‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 111 sur 281 · ENCO · texte numérisé non relu

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leur usage, et ornés sur l'une 'de [leurs faces du monc^ramnie du Chriïl, accosû de l'A el de IV Bosio (p. iOJ), Aringhi, Ciampini , Bollari (i. p. ibb) ont donné le dessin de ce monument qui est du quatrième siècle, el qui est ici reproduit.

La croti pecloiale des év^ues Tut aussi appelée encolpium, parce qu'elle contenait des reliques, car on pense que ce mot vient du grec iftAniXta, qui signifie contenir dam ion leîn. Le plus ancien monument de ce genre qui exiilc aujourd'liui, si nous ne nous abusons, est une croix pectorale qui a été trouvée naguère sur la poilrine d'un cadavre dans les déblais qui se pratiquent à l'intérieur de la basiliqueconslantlnienne de Sainl-Laurent hors des murs. Kous la reproduisons ici d'après H. De' Rossi (BullelUno. Aprile 1805).

L'une de ses Taces porte l'inscription : emna- KOVBA (Emmanuel), et en latin : hobiec vu devs; sur l'autre, on lit : crïi est vti.i midi 11 mous inimice TiBi, I la croix est ma vie ; à tni, ennemi, elle est la mort- » (^i s'adresse au démon, ennemi dagenre humain.

Celle croix est munie d'une vis fermant une ciTilo où étaient des reliques et probablement une parcelle delà vraie croix, comme il s'en répandit dans l'univers entier aussi- (M après l'invention de ce bois sacré par Ste Hélène. Les reliquaires où l'on renfermait ces précieux fragments étaient de petites boîtes d'or ; S. Paulin en possèdail un • (Episl. XIII, Ad Sever.) qui était renrermé dans un petit tube du même mêlai. C'est S. Grégoire le Grand qui le premier fait mention de la forme de croix donnée à ces reliquaires. Il en avait envoyé uneà la reine Théodelinde avec unTragment assez ' considérable du bois sacré, el celte croix existe encore à Honza. Le prévôt de l'antique église de celle ville s'en sert quand il oflicje pontiricalemenl. On en peut voir le fac-similé dans les Memorie délia diieia Monute du chanoine Frisi (p. 52 et noire arl. Croix).

Le célèbre trésor de Uonza possède aussi deux phj^laclères donnés à cette princesse, pour ses enfants, par le même pontife, et qui contenaient, l'un une parcelle de la vraie crois, l'autre un fragment de l'Ëvangile (Greg. Nagn, EpUlolar. 1. iiv. ep. 12). Le P. Mozzoni a publié ces petits monuments dans le septième volume (p. 79) de ses fatale cron. délia dor. eecl. On Irouvera aussi dans le même volume de cet ouvrage (p. 77 et 84) d'autres reliquaires du plus haut intérêt, je veux parler de quelques-uns des vases dans lesquels S. Grégaire avait envoyé à Théodelinde de l'huile des lampes des tombeaux des martyrs (V, notre

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art. tfNi7M((itnt«j). La plupart des notions qai nous sont parvenues sur cet inléressani sujet sont duw à ce grand pape. C'est lui encore qui nous apprad (Epiil. I. 5t). vi[. 26) qu'on distribuait de la linjaillc des chaînes de S. Pierre dans de petites clefcd'of. Lui-même avait envoyé une de ces clefs ainsi smclifiées à Childebert, roi de France. < pour lui servir de préservatif contre Ions les maux • : Clom lonetiPelri, inquibutde vinculUealenarum tjiainduium fit, excellenliœ veilrœ direximut, finEULin VE.STRD stispcHss a moUs rot omnibui tafnln (l. VI. ep. 6). Un illustre personnage delà Giuk nommé Dinamius, avait reçu, lui aussi, du même pontife une pelile croix d'or contenant unepreille relique (l.m.ep. 33): 7ninfintiitntM eulrmfi.pt tri apoiloli benedictionfm crucem panulam, ai de caten'u ejia bénéficia lunt interla. Le mojen ^ offre sur celte question des richesses immeiisriel des monuments en nombre infini ; nuis nous ne devons pas anticiper sur son domaine (V. l'art. Amulellet).

ESF.4NT [L'I JE-

TELRs. — Ce sujet el représenlè dans w belle fresque déctnni le fond d'un orcoi»lium du dtnetière de Caltiste (Boltari. lav.

Lïiiï). Solre^eisneur

est a

s sur D

tour de lui, cinq d'u:

visages expriment i

élégant; il étend la luii droite en si^^ne d'alloculion, et lien! àf \i gauclic un volume i moitié déroulé. Les ilDt leurs sont rangés aicôlé, trois de l'autre; leurs vif sentiment de surpiise* d'admiration. Tous ces personnages ne sont m qu'à mi-corps, parce que, par suite de la pi«<< indiscrète de quelque chrétien fortuné vouliol avoir sa sépulture en ce lieu vénéré, celle iBtèressanle peinture fut rompue pour y ouvrir le loaitu» {¥. l'art, et la gravure de l'art. Ad Si"cto»). Les antiquaires ont interprété dans le métne sens un certain nombre de bas-reliefs de sanspliages. Mais, pourles monuments de cetlecb»-, l'interprétation nous parait presque toujours douteuse et souvent évidemment erronée. L'iiseul,) noire connaissance, nous donne le sujet d'une manière indubitable.

C'est celui que nous reproduisons ici itf" une photographie que N. De' Rossi a eu i-'n^geance de nous communiquer. Ce sarctçhage, qui se conserve k Saint-François de Perugia, arailéle déjà publié par Botlari {flom. mH- t. u.p. D*' par Vermiglioli (ftcr. Perufl. 1" edil.l.u.P'**^; mais d'une manière fort défectueuse. C'est à N. w Rossi que nous devons de connaître eiaclemait ce monument, qui est un des meilleurs *"'^ fr anciens sarcophages du quatrième siècle. Ka ""

M, dit l'iUnstre archéologue (ftiflelîn tTarth, doit. édil. française. 1871. p. 130), à bien consi-

dérer les figures des docteurs gronpés sous les portiques du temple aux deui cités de l'enfanl Jésus

enseigniDl, et celle de Bar e qu ad esse à son i t o ne peut s empêcher d y ren arquer quant fils ce tendre reproche . Fih, quid fecitli nobii j aux draperies, aux aUiludes variées avec goût, une

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efidente imitalion des types classiques. Le lecteur alemonuDienCsousses^eui, nous nous abstenons en conséquence de le décrire.

Nous avons à citer mainlenanl, pour le sujet ijui nous occupe, un monument d'un genre difîërenl. C'est un diptyque du cinquième siècle appartenant à la callièdrale de Milan, où il se trouve représenté d'une manière insolite, probablement

mém

ph comme re S ligure

est report n n'y voit m es de b loi j

û'après ie récit de* d'autres sujets d Uc notre art. A duile aux plus

point le cortège

t'enfanl Jésus, a

sur une chaire

deux gradins,

couverte d'une d

perie, discute

un docteur debou

devant lui et q

dans ta chaleur d

la discussion

laissé tomber so

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