livre ouvert
le monument d'après Bugali. Hém. di S. Ceho.
Apptttd. tav. n).
Ce sujet est encore figuré sur le diptyque deMurano (Gori. The$. dipt. t. ni. tab. 8). S, Ambroise pense que, comme la plupart de celles qui décorent les tombaïux des premiers cliréliens, celte représentation est relative à la résurrection du Sauveur, qui devait rester trois jours dans le tombeau et en ressortir glorieux, de même qu'il était reslé ti'ois jours dans le temple pour être, après ce terme, rendu à ses parents, couvert de la gloire que la sagesse de ses discours lui avait acquise (Ambros. /n Luc. I. n).
Nous devons faire obsen'er encore que, dans la représentation de ce fait de l'enfance du Sauveur, Jésus a ordinairement (V. Boltari. iv. liv) une 'aille bien supérieure à son âge, parce que, jeune •i'i::inées, il était mûr par la sagesse. C'est ce lin expriment très-bien ces vers de Sedulius [Op. ch. I. II. T. 15t. teqq.) :
A<I iilil bissenos lulalù cantigil annos,
Hoc spitium de carne Iraheiis, xvique mcalus,
ENFANTS THOUVËS DA^s l'iutiquité cur£- TtEH-vE. — Bien que, dès le commencement, les chrétiens de l'Ëglise grecque et de r£glise latine
ï — ENTA
aient eu des bospices (V. le mot ESfnUiux], tde. tudinana ou notocomio, construits dans lésfills les plus importantes, afîn de soustraire leurs pan- Très aux xenodochia d'Esculape et aux rit«s idolâtrtques qu'ils eussent dû ; subir, il neparaitpis que jusqu'au sixième siècle les Lalms aient po^ sédè des maisons spéciales pour les enfanls iroavés, orphanolroj^ia . L'Église y pourvoyait en ap[* tant sur ces innocentes créatures la cliarilé individuelle : elle faisait un devoir â cbaquefidèledp les recueillir et de tes nourrir dans lAirs maisons. On les appelait alumni (ab alendo), et le nooibrF en était grand parmi les fidèles, parce que l'acte . de recueillir «s (Dfants abandonnés était une œuvre de miséricorde inspirée par la chahlé chrétienne. Aussi le nom d'aiumHu se rencontre-t-ii beaucoup plas souienl dans les êpilaplies chrétiennes qw dans les païennes. Ouelquefois ce »n!
les parents adoplits qui ont élerè w tombeau à leur alumnat (Perret. ■■ iLvi. 13). iu ani^tiére de Pontien, le nom d'une jeune défunte était inscrit comme il suit sur une tablette d'ivoire de forme circulaire, i ce qu'il parait (fibrelli. 35t. vm) ; ememnvs j| yjcToiuKu{| ilioie svitK. D'autres fois le Ululut est un témoignage de reconnaissance de l'enfant envers son bienfaiteur auquel il donne les noms de père et de mère (Perret. iLii. \): il est particulièrement remarquablf que celui qui est nommé dans l'inscription suivante exprime le bonheur dont il ajouiseusli tutelle de ses parents adoplifs par l'épilhèl* à<
Nous avons (De' Bossi. i. 4()] l'épitaplie d'un alumuM datant de l'an 3iO. H. Le BJanl publie une inscription de Trêves (i. 409) mentiiKiniiil une ahanna qui n'avait vécu qu'un mois et quelques jours. •
On exposait ordinairement ces enfants à la ^At deréglisecatliédrale, désignée dansli^s canons par le nom générique de tcclaia (Conàl. Areiai- 1 stec. 4. can. 3S) : Si erpoiilui anle eceksim. Ut conciles avaient réglé les conditions dans lesquelles il était permis aux fidèles de les recueillir. Cdni qui voulait nourrir chez lui un enfant exposé deiiil déposer entre les mainsdes pasteurs del'Éjlise un écrit appelé epiilola contetlationii, ou étaient dé-
à^H le sexe de l'enfant, le joar et le lieu où il iTutétélrouTé{C(ntdf. Àrelal. i. ibid.), iùaqu'W pâlélrp rendu à ses parents, s'ils le réclamaient; ipe s'il n'était pas reconnu dans l'espace de dix joDK après son eipo»tion, il appartenait de droit icmi qui lui avaient donné asile {ibid.).
Iiis comme avec le temps il s'était glissé des abus dans une œuvre si louable en elle^nëme, et qnr des chrétiens se voyaient en butte à la calomnie à raison même de cet acte charitable, peu à peu la piété primitive se refroidit, si bien qu'au si\ième siècle les Pères d'un concile de Vaison se plat^ncnldecequ'onexposaiti^esenrantsauxchiens, fM crainte de la calomnie ; et, conforménient aux loi; portées par les empereurs Théodose et Valenlini«i, ils décrètent que quand « un chrétien avait recueilli un enranl.... le ministre annonçait de l'intel, le jour de dimanche, afin que les Ëgli^s le sasaeol, qu'un enfant exposé avait été recueilli. ■ Ce même concile, renouvelant une loi déjà portée au quatrième siècle par celui d'Arles, décréta en outre que le calomniateur de ces chrétiens charitables serait tenu pour homicide ((^onct/. Vaieni. can. i).
E.T9ETELIS8EMENT. — Dès b naissance du christianisme, les fidèles professèrent le plus grand respect pour les restes martels de leurs frères. Après la mort de S. Etienne, de* hommei fraJjBani Dieu eurent loin d'entevelir ton eorpt tl eHébrèrent te* funéraillet avec un grand deuil [Ad. im. 2). Les actes proconsulaires de S, Cjprien (ap. Ruinart...) portent que, pour exciter cliei les gentils une salutaire curiosité, on exposa lecorps du martyr au milieu de cierges allumés et d'un grand appareil : ejut corput propter genfifnni curioatatem in proximum poiitum est cum eertit... cum vota, et Iriumpho magno. Ces houii«irs avaient pour motif, non pas une importance «agérée que les fidèles auraient attachée à ces or^nes périssables, mais la pensée que ces corps appartiennent à Dieu, et qu'un jour ils doivent être renJus à la vie {Augustin. De«m(-Dei. 1. XII. c, 15). Aussi les chrétiens remplissaient-ils ces devoirs pieui non-seulement envers les restes de leurs proches et des personnes distinguées, mais ù l'égard de ceux des étrangers et des pauvres (Lactant. Iftdif. divin. I. vi).
Quant aux rites funèbres, il est certain que ceux des premiers chrétiens dîneraient peu des cérémonies alors en usage chez les Juils et les autres nations, sauf cependant les cérémonies qui avaient un caractère païen.
1* Lotion et onction du cadavre. Dès qu'un chrétien avait rendu le derniersoupir, ses plus proches parents lui fermaient les yeux et la bouche de leurs propres mains; et nous savons par S. Denis d'Alexandrie que cela se pratiquait pour les corps des martyrs qu'on enlevait après leursupplice (ap. Euseb. lïitl. eccl. 1. vu- C. 17) : Hi tonctorum corporatupini* manibut gremioque excipienieê.oeulot ilht tt ora claudtntes. Ensuite on lavait le corps
{Ael. a], et cet usage fut en vigueur depuis les temps apostoliques jusqu'au dixième siècle; les sacrame ni aires de cette époque sont les derniers documents qui en parlent. Après la lotion du corps venait l'onclion. Tertullien en fait, dans son Apologilique (lui), une mention que nous avons citée ailleurs ; il ; dit formellement que les parfums que les païen s emploi en ta enfumer leurs dieux, leschrétiens les consacrent k la sépulture de leurs frères.
Sous le nom générique de tktu, encens, sont comprises toutes les espèces d'aromates; mais, après la chute de l'empire romain, les chrétiens n'employèrent plus que la myrrhe pour l'onction des cadavres (Rufin. Aquit. ap. J. Louzon. De pollind. et baltamat. ap. vet. c. x). On voit par le témoignage de cet auteur que les chrétiens avaient pour oindre les cadavres un autre but que les païens : ceux-ci employaient l'onction pour rendre les cadavres plus faciles à s'enflammer ; les chrétiens, au contraire, pour les préserver de la corruption : Myrrha est tpeeiet valde amara., de qua vngiiw corput mortui, ut non putretcat, et pellit vermet. Les chrétiens sgoutérent plus tard a la myrrhe d'autres aromates (Greg. Turon. Hiit. eccl. I..V.5).
L'onction faite, on enveloppait le corps d'un linceul et on t'attachait avec des bandelettes, soit pour que les aromates adhérassent plus exactement aux chairs, soîl pour préserver le corps du conlacl de l'air extérieur (V. à l'art. Chaux, une observation importante â cet égard). Bosio et Aringhi attestent que la plupart des corps de martyrs ou de simples chrétiens trouvés par eux dans les cimetières romains (sculpture dans Bosio) étaient liés avec des bandelettes de tin. C'est ainsi que parait invariablement la momie de Lazare dans les monuments chrétiens Ces draperies étaient toujours blanches :
ainsi, dans unfond deverre publié )]ar Buonarruoti (tav.
vu. i }, Lazare que Notre - Seigneur ressuscite est seul revêtu d'argent, tandis que tout le reste est d'or, selon l'usage invariable de ces petits monuments.
C'est ainsi encore que les corps de S. Phiiarète et de S. Adauctus sont vêtus dans leraè-
nologe de Basile j ^ ^__ ;
([1 dec. IV ocl.].
Parmi tes nombreux auteurs anciens qui attestent ce fait, on peut citer Sulpice-Sévère ( Vit. S. Martin.], et Prudence {Catbemerin. Iiymn. x. lers. W. t. i p. 72. edit. Parm.), qui, dans sou hymne M obuqui» defuncli, dit :
ËNSE
CanJore nltentia claro Prstendere Ifntea mos est.
ÉPON
Cette couleur a été choisie pour marquer la splen* deur dont sont entourées dans le ciel les âmes qui habitèrent ces corps (Herm. Vit. m. i, et alibi).
On fut en outre dans Tusage d'envelopper les corps, surtout ceux des martyrs, dans des étoffes précieuses (Y. Euseb. Hist. eccL \n. 16) ou même dans leurs meilleurs vêtemenls (Origen. ]. i Comment, in Job. — llieron. Âd Eusloch. De Epiph. Paulœ) ', et par charité les vivants donnaient de leurs propres vêtements pour la sépulture des pauvres. L'usage s'introduisit de bonne heure d'ensevelir les évêques et les prêtres dans des ornements sacrés (Baron. Ad an. 285. n. l).
2** On plaçait ensuite le cadavre dans un lieu supérieur de la maison appelé cénacle. Cette coutume venait probablement des Juifs, car chez les Romains les corps étaient exposés prés de la porte de la maison. Et l'usage en question se maintint parmi les fidèles pendant les trois premiers siècles ; nous en avons des exemples dans les actes proconsulaires de S. Cyprien, cités plus haut, et dans ceux de S. Clément d'Ancyre. Après les persécutions, on commença à exposer ouvertement les cadavres; ils étaient placés dans un cercueil environné dellambeaux; mais ici les fidèles ne s'inspiraient point de l'exemple des Juifs, qui ne taisaient point usage de lumières dans les funérailles, ainsi que nous pouvons le conclure du silence des saintes Écritures. L'usage des prœficœ ou pleureuses fut toujours rejeté par les Latins comme idolâtrique *, les Orientaux l'avaient adopté dans une certaine mesure, et il est encore en vigueur dans quelques villages grecs des Calabres (Pelliocia. De Eccl. polit, n. 298). Les démonstrations de douleur et de deuil autour de la dépouille mortelle des chrétiens ont toujours été réprouvées par l'Église (V. fart. Deuil) ; à ses yeux c'était une espèce de profanation de pleurer comme à jamais perdus ceux que la foi nous dit être auprès de Dieu (Cypr. Epiêt. Lxvii).
La religion remplaçait ces pratiques profanes par des veilles et le chant des psaumes, pieux office qui était confié aux clercs et aux diaconesses (S. Greg. Nyss. ex vers. Dion. Exig. 1. i. — Chrysost. Hom. Lxx Ad pop. Antioch.) Mais en quel lieu se faisaient ces veilles? Il est probable que jusqu'au quatrième siècle elles avaient lieu dans les maisons, et plus tard dans les cimetières (V. Pelliccia. Ibid. p. 299).
3* Avant le moment assigné pour la pompe funèbre, ou les funérailles proprement dites, l'évêque, suivi de son clergé, se rendait dans la maison où gisait le cadavre, et, s'approchant du cercueil, il récitait certaines prières pour fâme du défunt, et ensuite il le saluait, et les membres du clergé le saluaient après lui. Mais en quoi consistait cette salutation ? Nous fignorons complètement, car l'auteur du livre de la Hiérarchie ecclésiastique, de qui nous tenons ces détails, garde le
silence à cet égard. L'évêque, toujours d'après I même auteur, répandait ensuite de l'huile sur 1^ corps ; alors « les parents du défunt le prodamen ^ bienheureux, chantent des cantiques d'action d^ grâces à fauteur de la victoire, et font des vœu:^ pour qu'un sort semblable leur soit donné à euc.^ mêmes. >
Dans les premiers temps, les discoui-s prononcés en fhonneur des morts étaient fort courts, et {o\it se passait dans le secret de la famille. Mais, après )a paix rendue à f Église, nous voyons les plus illustres Pères grecs et latins prononcer à la gloire des grands hommes des oraisons funèbres dont la plupart sont arrivées jusqu'à nous. Nous avons, en effet, celle de S. Meletius par S. Grégoire de Nysse, celle de Constantin par Eusèbe, celles de S. Basile et de S. Césaire par S. Grégoire de ^azianze, celle de Valentinien par S. Àmbroise, et beaucoup d'autres dont Théodoret et iNicépkûre nous ont conservé des fragments. Mais ces derniers discours étaient prononcés devant une nombreuse assistance ; ils avaient lieu dans le local même de la sépulture.
ËPEiVBYTES. — C'était, dans fantiquité, un vêtement usité surtout chez les moines (Hieron. Vit. Hilarion.); le mot ependytes est dérivé du grec tff8v5t>|jLa, que S. Augustin traduit par *tf;wrindumentvm (Quœst. in Judic. 1. vu. quaest. 41), ou superaria j comme portent les anciennes gloses. S. Hilarion se servait d'un vêtement de cette sorte, mais grossier et composé de peaux d'animaux, car le saint docteur l'appelle un peu plus bas sagus rusticus. Les mart\ rs Abdon et Sennen sont représentés avec ce manteau dans une fresque du cimetière de Pontien (Bottari. tav. xlv). On peut s'en faire une idée en jetant un coup d'œil sur la figure de l'article que nous avons consacré à ces deux martyrs.
£PIPHAI^IE. — V. fart. Fêt4fs immobiles. Ï.2-.
£rONGE LITURGIQUE (i ér^x cz^y^ix)- •^ Dans la liturgie grecque, l'éponge fait l'office du purificatoire usité chez les Latins. Après que les parcelles consacrées ont été retirées du disque, soit de la patène, pour être mises dans le calice (V. l'art. Cuiller liturgique)^ le diacre se sert de U sainte éponge pour puritier ce disque et en faire tomber dans le calice ce qui pourrait y être resté du pain sacré. Après la communion, c'est encore avec l'éponge qu'on purifie le calice. Les Syriens et la plupart des autres Églises orientales remploient au même usage ; et cette cérémonie a pour but de rappeler, dans le sacrifice non sanglant àe l'autel, le rôle que l'éponge a joué dans le sacrifice sanglant que le Sauveur a offert de lui-même sur la croix (V. Goar. EùxoXo-^icv, p. 151).
Hors le temps de la messe, la sainte éponge est conser\'ée avec beaucoup de respect dans un cor^
^ swgneinement plié (V. Hacri. Bmo-Lcxic. A TOC. PaUna).
EgUI C4HOSIC1. — V. l'arl. Clergé {Immu^ «i((t), H, 5*.
EltmTES ou MicnouttES. — Rs ne diiïéraienl d» simples atcèlet (V. ce mol) qu'en ce qu'ils se »|unieni du commerce des liommes, et iBcnaieul, (Uns des lieux iléserls, une vie tout â fait solitaire. U nom d'ermite vieijt du grec l^raXi, désert ; i^'A, solitaire; anachorète, «lyùpr.in;, reatiu, lieu relire. Ainsi, les ascètes pouvaient im tels par le seul exercice du silence et de la relraite, tout en vivant au sein des villes et des lillages. Hais on n'était ermite ou anachorète qn'au moyen de la séparation personnelle de la sociclé des liommes et d'une eiisieiice absolument solitaire. Le premier exemple de la vie anacliorètique est fourni par l'illustre solitaire Paul, qui est appelé pour celle raison le premier de* ermi- Ut; il Técut constamment seul, et n'admit jamais (1« conversations humaines, si ce n'est dans ses derniers jours, alors que S. .^loine, guidé par l'esprit deDieu, \int le visiter, et peu après lui rendit lei derniers honneurs en ensevelissant son corps. Outre S. Paul, S. Antoine, lui aussi, S. Ililarion et S. Pacôme furent avant tout des anachorètes.
(^pendant, quand on parle d'anacli arêtes, il ne f^Dlpasentendre invariablemenl qu'ils menaient une vie complètement solitaire comme celle de S>. Paul. De tels eiem- I>les étaient rares, et '^ra qui se vouaient îa une telle existence «liaient guidés par ^ne inspiration spéciale de Dieu, qui est «naître d'appeler et ^f conduire les âmes pi lui sont le plus •^res par telles voies Su'itplaitàsa sagesse de leur tracer. Et on sait que S. Paul fut fonduil dans le dé- **rl par la voix dî- 'ine, alors que la persécution de Dèce ^vissait avec le plus d'ardeur.
Ce serait donc une 'dangereuse illusion ^■■e de songer même ^^jourdhuiàunesél^iest ration si absolue ; et, à moins d'un conseil ' **» fhumain et d'une vocation toute céleste, on ne ^^Utail trouver la sanctification de son âme dans
l — ERUI
DR moyen si eilrème et si tort en dehors des conditions de la vie commune.
On Toit qu'il importe infîniment de distinguer entre les institutions monastiques, et les ascétiques et les anachoréliques proprement dites. Et marne, i la rigueur, on ne saurait appliquer aux deux derniers genres de vie le litre d'indiluftoni, car on ne voit pas qu'il y eût des fondations précises et bien déterminées ni d'iue^ei dans le premier et l« second siècle, ni d'anacliorètes dans le troisième {V. les art. Koinei et Monatièret).
11. — Les premiers atiachorètes avaient coutume de choisir pour leur retraite des solitudes désolées et des montagnes abruptes. Ils suivaient en cela l'exemple de celui qui le premier s'èiail enseveli tout vivant dans le désert. ■ Paul, nous dit S. Jérôme {In Vil. Paul. c. lï}, après avoir longtemps erré, rencontra enHn une montagne nue, au pied de laquelle s'ouvrait une profonde caverne, avec un fragment de rocher pour porte. Il y avait en outre dans les anfractuosilôs de ci^ite même montagne, per exesum tnonlem, un grand nombre d'habilalions de même sorte. > L'abbé Moise, dans Cassien {Coll. i. c. 2), se sert d'expressions à peu près semblables : in hoc tremi squallore... horroT hujui vaêtittinue toliludinit... — Ruifin, dans sa vie de l'anachorète Ëlie {Vit. PI. c. xti etini), dépeint avec des couleurs plus vives encore ces lieux terribles à voir, plus terribles à liabiter : f On racontait qu'il avait passif plus de soixante-dix ans dans une vaste solitude. L'horreur et hi terreur de ces déserts, aucune parole ne saurait en donner une idée. On ; arrivait par un sentier étroit, rocailleux et difQcile à découvrir. Le lieu même où vivait le solitaire était une espèce de caverne terrible el horribleàvoir,»*/»lunca tenibilit quœdam et inluenlilnu pluriinum horrorii inculiem. Un peu plus loin, il ajoute :
• iNous vimes ensuite une montagne abrupte, suspendant au-dessus d'un torrent ses cimes menaçantes, ^uviii rmintnenlem etalione iiii- Jiflci* saxi, et épouvantant le regard, et sur la pente de ces précipices étaient échelonnées des grottes d'un difflcile accès; c'est là quliabitent des solitaires en grand nombre, i
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