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le Grand exprime la même pensée (Ub. moral. III. In Job.),

60 II est enfin le symbole du juste, selon Bède, c parce que, dans la nuit de cette vie, Je juste reçoit par la foi, l'intelligence et la vertu qui le font crier vers Dieu, aîfin de hâter Paurore du grand jour : Emitte lucem tuam et veritatem tuam. » {Psalm. xlii. 3.)

COQUILLAGES (symbole chrétien).— On a souvent observé dans les tombeaux des chrétiens et des martyrs des coquillages marins ou autres, entiers, ou rompus (Boldetti. p. 512. ûg. 65). Quelquefois, ils sont fixés à l'extérieur des loculi, d'autres fois ils y sont figurés seulement (Id. pp. 351. ^35), et ceux-ci ont la forme du buccin. On en distingue de différentes espèces dans les bas-reliefs d'un curieux sarcophage du Vatican (Bottari. ta v. xlii) où sont représentées diverses scènes de poche. On a de ces coquillages exécutés en pierres fines, et des lampes sépulcrales en métal, qui en afi'ectent la forme, ou en ont de sculptées sur leur disque (V. Bartoli. Ant. lucem. parte m. fig. 23.) Des faits absolument analogues se sont révélés dans les sépultures de la Gaule. Ainsi des coquilles de limaçon ont été trouvées dans le sarcophage de S. Eutrope à Saintes, découvert en 1843, et M. Letronne prouve que leur introduction n'a pu être l'efi'et du hasard (V. Recueil de pièces relatives à la reconnaissance du corps de S. Eutrope. p. 81) ; on en a trouvé dans une sépulture mérovingienne du cimetière de Vicq, et M. Tabbé Cochet en a rencontré un grand nombre d'exemples dans ses fouilles {Normandie souterraine, passim), notamment près de Dieppe à l'intérieur d'un tombeau du temps de Gharlemagne.

Nous n'hésitons pas à penser que l'intention des fidèles a été de faire de cet objet un symbole de la résurrection. La coquille est la tombe, demeure momentanée que l'homme doit abandonner un jour. Un sarcophage de Marseille (Millin. Midi de la Fr. pi. lviii. 4) offre, au lieu de la coquille , le Umaçon lui-même. Et ici, pour expliquer l'antiquité, nous devons invoquer les monuments du moyen âge , où, comme on sait, les mêmes types sont souvent reproduits, avec des développements qui en rendent la signification plus claire. Ainsi, M. le comte Aug. de Bastard (Bullet. des comités hist. archéol. etc. 1850. p. 173) donne la copie de vignettes des treizième et quinzième siècles, où, à côté de la résurrection de Lazare est figuré un limaçon sortant de sa coquille ; et ce double sujet se voit également, dans la collection d'anciens manuscrits liturgiques rassemblés par les otrdres de Louis XIV, sur un manuscrit du quinzième siècle. Il faut observer que la coque des limaçons trouvés dans les

tombeaux de la Gaule est très-grande, c'e r^^tx pomatia^ Pescargot vulgaire. Or, cfa nous, aucune coquille n'est plus propre à syi boliser la résurrection. En effet, le mollusq qu'elle renferme, en bouche l'entrée ava l'hiver avec un épiphragme calcaire d'une < sez forte consistance, qu'il ne brise qu'au reto du printemps. Cet opercule naturel représeï le couvercle du cercueil qui doit être enlevé jour de la résurrection.

CORBON A ECCLESIiE. — V. l'art. Cteri n. 1. l».

CORPORAL. — Les écrivains ecclésias ques désignent sous le nom de corporale, ou corporalis palla, le linge qu'on étend sur l'au pour y déposer les saintes espèces, pendant célébration de la messe. Le corporal est toute antiquité dans l'Église latine aussi bi que dans l'Église grecque. S. Isidore de I miette l'appelle d'un mot grec qui a la sig: fi cation générale de linceul , et dit qu'il est figure du linceul dont Joseph d'Arimathie ( sevelit le corps du Sauveur; il le désignée core par les mots ad carnem (L. i. epist. 1! — cf. Thiers. Autels, p. 156), comme touchi immédiatement la chair sacrée de Jésus-Chri mais contre l'opinion d'autres auteurs i nomment ainsi la première nappe de l'aut Dans S. Isidore de Péluse (L. i. ep. 123) est appelé xb eDitov du verbe etXiw, imdt « j'enveloppe , ■ parce qu'on le relevait : les saintes espèces. Les Grecs déposent an sur le corporal, au milieu de l'autel, le li^ des saints Évangiles.

Pour ce qui est de l'Église latine, il pai qu'avant S. Sylvestre, qui siégeait en 314, corporal n'était pas toujours de linge, m quelquefois d'étoffe. Car ce fut ce pape qui fixa la matière, et ordonna qu'il ne serait ni soie, ni de quelque autre étoffe teinte, par raison que le corps de Notre-Seigneur fut ( seveli dans un linceul très-blanc, dont le 0 poral est la figure. Cette disposition est à les actes du deuxième concile de Rome s( S. Sylvestre en 32k. Constitua, dit Anast {In Sylvest.), ut sacrifidum altaris nonin seri neque in panno tincto celebraretw^ nisi UuU in lineo ex terra procreato^ sicut corpus Dom nostri Jesu Christi in sindone lineo et fnuf sepultum fuit.

Les corporaux étaient autrefois beauc( plus grands qu'ils ne sont aujourd'hui, ils c* vraient l'autel tout entier, et môme pendai* de chaque côté, de façon qu'avec leurs p relevés on pût couvrir tous les pains, 'souv< très-nombreux, à raison de la foule des 00 muniants. . Leur ampleilr était telle, qu'c exigeait l'office de deux diacres pour les éti

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dre et les replier (Ordo Rom. tit. Ord. process. apud Mabillon). Les proportions des corporaux forent peu à peu réduites, lorsque Tusage des messes privées s'introduisit dans TÉglise. L'ordre romain contient trois oraisons pour la bénédiction des corporaux.

COL'LKURS (symbolisme des) dans les

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