‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 127 sur 281 · GRAF · texte numérisé non relu

GRAF

GYMN

t repris le pèlerinage de Cana en Galilée, y évoquer, lui aussi, le souvenir de ses parents; mais son graffiio n*est point seulement, comme celui du païen dévot à Isis, une formule commémorative* ou un simple élan du cœur, mais bien une affectueuse prière. Nous trouvons dans la crypte de Saint-Sixte» au cimetière de Calliste, un exemple analogue et plus touchant encore : là, un anonyme inscrit, d*abord à rentrée de la chapelle, le nom d'une épouse chérie, avec un ardent souhait de lie en Dieu : — Sofronia, vivas in Domino ; — secondement, près de Varcosolium, cette autre acclamation, non plus simplement optative, mais affirmative : — Sofronia dulcis, semper vives in Deo, f Sofronia, douce amie, tu vivras toujours en Dieu ; » et, comme si ce n'était pas assez pour son coeur, il trace encore un peu plus loin un dernier adieu à cette âme chérie.

Toilâ bien la prière pour les morts telle qu'elle est enseignée et pratiquée dans TÉglise catholique; et des formules comme celle-ci pourraient être citées par centaines (V. pour les citations Tarticie Acclamaiions) : vitas ut deo, — vtva sis cvm fratri-

BVS TllS; — AETERNVM VIYATIS W XPO; — ACCEPTA SIS

IN CHRisTo, etc., etc.

Les graffiti relatifs à Tinvocation des saints et eiprimanl la conGance en leur intercession ne sont pas moins fréquents dans les premiers siècles, et ici encore nous n'avons que Tembarras du choix (V. l'article Saints [culte des]) : et in

OBATIOSIS (sic) TVIS ROGES PRO KOBIS QVIA SCIMVS TE

is ^> « dans tes prières intercède pour nous, parce que nous savons que tu es dans le Christ. »

TIBAS IS DEO ET ROGA ; — ORA PRO PARENTIBVS TVIS ; —

PCTE PRO SOS (sic) VT SALvi SIMV8, « prie pour nous, aGn que nous soyons sauvés, b

La fresque surmontant le tombeau de Ste Cécile au cimetière de Calliste offre un grand nombre de ces sortes d'inscriptions signées par des pèlerins de toutes les nations, Goths, Lombards, Espagnols, etc. Mais, ce qui est bien plus intéressant encore, on y lit une série de noms romains, à l'exception d'un seul, et qui, selon une conjecture Irès-foniée de M. De' Rossi, seraient ceux des prêtres qui furent témoins de l'invention et de l'ouverture du tombeau de la sainte martyre par le pape Pascal I*'.

Ces quelques citations suffisent pour faire comprendre tout le parti que Tapologétique catholique peut tirer de la classe d'inscriptions qui fait l'objet de cet article. Puisse l'importance qui s'y attache réveiller le zèle des hommes studieux et surtout celui des ecclésiastiques qui souvent ont sous la main des richesses de ce genre ! Le savant M. Le Blant, dont l'érudition comme épigraphiste et la sagacité comme paléographe sont aujourd'hui connues de tout le monde, a sauvé de l'oubli un grand nombre de monuments de notre Gaule infi-

niment précieux sous ce rapport. En outre des cryptes de Montmartre explorées par lui avec des résultats on ne peut plus satisfaisants {Insc, chréL de la Gaule, i. p. 270), M. Le Blant nous a fait connaître de très-curieux graffiti inscrits sur un autel antique du liam, et à Minerve en Languedoc (V.un fragment de ces graffiti à notre art. Pèlerinages) y et sur un autre autel élevé par Tévéque Rusticus {Ib. p. 185). M. l'abbé Barges, lui aussi, a publié un intéressant autel découvert dans les environs d'Àuriol, enrichi d'inscriptions cursives. En général, les graffiti de cette dernière espèce reproduisent les noms des prêtres qui ont célébré sur ces autels érigés dans certains lieux de pèlerinage célèbres.

GRECS (instruments liturgiques spéciaux aux).

— Le calice et la patène sont deux vases sacrés communs aux Grecs et aux Latins. La patène des Grecs, ou • disque », ^ioxo;, est plus grande que la nôtrof et telle à peu près qu'elle était primitivement dans les deux Églises (V. les art. Calice et Patène), Nous en empruntons à l'ouvrage de Goar (EÙX0X071GV. p. 117) la représentation; le disque est tel qu'il est disposé au moment de la messe; au milieu est l'hostie du prêtre, marquée de la croix, sigillum^ ffçpat^i;, et des sigleslc — xc^ "ïi

— K — Jésus Christus vincit, tracés dans les quatre compartiments formés par la croix grecque; dans le reste du champ de la patène, qui est concave, sont déposés les petits pains destinés à la communion du clergé et du peuple.

ZiîSKOC

Les Grecs, et les Orientaux en général, emploient dans la célébration de la liturgie quelques autres instruments inconnus aux Églises occidentales. Nous avons consacré à chacun d'eux quelques lignes dans ce Dictionnaire. Ce sont : Vasterisque^ la cuiller, Véponge, la lance.

Nous faisons observer une fois pour toutes que quand nous traitons des choses relatives à la liturgie des Grecs, nous parlons ordinairement au présent, parce que, chez eux, les rites et tout ce qui s'y rapporte sont aujourd'hui à peu près ce qu'ils étaient dans les premiers temps.

GYMNASIA PAUPERUM. — V. Fart. Hô* pitauxm

AlITIQ. CIIRÉT.

HCBREtlX (1.M JBDKE5)

1. —Quelques monuments, cnlre autres une peinture du cimetière de Callisle (Bollari. tav. l»iii) et un sarcophage de Milan (Allcgrania. Mon. Critt. tav. it), représentent Sidrach. MJsach et Abdenago au moment où, conduits devant la statue du roi, ils ^ont sommés de l'adorer (Daniel, m}. Ils portent une simple tunique qui parait liée au-dessous des hanches ; ils sont coilTés Ol- la tiare ou bonne) phrygien, tel qu'il se remarque dans les marbres antiques, sur la tète d'Alys el du dieu Lunus, sur celle de V&ris {Admirand, urb. Rom.n. iv), et dans es sacrifices du dieu tlilhra (Cf. BotUri. u. 87), nlln sur celle de Priam dans le Virgile de la Vaticane. Leur altitude témoigne de leur invincible répugnance pour l'acte d'idolâtrie qui leur esproposé. L'un des deux a les mains liées par devant, comme on l'observe dans les statues de prisonniers qui se conservent au Capitole et au palais Farnèse, et dans les bas-reliefs de l'arc de Cun.-lantin. L'autre, dont les mains sont libres, l'ail de la droite un geste de répulsion. Au sommet d'une colonne se trouve la slaïue, ou plutôt le buste de Nabuchodonosor, el, devant l'idole, le roi lui-même qui la désigne du doigt, la télé louniée d'un air mpérieuT

costume des empereurs romains; il a la tête découverte et porte la tunique, el, par-dessus son la chlamjde; de 1 gauche il lient la hasie, telle qu'on l'observe sur les médailles, à la mnin des dieux et des héros. A c&lé de lui se lient deliout un personnage vêtu comme les soldais romains, â l'exception du pileu* phrygien dont il est coille, el portant une hache sansTaisceaux.

Habituellement ce fait, dans les sculptures des sarcophages notamment, a pourpenilant celui de l'adoration des mages. Celte cireoustance, qui n'a été remarquée que dans ces derniers temps (V. De' Rossi. BalUt. 186«. p. 63. 61), prouve qu'il existe entre l'un et l'autre une relation symbolique. Les jeunes Uébreuz qui, condamnés à vivre au milieu

d'un peuple idolilre, détestent néanmoins l'idolâirie et arTronlent la mort i^utM que d« s'en rendre coupables, sont la figure des païens qui plus tard embrasseront la foi du Christ et UMiurnint pour elle, et dont les mages sont les prèniius. Cette explication se trouve complélemeni contirmée par quelques monuments qui Tant toir l'éloile mirariileuse au-dessus des jeunes Hébreitt refusant d'adorer la stntue du roi : il est iiiàeiA que c'est dans la vue de cette étoile el dans les espérances dont elle est le symbole que ces trois jeunes gens puisent lu force de résister aux ordres de ct\ impie mouai'que. Parmi les monumenls qui prèsenlenl celle inléressanle circonstance, nous pmvons citer trois sacorphages ; l'un du V;iticaD {iM«. p. 279), le sei-ond de Milan (Allegranta. Iftuiiin. anl. di iiilano. ta», iv), et enfin une eurieu;e sculpture découverte récemment i Sainl-Gill«el publiée par H. De' Rossi [Ibid.].

rtous devons faire observer que, toutes \ti hi que ce fait historique est représenté sur les nKinumenls chrétiens (V. encore Bottari. vis), on lù ligure sur la colonne qu'un buste, el janiùs ime statue, ce qui parait être en comradiclion avec le lexle sacré. Ceci ne saurait être l'effet dubsard. Dans les énpr-

lonne avec le simulacre dont elle était surmwilée : il serait difllcile d'imaginer une statue en or d'une taille pareille. Ces représentations sont donc un commentaire matériel du texiedivin. commentai''^ qui puise une grandeaulorité dans son accord a<ec les données de l'art antique que nous tenonsdeS. Clément d'Aleiandrie (Sirom. l.i. p. ilB.edit.Polter. n. luv). D'après ce Père, les anciens, aiaiil qu'ils eussent Irouvé l'art de sculpter des statues, adoraient la Divinité sous la forme de colonnes Peu a peu ils imaginèrenl de figurer une tête au sommel, ensuite des Termes, des Dermes, des bustes, le

HËBR — 53

euinmitunpeuplus tardderaconnerles statues Mliéres; mais, dans le principe, les jambes et les biKDese déiachaient point du corps; telles sont h sUlues en gaine que nous trouvons cliez les Eirusqoes et les Égyptiens. Dédale fut le premier quieiécuta des statues ayant jambes et bras, et, suptù de celte nouveauté, ses contemporains entrent qu'il avait trouvé le mojen de Taire mar- E^(t agir des statues.

D. — Les Hébreux dans la rouroaise. Ce sujet. "•oni le premier n'est que le préliminaire, se ren- '^oire beaucoup plus fréquemment; dans une Seule circonstance (Bollari. tav. m:), les deui Sùnes sont réunies et ne forcnent qu'un seul tableiu. Les jeunes Hébreux sont oriiinairement debout dans la fourn.iise et étendent les bras dans l'illitude de la pnére; ils sont communément l'oinës du pileui phrygien, el rarement leur tète fil découverte (Goltari. lik et alibi). Ils portent le vêtement qui est décrit d^ins le livre de Duiiiel (m. SI). I Et aussitût ils furent enchaînés, et avec leurs tiabitsel leurs chaussures, el tous leurs \èleinenls jetés au milieu de la fourn.■li^e, ■ cl confetiim nri illi tindi. eum braccit tuit, et liarii, el calceaiaenlù. et veitibai mini lunt in mtilium fornad» igiiit ardentit. Cependant les dilTéretils monuments offrent, sous ce rapport, des variétés notables, dont nous ne signalerons que les plus s-iillanles. Quelquefois les jeunes Hébreux ne purlentque la tunique unie, ceinte (Bollari. cuii), ou même libre (Id. ctxiini) ; d'julres fois ce vêlement est wiié dune {Id. cui»i) ou de deux bandes de pourpre (Id. lu) que les anciens appelaient tlari; dans la plandie cxlix déjà citée, la tunique n'en a qu'une, mais il en existe un>' sur chaque jambe.et elles descendent jusqu'aux pieds. C'est le patagiMJn des anciens {V. l'art. Clavut). Quelques verres dorés (Garrucci. \etri. i, 1) les produisent d'après ce type. Dans un autre monument (cliswi), un seul des trois personnages a les deux bandes de pourpre descendant jusqu'au bas de la tunique ; les deux autres n'en ont <|ue le diminitif, qui alteinl à peine le milieu de la poitrine. Les anciens appelainni ce dernier ornement paragauda (V. l'vt. Clanu, k la fin).

Quelques monumenls Us représentent velus

de la chiamjde, comme dans ce bas-relief inédit, du musée de Latran, où nous l'avons fait copier

d'autres nec ta ptnula relevée sur les bras (Id. cLxxxxv), ou avec le *agum fixé sur la poilrine par unenbule{Id.Lxxiv]i). Dans ce dernier, la fournaise, comme dans quelques autres, ressemble à un sarcophage «ans couvercle, el sur le devant sont trois ouvertures arquées pour introduire le bois; à l'une des extrémités est un personnage qui attise le feu avec un long bâton. Une peinture du cimetière de Priscille (Hottari. cLvni) représente la fournaise d'une manière fort singulière : c'est un grand arc ou comme une espèce de berceau se joignant sur la tête des jeunes Hébreux complètement nus.

Nous devons appeler l'attention du lecteur sur un sarcophage du Vatican (Botl. ili) qui présente une circonstance importante et assez rare, du moins dans les monuments des catacombes. C'est un personnage debout, hors de la fournaise, velu de la lunique aldupaltium, tenant dans la main gauche un volume roulé, el élevant la droite disposée comme pour l'allocution, ou la bénédiction latine {V. l'art. B^nir); il est tourné vers les trois jeunes gens, qu'il semble exhorter. Bollari se demande si ce personnage ne serait point Daniel, que cependant le livre sacré ne fait point intervenir dans celte circonstance, ou le Fils de Dieu qu'une idée d'artiste aurai), selon lui, placé li, comme le désiré des nations dont l'attente fortiHait dans les épreuves les saints de l'Ancien Testament. En se reportant au texte de Daniel, le savant antiquaire e6t pu éviter, ce me semble, loules ces hésitations.

Il est certain (Dan. m. 49) qu'un quatrième personnage intervint, el Daniel lui donne le nom d'ange : Angelut Dominî detcendit in fomacem; qu'il rompit tes liens des trois martyrs et neutralisa l'ardeur du feu par un vent frais et une douce rosée. Ce qui n'e-t pas moins certain, c'est que, frappé de ce prodige, Kabucbodonosor s'écria qu'aviic ses trois victimes il voyait un homme semblable au Fils de llieu (Dan. ni. 93). £( tpeciei qaaiti timilit Filio Dà. Quel était ce personnage ! Nabuchodonosor y vojait-il simplement ud an..e, ou bien, par une illumination céleste, y reconnaissait-il le Fils de Dieu, la seconde personne delà Sie Trinité T La première opinion est la plus suivie, car l'Ecriture donne souvent aux anges le titre de Fils de Dieu (lob. i. 1. ». I. — Ptalm. txixvui. 7), et d'ailleurs, selon certains interprètes (Djonys. Carthus. et alii quidam), le roi pouvait avoir en vueel désigner parce nom quelqu'un des demi-dieux admis par la théogonie chaldéenne. Quoi qu'il en' soit, il ne nous semble nullement douteux que l'artiste n'ait voulu représenter dans ce bas-relief le Fils de Dieu. Nous en avons une première preuve dans le volume que le personnage en question porte k la m.iin et que l'antiquité n'a jam:us,que nous sachions, donné pourallribnt aux anges. Au surplus, le sculpteur, ou celui qui l'a dirigé dans son œuvre, n'a fait vraisemblablement que formuler sur le marbre l'opinion adoptée k cet égard au quatrième siècle, date probable du

HEBR — ï

monument, opinion que nous IrotiTons eiprimée en vers par Prudence, poète coatemporain, qui met dans la bouclie du rai un discours {Apotiieos. Tere 130) dont voici Je sens :

le Fili de Pieu, le le conttat, il Tiincu. J

Kempe, lil, o proccrci. Irei mi* 'met

jtccepere 'iroi fornadbui; iddilui u EcM «poribui ridem interti'cal igné Filiui ille Dei nt, hteorque, et viclui

deux des jeunes gens, sous la forme d'un xh» lescent joignant ses bras sur sa poitrine, se dislinpie d'avec eui en ce que sa iéle n'est point coiffée de la liare phrygienne, mais nue. On mit le troisième Ilébreu conduit par un saieliite icrs

I fournaise, sur le bord de laquelle l'un de m compagnons se penclie en lui teudant la marn. ^Cctte scène est précédée de celle où le roi, im

ur un pliant, ordonne d'adorer sa itatue.

Et plus loin {Ters. lot

. i Dieu lui-mémeg e

Filiut (haud r

uima pinlei.

Le bas relief s'écarte cependanl^du récit de la Bible, en ce que le Fil* de Ditu n'est point dans la rournaisc. mais a côté. Peut-être l'a-t-on placé de la sorte pour rendre plus sensible l'aclion toutepuissante qu'il eierce sur le feu au-dessus duquel il ëlore la main avec le geste de U bénédiction ou du commandement. Dans tous les cas. un ivoire du cinquième siècle d'inné par Cori {Thaaur. diplyck. t. m. tab. nu} ne permet guère de douter que les artistes de cette époque n'aient eu l'inlention de représenter le Fils de Dieu. Le personnage qu'offre cet intéressant monument est ailé, et il étend une croi» sur les flammes pour les apaiser. f^i parait non moins certain dans un fond de coupe où Noire-Seigneur est vu éli'udanl sa baguette sur la fournaise, absolument comme dans l'accomplisse me ni de deux de ses miracles, la multiplication des pains et laguérisondu paralytique, sujets qui, avec le premier, remplissent tout le pourtour du verre.

Voici une belle lampe d'Afrique, conservée au musée de Conslantine, où parait aussi l'ange ailé, mais dans la fournaise même, en'arriére des jeunes llébreui, au-dessus desquels il s'élève de toute la hauteur de son buste. Ce monument pré' sente une cireonstance iniéressante et jusqu ici inobservée ; c'est que le dernier de ces enfants, à droite par rapport au spectateur, tient sur sa main gauche un objet ressemblant à un instrument de musique, sur lequel il fait jouer les doigts de la droite: c'est probablement, selon h judicieuse remarque de M. Héron de Villefosse, à qui nous de- Tons la connaissance de celte curieuse lampe d'argile (.Wai^* arcftrfoi. p. l'i-2), Ai.mas chantant les louanges de Dieu. Cependant le cantique d'Aiarias ne se trouve pas dans l'hébreu ; il a été ajouté par S. Jérôme (Daniel, cap- m, v. 34, seqq.), qui l'a traduit, pense-t-on, sur le grec de Theodotion (V. D. Calmet. adk.i.).

Sur le couvercle d'un sarcophage du Vatican (Boitari. i>n et p. 81. t, i) oii le même Tait est retracé, l'ange, «u le personnage quelconque désigné par Daniel, placé dans .la fournaise, entre

Nous eu aurons fini ave,; cet inlérrssani sujrl. quand nous aurons signalé une circonstance «nique, pensons-nous, caractérisant une peiiilnre murale du cimetière de l'rîscille (Botlarl. ciutij- C'est une colombe, portant en sou bec une braiiel' d'olivier et planant dans les airs au-dessus de la léte des trois Hébreux. On ne saurait méconiwiirf ici l'inlention d'exprimer la paix que, [wur l'î martyrs de l'ancienne loi, le ciel faisait suc^i'' aux fureurs d'un roi impie, et leur déliiran«il'^ Dammesque sa colère avait allumées pour cliàiier leur lidélilé au Dieu d'Israël. Mais ne pourrait-vn pas pousser plus loin encore celte iolerprélalim, et dire que la colombe apporlant un symbuir 1^ paix et de délivrance était la représentation allégorique de l'ange qui fut envoyé du ciel pour opérer ce prodige !

La représentation de ce sujet dans les ciiw^ tières avait pour but d'encourager les chrèliens'" marlyre, et de les prémunir contre la craiiiie ii^ la mort, qui, pour le juste, est suivie de la il* vrance (V. Cyprian. Epiti. m. — fireg. M*?"-

HELE

HERH

ùid. m, i8). Elle était encore, d'après S. Irénée (I.T.c. 5. 2) et Tertullien (De resurrecL), l*un des nombreux symboles de la résurrection en usage chez les premiers chrétiens. S. Cyrille d'Alexandrie (fp.ixxTn. Ad Olymp.) compare TÉglise à la fournaise de Babylone, r^gliseoù les hommes, de concert avec les anges, chantent les louanges du ^igneuret lui offrent continuellement Thommage ^^ leur reconnaissance.

HÉLÈNE (PÉTB DE sainte). — V. Tart. Fêtes mmohiles, IV, 2*.

HÉMORROisSE. — Un grand nombre de sarcophages antiques reproduisent dans leurs sculptures l'histoire de la guérison par Noire-Seigneur de cette femme atteinte d*un flux de sang (Y. Bottari. ta?, xix. wi. xxxiy. xxxix. xu. lxxxiv. lxxxy. uixix. cxxxt). Il se trouve aussi représenté sur un sircophage du quatrième ou du cinquième siècle servant de bassin à la fontaine dite de Sexlius à Aix en Provence, et sur celui de S. Sidoine dans la crypte de Ste-Madeleine (Monum. relat. à Ste Madeleine, t. i. col. 763). D'après plusieurs Pérès, entre autres S. Ambroise (lib. ii In Luc. c. Tin) et Théophile d*Antioclie (InEvang. l.vi), cette femme aurait été aux yeux des premiers chrétiens la tîgure de TËglise ex geniibus, et son sang la figure de celui des martyrs. Cassiodore (In psalm. xxxu. i) est d'avis que la frange du vêtement de >'otre-Seigneur, au contact de laquelle Thémorroîsse fut guérie, signiûe TÉglise, et que celte femme représente la gentilité qui ne trouve le salut qu*en entrant dans TËglise.

Les artistes qui ont exécuté ces urnes funéraires, el qui probablement étaient Grecs, ont suivi le récit de S. Luc, qui, comme on sait, a écrit en grec •Luc. vin. 43. seqq.). LMiémorroîsse est agenouillée ou profondément inclinée; elle saisit le bas du manteau du Sauveur qui, sans paraître s'en apercevoir, s'entretient avec un de ses disciples, S. l*ierre probablement, auquel Técrivain sacré attri-

^ celte réponse (Luc. tui. 45) : c Maître, la ^oule vous presse, et vous demandez qui vous a

touché! > Quelqueroîs, le Sauveur touche de la main droite la tète de l'hémorrolsse et jette sur elle un regard de miséricordieuse bonté.

Le dessin est tiré d'un sarcophage du Vatican (V. Bottari. tav. xx).

Ce miracle a été chanté par le poète Prudence (Caihem, hymn, ix. 40) :

Extimum vestis sacrata rurtim mulier atiigit. Protinos salus secuta est ; ora pallor deserit, Sistitur rivus, cruore qui fluebat perpeti.

« La femme touche furtivement le bas de la robe saci ée. Aussitôt la guérison s'opi^re; la pâleur abandonne le visage, le ruisseau de sang qui coulait sans cesse s'arrête. >

Eusèbe {Hisi, eccl, vn. 18) et Nicéphore (Hist. eccL VI. 15) rapportent qu'à Césarée de Philippe existait une statue en bronze de Jésus-Christ, devant laquelle se tenait la statue de Thémorroîsse dans une posture suppliante. Noël Alexandre a laissé une dissertation sur ce monument (Hiit.eccl, t. i.p. 157).

HERMENEUTiE. — Ce mot, tiré du grec IplitvEUTKÎç, veut dire interprète. C'était, dans les premiers siècles, le nom d'un ministre de TÉglise dont la fonction consistait à traduire, soit les leçons de rÉcriture , soit les discours sacrés, en faveur de ceux qui ignoraient la langue liturgique. Ces interprètes étaient nécessaires dans certaines Ëglises où le peuple parlait divers dialectes, comme, par exemple, dans celles de la Palestine, où les uns s'exprimaient en grec, les autres en syriaque, et peut-être aussi dans quelques Églises de l'Afrique où, bien que le latin fût dominant, quelques localités reculais avaient conservé la langue punique. S. Chrysostome, qui fit souvent des mis* sions parmi les Scythes (Theodoret. v. 50), appelait à son aide un interprète pour ramener à rÉglise catholique les Goths ariens. En Afrique, S. Augustin fut obligé d'ordonner, pour un bourg de son diocèse d'où dépendaient plusieurs villages où le punique seul était entendu, un évêque qui connût ce langage aussi bien que le latin.

L'existence de cette fonction dans l'Église nous est révélée surtout par im passage de S. Épiphane (Expotit, fid, xxi), et par les actes de S. Procope qu'a publiés Valois (In Euseb. Demartyr, Paloegt. i), et où il est dit que ce martyr exerçait trois offices dans l'Église de Scythopolis : il était lecteur ^ exor^ dête et interprète pour la langue syrienne.

Bingham (Orig, u. 75) cherche à induire de cette institution que la célébration de la liturgie en langue morte était contraire à l'esprit de la primitive Église. Elle prouve précisément tout le contraire, c'est-à-dire que plutôt que de changer la langue Hturgique en même temps que les langues vulgaires variaient, elle aima mieux fournir au peuple ignorant un autre moyen de comprendre la liturgie qui devait rester immuable. Et l'Église s'est montrée constamment fidèle à ce principe (Y. l'art. Langues liturgiques).

HiÉR

HOPI

HIËRARCHIE. — V. l'art. Ordres eceUiiaê^ Uquet.

HÔPITAUX DANS Là rRwmvB Église. — Les pauvres ont été, dès le berceau de FÊglise, le premier objet de sa sollicitude. Au milieu du feu des persécutions, il y avait dans son sein une administration organisée pour le soin des malades et le soulagement de toutes les misères (Y. Tart. Aumône). Ce ministère était confié aux diacres pour les hommes (Constit. apost. 1. m. c. 19), et, pour les femmes, aux diaconesses, qui, au témoignage de S. Épipliane (ExposH. fid. c. xvn), rendaient aux personnes de leur sexe les services intimes qu'exigeaient leurs infirmités, si optu fuerit balnei gratta^ aut visUationis aui inspectionis corporum. Les diacres et les diaconesses se mettaient chaque jour à la recherche de toutes les infortunes, et informaient révêque,qui, accompagné d'un prêtre, visitait à son tour et tous les jours les malades et les nécessiteux de tout genre. Cette discipline nous est révélée par S. Augustin (De civU. Dei. I. xxu. c. 8).

Voilà ce qui constituait la richesse de rÉghse primitive, et, au troisième isiècle, le diacre S. Laurent, sommé par le préfet de Rome de lui découvrir les trésors dont il passait pour être le dépositaire, lui montra, rassemblée devant Téglise, une foule de vieillards décrépits, d'aveugles, de muets, d'estropiés, de lépreux, d'orphelins et de veuves pris dans toutes les régions de la ville (Prudent. Perisieph. hymn, n. vers. 140 seqq.).

Tribus per urhem cursitat Diebus, infirma agmina Omnesque qui poscunt stipera, Cogens in unum et congregans.

• U circule par la ville durant trois jours, recherchant et rassemblant en un seul lieu les troupes infirmes et tous ceux qui demandent leur vie. »

On sait que, gênée dans ses mouvements, TÉglise des trois premiers siècles soignait, par le moyen des diacres régionnaires, ses pauvres à domicile. Sous Consliintin, grâce à la paix qu'elle dut à ce grand prince, elle commença à avoir des hospices, nosocomia; c'était aux évèques qu'appartenait le soin de les construire et de les administrer, et ils étaient ordinairement placés près de leur demeure, U3age qui a persévéré jusque dans le moyen âge. Ces nosocomia n'étaient pas, comme les hôpitaux de nos jours, de vastes maisons présentant un caractère d'unité, mais un a^semblage de petites cases indépendantes, domunculœ^ de telle sorte que chaque malade avait sa cellule séparée. Nous le savons par Procope (De œdif. Justinian. I. i. c. 2. Uist. Byzant. t. m), qui, en parlant d'un ancien valetudinarium rétabli et augmenté pnr Justinien, dit que cette augmentation consista à y ajouter un certain nombre de « petites maisons » , numéro domuncularum^ et de nouveaux revenus annuels, annuo censu.

Ce mode d'agglomération donnait à ces hospices Taspect d'une ville ; tel était celui que, au témoi-

gnage de S. Grégoire deNazianze (OraL m), S. Basile avait construit, par exception et sans doute par nécessité, en dehors de sa ville de Gésarée: paullum extra civitaiem pedem effer, ac noram conspice civilatem, c porte tes pas un peu au delà de la ville, et contemple une nouvelle cité. • Cet établissement avait été doté au moyen des libéralités obtenues par ce grand évêque des personnes riches appartenant à son Église (Greg. presb. h Vit iniL 0pp. S. Greg. Naz. t. i).

S. Jean Chrysostome en avait bâti plusieurs! Constantinople, et, dés qu il lui restait de l'argenl, il le consacrait à la fondation de quelque nourel asile (Pallad. In ejus Vita. c. v). Palladius, évêque d*HéIiopolis (Hist. SS. Pair, ad Laus. c. vi. - Cf. Pellic. II, p. 273), nous apprend que sur la montagne de Mtrie, près de la principale église, était un xenodochium, fourni de médecins et de faiseurs de placenta, placentarii, — Ce nom de xenodochium désignait un hospice destiné à recevoir les pèlerins aussi bien que les malades.

Il y eut aussi des nosocomia en Occident; S. Jérôme (Epist. Lxvi) fait mention de celui que son ami Pammachiiis avait construit au port romain, près d'Ostie. Les fouilles qui se font en ce lieu ont découvert les restes d'un vaste édifice queles savants, et MM.De'Rossi et Visconti en particulier, croient être le xenodochium de Pammachius (fiui/W. 186t). p. 50). liais quand, en raison du peu d'importanw de la ville, il était impossible, faute de ressources. d'en avoir de publics, les évèques faisaient de leur maison même des hôpitaux; S. Augustin s'asseyait à la même table que ses malades et ses pauvres (Possidius. In ejus Vita. c. xxni).

Nous voyons, au sixième siècle, le roi ChiWebert 1" fonder un xenodochium à Lyon, sous le pontifîcat de S. Sacerdos, à rii>stigation de ce prélat et de la reine Ultrogothe (Y.

Breviar. Lugd. ad diem sept. xii). Voici le plan de celui qui était annexé à l'ancienne Valicane et où

les papes, à l'exemple de S. Grégoire le Grand, Jon naient riiospitalité aux pèlerins (Ciampini. Sacr œdif. tab. vu. seqq.).

Ces établissements s'appelaient encore pauf"rum gymnasia, parce que des hommes d'une hanti distinction et d'une grande sainteté, comme S. t^re goire de Nazianze, ne craignaiei:t pas de s*y renfermer pour prodiguer aux indigents les soins oe la charité et plus encore les leçons de la piété.

Au commencement, comme nous l'avons vu, k? évèques présidaient par eux-mêmes les nosocomm et les entretenaient à leurs frais. Mais quand k cercle de leur autorité et de leur juridiction se fui élargi, ils furent obligés de se décharger de ce soin, quant au spirituel principalement, sur des prêtres, des diacres ou même des clercs inférieurs ; et leur économe fournissait aux malades ce qui leur était

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Décessaire. Quand les hospices eurent pris une plus grande importance et que des rentes annuelles leur furent assurées par de riches chrétiens, leur administration, tant spirituelle que temporelle, fut confiée à des préfets appelés nosocomi^ ou prœfedi valeiudinario}-um, et qui rendaient compte à Tévéque; nous voyons, au cinquième siècle, le condJedtïChalcédoine porter un décret (can. vin) pour resserrer les liens de cette subordination déjà un peu relâchés. Ces préfets étaient ordinairement des prêtres : ainsi Euslathe, évêque de Sébaste, impose les mains à Aerius pour lui conGer l'administration d'un asile de ce genre (Epipli. Hœres, 1. m. De ^es. Âeriana); S. Jean Ghrysostome choisit pour cetofQce les deux plus saints prêtres de son église, et S. Basile son choré véque (EpUt cccxcn). À Alexandrie, au témoignage de PallaJius (Ihid, 1. i. c. 1), c'était aussi un prêtre qui exerçait les fonctions de prœfectus xenodochii; tous les historiographes de l'Église attestent le même fait. Au moyen âge, l'évèque confiait ordinairement cette préfecture à ses diacres (V. les art. Paraboloni et Titres),

Dans Fantiquilé les hôpitaux étaient ordinairement dédiés au Saint-Esprit, qui était représenté sous i 'emblème de la colombe, son symbole, soit sur la façade, soit en quelque autre endroit apparent (Y. Wernsdorf. De columbœ in sacr. loc. simulacro). On sait que le principal hôpital de Rome est placé sous ce vocable ; il existait déjà à la fin du cinquième siècle, et remplacement qu'il occupe était près du cirque de Néron (Y. Fantucci. Traitât, di lutte le opère pie nelV aima città di Roma. c. i. 1602).

HOSPITAXlT£ CHEZ les premiers chrétiens. — Ce fut là une des principales vertus des premiers disciples de Jésus-Christ. Elle était un épanouissement naturel du grand principe de la charité. S. Paul ne cessait de la recommander aux fidèles .* « soyez toujours prêts à donner l'hospitalité, • écritil Aux Romains (xu. 15), hospitalitatem sectantes; et Aux Hébreux (xni. 2) : • ne négligez pas Thospitalilé, car, par elle, quelques-uns ont reçu chez eux des anges sans les connaître, » hospitalitatem nolite oblitnsciy per hanc enim latuerunt quidam, angelis kospitio receptis. Ceci est une allusion à ce qui était arrivé à Abraham et à Lot qui furent appelés à exercer les devoirs de rhospitalité envers les anges et envers Dieu lui-même.

Sans autre liaison que celle de la même foi et de iamèmereHgion,les chrétiens se regardaient et se traitaient réciproquement comme des frères et des amis (V. l'art. Fraternité chrétienne), ne faisant d'autre distinction que celle du mérite et n'attendant d'autre récompense que celle de l'autre vie. Et même il leur était prescrit de ne pas faire un choix trop attentif de ceux à qui ils donnaient l'hospitalité, de peur qu'en voulant choisir les meilleurs ils ne perdissent le mérite de leur action

(V. Ambros. Lib. de Abraham, v. De offic. u. 21,

in. 7. — Aug. Epist. xxxvni. n. 2).

La vertu de l'hospitalité brillait d'un si vif éclat dans nos pères, qMé les ennemis de la religion nouvelle en étaient choqués et regardaient cette étroite liaison comme un excès d'amitié. Tertullien fut plus d'une fois obligé de réfuter les calomnies qui naissaient de ces préjugés injustes : < Mais ce sont ces œuvres d'amour qui aigrissent le plus violemment contre nous quelques-uns d'entre vous. Yoyez, disent-ils, comme ils s'aiment les uns les autres !... comme ils sont prêts à mourir les uns ^our les autres !... Ils ne nous blâment encore de nous désigner sous le nom de frères que parce que, parmi eux, toute dénomination de parenté n'est que le témoignage d'une affection simulée.... Mais peut-être on nous regarde comme des frères peu légitimes, parce que notre fraternité ne fait jeter aucun cri à la tragédie (allusion aux Frères Thébains d'Euripide) *, ou parce que les biens que nous possédons nous unissent comme des frères, ce qui, parmi vous, dissout presque toujours la fraternité. En effet, confondant nos cœurs et nos âmes, nous n'hésitons pas à confondre nos biens » (Apologet, xxxix). L'ensemble de ces devoirs de la charité est admirablement résumé dans ce seul mot du ^rand Apologiste : negotia christianœ factionis, c les affaires (essentielles) de la faction chrétienne. •

Lucien, toujours attentif à observer les mœurs des chrétiens pour les travestir ou pour s'en moquer, parle très au long de leurs libéralités, qu'il appelle profusion, à l'égard de ceux qui avaient les mêmes sentiments et professaient la même religion. Il décrit fort exactement surtout le soin avec lequel ils recevaient ceux qui s'étaient signalés par quelque service, et le zèle qu'ils mettaient à leur fournir toutes les commodités du voyage. Ces détiils sont enchâssés dans le portrait qu'il trace du fameux imposteur Peregrinus qui, après avoir reçu le baptême et s'être fait emprisonner pour la foi, par suite d'une secrète connivence avec les magistrats, et après avoir abusé longtemps de la bonne foi et de la charité des fidèles, fut enfin découvert et chassé. Cet imposteur se brûla publiquement dans la cérémonie des jeux olympiques, et Lucien se trouva au nombre des spectateurs, comme il l'écrit à Chronius (Lucian. De morte Peregrin. t. ii. Op. p. 766).

11 y avait dans ces satiriques écrits un éloge involontaire des chrétiens ; Lucien prétendait vouer aux moqueries du monde des œuvres que Julien, plus pervers que lui, ne pouvait s'empêcher d'admirer, et qu'il s'efforça d'introduire dans son néopaganisme. Nous le savons par S. Grégoire de Naziaiize (Orat. ni) et plus en détail par l'historien Sozornéne (v. 16). (ilui-ci rapporte même in extenso une lettre de l'apostat à Arsace, grand sacrificateur de la Galatie, où il lui enjoint de prendre soin des étrangers, et de faire bâtir des maisons pour les recevoir, lui proposant en cela l'exemple des chrétiens, dont, à son avis, la religion devait son extension à leur charité envers les étrangers , à leur sollicitude pour la sépulture des morts, et à

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la gravité de leurs mœurs, qu'il taxe d^hypocrisie, simulata : ^Nec attendimtu quid ChrisUanorum religionem auxerit : kumanitas tcilicet in peregrinoi, et in sepeliendii moriuii iollicila diligentia, et simtdaia morum gravitas.

L'hospitalité était donc la yertu de tous les chrétiens sans exceplion, et bien que S. Paul la mette au nombre des vertus spéciales à un évêque, oportet episcopum hospitalem esse (1 Tim. m. — 2 Tit, I. 8), il veut que tout fidèle la pratique; il exige en particulier que celles d*entre les veuves qui veulent se consacrer au service de TÉglise s'y soient exercées de longue main. « Que la veuve choisie.... puisse obtenir le témoignage.... qu'elle a exercé Thospitalité, qu'elle a secouru les affligés, qu'elle s'est appliquée à toutes les bonnes œuvres » (i Tim, y. 10), in operibus bonis tesiimonium habens.... si hospitio recepit, si sano torum pedes lavit. Nous avons déjà vu que TApôtre recommandait instamment Thospitalité aux Romains et aux Hébreux. S. Pierre (1. iv. 9) exhorte tous les fidèles à exercer celte vertu avec plaisir et sans murmurer, hospitales invicem sine mur' muratione. Parmi les vertus qu'il aime- à louer dans Caïus, S. Jean (m. 5) n'en trouve pas de plus éminente que celle-ci : « Mon bien-aimé, vous agissez en vrai fidèle dans tout ce que vous faites pour les frères, et particulièrement pour les étrangers, • carissime, fideliter facis quidquid operaris in fratres, et hoc inperegrinos. 11 affirmait de plus qu'exercer Thospitalité envers les hommes apostoliques, c'était entrer en participation des fruits de leurs travaux (Ibid. 8). « Nous devons les recevoir ainsi, afin de coopérer avec eux au progrès de la vérité, » ut cooperatores simus veritatis.

Dès les temps les plus reculés, les fidèles de Rome se firent remarquer par leur zèle à secourir les pèlerins, et en particulier ceux qui étaient persécutés et exilés pour la foi. Dans une letlre écrite de Rome sous la persécution de Dèce, et qui se trouve dans les œuvres de S.Cyprien {Epist. xx), nous lisons l'éloge de deux sœurs, Numeria et Gandida, qui recueillaient et pourvoyaient de toutes choses les nombreux confesseurs d'Afrique qui venaient chercher un asile dans la ville éternelle (V. De' Rossi. Bullet. 1866. p. 40).

Tertullien, pour détourner les femmes chrétiennes d'épouser des maris infidèles, allègue la difficulté et les obstacles qu'une telle union mettrait à l'exercice de l'hospitalité envers les frères. Si pereger frater advemat, quod in aliéna domo hospitium ? (Ad uxor, n. 4.)

Enfin le droit de rhospitalité était tellement sacré aux yeux des chrétiens, que celui-là était censé rompre la communion qui refusait aux étrangers cette marque de fraternité. Nous pouvons nous rendre compte des idées reçues à ce sujet, eo voyant l'indignation avec laquelle S. Firroilien se plaint de ce que le pape Etienne avait défendu aux fidèles dit Rome de loger les députés de S. Gyprien, après le concile sur la matière du baptême Inter Cyprian. Epist, lxxv) Ut venientibus non

solum pax et communia, sed et tectum et hospitim negaretur.

Les évèques exerçaient surtout l'hospitalité arec une générosité qui, au dire de S. Jérôme (Eput, n Ad Nepotian,), n'était pas la moindre de leon gloires en ces beaux temps de la charité cbrétieone. Aussi recommande-t-il à Népotien, entre autres bonnes pratiques, de tenir toujours sa table ouverte aux pauvres et aux étrangers, assuré d'avoir ainsi dans leur personne Jésus-Christ pour hôte. Voici l'éloge que S. Ghrysostomefait de son évêque Flavien, et il ne croit pas pouvoir rien dire qui lui soit plus honorable (Serm. i In Gènes.), c Sa maison, comme si elle lui eût été laissée pour cet usage par ses ancêtres, est toujours ouverte aai étrangers et aux voyageurs. Tous ceux qui, eo quelque lieu que ce soit, souffrent des tribulations, ceux qui se réunissent pour la défense de laTérilé, trouvent dans cette maison une hospitalité spootanée, ils y reçoivent si bien tout ce qu'exigent leurs besoins et leur service, qu'on ne sait si elle doit être appelée la maison de Févèque ou celle des voyageurs. Que dis-je? elle estd'autaul plus la sienne, qu'elle appartient aux étrangers ; car tout ce que nous avons sera d^autant plus à nous, que ce nous sera commun avec nos frères. La meilleure manière de garder l'argent, c'est de lemellre dans la main du pauvre. »

L'hospitalité était aussi la grande vertu d« moines, et la meilleure preuve de leur utilité. Car, dès Torigine de la vie cénobitique, les monaslères furent bien plutôt des hospices que de simples habitations de religieux. Dans son apologie contre Rufin, voici ce qu'en dit S. Jérôme : « Dans notre monastère, rhospitalité nous esta cœur, et tous ceux qui viennent à nous sont accueillis avec un ^isage brillant de joie et de charité. » On se portail audevant des hôtes, comme si l'on eût reçu Jésus- Ghrist dans sa chair. Nous lisons au chapitre cinquante-troisième de la règle de Saint-Benoît : « Que tous les hôtes qui nous surviennent soient reçus comme Jésus-Christ lui-même, qui ^^^ dira un jour : J^ai été voyageur et vous m am reçu. » La réception commençait par la prière, et ensuite les hôtes étaient conduits dans le cénacle destiné à cet usage, et qui était séparé de la clôture du monastère, non loin du vestibule. ^^ chaque monastère, la surveillance et le soin delà maison des hôtes et voyageurs étaient confiés à lun des plus anciens religieux, qui était appelé maître des hôtes, magister hospitum, fonction que mentionne Gassien, ainsi que la règle de Saint-Benoit. Les hôtes étant reçus, on leur lavait les pieds aianl le repas, usage venu des moines d'Egypte, w communauté tout entière prenait pari à la joie de l'arrivée des nouveaux hôtes, en rompant le jeûne en leur honneur; et même aux aliments secs, xirophagie, les seuls admis ordinairement, on ajoutait, ce jour-là, quelque mets cuit (Cassian. Collâtn. c. 21).

Cependant, si largement qu'elle fût accord^ l'hospitalité devait être entourée de certaines pré-

HUIL — ;

eiulioas, car elle ne se bornait poinlà l'admisi^ion du TOjr^urau foyer domestique, mais elle s'étendait aui choses saintes et à la partidpalion aux njslères eucharistiques. Aussi le voyageur deiailil eihiber ses leltres de communion, lettres de paii, DU lettres formées, qu'il avait dû obtenir de MH) irtque. avant de s'éloignerde l'Église i laquelle il ippartenail. Nous prions le lecteur de se reporter, pour cet ohjel, i nos articles leltrei eeclétiatb<fiu et Teuère».

HUILES SAIPITES. — Dés le quatrième siècle, l'usage s'étail établi de transporter de Jérusilon. pour la satisraction de la piété des Tidèles, de l'buile bénite qui brûlait jour et nuit dans les lieux saints. S. Grégoire le Grand nous apprend (I Tur. tp. S. Ad Leont.) que l'ei consul Leonlius Ini anil Tait don d'un vase de 1 huile qui brûlait deianl la vraie croix, oieum lanclœ crvat 11 en fut de même de l'huile des lampes des lombeaui des apAtres et des martyrs. Les papes en distri buaient ain Bdèles, pour suppléer les reliques des martyrs eux-mêmes, que, dans ces siècles de foi 011 ne livrait qu'avec une extrême par imonie Du C;m,^'e \Glouar. ad voc. Oleum batedtclum et 'Ei,».n). elSuicer (TAm. eecl. ad v "Et, ) donnent de longs détails sur la manière de benir ces huiles, sur l'usage de les emporter absorbées pai du coton dans de petites fioles, et de s en faire des onctions à certains jours, et encore sur les nombreuses guérisons que Dieu opérait par ce moyen.

le pieui usage dont il est ici question est encore i1i«té par S. Grégoire de Tours (ffiii. Fr.vm. 15. De glor. amf. tx et alibi), qui rapporte plusieurs guérisons opérées au moyen de l'huile du tombeau de S. Martin. Paul Diacre attribue la même eflicacilé ) rhuile de l'autel dédié nu saint évêque de Tours, dans la basilique des Saints-Paul-e(-Jean à Rïveane. Le poêle Forlunat et sou compagnon Pïlii j avaient trouvé l'un et l'autre un remède à unmald'yeui. S. Bonnet, évoque de Clermont, guérirait aussi les malades en les oignant avec de l'Iiuiledela confession de S. Pierre (ap. Bolland. M^tm.jan. iv).

les papps envoyaient de ces huiles saintes aux souverains el aux personnages distingués. Nous en pouvons citer un illustre exemple : S. Grégoire le Crind fil don à Théodelinde, reine des Lombards, de soiiante-cinq Ooles dont le contenu avait été pris aai tombeaux des martyrs les plus vénérés. Quelques-unes de ces ampoules portent encore leurs étiquettes en totalité ou en partie (Harchi. p. iôl ). On peut voir, en copie, le curieux catalogue de ces huiles dans l'ouvrage de Frisi (Mem. itik dtiaa llonuie. p. 63. tav. u), et en facsimilé dans les Papiri di}^oinmalici de Harini : il a été tracé par la même main que les étkjuetles. Il MiDmence par ce titre : fiol.deolea tcontmmar- ^inm qui Romœ in corpore requieicunl, et se 'ermine par celte souscription du personnage qui >'>it été chargé de les porter : quce olta tea temforibia domini Grtgorii papte adduxil Johantui

5 — HUir,

indignui et peeealor donùna Tktodtlindœ régime de Roma.

La plupart de ces petits vases qui se conservent au trésor de Monta sort en verre ; mais plusieurs sont en métal, ornés de figures, et ils offrent un grand intérêt archéologique. Le P. Hozioni {Tav. isloi: eecl. sec. vu} en a publié six des plus remarquables, et nous lui avons emprunté celui qui figure ici. On y voit représentées l'adoration

des mages et celle des bergers avec celte légende :

TonuN, • huile du bois de la vie des lieux saints du Christ. » D'autres portent celte légende ou d'au "très semblables ; Er.ion* mr?ior i«m *nwii toihoii, 1 eulf^ies des lieux saints du Seigneur. • Et tous offrent des sujetsrelalifs aux mystères de l'Homms- Dieu : la Nativité, la Résurrection, l'Ascension, le triomphe de la croix ; ce qui autorise à penser que ces vases sont de ceux qui primitivement avaient été apportés de Jérusalem k Rome, pleins de l'huile des lieux saints. Haiini estime même que cette huile y était encore, et que les ampoules de verre contenaient seules de celle des martyrs. II faut dire cependant que l'opinion de l'illustre épigraphiste semble en contradiction avec la liste rédigée par le prêtre Jean, où ces fioles, comme tes autres, partent des noms de martyrs. Gori {Thetaur. diplych. t. II. lab. vu) donne deux tablettes d'ivoire, appartenant également au trésor de la basilique de Monia.sur lesquelles il nous semble difficile de méconnaître d'un côté Théodelinde avec son fils Adaload, de l'autre le roi Agilulfe. Ne peut-on pas conjecturer avec beaucoup de probabilité que c'était un pugillaire ou diptyque dans lequel était fixé le catalogue en queslioni

Bien que le pieux usage qui nous occupe ait été trés-fréqiienl dans l'antiquité chrétienne, cependant les seules ampoules d'huiles saintes ou d'eulogies parvenues jusqu'à nous, en dehors de celles de Jérusalem, sont celles de lilluslre martyr Hennas de la persécution de Diodétien, e* dont le corps conservé dans un sanctuaire non loin d'Alexandrie d'Egypte éUit le but de nom-

HYIIN — 3

breui pèlerinages. Ces ampoules, toutes du même module, sauf quelques variétés dans les accessoires, sont en terre cuite el ont la Torme de flacons appuis. Elles représenleni, ordinairement sur les deux Taces, le saint les brasélendus comme les oranles des calacombes, avec une croix équilatérale de cliaque côté de la tête, el au-dessous des bras deux animaux dirHciles a déterminer. H.JDe' Rossi[en a donné deux dans son Bulletin delSC9, p. 20 el 44. La première, trouvée à Arles- porte au revers celle inscription, qui ne laisse aucun doute sur l'attribution du monument : ETAOriA Tor Ai'ioT MBrii, t eulogie de saint Hennas. > Nous reproduisons ici la seconde, a raison de son élégance ; elle a élé recueillie prés Alexandrie , et probablement sur remplacement même du sanctuaire de S. Hennas. On remarquera que la légende o nnoc HaNAc occupe des deux cAlés de h tèle ta place de deux croix du type commun.

Gomme le cuUe même du saint, ses ampoules se répandirent en nombre iurmi dans toutes les conti-ées de l'Orient et même de l'Occident ; et aujourdliui les musées de l'Europe, notamment celui de la bibliotluque nationale de Taris, ceux de Londres, de Florence, de Turin en renferment un certain nombre. Quelques cabinets particuliers en possèdent aussi, et nous en cojiservons dans notre modeste collection un exemplaire apporté d'Egypte par un ami.

HYMNES DA?t5 L'OFFICE DES GRECS.

— I. Dans l'Église grecque, les hymnes sont appelées canon*, et elles constiluent une partie notable de l'oHice divin. Ces canons se placent après les psaumes de David, les prières et les iroparia ou strophes, avant la fin des offices qui se chantent ou se récitent la nuit, soit à l'église, soit en particulier.

Ces canon* se divisent ordinairement en neuf wUt; la seconde manque toujours, elle est rem-

) — IIYM»

placée par un cantique de l'Ëcriture, selon la férié. Après la qualriême ode, le canon esl de nouveau interrompu par la lecture des lefons de la vie <ln saint du jour, prononcée à haute voix par le prèlre, laquelle lecture étant terminée, les aulr« odei du canon sont chantées sans interruption. Et il n'y a pas toujours un seul canon dans le même office, mais quelquefois deux et trois, rarement quatre, à raison de la concurrence de plusieurs fêtes en un même jour.

Le nombre neuf, pour les ode» du canon n'est pas absolument de rigueur : il se trouve quelquefois réduit à trois, ou quatre, et alors le canon est appelé TfiuSi'.i ou -nTpau^iei. Hais le n» TfuaSioi, Iriodium, est susceptible d'un sen; plu élendu, car il désigne souvent, non pas Mul^ ment un canon composé de Irois ode*, nuis \e livre même qui contient ces sortes de canons, e\ qui pour ce molif est mis au nombre des liire^ ecclésiastiques. -

H. — Ces canons prennent des noms din«renls, selon la inatiére dont ils traitent. Les uns sani appelés 'AiKoranf!.:.!, parce qu'ils ont pour ubjd h résurrection de Jésus-Christ. Ils prenncDi k nom de iTiupciinfici, de la croix, Ki»f.ioi,iiBi, »! 'A>«nsùnpei, des morts, — Sntupcncif 1001.^:1, de I) croix et des morts, — nipguar.Tuii, du soulagement des âmes, — "iKiT^piM, de la Trinité, — ic-ffjtTuai, des dogmes, etc.

Ainsi donc, les canons se divisent en odes, le odes en Iroparia plus ou moins nombreux. Tantôt les Iroparia (sirophes) sont libres, tantôt liées ensemble par des acrosticlies, qui se composeul quelquefois de toutes les lettres de l'alphabet, àt sorte que le premier vers de la première stroptic commence par k et celui de la dernière par», d'autres fois d'un certain nombre de lettres aprimant soit l'éloge d'un saint, soit quelque s«rlence qui s'y rapporte- Un des plus beaux acn»liches de celte espèce est celui de l'office des imr grands docteursS, Basile, S.Grégoire de Namtue, S. Jean Chrysoslome (V. l'art. Acrottich*, âla fin].

HI. — Ce qui peut nous donner une idée de l'importance que les Grecs attachaient à cetlf p-trlie de leur office, c'est qu'ils eurent toujours leurs bymnographes en grande vénération et liarent à conserver leur effigie. En 1601, Haiiuie. évêque de Cytlière, dans l'Ile de Chypre, puldii i Venise, d'après un ancien manuscrit, un triodim dont le frontispice était encadi-é par une séiie de médaillons contenanLies portraits des priocipaui bymnographes de l'Église grecque, avec leurs noms inscrits autour de leurs têtes, à la facondes légendes des méduilles. Nous reproduisons ici te curieux monument, avec l'explication que le f. Pajiebroch en a donnée dans les.Jcla «uk^ ntm. t. 111. april. p. 788.

Au sommet se présente, dans im médaiUea plus grand, l'effigie de Notre-Seigneur.

l'uis, dans la colonne de droite, on voit S. Gfi^ main, patriarche de Constantinople, qui est lii>noré le 12 mai, et qui, pour la cause de la f^,

HYMN — î

lui dusse de son siège sous Léon l'Arménien S. Sophrone, patriarche de Jéritsalem qui avec S. Jean de Damas, travailla à la restitution des léiiées : — Philolhée, patriarche de Constanlino pie lu quiniième fiécle, dont la foi fut un moment suspecte, mais qui revint à l'unite et y perseiéri jusqu'à sa mori ; — André, archevêque de Crète qui est honoré le i juin ou juillet —Jean mélio pnllliia des Euchaites, auteur du fameux canon pour la commémoration des trois grands docteurs (ï. plus haut. II, et l'art. ,4cio»(icAe); — Georges, arcbcTéque de Nicomédie, à une époque inuerliin«. Viennent ensuite trois évoques connus de norn seulement, Helhodius, Cyprien et Anatole : «me saurait supposer que ces noms désignent les Iroii grands évêques qui les portèrent avec tant deglMre, car alors l'ordre des temps se Irouverati singulièrement interverti dans la liste. Cette liste se termine par des noms égalemeul inconnus ; Léo Despotes, Léo Hagister, Basilius Pegorioles, lustinus, Sergius.

La colonne gauche renrerme quatorze écrivains de l'ordre inonaslique. Lei plus connus sont . S. Jean de Damas, et Cosme, élevé avec lui, depuis étique de Hajuma, duquel il est fait mention au 14 octobre des Acla lanctorum : — Joseph nommé communément l'hymnographe. dont la vie K (route au 5 avril {op. laud.) ; — Théophanes, surnommé Graplus, parce qu'il avait eu le front souillé d'une inscription injurieuse par l'icono- Duque Tliéophile ; il est mentionné seul au 1 1 octrfire, et avec son frère Théodore le 27 décembre. Les autres sont totalement inconnus : ce sont Bylantius, Élienne Hagiopoli'es, Georges Sicelioles, Siméon, Pliilothée, Arsène, Babylas, Épbrein de Cane, André Pyrrhus ou Rufus et enfin Studites. Tout au bas du catalogue figure une femme, Cassia , noble vierge du milieu du septième siècle, dont l'éloge se trouve dans Allatîus (Diïisert. 1. De libri» Eubr. Grei-.. p. 71), à propos du canon du samedi saint. • Femme d'une orthodoiie à l'abri de lout soupçon, animée d'une inspiration plus sainte que celle Sapplio si célèbre dans l'anliquilé, de telle sorte que la Grèce chrétienne n'eut sous ce rapport rien a envier à h Grèce païenne. *

IV — Le clerc qui à I ofliLC est cinrge d entonner les hymnes, s appelait K«>w!if/T. (tano niircha), de Kxvùi , cfinon et 'xfjo^u tnci)no je commence {V. Goar Euchotog giœc p 23J II fst pris parmi les lecleuia Le mol entonner neiprioie pas exactement la fonction de ce ilerc quieit de suggérer i diiii-voix le commence- Dii'nt de cliaque strophe ou de cliaque veiset au( chantres qui, manquant de livre» ou même De sachant pas lire, sont obliges de psalmodier ou de clianter de mémoire 11 j a un ca

nonareha de diique cdlé du cliœur, et celui qui

est supérieur a l'aulre s'appelle protocationarchat

IHAG

IMAG

IMAGES. — I. ~ L'usage des images est de toute antiquité dans rÊglise. Li controTerse à cet égard n*esl guère possible que pour les trois premiers siècles, et encore, même pour cet âge primitif, les monuments écrits et figurés viennenl-ils attester cet usage avec certitude. (Pour les représentations de martyre, Y. Tart. Martyre.)

Nous livrons à l'appréciation du lecteur la question tant controversée de la fameuse statue qui aurait été érigée dans la ville de Paneas, enflionneur du Sauveur, par la femme qu'il avait guérie du flux de sang (Maltb. ii. 20). Ëusébe (Hist, eccL vn. 18) rapporte le fait sérieusement, attestant avoir vu lui-même la statue; et Sozomène (v. 21) ajoute que cette statue ayant été brisée par les païens au temps de Julien TApostat, les chrétiens en recueillirent respectueusement les débris et les déposèrent dans lëglise. Si les images eussent été aussi sévèrement proscrites qu'on le suppose pendant les premiers siècles, le père de l'histoire ecclésiastique, qui vivait si prés de cette époque, eût-il admis si facilement la possibilité du fait? 11 atteste encore dans le même endroit qu'il circulait de son temps des images de Notre-Seigneur, de S. Pierre et de S. Paul exécutées en peinture, d'après une ancienne tradition, et Constance, fille de Constantin, l'avait prié, dit-on, de lui procurer celle du Sauveur. S. Augustin atteste aussi (De consens, evangelist. 1. 1, n. 16) le même fait pour le temps où il vivait :P/tirifrta locis simul eos (Petrum et Paulum) cum illo (Christo) pictos viderant.

Personne n'ignore le célèbre passage où Tertuilien (De pudicii, x) mentionne les images du Bon Pasteur représentées au fond des coupes à l'usage sacré et profane des premiers chrétiens ; et plusieurs de ces verres existent aujourd'hui encore au musée du Vatican. Sévère- Alexandre avait placé dans son laraire l'image de Jésus- Christ (Lamprid. Alex. Sev. xxix); il l'avait sans doute fait exécuter d'après un type existant chez les chrétiens. Quand les Pères des siècles suivants, tels que S, Grégoire de Nazianze (Epist, xLix. Ad Olymp,), S. Grégoire de Nysse (0pp. t. n. 1. 198), le pape S. Damase (Vit. Sylv.), S. Paulin de Noie (Nai. S. Felic, ix et x), S. Augustin dont nous venon« de citer le témoignage, S. Jérôme (in Joan. iv), parlent des peintures et des sculptures usitées de leur temps, ils supposent toujours que cette pratique était conforme à celle de la primitive Église. Du temps de S. Basile» il existait à Césarée de Cappadoce une image de la Vierge unie à celle du martyr Mercure, devant laquelle ce Père aimait à prier ; et S. Jean de Damas cite ce fait |

en faveur de l'antiquité de l'usage et du culte des images {De imagin. orat. i). Quod imagimm inslitutio non nova, sed prisca sii et apud tando* et eximios Pattes nota sit et usiiata^ ditce.... * que l'institution des images soit, non pas nouvelle, mais ancienne ; qu'elle ait été connue et usitée chez les saints et les illustres Pères, en voilà 11 preuve... »

Dans son Manuel d'archéologie (25), Mûller affirme que les opinions des premiers chrétiens variaient beaucoup au sujet de l'usage et du culte des images, selon le caractère de chaque nation. Rome pencha toujours en faveur des l>eaux-aiis, et elle fut la première à en promouvoir le développement ; mais quand cet auteur prétend que, en Afrique, Tertullien, S. Augustin, S. Clément d'Alexandrie paraissent leur avoir été plutét contraires, par suite sans doute de la rudesse naturelle à la race africaine, il y a dans un tel jugement une exagération évidente.

Mais nous avons mieux que des preuves histo riques, nous avons sous les yeux les monuments eux-mêmes, des images de Jésus-Christ et de sa sainte Mère, de S. Pierre et de S. Paul et de beaucoup d'autres saints , des représentations d'histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament, remontant indubitablement aux temps qui ont précédé Constantin.

i* Les peintures des catacombes, Boldelti (p. 17-20), Bottari (ii. p. 29. m. 102), Mamachi (519. note), le cardinal Orsi (Storia eccl. vi. ^] avaient déjà jugé qu'un grand nombre de ces fresques devaient être attribuées au deuxième et au troisième siècle. Le célèbre docteur Labus, mort il y a peu d'années, c'est-à-dire à une époque où la critique monumentale était déjà fort avancée, s'associe pleinement à celte opinion (V. AnnaL dephil. chrét. t. xii. p. 357), et l'appuie par un examen savant et raisonné de qudques-uns des sujets représentés dans les cimetières. Raoul-Rochette (Tableau des calac. p.54- 56 et passim) attribue au troisième siècle quelques-unes de ces peintures, principalement celles du cimetière de Calliste, où il remarque un Gui et une perfection de dessin dignes de l'antiquité. La figure du Bon Pasteur, si commune dans les catacombes» et qui fut la première représentation symbolique du Sauveur, est en général d'une telle perfection, que d'Agincourt (Hist. de la peint. V. 20) ne craint pas de faire remonter jusqu'à la fin du deuxième siècle une magnifique décoration de voûte dont ce sujet occupe le centre (Bosio. Rom. soit. p. 537). La statue de marbre, dont nous donnons le dessin à l'article Bon PasUwr,

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0 est inférioire aux peintures ni en beauté, ni en ancieonelé.

Mais ceux à qui il n'est pas donné de visiter en personDe les catacombes romaines, peuvent dès aujourd'hui se faire une idée des peintures dont elles sont décorées, grâce aux belles planches de l'ouTrage de H. Perret et mieux encore à celles de \iRomiOuierraine de H. De* Rossi, qui, exécutées par le procédé de la chromolithographie, avec une fidélité irréprochable, ne laissent plus rien à désirer i cet égard. On distingue dans ces peintures, dit V. Ch. Lenormant (Mélang. (Tarchéoîog. t. ni), la tradition purement romaine, qui les lie presque sans intermédiaire aux monuments de la fin du premier siècle ; et on peut, avec toute espèce de fondement, supposer que les plus anciennes ont été exécutées dans le courant du troisième siècle, dans les intervalles de paix dont jouit alors TÉglise romaine. Dans un nouveau voyage à Rome, le même savant, qui est à nos yeux un juge on ne peut plus compétent, a acquis la conviction que plusieurs des peintures du cimetière de Domilille remontent à la fîn du premier siècle, et qu'il s'en trouve au cimetière de Prétextât qu*on peut rapporter avec certitude à Tâge des Antonins (Les catacombes romaines en 1858). D'autres connaisseurs non moins liabiles, dont quelques-uns sont protestants, ne craignent pas de comparer les décoratioDs des catacombes, surtout en ce qui concerne la (li^ribution des sujets et le c;iractère de Tornementation, aux peintures murales des beaux t4?mps de l'empire. En effet, leurs élégantes ara- U'^ques rappellent de la manière la plus frappante les fresques de Pompéi et celles des thermes de Titus, dont elles sont évidemment inspirées. Suivant le P. Marchi (Arli Crist, primit.lp. 158), qu^lques-imes dateraient du milieu du deuxième sitkle. Enfin, l'illustre chevalier De' Rossi (De monum. i\em exhibent, p. 26. seqq.) démontre à son tour la haute antiquité des peintures nouvellement découvertes dans les cryptes de SairU-Calliste par des preuves irrécusables tirées soit de la t-jpographie des catacombes, soit du style et des principaux caractères qui distinguent ces fresques, ï^il encore des inscriptions dont el'les sont accompagnées. Le même savant a porté ce fait au dermier dt*gré de l'évidence dans sa notice accompagnant les plus anciennes vierges des catacombes '. Imagini scelte délia B. Yergine Maria, traite dalle ^aiacombe Romane. Rome. 1863).

Vais ces données, présentées ici d'une manière vnpeu vague, M. De' Rossi les précise dans sa Rome *^ierraine, en classant chronologiquement les produits de l'art chrétien sous six catégories principale : peintures symboliques, représentant des idées Pv des signes de convention ; peintures allégoriques, reproduisant les paraboles évangéliques; peintures historiques de l'Ancien et du Nouve«nu Testai^^nt ; images de Jésus-Christ, de la sainte Vierge ^t des saints; scènes diverses empruntées à l'his- ^iredeTÉglise; enfin représentations des faits re- ^Ufs à la liturgie et aux rites. Les développements

que ne comporte pas un article de dictionnaire, le lecteur studieux les trouvera dans les ouvrages traitant ex professa des antiquités des catacombes, et, sans parier des livres de M. De* Rossi qui sont la source de toute cette doctrine, dans l'excellent résumé de M. le docteur Spencer Northcote dont M. Paul Allard nous a donné une excellente traduction, et dans celui de M. le comte Desbassayns de Richemont.

2* Verres à fond d'or. Ces coupes sont ornées des images de Notre-Seigneur, de S. Pierre et de S. Paul, de Ste Agnès, et de divers sujets des deux Testaments. Or leur antiquité n'est pas moins démontrée que celle des fresques des catacombes. Duonarruoti, qui fait autorité dans cette matière, prouve, par des caractères archéologiques certains, que la plupart de ces verres datent du temps des persécutions ( Vetri. p. 126-155. etc.). Plusieurs, en effet, ont été trouvés dans des cimetières fermés, et par conséquent appartenant à la plus ancienne époque (p. vn); d'autres étaient couverts de sang (Marangoni. Act. S. Victorin, p. 65); quelques-uns ressemblent exactement, quant à la forme, aux vases païens du deuxième et du troisième siècle (Buonarr. p. 185) ; il s'en est rencontré où des coiffures de femmes et des vêtements rappellent les types des médailles de Mammée, d'Otacile, de Julia Pola, de Tranquillina (Id. tav. xxii. xxu. xxiv). D'autres savants, tels que Boldetti (p. 212), Blanchini (In Anaslas. p. 217), Trombelli (De cultu Sanctor. t. u. p. 152), pensent ciue ces fonds de coupe sont antérieurs non-seulement à la paix constantinienne, mais encore à la persécution de Dioclétien. On ne saurait cependant appliquer ces attributions chronologiques à tous les monuments de cette nature, mais nous croyons que les plus récents datent du quatrième siècle (V. notre art. Fonds de coupe). 5* Les sarcophages de marbre à bas-reliefs sont en général d'une époque plus basse, et doivent être classés entre le qualri«'»me et le huitième siècle. Cependant, si nous avions besoin de puiser dansce genre de monuments une nouvelle preuve en faveur de l'antiquité du culte des images, nous pourrions invoquer le témoignage du docteur Labus (Annal, de phil. chr. t. xxi. p. 367), celui de D'Agincourt (Sculpture, pi. v), celui de Settele (Importance des monum. des cim. rom.) qui en placent quelques-uns au troisième siècle.

La statuaire chrétienne offre des monuments d'une antiquité plus reculée encore, bien qu'en petit nombre. Au village d'Uskouk, l'antique Prusias ad Hyppium, M. Eugène Doré trouva la statue d'une femme assise, dans un déplorable état de mutilation, privée de la tète et des bras. Quoique Texécution en filt bonne, il crut y reconnaître la figure de la Mère de Dieu, se fondant sur les détails du costume et sur le témoignage des vieillards qui l'avaient vue entière et tenant aux bras un enfant (Correspondance d'un voyage en Orient. 1. 1. p. 202). Ce serait assurément un des plus anciens monuments de ce genre, contemporain peut-être

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delà statue deS. Hippoljle, qui enrichil aujourd'hui les collections du Latran. Ce dernier monument est regardé «Jinme le chef-d'cuvre de la sculpture chrétienne primilive. La lëte el les bras sont modernes: mais les parties antiques ont uniel caractère d'élégance, et le style en est si pur, que, au jugement des hommes les plus compélenis, la statue ne peut être posiéricure au troisième siècle. Nous reproduirons ici une réduclion du beau dessin que H. Perrel a donné de ce monument.

11. — Ce que nous venons de dire des monuments iciinographiques des trois preniierd siècles atténue siuguliéri'ment la portée qu'on a voulu :i(tribuerau décret ilu concih; d'Elvire (cm. lvu). Il est évident que le ^oùl des images èlaii dans l'esprit (lu christianisme. Si donc ce concile, tenu en 50S, semble les proscrire, te dut être une mesure exceplionnelle el toute de cii cunslnnce. Kn rllel, le décret en question Tut porté iilors que l'Ëgliâe se trouvait sous la menace de la persécution de tijoclélien : on pouvait craindre que des peintures décorant les murs des églises ne lussent exposées à la profanation. C'est alors, pensc-l-on, (jiie les Tidi'les adoptèrent l'usage des peintures portatives sur (ablettes de bois, (jui leur oITraient l'avantage de satisfaire leur dévotion sans s'eiposer aux efiets de la persécution des idolâtrer. II est certain, d'autre part, que l 'interdiction portée jiar le concile ne s'appliquait point aux peintures des calacoinbes, qui, éloignées des re;^rds des hommes, ne pouvaient devcTiir des objets de scandale ni de profanation. 11 est vrai de dire néanmoins que les l'éres d'Elvire se monirêrent moins favorables aux images peintes.

.\ussi, dès que le danger que la sagesse du concile avait voulu éviter fut passé, on vit les images se mulliplier, sous l'inspiration du génie chrétien, dans les églises bâties *ub dio : rien ne serait plus facile que d'accumuler ici les témoignages. Il n'existe aujourd'hui rien de plus ancien, ni déplus

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parfait que la mosaïque de Sle Pudenlieniie, eiécutée de 590 à .198 par les prêtres Leopardw et llicius. S, Paulin de Noiaet S.Ambroise, qui Turent contemporains de ces prêtres, font allosion dans leurs poésies à des peintures de basiliques se rattachant k la même classe. Par ces mmuments, et par beaucoup d'autres du même smrt. on peut juger de la nature des images que, dès la première année de la paii, on plaçait dans la partie la plus sacrée des basiliques, el miû de l'usage qui en était fait d'après les prescriptions et règlements des pasteurs de l'Église (V. Ml I86T. p. 59. édit, française.). Depuis ceUe époque, l'usage ne fit que se répandre de plus « plus jusqu'au oniiéme, de revêtir entiéreiarat l'inlérieur des églises de pemtures et de w^ sa'iques (V. Pnidenl. Pniiltpk. hymn. m. - Paulin. Natal, ii. S. Fe/ic.|. Les voûtes, les tnuH. le sot même en étaient couverts; la basilique d( Saint-Marc à Venise peut donner une idée de ce genre de décoration. Sur les murs da Parlhénta d'Athènes, qui, comme on sait, avait élé can>erti en église, on voit encore des resles de peintura chrétiennes d'un bon style, exécutées avec um heureuse hardiesse sur la surface polie d'un beau marbre pen thé II que {V. Revue arcbéol.l. ii. p.â<> el pi. Liiï. — V. aussi notre art. Koiaiqv).

Les pasteurs de l'élise voulaient que les peuples eussent sans cesse sous les jfta des images saintes, comme excitation à la piété, a 1) componclion. S. Grégoire de Sysse ne pouvait relenirses larmes quand il contemplait la peinture si souvent reproiluile du sacrifice d'.Abraham \Cii/cil. Me. n. aci. 4). On y trouvait, comme dansh catacombes, des hi!>tnires de l'Ancien et du. Vuiveau TeslamenI, les pot-lraits de SoIreSeisiKur, de Uarie, des apôtres, des évêques de clniie Cgiiïe, comme à Saint-Paul hors des murs A Rome la série des portraits des papesen mosaïque. C'était, au prollt des ignorants surtout, nue préilication et un enseignement perçue par le moienili^ yeux; et ceci était si bien dans l'iatenliun ies l'êres que souvent cette intention était formellement exprimée par des inscriptions; témoinceBeci, qui se lit au sommet de l'arc iriomphildfb vieille mosaïque de Sainle-Uarie Majeure: iisr" £Fiscopvs PLESJ OEi (Ciampînl. Yel. mon. i. I^-kI- • Sixte évéque au peuple de Dieu. •

Souvent ces peintures étaient acconipaini(« d'inscriptions explicatives des sujets (Greg. lunw- Hitt. Franc, xin) et de sentences en lettres d'ur (Anastas. In Damai. IS et paiâm). On J"»"' même assez fréiiuemment des paysages, des ln^ rines, des animaux, des chasses (Pauhn. Aa(. '■ S. Fet. - Hil. Epi$l ad Olympiod. I. n. eP' f'I' Ces compositions étaient quelquefois allégoriques; mais le principal but que se proposaient les pontifes des premiers siècles, en les faisant eiécuw sur les murailles des basiliques, c'était d'allir<r" d'occuper l'ailention des fidèles pendant les app»et de les prémunir ainsi contre les dingefsM r in tempérance. Des draperies ornées de Sp^

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