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iflét, que l'ancre ait été quelquefois employée xumne symbole de Jésus-Christ, c'est ce qui ■essort éYldemment de deux gemmes, où, bien [ue l'ancre s'y présente seule, on lit néan- Doins le nom du Christ pour en déterminer le «Ds. Telle est celle que publie Allegranza Monum. Milan, p. 119. not. ii), et qui fait voir, «itre TA et Tw, le sommet de l'ancre conformé le fiiçon à figurer le monogramme. Telle entore celle qui se trouve dans Bottari (m. 31. iot.ll}; après en avoir mentionné quelquesloes qui portent les initiales i. x., Jesxts Chri- IttS, cet antiquaire en cite spécialement une irésentant les initiales non moins significatives, [uoique plus mystérieuses XpKjxhçBloç^Christus ^ita. Nous estimons donc que, par la réunion, ur les anneaux de ces deux symboles dont naintenant la signification nous est connue, on i ?oq1u rapprocher, comme étroitement liés 'ancre qui est le Christ avec le dauphin qui st le chrétien , et en déduire l'enseignement tsfermé dansce passage du soixante -douzième naume (Vers. 27) : c Mon bien est d'adhérer à non Dieu, et de placer en lui toute mon espémce, B Mihd.,,, adhstrere bonum est, ponere n Domino Deo spem meam, et dans ce verset le S. Paul (1 Cor. VI. 17) : i Celui qui demeure ittaché au Seigneur est un même esprit avec ni. > Ont.... adhstrei Domino, unus spiritus tl. Le Christ et le chrétien ne sont qu'un. On peut supposer aussi que, par ces symboles, les premiers chrétiens voulaient se raf- Mr de plus en plus dans Tespérance que, l'après les promesses de Jésus -Christ, ils liaient de la félicité future du paradis, espé- ^ qui, à raison de sa fermeté et de sa starilité, est appelée par S. Paul, non-seulement ortifsimum soUUiwn, mais encore sûre et sta- )le ancre de l'âme, laquelle pénètre jusqu'aux xirtes qui sont derrière le voile , c'est-à-dire Itt portes du ciel {Hebr. vi. 19), incedentern •«Çw ad interiora velaminis.
DAVID. — La seule représentation de David qui existe, à notre connaissance du moins.
™ les monuments chrétiens primitifs, est îeile qu'on remarque dans l'un des comparti-
ments d'une belle peinture de voûte du cimetière de Calliste (Aringhi. i, 54. — cf. Bottari. tav. Lxiii.) et qui est ici reproduite. Le jeune héros a pour tout vêtement une tunique courte et ceinte, de laquelle il dégage son bras droit qui porte la fronde où brille la pierre destinée à tuer Goliath (1 Reg. xvii). Dans sa main gauche, on distingue les quatre autres pierres polies qu'il avait choisies dans le lit du torrent {Ibid. v. 40).
Faute de mieux, nous citerons encore une mosaïque d'un travail barbare et probablement d'une époque basse (Ciampini. Vet. mon. ii. tab. II). David y est costumé à peu près comme dans le monument précédent, avec cette différence qu'il est muni de la gibecière dont parle le texte sacré. Goliath est armé d'un bouclier rond portant autour de son disque cette inscription :
SVM FERVS ET FORTIS CVPIENS DARE VVLNERA MORTIS.
c Je suis cruel et fort, avide de donner des blessures mortelles. »
Au-dessus de sa tête est inscrit son nom oo- LiA. Celui de David se lit aussi dans le champ derrière lui, mais écrit verticalement :
De la bouche de David sortent ces paroles écrites aussi perpendiculaiiement :
STBRNITVR ELATVS STAT IQTIS Ab ALTA LEVATVS.
Ce qui est à peu près, au présent, le texte évangélique (Luc. xiv. ii) : Qui se exaltât humiliabituTy qui se humiliât eocaltabitur,
DÉMON. — . Le démon est ordinairement figuré sous la forme d'un serpent, selon le type révélé dans la Genèse. Les monuments de Rome le représentent rarement isolé, sauf cependant un fragment de verre du recueil de Buonarruoti (Tav. I. 2), mais toujours avec Adam et Eve dans la scène fatale du péché originel, et tourné vers la femme qui fut séduite par lui, et non pas l'homme (1 Tim. ii. 14). (V. l'art. Adam et Eve.) M. Perret (ii. pi. xli) a publié une fresque du cimetière de Sainte-Agnès oil le démon tentateur est figuré avec un buste humain terminé par une queue de serpent. Sa tôte hideuse s'élève au-dessus de l'arbre, et il contemple ses victimes avec une joie féroce. Quelques sarcophages de la Gaule (Millin. Midi de la Fr. pi. lviii. 4. lxv. 4) d'une époque un peu plus basse, font voir le serpent enroulé •autour d'un arbre, et menaçant de son dard de
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petites colombes dans leur nid, ou les œufs de ces timides oiseaux. C'est le symbole du démon dans sa fonction principale qui est de tendre des embûches aux hommes.
Dans un diptyque du cinquième ou du sixième siècle (Gori. Thesaur. vet. diptych. t. m. tab. viii) on \ oit Notre-Seigneur délivrant le démoniaque, sujet très- rare. Le démon sous forme humaine est représenté au-dessus de la tête de cet infortuné, comme sortant de son corps. Le Sauveur étend vers le possédé sa main droite dont les doigts sont disposés comme pour la bénédiction grecque (V. l'art. Bénir), et tient de la gauche une croix appuyée contre son épaule. Tout est exceptionnel dans ce monument.
DENARISmUSUNCIiE. — V. l'art. Clergé.
n. II. 3.
DE^RIPTIO LUCRATIVORUM. — V.
l'art. Clergé, n. II. 3.