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•ièces de nJonnaies ; et plus bas encore, beauoup d^autres objets à distribuer, amoncelés terre : ce sont, des cistes, des pugillaires, es pains, des feuilles et des branches de ake. Ce sujet ne s^est pas rencontré dans autres diptyques consulaires.
En dedans, se lisent, en grec, des formules turgiques : d'abord une exhortation aux assisiDtsde recueillir leur âme devant Dieu, avec étotion, pour implorer de lui miséricorde, ail, charité , assistance. Ensuite une prière our diverses personnes , commençant pour bacune par le mot mémento, mnhcbhti ; par lemple : c Souviens-toi , Seigneur , de ton erviteur Jean, le plus petit de tous, prêtre de église de Sainte -Agathe. > On croit que ce précieux monument, quant sa jyartie ecclésiastique , est du huitième ède, car il est daté de « la première année 'Adrien patriarche de la ville, » qui serait î pape Adrien l«^ On conjecture encore qu'il été à l'usage d'une Église de Sicile, Mâchera, ujourd'bui Citadella. Ce qui rend la chose lausible, c'est que la Sicile usa de la langue reque dans la liturgie jusqu'au iiuinzième ècle.
7. Nous mentionnerons enfin le diptyque delà )llégiale de Saint-Gaudence de Novare, lequel ortesur Tune de ses faces extérieures l'image lypeaia d'un consul , dont on ignore le nom, t à l'intérieur un catalogue de soixante-neuf vêques de Novare, à commencer par S. Gauence.
C. — Il arriva quelquefois que, avant d'em- •loyer un diptyque profane au service du ulte, OD fit subir des modifications plus ou Qoios notables aux figures et autres ornements loot il était décoré. Ainsi en fut-il pour le liptyque que le pape S. Grégoire le Grand en- 'Oya, avec d'autres objets pieux (V. l'art £^ut7es wii/«) à Théodelinde , reine des Lombards. ^ diptyque avait été consulaire , et il con- »r?e encore la plupart des attributs dénotant
* primitive destination. Seulement on a écrit iu-dessous de l'un des consuls le nom de Da- ^r et celui de S. Grégoire sous le second ; ^ légère retouche faite aux deux figures ^ève tant bien que mal l'illusion : ainsi la ^ brodée du consul transformé en S. Gré- ^ a été modifiée de façon à ressembler à ^ pénale ou chasuble ; le sceptre aminci est •fevenu une croix, enfin on a tracé sur la tête
* couronne cléricale. Mais l'une et l'autre fi- §^ tiennent encore élevée de la main droite 1% moppa que le consul jetait dans le cirque ordonner le signal des jeux. (V. Gori. The- ^^'iiptych. t. II. tab. vi.)
^- — Les diptyques ecclésiastiques n'étaient P** toujours plies en deux parties seulement, ^^ quelquefois en trois, en quatre et plus
encore , à peu près comme nos paravents, et on les appelait triptyques, pentaptyques,polyptiques, selon le nombre des tablettes ; ils paraissent avoir été exclusivement propres aux chrétiens ; car les objets désignés par ces différents noms, dans l'antiquité profane, n'avaient jamais plus de deux panneaux pour couverture, bien qu'ils continssent plusieurs feuilles à l'intérieur.
Mais ces objets furent, comme aussi quelquefois les simples diptyques , dans les églises, appliqués à d'autres usages que celui dont on a parlé jusqu'ici. Ce qui le prouve, c'est que les figures, sculptées ou peintes, dont ils sont décorés, se trouvent souvent à l'intérieur, et parfois môme sur les deux faces, comme le diptyque de Rambona qui a des images en relief à l'extérieur, et des images peintes en dedans. C'était' des images pieuses, portatives qu'on déployait sur les tables sacrées pour les exposer à la dévotion des fidèles ; et Buonarruoti (îst d'avis que ces soites de diptyques eurent dans les églises une destination analogue k celle de nos tableaux d'autel, qui anciennement affectaient des formes toutes semblables. C'était comme de petites armoires qui s'ouvraient et se fermaient à volonté , et dont les diverses parties étaient distinguées entre elles par des filets qui leur servaient d'ornement, et se terminaient à angle aigu, comme on le peut voir dans un charmant triptyque publié par Donati {Dittici an t. p. 215). Ces pe- • tits tableaux servaient d'ornement, non-seulement aux autels fixes, mais mieux encore aux autels portatifs dont les fidèles se servirent à différentes époques , particulièrement pendant la persécution des iconoclastes ; les premiers chrétiens les portaient aussi dans leurs voyages, pour satisfaire leur dévotion.
Le moyen âge vit se multiplier beaucoup ces images poilatives, les musées en possèdent un grand nombre, le musée de Cluny notamment. Il en reste aussi dans quelques anciennes églises ; la cathédrale d'Aix en Provence est enrichie d'un triptyque de grandes dimensions, et qui est sans doute un des plus magnifiques qui existent. '
Dl\li\'ITES ET AUTRES SUJETS PAÏENS SUR
LES MONUMRNTs CHRÉTIENS. — Il cst incontestable que des sujets de ce genre se rencontrent assez fréquemment dans les peintures, les tombeaux et sarcophages des trois premiers siècles. Mais ils n'y figurent que comme accessoires, comme des ornements indifférents en eux-mêmes, et dont les types furent transmis aux premiers artistes chrétiens par les bonnes traditions de l'art : aussi n'est-il pas moins certain que ces artistes n'eurent jamais l'intention d'exprimer les doctrines du christianisme