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act. n. se. 1.
vers. 22)» igj.
taient des pibella autour dt?
leurs maîtres, pour protéger leur sommeil contre Timportunité des insectes et de II chaleur (V.aib&i Térence.£»iiic, m. 82). Les médecins s'en servaient dans Texercice de leur profession.
Nous tenons de M.leD'Daretnberg, si Tersé
dans la connaissance des antiquités médicales, qu'un manuscrit grec de médecine fait toir un médecin visitant un malade et accompagné d'un aide portant un flabellum, sans doute pour chasser le mauvais air. Dans l'antiquité, le fabellum avait aussi une destination liturgique, si l'on peut s'exprimer ainsi : on s'en servait pour xiiyft le feu dans les sacrifices. On voit souvent cet instrument, sur des vases grecs, à la main de femmes qui sacrifient (Y. Enn. Visconti. Ouervaz* tu àtu musaici ant. p. 7).
Dans l'usage ordinaire de la vie, les premieis chrétiens se servaient aussi d'éventails. Les moinf de Syrie, adonnés au travail des mains, s'occupaient à en confectionner, ainsi que beaacoup d'objets du même genre, et il est à présumer que S. Jérôme en faisait lui-même dans son désert de Chalcis. S. Fulgence, évêque de Ruspium, étant encore abbé d'un monastère de la Byzacéne, en confectionnait aussi, mais seulement pour le senic^ des autels (/4p. Stirtum. Ad diem jan. i). N'jus dirons plus encore : des personnes vouées à la u« dévote offraient volontiers de ces muscaria à leurs amis et en recevaient d'eux. Harcella en ayant envoyé à ses amis de Rome, avec d'autres petits présents, S. Jérôme l'en remercie de leur part (l • epUt. 41). On conserve dans le trésor de Jlona réventail de la reine Théodelinde. Cest unefeuilie de cuir longue et étroite, repliée sur elle-roéme a la façon des paravents, et dont les plis sont réonis à un bout par un fil. Parmi les omeroeots et les dorures dont il est encore en partie rehaussé, on reconnaît à la section qui se développe des traces i d'une inscription latine, aujourd'hui à peuprtSj illisible. (Communication de M. Edmond Leblanl) U. — Préoccupée dès son origine de tout ce qui peut contribuer à la dignité du culte eo gêne rai, et par-dessus tout entourer de respect la coa> sécration eucharisUque, FÉgliae, Unt orientale
FLAB — 3S
qi'gcôdoitale, ne tardi pas k adopter dans si lilurgie un inslniment qui jusque-là n'avait eu qs'uoe destinatioD profane; car il est dans son génie, si large et si peu exclusir, de tourner au profit de la gloire de Dieu tout ce qui n'est pas munis ta soi, et d'enchaîner mâme de prérérence iwa service celles des créatures dont l'eiiprit du ml 1 bit le plus longtemps des instruments d'oral ou de sensualité. Hais ce que nous aimons sartoul à signaler dans une telle pratique, c'est gne preure nouvelle, bien qu'indirecte, de la foi des siècles primitifs à la présence réelle. Il est étideut qu'un si grand luxe de précautions eût été sans objet, si les premiers disciples du Sauveur n'easseut vu dans les mystères de l'autel qu'une nine el froide représentation.
Le plus ancien témoignage que nous possédions en faveur de l'emploi du flabeilum dans la liturgie ucrée noua vient des Conttîtutioiu apotloliquet (iiu. 9) : il est dit que pendant la cëléln^tion des saints mystères, depuis l'oblalion jusqu'à h communion, deux diacres, placés aux deux extrémités de l'autel, agitaient incessamment des éventails, ordinairement en plumes de paon, soit pour (erapérer la duleur dont le célébrant pouvait être ÎDcommodé, soit pour chasser les mouches et li?s antres insectes qui auraient pu se poser sur tes pûns ou tomber dans les calices. Photias {Bibliolh. n. aan. 1. 5. c. 25) nous a conservé un curieux passage du moine iob qui, en outre des deux principaux buta que s'est proposés l'Ëglise dans l'institution du flabeilum, nous en révèle un autre d'uD ordre plus élevé, et qui est d'empêcher les lidèles, par le mouvement réitéré de cet instrument, de s'arrêter aui superficies ou aux apparences, et de les forcer à élever les yeui de leur foi jusqu'aux adorables réalités du mystère eucharisliqne. Les litui^es des Pères grecs contiennent de Dombreui témoignages à cet égard (V. Bibiioth. PP. l. a. pp. 51 . 78 et alibi), et même nous font œnnaître de nombreux détails qui constituent comme la rubrique du flabeilum.
S. Germain, patriarche de (k)nstantinople(Conknpl. Ter. eccl. p. 157), nous apprend en partiotiier que l'agitation du flabeilum n'avait lieu que jusqu'à l'oraison dominicale, qui était la principale partie de la prière litui^ique, après la formule saeramailelle. Il est raconté de S. Ëpiphane (Ap. Surium. Ad diem mati ut) qu'un jour il enleva, pendant la messe, le flabeilum à un diacre atteint de la lèpre, indice supposé d'incontinence, et le remit à un autre; et Jean Hoschus {Pral. tpirit. c icTi. in Bibiioth. PP.) rapporte que des enfants de Cœlésyrie, imitant dans leurs jeux les rites du saint sacrifice, n'avaient point oublié celui du fiabellitm, qui était sans doute une des circonstan<:esde la htur^ie qui avaient le plus vivement frappé leur attention. Enlln nous voyons parmi les usiensilea sacrés énumérés dans la chronique d'.Ueiandrie (Ap. Meuard. iVol. ad Sacrament. Creg. p. 319) pour l'église de cette ville, pretiota muscaria. Voici la reproduction d'une andenne
miniature de la bibliothèque Barberini, représen" tant un diacre agitant le flohellma sur la tële d'un prêtre célébrant la messe.
RI. ~ Quant è rl^glise latine, les témoignages écrits remontent moins haut, mais ils sont l'organe d'une tradition qui leur est bien antérieure. Ils sont fournis surtout par les constitutionsdes ordres monastiques, les coutumes de Cluny, par exemple, et celles de Saint-Bénigne de Dijon (Marténe. De ant. monacA. ritib. tv. p. 61). Le cérémonial des dominicains en prescrit aussi l'usage dans la messe solennelle. S. Hildebert avait envoyé un flabeilum en présent à un de ses amis (Durant. De rit. ecel. i. 3). Dès les temps les plus anciens, les flabtlla figuraient au nombre des objets précieux qu'on exposait aux jours de fêle dans les églises. On le voit dans les miniatures du ménologt de Basile et en particulier dans celle qui accompagne la Vie de S. Théoclitle (ii janvier), dans l'église de Sainte-Sabine, où ils sont figurés en mosaïque, dans une fresque de Sunt-Sylvestre in Capile ( D'Agi ncourt. Peinture, pi. ci. n. 5). D'Agincourt publie aussi (Ibid. pi, m. 23) une patène antique recueillie dans les catacombes, sur laquelle se trouve gravé un flabeilum.
IV. — De tout ce que nous avons dit il résulte évidemment que c'était aux diaires que l'Église avait conlié le ministère du flabeilum, et ce fait est démontré surabondamment pour l'Ëglise grecque par le passage des CotuliJtiliont apoelotiquet que nous avons cité plus haut. Nous pourrions en trouver une nouvelle preuve dans la Vie de S. JVicoIm (Ap. Surium. m april.), où il est dit que S. Athanase « remplissait le ministère du flabeilum, car il était diacre, ■ erat enim diaconut. Aussi, dans l'ordination du diacre cfaei les Grecs, le pontife, entre autres objets qu'il lui remet comme insignes de son grade, lui iivre-t-il le^ bellum, appelé chez eux ^iniii<i>. Dom Harténe (De ani. Eccl. ritib. i. n. p. 36. edil. Venet.) donne de nombreux extraits de l'eucologe des Grecs qui nous révèlent de précieux détails à cet égard. Les diaconesses sont forme lie ment exclues de ce ministère, ainsi que le remarque Malhœus Blastares (Cf. Voigt. De altar. Chmtian. p. 540).
Cependant si, cliei les Orientaux, l'ollke du flabeilum était exclusivejnenl réservé au diacre, il semble que, dans l'Ë^'lise latine (Hartène, ibid.), un ministre quelconque pouvait au besoin l'exercer, bien que le Jiacre eilt seul caractère pour cela. Dans la coUation du diaconat, les anciens sacramentaires latins (Hartène. op. laud. i, n) oe mentiouDenl, comme essentielle, que la remise '
par l'évËque ï l'ordinand de l'étole et du livre des saints Evangiles, et plus tard celle de la dalmalique. Il n'j est point parlé du pabetium, ce qui autorise à conclure qu'il était moins exclusivement attribué A cet ordre.
V. -~ Dans la liturgie, comme dans la vie privée, les flabella les plus usités étaient de plumes de paon (Conflit, apoil. loc. cit.], ou de membranes Irésfines ou enfin de feuilles de palmier- Le fiabellum desGrecs, ^miJi», est fixé au bout d'une hampe en bois et affecte la forme d'un chérubin à six ailes (Bonar.
fier, litarg. 1. i. c. 25.
~ n. 6). Celui des Karo-
nilcs et des Arméniens e^l de forme circulaire, recouvert de lames de métal el entouré de petites sonQcttrï (V. Le
dans la ligure cijointe représentant un diacre arm^ien.
L'usage du fiabellum subsiste «Kore chei les Grecs et les Arméniens ; il a disparu de l'Église dés le
qualoniéme siècle, c'est-à-dire depuis l'époque de la suppression de la communion sous les deux espèces, et n'a élè constrvé que par le souverain pontife, qui fait porter devant lui deux grands éventails en plumes de paon dans les solennités. Le seul monument de ce genre qui, t notre connaissance du moins, existe encore, est le fiabellum de Tournas, qui date du neuvième siècle : il est orné d'inscriptions en vers et de curieuses peintures. Ce précieux monument est aujourd'hui en la possession d'un amateur de Paris. H. du Sommerard l'a publié en deux grandes planches, dont l'une est insérée dans son Atlat da arU du moyen âge (chap. iiv. pi. iv], l'autre dans son Album (u' série, pi. xvu].
VI. — iSous devons maintenant indiquer sommairement les diverses destinations et significalioiis du JIoM/uin, que nous n'avons fait jusqu'ici que mentionner d'une manière incidente. Les liturgisles enseignent que l'Église, en l'adoptant, a été muâ par quatre intentions principales. Les
deux premièresse trouvent énoncées damusdeni Ters du flabellum de Tounius :
Sun! duo qux modicum eonhrt etttic flalKlium ; Inrcitiii tbigil muicBi el miligd etluin,
1* Infeilat abigil mufcii«, il chasse lejmoiicbti importunes. Ceci avait une grande imporlaoce m temps où l'usage du calice était accordé aui liiques dans l'Église occidentale, comme il l'épiacore en Orient, usage qui néanmoins n'i janim exclu la pratique de la communton sous anetipéce unique. Il fallait empêcher les moicbs de tomber dans les coupes et de profaner le via soit avant, soil après la consécration.
2' El mitigal œ*titm, il atténue la chaleur. Celle précaution n'avait pas seulement pour but de soulager le pontife à r>ulel en rafraîchi ssani l'ilrât tour de lui : ealidum eircmuinibient atrapàitn. mais plus encore de préserrer les diiios mj^l^rei des profanations matérielles auxquels ils éuioil exposés à raison de la transpiration sans ces» ncitée cbei l'afQcianl, principalement sous le ciel brûlant de l'Italie, aussi bien que dans les dimili orientaux.
3' Il nous reste maintenant i développer Its»gniCcations mystiques de cet instrumenl. Lapnmière nous est suggérée par le mcùne Ida ('oc. laud.]. Alors que le mjrstère eudiaristiqDe est consommé par la puissance des paroles sacrameatelles, rieu n'est changé dans les apparences : l'œil du corps continue à voir les substances matérielles qui n'existent plus. U y avait là ud danger pour la foi novice encore des nouveaux initia, el il était sage d'empêclier leurs regards de x liwr trop attentivement sur ces apparences, «Jubw irÀartre; il était bon d'en distraire l'attenlioD de leur esprit, facile à déconcerter, el de j'éleief itrs l'invisible beauté, vers les réalités sublimes que, pour ménager noire faiblesse. Dieu a voulu recouvrir d'un nuage.
4* Ces interprétations s'appliquent à tous le fiabella, quelles qu'en soient la matière el la forme; il en est d'autres qui ne leur conviennent ^^
qu'autant qu'ils se composent de ^^ . .'/■ /7^ '
plumes de paon, el celles-ci con- K cernenlàpeuprèseiclusivemeot './?, |^c le souverain pontife. > f*' >
Dans les principes clirétiens, ^,^.
le paon est le symbole de '^ ,
l'homme parfait, juste et saint, qui n'est corrompu par aucun ^
vice; car, dans l'opinion des 1
anciens (Aug. Glott. in e. ii. 3. |
Reg.), la chair du paon est in- |
corruptible. A l'instar du paon, !
l'homme juste brille de l'éclat varié, non de ses plumes, mais de ses vertus, el de même en- '
core que par son chant cet oiseau chasse les serpents, ainsi l'homme ju en fuite les démons par sa prière (Aug. 1
FLAH