‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 122 sur 281 · FLEU · texte numérisé non relu

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une réminiscence antique, on a eu même l'ingénieuse idée de faire entrer dans la décoration de rentrée de la première chambre du cimetière de Sainte-Âgnés (Bottari. tav. cxxxix) des génies ailés portant chacun sur son épaule une petite corbeille de fleurs qu'ils vont répandre sur les tombeaux de ces héros de la foi

À Tarlicle Paradis^ I, nous avons donné quelques détails qui prouvent que les roses jouèrent un rôle assez important dans ce genre de décorations, et les rosiers dont la tombe de Sabinianus (Y. ibid.) est ornée en sont une démonstration r^itériellc. Bien qu'il ne soit pas des plus com-

•ri, |,

muns, cet emblème se rencontre néanmoins dans d'autres monuments funéraires, notamment dans les cryptes du cimetière de Lucine (Rossi. Roma sott. 1. 1. p. 523. tav. xii),et sur un curieux marbre récemment trouvé dans les hypogées de Saint-Calliste (Id. Bull. 1868. p. 12). La doctrine des Pères de rÉglise s^accorde du resle en ceci avec le langage figuré des monuments (V. Cyprian. Epist. vni ; Meliton. Clavis. ap. Pitra. SpiciL Solem. t. n. p. 414, etc.). Un rite mystérieux et d'une origine obscure pourrait, selon M. De' Rossi , s'expliquer par cette touchante pratique de la primitive Église : c'est l'usage où est le souverain pontife de porter à la main une rose d'or le quatrième dimanche de carême, appelé Lœlare^ du premier mot de l'introït de la messe.

Plus tard, on décora aussi de fleurs et de guirlandes de verdure les basiliques qui, dans leur primitive institution, ne sont autre chose que les mémoires, ou les vastes tombeaux des martyrs. Telle fut la pratique de S. Paulin dans sa basilique de Nola ; ainsi le prêtre Népotien (Hieron. In epi-

taph, Nepot epist, m) ; ainsi encore S. Séverin ornait de lis les murailles delà sienne (Greg. Toron. De glar. confess. c. l). Et comme les fleurs étaient aussi, aux yeux des premiers chrétiens, l'emblème des dons de l'Esprit-Saint, on en faisait pleavoir dans l'église au jour de la Pentecôte. Les mosaïques des absides des églises de Rome et de Ravenneont ordinairement pour objet de représenter les débecs du paradis, où figurent Notre-Seigneur, la Ste Vierge et d'autres saints; aussi le champ en est-il toujours enrichi de gazons et de fleurs (Y. Ciampini. Vet monim. i. tab. xtvi eipassim). 11 en est de même dans les fonds de verre historiés représentant des sujets analogues. Nous devons ajouter qu'une fleur au milieu d'une couronne, placée entre S. Pierre et S. Paul, là où se voit ordinairement le monogramme, a été prise pour un symbole de Jésus-Christ. On en peut voir un exemple dans un vase doré (Buonamioti. xvi. 1).

FLEUTES (les quatre). — Notre-Seignenr rsl fréquemment représenté sur les monuments anciens, soit en personne (V. Bottari. tav. xti elposnm. — Millin. Midi de la France, atlas, pi. m. pasiim), soit sous Temblème de l'agneau (Buonarruoti. Yetri, tav. vi et pasnim), debout sur un monticule, duquel s'échappent quatre ruisseaux.

Ce sont, d'après plusieurs interprètes, les quatre fleuves de TÉden, qui, sortantidu paradis terrestre, allaient arroser les quatre parties du monde {Gènes, n. 1 0 seqq.); d'autres Pères (Cyprian. ep.

Lxxiii. Ad Julian. — Beda.

Expos, in Gènes, u. — Theodoret. ïnpsalm. xlv. — Ambros. De paradisc. m) y voient les quatre Évangiles qui, émanant de la source de la vie éternelle, portent dans l'univers entier Tabondance et la fertilité de la doctrine du Christ. Cette dernière interprétation ne nous semble pas douteuse dans le monument que nous plaçons ici sous les yeux du lecteur et qui présente tout à la fois le Sauveur en personne et l'agneau qui est son symbole. C'est une pierre sépulcrale donnée par Marangoni (Append. ad ad. S. Victorini. p. 42). Notre-Seigneur y est vu au moment solennel où il confie leur mission à S. Pierre et à S. Paul ; il est debout sur le monticule et, d'un geste impérieux, il désigne à l'horizon aux deux apôtres une étoile qui figure les régions lointaines qu'ils ont à conquérir. L'agneau est sous ses pieds et sa tête est surmontée de la croix, et enfin à la base du monticule coulent les quatre fleuves évangéliques dont les apôtres étaient clijffgés de répandre les bienfaits, l'un parmi les Juifs, l'autre chez les gentils, figurés dans ce même monument par les agneaux sortant des deux cites

iBpiiqiietBtlhléeraetJéni8ilefn(V. l'art, éfltM). I fiTingilesem-mbiies, sontquélqneroisanssicnn-- Les qualre prenuers conciles œcuméniques, que parés aux quatre (leuves du paradis lerrestre. Daoi l'ioiiquitf mit si soutcdI en paraltéle avec les I ses instructions i son clergé, Jessé, âfèque d'k-

ODcnsau hnitiénie siècle, se sert de cette comparaison pour faire comprendre la Ténération qui était due 1 ces augustes assemblées (Longuevat. Bitl. de VÈgl. gallicane, t. r. p. i44).

Oudques sarcophages de la Gaule (Miltin. op. Utd. pi. Lttti. 4. LU. 3. inTm. H] figurent, sous i'miblénie de deux cerfs qui viennent se désaltérer i as sources, les hommes qui participent aux eaux Tires de t'Évangile et aussi à celles de l'eucharislie, jailltssant jusqu'à la tie éternelle (?. l'art, Cerl). On TOil aussi les deux cerfs dans quelques DMsiiques, celle de l'ancienne Valicane, par exemple jCJampini. DetacT. ipdi/'. lab. ïin). 8. Ambroise regarde encra-e les quatre fleures comme l'emblème ilesqnatre rertns cardinales (loe. lawl.). Quoi qu'il Uioii.ce snjet était extrêmement populaire dans la ptimiliTe Ëglise ; il se retrouve sans cesse soit dans les fresques des catacombes, soit dans les sculptures des sarcophages et les fonds de coupe qui y Dut été recueillis, soit enfin dans les mosaïques des buiUijues ; il figurait dans celle que décrit S. Paulin {EpUt. xiui. Ad Sever.) et dans celle dont fait loenlion Floras, diacre de Lyon (Mabill. AnaUct, «dit. Paris, e. p. 416). — V. aussi Ciamp. Yel. •"OU- ». lab. xiiïu. xlti. ilh. lu. etc.). Pour expliquer et illustrer ce passade de S. Paulin :

Rûsweide {Not. i» Paulin. 158) cite la mosaïque de Saial-iean de Lalran et le sarcophape de Probui et Proba. d'après les dessins de Bosio. Spon rapporte {Rechercha eurieutet. p. 54) que les quatre fleuves du paradis terrestre étaient repré- »«ilé3 en mosaïque sous forme humaine, et avec leurs noms au-dessous, dans le pavé de la cathédrale de Reims

FO:<(DSDE CODPE. — 1. — Ootre celte ea- P*« de tases connus à Rome sous le nom d'ompoUedi langut (Y. Tari. Sang de* marb/rt), on

en trouve dans les catacombes d'autres encore, qui affectent ordinairement ta forme de patère ou de soucoupe, et dont les fonds, qui le plus souvent ont seuls résisté aux injures du temps, oFfrent des images saintes tracées grossièrement, à quelques exceptions près, sur une feuille d'ur; voici d'après quel procédé : L'artiste étendait la feuille d'or sur une rondelle de verre enduite d'une matière visqueuse, et y dessinait son sv'iel à la pointe, ainsi que l'inscription qui communément l'accompagnait; après quoi il fixait cette plaque sous le pied de la coupe et soumettait le tout à l'aclion du feu jusqu'à ce que l'adhérence complète des deux parties fût obteime. Dans celles de ces tasses qu'il nous a été donné d'examiner de près, parliculièremenl au musée Kirdier, et grâce à l'obhgeance du P. Narchi, nous avons distingué le point de jonction parlaitement tranché par les nuances différentes des deux verres.

Il s'en trouve quelques-unes où le galbe des figures n'est pas seulement prolllé par un simple trait, mais plus forlement accusé par des hachures marquant les principaux effets d'ombre (V. Carrucci. Yetri ornali di figure in oro. tav. vi. I.). Cetle perfection relative dénoLe probablement la main d'un artiste grec, car les verres où elle se fait remarquer ont ordinairement une légende grecque ; elle résulte aussi, croyons-nous, de l'emploi d'un procédé plus savant. Quelquerois on se risquait à rehausser de couleurs cette peinture d'une simplicité primitive. Ainsi, des bandes de pourpre sur des tuniques {Perret, iv. pi. xxxiii i!4), ainsi les (lots de la mer où flotte le vaisseau de Jonas, figurés en vert (Id. xxii. 76) ; il existe même un fragment où le visage de Kotre-Seigneur guérissant le paralytique est peint avec la couleur de la chair (Id. xxiiii. 103). Quelques draperies blanches sont figurées en argent, comme par exemple les penuIiE de certains personnages (Id. ixvn. 55. XXIX. 72), et aussi les roiles et bandelettes dont la momie de Laiare est enveloppée (Id. xwu.

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27). Enfin, ailleurs les figures d'or et d'aiigent se ' détachent sur un fond d*azur (Id. xxtu et alibi),

II. — Les sujets le plus souvent représentés sur ces petits instruments sont : 1* des personnages et des scènes de TÂncien et du Nouveau Testament, la chute de nos premiers parents, le sacrifice d*Abraham, Moïse, Jonas, Daniel, les jeunes Hébreux dans la fournaise, Tobie, etc. ; 2' >'otre-Seigneur, d'abord sous la figure du Bon Pasteur, ensuite dans Taclion de multiplier les pains, de guérir le paralytique, de ressusciter Lazare, etc.; 3* la Ste Vierge, ordinairement en orante entre deux arbres, S. Pierre et S. Paul, réunis, plus rarement isolés, et quelques autres saints de la primitive Église, notamment Ste Agnès, etc. ; A" quelques représentations de fiançailles et de mariage chrétien, des scènes d'intérieur de famille, relatives surtout à Téducation des enfants, etc.

Nous donnons ici d'après le P. Garrucci (tav. zxx.x. n. 3), pour spécimen, une coupe entière où S. Pierre et S. Paul sont représentés. Par le double dessin que nous plaçons ici, le lecteur se fera une juste idée, et de la manière dont les figures sont disposées dans cette espèce de monument, et d'une des formes sans doute les plus vulgaires qu'ils affectaient. Voici d'abord la coupe vue de face :

Ce second dessin en présente le profil : c'est le verre assis sur sa base :

Enfin ce dernier figure le fond, avec ses deux parties réunies : celle où est tracée l'image et qui est l'inférieure, et celle qui constitue le fond du vase ajusté sur l'autre.

il\. ^ Ces fonds de coupe ont été trouvés ci-

mentés avec de la chaux a l'extérieur et quelquefois déposés à l'intérieur des sépultures, soit comnne moyen de reconnaissance, soit comme simple ornement. Telle est l'origine de ceux que l'on moDlre aujourd'hui encore dans divers musées, particulièrement dans celui du Vatican, et de ceux qui nous sont connus par les ouvrages des antiquaires chrétiens, tels que Bosio, Boldetti, mais surtout Buonarruoti, dont le livre spécial sur celte matière est devenu classique, et n*a pas de rival pour retendue de l'érudition, non plus que pour la sûreté de la critique: Ouervazioni sopra alctmi frammaiii di vasi antichi di vetro ornati di figure (Firenie. 1740. in-4). En 1858, le R. P. Garrucci a publié sous ce titre : Yetri omaii di figure in ore, Rma, un volume in-f* destiné à compléter celui de l'illustre sénateur florentin, par deux cent soixantequatre verres recueillis dans toutes les parties de l'Europe : c'est un grand service rendu à la science des antiquités chrétiennes.

IV. — Quel était l'usage de ces verres chez les premiers chrétiens? D'après les savants les plus autorisés (V. Secchi. S. Sabiniano. p. 39 seqq), quelques-uns d'entre eux ont dû être employés, comme calices ministériels ou autres, dans la célébration des saints mystères: on se croit du moins autorisé à le supposer d'après certaines légendes caractéristiques dont ils sont enricliis, celle-ci par exemple : nis zhcaic en afaboic, « bois, puisses-tu trouver la vie dans cfs biens, » ces derniers mots désignant communément l'eucharistie dans le langage des plus anciens Pères. Le P. Garrucd rejette celte opinion, pour des raisons qui ne nous paraissent pas assez solides.

Mais leur emploi le plus habituel avait lieu, penset-on, dans les agapes; en effet, les légendes qui y sont tracées portent une singulière empreinte d'amour, de tristesse et de mélancolie : pie zezzs,

bois, viSy ?PES HILARIS ZEZBS CVM TVIS, — DTtClS ASDU

vivAs, etc. D'après ce système, on croit reconnaître dans ces verres quatre classes distinctes qui se rapporteraient à quatre espèces d'agapes (V. l'art. Agapes): 1' aux agapes funèbres, quand les sujets représentés sont relatifs à la mort ou à la résurrection; 2' aux agapes nuptiales, quand ils reproduisent des scènes de mariage; ainsi, un verre qu'a publié Blanchini (NoL in Anastas. Ciics), représentant deux époux avec cette légende : myifss

AMICORVM ROMANE PIE ..ZESES. CVM TVA ....RB, peul-élre

IRENE, EVPDRosiNB, ctc; o* aux agapes dc naissaijce. quand on y voit figurer des enfants; 4' enfin ceux qui présentent des portraits de saints auraient servi dans les agapes qui se célébraient à l'anniversaire de leur natale ; nous en avons une preuve pour S. Laurent dans cette acclamation ; tictob n- VAS IN NoMUB uvRETi (sic) (Buonarruoli. ta?, m. 2, et la gravure à notre art. Agapes).

V. — Parmi les monuments de cette nature, il en est quelques-uns dont les proportions sont tellement exiguës, que leur destination a constitue un problème archéologique jusqu'ici insoluble. >ous en avons reproduit trois ou quatre dans ce diction-

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n»re (V. les art. Pêcheur et TMe, etc.) ; on en troufe un plus grand nombre dans l*ouvrage du P. Garrocci {Vetri. tav. n. m. iv. etc.). L«i découverte récente, à Cologne, de quelques fragments d'une antique patène de verre a mis la sagacité de H. De' Rossî sur la voie de Fexplication désirée. Il se trouve que cette patène est parsemée de petits disques tout semblables à ceux dont il est ici question, et disposés en cercles concentriques convergeant autour d'un sujet principal. Nous conoaissioDsTexistencede ces patènes de verre dans les premiers siècles par une ordonnance du pape Zépbyrin (Anastas. In Zephyrin. ii) ; le monument de Cologne nous révèle la nature de leurs ornements : quand on le considère attentivement, comme Ta fait N. De' Rossi, on s'aperçoit que ces petits médailloQs étaient confectionnés à part, et ensuite rapportés sur la patène lorsque le verre était encore en fusion.

Mais comment se fait-il que ces objets se soient répandus isolés dans les musées, de façon à déconcerter toute l'habileté des antiquaires? C'est que le corps de la patène, beaucoup plus mince que les médaillons historiés, venant à se rompre par suite de circonstances quelconques, ceux-ci se défaciiaient sans se briser. Ce fait s'est'produit notamment dans les catacombes, où des patènes de cette sorte furent souvent fixées tout entières dans la chaui des loculij et l'antiquaire romain a vu Tempreinte de plusieurs, particulièrement dans les lijpo^ées de la voie Salaria nouvelle et de TAppia. Comme Les petits médaillons soudés dans la pati'ne de Cologne offrent une conformité parfaite avec ceux que l'on trouve isolés dans les catacombes, il est plus que probable qu'ils viennent de la même source, c'est-à-dire de Rome. Ceux-ci, séparés du vase dont ils firent partie, présentent des i'^Tts qui d^abord semblent n'offrir aucun sens : par exemple, la tète d'un monstre marin, un lion, un mage seul portant son offrande et sans que l'on

voie à qui il la présente, un personnage seul, les bras étendus.... Réunies dans la patène de Cologne,

ces mêmes figures reprennent leur sens. Ainsi le médaillon lion est voisin du médaillon Daniel, celui qui représente un arbre tout seul est rapproché de celui qui fait voir Adam et Eve, et quelquefois l'un ou l'autre seulement (Y. De' Rossi. Bullet. Décembre 1864. p. 89).

Nous donnons ci-dessus le principal fragment de la patène de Cologne.

Y. — La plupart des verres historiés dont nous nous occupons remontent à la plus haute antiquité, et Buonarruoti, juge si compétent en pareille matière, ne craint pas de les attribuer au deuxième, au troisième siècle, et aux premières années du quatrième. Selon lui {Prefaz. p. xii-xv), le plus grand nombre dateraient du temps des Gordiens et des Philippes, et le docteur Labus adopte ce sentiment (Fcuti délia Chiesa. t. i. p. 477). Boldetti (p. 212), Bianchini (In Anastas. p. 247), Marangoni (AcL S. Victorin, p. 65) établissent qu'ils appartiennent indubitablement au temps des persécutions, et GPS savants attestent avoir trouvé sur plusieurs d'entre eux des taches de sang tellement multipliées, qu'on avait peine à découvrir les figures. Trombelli [De cullu sanctorum. t. u. p. 152) et le cardinal Orsi (Storia eccl. l. n. n. 24) tiennent pour démontré qu'ils sont antérieurs à la paix constantinienne et même à la persécution de Dioclétien. Nous devons dire cependant que plusieurs verres du recueil du P. Garrucci ne nous paraissent pas remonter au delà du quatrième siècle. Néanmoins aucune autre classe de monuments ne présente autant d'importance pour l'archéologie chrétienne.

Yll. — Il exista aussi, dans l'antiquité chrétienne, une autre espèce de verre, où les figures ne sont point simplement tracées sur une feuille d'or, mais taillées dans le verre même, comme dans les verres de Bohême, si appréciés aujourd'hui parmi nous. Bianchini avait trouvé, au milieu de vieux décombres près de l'église de Sainte-Prisque à Rome, une coupe de ce genre sur la circonférence de laquelle étaient figurées les images des douze apôtres, disposées dans un même nombre d'arcs composant un élégant portique. Sur chacune dis colonnes qui supportaient ces arcs, surgissait la croix monogrammatique, renfermée dans un cercle P. Les noms des apôtres étaient inscrits au-dessus de la tête de chacun d'eux, et trois de ces noms étaient encore lisibles : petrvs, andreas, philippvs (Bianchini. In Anastas. Zephyrin.), On voit dans les divers musées de l'Europe, et notamment au British muséum de Londres, quelques fragments de verre du même travail que celui qu'a décrit Bianchini, mais représentant des sujets profanes. La coupe des ruines de Sainte-Prisque ne parait pas à H. De' Rossi (Bullett. 1867. p. 48) postérieure au quatrième siècle ou aux débuts du cinquième. Nous avons donné à l'article Baptême^ d'après notre illustre maître, un fragment de verre trouvé naguère près des thermes de Dioclétien, et oii est représenté, selon ce système, le baptême d'une jeune fille nommée albana.

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