PIETATE
COQ. — Considéré comme symbole chrétien, le coq a plusieurs significations, l*» Sur les tombeaux, il rappelle le dogme dé la résurrection future. Parmi les symboles de la résurrection, S. Épiphane place le lever du soleil, et, avant lui, le pape S. Clément avait déjà dit: Dies et nox resurrectionem nobis déclarant : oir bat nox , exurgit dies {Ep. ad cor. xxxdl. Î). « Le jour et la nuit nous dénotent la résurrection : la nmt se couche, le soleil se lève. » Or, si le retour du soleil à l'horizon est une image de la résurrection de nos corps, ne s'ensuit- il pas, par un enchaînement d'idées tout naturel, que le chant du coq, qui précède l'aurore, et qui a fait donner à cet oiseau le nomdejorjni^ diei (S. Ambrois. t. ii. p. 1220. edit. Benedict 1690), est à son tour le symbole de cette voiï toute -puissante (Joan. v. 28) qiii , à la fin des temps, donnera le signal du grand réveil. Prudence s'est approprié cette pensée dans son hymne ad galli cantum (fiathem. i. 16), lorsqu'il dit que cette voix du coq qui excite dft leur sommeil les autres oiseaux, c est la figure de notre juge, > nostri figura est judids? V\s& loin , à propos des démons qu'il suppose être mis en fuite par le chant du coq, le poète ajoute (Vers. 45 seqq.) :
Hoc esso signum praescii Norunt promissae spei Qua DOS sopore liberi Speramus adventum Dei.
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)9iu le langage de l'Écriture , le mot tpen rima souvent l'idée de résurrection. De là >nnule in spe si fréquemment inscrite sur maiiires chrétiens , et en particulier sur eeaux dont les briques fermant les loeuli eut l'empreinte (Lupî. Dissert. ii. 261). Il \ présumer que cette pensée du poète avait
naissance dans l'opinion généralement ndue de son temps que la résurrection de s-Chrîst avait eu lieu au chant du coq :
ce qu'il exprime lui-même un peu plus (Vers. 65 seqq.) :
Inde est, quod omoes credimus, lUo quieti) tempore Ouo gaLus eisultans caoil, Cbrïstum redisse ex inferis.
comprend maintenant pourquoi les chréaimaient à placer l'image du coqsur leurs «auï., c'était un signe d'espérance , un «le de la résurrection. Ainsi, l'épitaptie onatus, trouvée au cimetière de Saintes^Aringhi. ii, 514) porte-t-elle l'image du ssociée à la formule inpace ; celle de Con- .;Boldetti. 360), outre cette acclamation, coq devant un vase d'où sortent deux ra- II d'olivier. On voit au musée Farnèse à esTolidOTÎ. Sepolcrianl. Crist. in Milano. 1 pierre sépulcrale d'un Leopardus, où, ie symbole du coq, est cette inscription {uée : DIE. BEDE. HE.... que nous n'hésipas à restituer ainsi avec l'abbé Polidori : DtB.Bem.RESVRGES, formule dont les marchrétiens fournissent un grand nombre copies : tel est, entre autres, le Utulus des I Catervius et Severina, dans le recueil de rtti (Intcr. mt. p. litl. n. 506) :
iTK II FlUm CHUSTO (Sic) PRUSTlItTE BEXH.
. Perret iiv. pi. xvi. 29) donne une pierre où est gravé un coq, posé sur un rameau,
le monogramme du Christ au-dessus. Ceci imerait-il qu'au grand jour dont l'annonce ^mbolisée par le coq, le Christ serï le I des hommes ressuscites ?
' Le coq est aussi le symbole de la vigie. C'est pour cela que, dËs les temps prih, les chrâtiens adoptèrent l'usage de le tru faite de leurs temples, pour représr la vigilance du pastôur. Cette même
de vigilance explique pourquoi la figure to-Pasteur est si souvent représentée au Ut de Tare ou de l'abside des, chapelles catacombes, et, avec une intention non s évidente, sur le disque des lampes qui tieatà éclairer les souterrains (Aringhi. ii.
Nous DO citons qu'en passant un coq metn fuite trois animaux qui figurent les trois ipiscesces, sujet représenté sur un basfde Itilao, qui n'est pas antérieur au neu-
aXTlt). CHRËT.
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vième siècle ( Allegrania. JUonwn. di Mit. p. 113).
3<> Il est une classe de monuments , las sarcophages, où l'image du coq est souvent rapprochée de celle de S. Pierre (Aringhi. i, pp. Ï97. 319. 613. et ii pp. 399) : et tout le monde comprend qu'il est ici question de la chute et de la résipiscence de cet apdtre, et que le but de Carliste fut de prémunir également les âpar cet exemple, contre la présomption et contre le désespoir (V. l'art. Reniement dt S. Pierre).
4° Les fonds de coupe à sujets dorés et quelques autres monuments, représentent quelquefois deux coqs excités au combat par deux enfants, qui tiennent à la main une palme (T. Boldelti. p. 216. tav. m. n, 2. et Aringhi. u. 614), ce qui veut dire qu'une palme glorieuse — .- est réservée à ceux qui combattent vaillamment et remportent la victoire. Sur un fragment de mosaïque qui était fixé au tombeau d'un martyr (Perret, vol.
IV. pi. vil. 3), on voit un coq seul, mais dans une attitude qui suppose que le second trouvait dans la partie qui manque.
Les combats de coqs à Athènes eurent sans doute pour but de nourrir chez les citoyens une ardeur belUque use, et Ton peut en trouver l'origine dans un passage d'Ëlien (Var. hitt. II. 38). Cet écrivain rapporte que les troupes athéniennes marchant contre les Perses, ren> contrèrent par hasard des coqs qui se battaient acharnement, et que Thâmistocle en prit de haranguer ses soldats, et d'exciter leur courage par l'exemple de ces oiseaux qui n'avaient point k combattre, comme eux, pour la patri^, les pénates, les tombeaux des encAtres, pour des épouses et des enfants, pour la gloire et la liberté. Il n'est donc pas douteux que les représentations de combats de coqs sur les tombeaux, motif emprunté aux anciens par les fidèles , n'eussent pour but d'exciter les chrétiens au courage dans les persécutions et les cAinhats de toute sorte qu'ils avaient à soutenir.
5° Selon S. Eucher {De tpir. form. c. v), le coq est le symbole des prédicateurs, qui, pendant les ténèbres de cette vie, annoncent la lumière indéfectible de la vie future. Ce Père fait ensuite allusion au passage de Job où il est parlé de l'intelligence du coq : Qui» dédit gallo inteiiigerttiam {Job. xxviii. 36), intelligence que doit imiter le prédicateur eo étudiant les circonstances où il pourra avec opportunité faire entendre sa voix. S. Grégoire
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