient imitée des anciens; et cependant, ils paraissent ne l'avoir employée qu'assez tard : le premier exemple que fournisse le recueil des inscriptions datées de M. De' Rossi est du commencement du cinquième siècle (An. 400. n. 491) :

PARENTIS POSUERVNT TETVLVM (TITVLVM) CONTRA VOTVM. ET DOLO SVO.

Quelques auteurs, entre autres Morcelli (Inscript, comm, subject, p. 132) ont supposé que la formule en question n'était qu'à l'usage des parents déplorant la mort de leurs enfants. 11 est vrai que nous la trouvons quelquefois employée dans ce sens, témoin Pépitaphe romaine que nous venons de citer, et celle-ci donnée par Boldetti (P. 407) : rvfinvs pater contra voTVM. Nous avons lu, à Saint-Ambroise de Milan, celle d'un néophyte nommé felicianvs, auquel son père felicianvs et sa mère geron- TiA contra votvm posvervnt. Mais il n'est pas moins certain qu'elle se produit indifféremment sur les marbres de toute sorte ; sur ceux que les maris élèvent à leurs femmes : telle est Pépitaphe de felicissima par son époux:

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