‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 94 sur 266 · Celuid'Amiens,rapporté parSalig(Cap. xx · texte numérisé non relu

Celuid'Amiens,rapporté parSalig(Cap. xx

D. 27) contient un long catalogue de noms, d'où ressort la preuve de la continuation de l'usage de noter dans les diptyques les noms des morts, et ceux des confesseurs : Mémento etiam, Domine, et eitrum^ nempe Firmini confessons ^ ffonoro/i, Sa'tn't, Berhundi.... qui nos prœces- Mnmf cum signo fidei , et dormiunt in somno pacis.

3. Celui de Trêves, donné par Wiltheim (Op. laud. fol. 29). C'est un fragment assez considéral>le de parchemin, autrefois renfermé dans un diptyque d'ivoire, renfermant les noms d'un S^iod nombre de personnages illustres, à commencer par ceux d'Othon le Grand, de sa fcnune Adélaïde , de Brunon archevêque de ^^jne, et de Willelm archevêque de Mayence «t frère de l'empereur ci -dessus nommé.

k. Celui d'Arles, qu'a publié Mabillon (Fcter. analect. p. 220), primitivement renfermé dans un très-ancien manuscrit du sacranientaire de S. Grégoire, fait pour l'usage de l'Église d'Arles. A la fin de la messe, sont inscrits les noms des évoques de cette ville, et pas d'autres: c'est ce qui fait croire au savant éditeur qu'il avait été confectionné exprès pour cette Église. Cette liste est très-curieuse , les noms des Saints y sont précédés d'une croix.

5. Celui de Rambona, monastère des Marches, dont l'explication se trouve à la suite de l'ouvrage de Buonarruoti sur les verres dorés. Bien que du neuvième siècle seulement, ce monument est très-précieux au point de vue archéologique. On voit sculptée à l'extérieur l'image de Jésus crucifié, et au-dessous de la croix la louve allaitant Romulus et Remus. Sur l'autre tablette , est Marie assise avec l'enfant Jésus sur ses genoux et accostée de deux anges ; au - dessous trois personnages en dalmatique. L'intérieur est orné d'images peintes.

6. Il existe un grand nombre d'ivoires sculptés pour diptyques qui servent aujourd'hui de couverture à des manuscrits de livres saints. Ainsi, à la bibliothèque Vatioane, une tablette de ce genre recouvre les Évangiles de S. Luc et de S. Jean. Jésus-Christ y est représenté assisté de deux anges; on y voit aussi les Mages devant Hérode.

La cathédrale de Verceil possède un évangéliaire revêtu de deux tablettes d'argent, ofl'ertes à cette Église par le roi Bé ranger, et décorées de saintes images.

L'Église de Saint-Maxime de Trêves a aussi un épistolaire relié avec un diptyque d'ivoire.

Nous ne devons pas oublier le diptyque de Besançon composé d'une seule tablette semblable à celle du Vatican.

On cite encore un diptyque de la bibliothèque Barberini; mais les figures dont il est orné attestent qu'il appartient au moyen âge. Si nous voulions anticiper sur cette époque, nous aurions à parler d'un grand nombre de monuments du Trésor de Gori (Thesaur, Vêt. diptych. 3 vol. in-f») et de magnifiques diptyques grecs donnés par Paciaudi dans son ouvrage sur le culte de S. Jean- Baptiste, etc.

B. — Diftyques mix es, de consulaires devenus ecclésiastiques. En passant à l'usage de l'Église, ils conservaient leurs bas-reliefs profanes, en totalité ou en partie. Voici quelquesuns de ces diptyques.

1, Le diptyque d'Asturius, consul en Occident en môme temps que Protogènes en Orient, l'an 449. 11 se conserve dans la basilique de Saint-Martin de Liège, où il sert de couverture à un évangéliaire. Donné par Wiltheim {Append, ad Diptych. Leod. ci).

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2. Mous plaçons ici, pour suivre l'ordre chronologique, l'intéressant diptyque du consul Areobindus le jeune, qui obtint tes faisceaux en Orient en 506 de Jésus-Christ, la neuvième année du pontiâcat de Symniaque, la seiiième de l'empereur Anastase (Baron. Ad an. 506), et eut pour collègue en Occident Messaia. Ce monument qui appartenait aux archives métropolitaines de Lucques, a été publié par Donati (DtflJci dcgli ani. p. 149). En voici la reproduction très-réduiti'.

Le diptyque se. compose de'.deu); tablettes d'ivoire, réunies par trois gonds de cuivre au milieu desquels passe une ciavette de roême métal. Chacune des tablettes porle deux cornes d'abondance croisées à leur base, et autour desquelles s'enroulent deux tiges de vigne ou de lierre : l'imperfection du travail laisse douteuse l'attribution de cet ornement accessoire. Deux tiges du même arbuste sortent de ces cornes d'abondance et vont se réunir sous le cartel de l'inscription. Au centre, est tracé le monogramme du nom du consul, surmont* d'une petite croîji. En bas, sont deux corbeilles pleines de fruits et de fleurs. Tous ces sujets sont sculptés en bas-relief, l'épigraphe seule est gravée en lettres majuscules inégales. Sur le premier panneau, on lit: fl. abeob. dar. al, AREOBISDVS VI : Flavius Areobimlas Dagalaim-: Ai-eobindus firjWus(ri>^SurJe second : exc, s. STAB. ET M. M. POH. Kxc. co. onD : Hxcomes iocri *tabitti et magister iiiilitùe per Orienleii exeonsul congnl ori/inonu».

Le nom d'Areobindus est répété deux fois, afin, pense-ton [DonaU. p. 156), de le distinguer de son père qui fut consul en 434 : cela équivaut àAreobindus junior. II esl .ippelé ni

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iJIujfrts.'c'est le nom que l'oo donnait auiuo- 5uls sur les diptyques, il équivalait à eforminui. La charge de comn tacri itabati n'eti tutre que celle qui plus tard fut désignée f)i de connétable. Aréobinde était encov ,'énéral des armées d'Orient, magisler mliUi ler Orientem. Le mot excon'ui signifie qu'i ivait déjà été consul avant l'année MS, oui 'était de nouveau, et qui est sans doute «Il où il distribua ce diptyque : car une loi d ThÉodose et d'Arcadius [Cod. Theoi. 1. xv. l. 5 I) a\ait prescrit que, eu égard à leurpri Ljlevé les diptyques ne seraient donnés qu* pi s consuls ordinaires.

3 Le diptyque d'Anastase, consul en Ûrieo tn 517. Il appartient à l'église de Siint Lambert de Liège, Wiltheim, qui le décrit. di est formé de deux tablettes d'irair fixées sur des planchettes de bois et terroiafe: partie supérieure en delta, A. Ce diptj que d une grande magnificence, représenlan le consul sur sou siège curule avec tous le (ttributs de sa dignité et de plus l'amphi théâtre et les jeux, fut donné à cette basiliqui xième siècle, par l'empereur Anasla^ e simple particulier. Quand il eut pua ivice de l'Église, on y grava, en quaraott lignes à peu près, l'oraison ducanonqn lence par le mot Communicanln.

<t Le diptyque de Bourges, venant du minu onsul Anastase. On civit que les noms de Èiêques de Bourges furent inscrits à l'inlÉ

5. Celui de Boéce, composé de deux pan ueaux d'ivoire, qui poitenl encore les trace lie la fibule qui servait à les fermer. Le Mua; f!St vu debout sur l'une de ces tabtettes, I'm ti'e le montre assis. Devenu ecclésiastique, e diptyque reçut à l'intérieur une peinture « présentant, sur fout d'asur. et selon le W antique, d'un côté, la sépulture de I-aiare* sa résurruelion par Notre-Seigneur; de l'îitie, les figures en pied de S. Jérdme, de S. Ai gustin et de S. Grégoire le Grand.

6. Mais le plus remarquable de louslesdi) tyques mixtes est celui de Flavius Taun Clementinus , consul en 513. A reitérieu c'est^-dire sur sa face consulaire, il estdéw de sculptures; et à l'intérieur, il porte di inscriptions analogues à sa seconde destiit

Le bas-reiief montre le consul entouré d'il magnificence tout exceptionnelle. (V. Doaa' p. 133.) Nous notons une seule circonrtin surtout digne d'intérêt, et qui se rapporte ■ litre de wmies «uerarum largitianam donné i consul dans l'inscription du diptyque. Au-di sous du siège de Clementinus, on voit qu»' jeunes serviteurs, qui tiennent sur cbacu de leurs épaules un sac d'où s'échappent c

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