II. — Figures tirées du Nouveau Testament
EWCU — !
]■ le dungement de Veau en vin aux nocet de Caïui [V. l'art. Cana). D'après S. Cyrille de Jéru- »lcra [Catech. un. 11). ce premier miracle de JésDs-Chrisl serait une figure du changement du iiD 111 sang du SauTeur. Fondés sur cet enseigne- ■mdI el sur d'aulres données encore, ta plupart ifi intiquaires, entre aulres Baltari (m. p. 29) et le P. Marchi (ap. Nouoni. Tas. eccl. ilor. seorio iT. DOl. 29), Toient dans la reproduction de et pnidige sur les monumenls antiques l'image de Il Irusnibslintialion. El il est une circonstance digne d'attention, c'est que, presque toujours el notamment dans les sculptures des sarcophages, il se IrOQTe rapproché du miracle de la multiplinlini des pains qui, amsi qu'on Ta le voir, aune s^aiBcalion analogue et plus prononcée encore [V. le sarcophage griré a l'art. Sarcophaget, m et IV); il est manifeste qu'on a touIu présenter aio<i sous le même coup d'œil les s^fmboles des deux éléments de l'eucliarislie.
Les peintures d'une calacomlw chrétien ne d'Aleianirie d'%yp[e, décrite naguère par le sa- Tant H. Viescher et expliquée par N. De' Hossi dans son Bulletin d'octobre 1865, viennent apporter à celle opioioule dernier sceau de la certitude. On y Toil d'abord les noces de Cana, ensuite la multiplication des pains el des poissons, et enOn un iroisiéme groupe de plusieurs personnes assises » l'ombre de quelques arbres, et au-dessus desquelles est tracée cette inscription parfiiitement cronserrée : tic rr*oruc lor ir EceioiTEC, t les mangeants les eulogies du Clirist. • On sait que, l'a commencer par S. Paul (1 Cor i. IG), les (■lus anciens écrivains ecclésiastiques ne désignent \«as l'eucharistie sous un autre nom que celui <i.'eulogie (Y. ce mol). C'était surtout le langage iBuriabie de l'Église d'Alexandrie, à laquelle appxiieni l'intéressant monument qui nous occupe, el autamnient celui de S. Cyrille, èvèque de celte >'îUf, qui emploie constamment ce mot comme élanl d'un usage vulyaire, el au singulier et au pluriel poDT désigner le pain et le vin consacrés (I- n. Iniohan. c. 1. Catena in t. 37. cap. lu. y^^.ptc). On peut voir dansSuieer(1 Tket. cal. ad ICC. EJÀt-j^x) un grand nombre de textes des aulres Pères grecs qui emploient les mêmes mots dans le roëme sens.
Onand ib ne sont pas placés à côté l'un de l'autre, ces deux sujets se Tont pendant ii droite el ^ gauche du sujet princtp-il qui occupe te centre àv! Jume (V. Bollari. la», cwiv et paxàia. — Hiilin. Midi de Ui France, pi. lit. 5.)
■^ous devons faire observer néanmoins que, à bietti ptser tes paroles de S. Cyrille, le miracle de C&TL a devrait être pris comme un si^ne comméi»*>«lif plutôt que comme une figuie ou un symtM>ie proprement dits. Ce Père cite le fait comme '*"«ile comparaison pourfaire saisir etadmeltre par \ea ûdèles le mystère de la iranssuttstanliation eacliaristique. Hais il ne dit rien de plus. Ce que oo"» pouTons citer de plus positif à cet égard, c'est Un passage de S. Augustin (Tracl'. vm h
AMIQ. CURÉT.
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Joan. j et 3| , où il enseigne que l'époui de Cana était la Ogure du SauTeur, en ce sens peul-élre que ces noces élaient la ligure de l'eucharistie, teslin que Jésus-Christ sert à ses amis : Ularuir nupliarum tponni* penonan Domini figurabat. C'est prc^ablement aussi dans le même sens qu'il se trouve représenté sur certains vases eucharistiques, par exemple sur une espèce de hurelte en ai^nl, amula, urceolui, d'une rare élégance, que Blanchini estime élre du quatrième siècle (V. Blanchin. ffol. in Antulat. in Yit. S. Uibam). Voici cet intéressant monument.
Cela indique évidemment le pouvoir donné aux prêtres de changer le vin au sang de Jésus- Christ, comme Jésus-Christ chan;;ea l'eau en vin.
8* la mullipUcaliott de$ pains.
C'est une doctrine reçue parmi les antiquaires
sous l'inspiration et la direction des pasteurs de l'Église, les artistes, en retraçant - X^
ce fait, ont eu "
l'intention de figurer le mystère adorable de l'eucharistie, où Hotre-Seigneur se fait l'aliment de l'homme pour lui donner la force de fournir, avec une vertu constante, sa carrière ici^^s, de même que ce même Sauveur nourrit d'un pain rairaculeui la foule affamée qui le suivait depuis trois jours dans le désert. F.t quand ce miracle est représenté sur un tombeau, il lignilie. pen^-t-on, que le défunt s'était muni de ce pain céleste avant d'entreprendre le grand voyage de l'élernilé, de telle sorte que. comme Ëlie, « marchant dans la force que donne cette nourriture ... in forliludine cibi illiiu, il pdt arriver jusqu'à la monLigne de Dieu. Uoreb. • (3 Reg. iii. 8. ) En effet, pour nous approprier ici une judicieuse remarque de M. De' Rossi {De monum. nor^t exhib. p. 20), il est démontré par des exemples presque innomlH'ables que l'esprit essentiel de la sjmbolographie chrétienne est de présenter certains symboles et certaines allégories sous l'enveloppe de sujets historiques tirés des Livres saints, el qu'on ne saurait supposer avec quelque vraisemblance que les artistes aient voulu simplement rappeler le sens direct de ces faits en en retraçant Pimage.
Il est bien plus essentiel encore, dans l'espèce. d'ol)server que la multiplication, ordinaire me ni représentée sur les monuments, est la second.;,
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