I. p. 610) : OSSA TVA BEME REQVIESCANT ; TiOlï pi US
qu'à celle-ci, qui vient encore plus directement à notre siijet (Boldetti. p. 401) : logvs me et in fd- TVRo IN page, ianuaria s'est préparé à elle-même ce lieu pour que son corps y repose en paix, nonseulement quelque temps, mais toujours. Nous devons ranger dans la même classe une épitaphe de Trêves, dont nous ne citons que les mots qui ont rapport à la question qui nous occupe..., po-
SYIT TITVLVM niG IN PAGE QOIESIGIT (Lc Blaut. I. p.
344) ; et mieux encore celle-ci, de la même provenance (Id. p. 330) : BIG AMANT II lAE IN PAGE || IIOSPITA
c II ARO lACET, « ici rcposc en paix, par une hospitalité passagère (hospita), la chair d' Amant ia. »
Ces précautions étaient le résultat du respect que les chrétiens ont toujours professé pour leurs corps qui, de leur vivant, avaient été le temple de l'Ësprit-Saint, et qui, pour l'avenir, étaient réservés à une glorieuse résurrection. De là ces anathèmes contre les violateurs des tombeaux, qui se rencontrent si souvent dans les épitaphes des chrétiens, et dont on peut voir de nombreux exemples à notre art. Anathème. L'usage de ces formules comminatoires existait déjà chez les Juifs, comme le prouve l'inscription suivante, que nous empruntons au recueil de Muratori (p. 1923. n) :
PEO?l CRTA SE.XKX
UEIC OBDOnilIVlT IN TACS
DORVITO EIVS CVM IVSTIS
DORMITIO EICS HEMORIAE EKS
ET SI QVIS IPSVll VEXAVKAIT
YLTOB EUIT DEVS ISIUEL . » . $AECCLUH
On voit avec quelle insistance la paix du tombeau est ici garantie contre toute violation à venir : ff Peon Geta, vieillard, s'est ici endormi en paix, son sommeil est avec les justes, le lieu de son sommeil c'est sa mémoire (son tombeau. — V. les art. Confessio, Memoria, etc.), et si quelqu'un venait à le vexer (à troubler son repos), son vengeur sera le Dieu d'Israël éternellement. •
INSCRIPTIONS. — 1. — Recueils épigraphiques (V. la préface du premier volume des Inscriptions romaines de II. De' Rossi dont cet
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!:istorique n*est à peu près que la substance abrégée).
Il n*existe pas de recueil d'inscriptions chrétiennes antérieur à Charlemagne. G*est sous le règne de ce prince que se révèlent, dans les disciples d'Àlcuin, les premiers essais en ce genre. Mais les premiers collecteurs se sont, en général, peu préoccupés de importance historique des inscriptions; ils paraissent s'être plulôt proposé de composer, avec les inscriptions métriques dans le goût de S. Damase, des espèces d'anthologies où ils pussent trouver des modèles pour des compositions analogues.
Des collections de cette époque, trois seulement sont arrivées jusqu'à nous, en totalité ou en majeure partie. La première, par l'importance des monuments qu'elle contient, est la célèbre collection palatine, aujourd'hui vaticane, que Gruter a éditée. La seconde, beaucoup plus courte, est celle de Glosternburg ; elle a cependant sur la première l'avantage d'être exclusivement chrétienne ; elle n'a été exactement connue que par M. De' Rossi. Un autre exemplaire de la même collection à peu près semblable est celui de Goetwich, que le même savant soupçonne avoir une grande affinité d'origine avec les itinéraires du septième siècle qui, dans ces derniers temps, ont si utilement guidé les antiquaires dans la recherche des sépultures des martyrs. La troisième est la collection de Verdun que M. De' Rossi est venu exhumer dans la bibliothèque de cette ville. Nous aimons à noter ici que les trois plus anciens recueils sont conservés en deçà des Alpes.
Depuis les temps d'Àlcuin, jusqu*à la renaissance du quatorzième siècle, il existe une lacune dans ces études. Quelques inscriptions se trouvent disséminées dans des livres traitant d'autres matières ; mais pas de recueils proprement dits.
Plusieurs collections parurent dans le cours des quatorzième et quinzième siècles, et presque toutes en Itahe. Mais les épigraphes chrétiennes y sont en petit nombre et pèle-mêle avec les païennes. Pierre Sabinus, professeur à Tarchigymnase romain, est le premier qui, depuis la Renaissance, réunit un corps spécial d'inscriptions chrétiennes. Ce recueil, dédie au roi de France Charles VllI, longtemps égaré, a été retrouvé naguère à la bibliothèque de Saint-Marc à Venise.
Depuis cette époque, jusqu'au milieu du seizième siècle, le trésor de l'épigraphie chrétienne ne s'est accru que d'un petit nombre de monuments perdus dans les collections profanes. Mais alors cette science commença à être sérieusement en honneur, et de nombreux savants s'appliquèrent à l'art difficile de relever fidèlement ces inscriptions. L'exactitude de Blartin Smet, sous ce rapport, ne tarda pas à trouver de nombreux imitateurs, et les inscriptions, malheureusement trop rares, qu'ont données ces hommes studieux offrent tout au moins de solides garanties, ilde Manuce le jeune répara les efTets du dédain
ou de la négligence de ses devanciers. Le recaeil des Manuce, qui ne compte pas nooins de vingt tolûmes de différents formats à la Vaticane, se complète de notes très-anciennes (d'Àlde Manuce l'ancien , selon toute apparence ) , lesquelles sont consignées dans un codex du Vatican. InsufOsamment compulsés par Cittadini et Doni et même par le célèbre Marini, cas documents n'ont révélé tous leurs trésors qu^à M. De' Rossi, qui reproduit dés son premier volume plusieurs des inscriptions qui y sont renfermées. A ces manuscrits des Àlde on en peut ajouter un de la bibliothèque Gbiggi, compilé sous le pontificat de Pie V par un anonyme espagnol ; mais les inscriptions chrétiennes qu'il contient sont pour la plupart d'une époque un pea basse.
Le total des inscriptions comprises dans les manuscrits et les livres mentionnés jusqu'ici, et prises dans toutes les contrées du monde chrétien, n atteint pas le chiffre de mille. C'est tout ce que le trésor de l'épigraphie chrétienne avait pu amasser depuis le neuvième siècle jusqu'en 1578.
Alors un éboulement survenu sur la voie Salare- Nouvelle révéla la Rome souterraine oubliée depuis bien des siècles : ses hypogées commencèrent à être de nouveau exploités pour cet objet comme pom* le reste. Ciacconio, Macarius, >Vinghe en furent les premiers explorateurs ; mais c'est Bosio qui en est le véritable Christophe Colomb, et c est à lui qu'appartient notamment l'honneur d avoir réuni un corps déjà imposant d'inscriptions chrétienne^, lesquelles se trouvent disséminées dans son grand ouvrage (V. l'art. Catacombes, 11, 3*).
Au dix-septième siècle, la matière comment n devenir plus abondante, et en 1616 Gruter répond à un vœu public en éditant, d'après les manuscril> de Scaliger, son grand recueil, oiî une place spéciale est consacrée aux inscriptions chrétiennes, en nombre exigu cependant, car la collection de Bosio restait encore inédile, et Gruter ne profita pas même de toutes les ressources qu'il eût pa se procurer, soit personnellement, soit par ses amis Cittadini, Sirmond, etc., qui avaient recueilli un certain nombre d'inscriptions chrétiennes, dans les basiliques de Rome principalement. A ce recueil vinrent bientôt se joindre les travaux successifs de Doni, Aléandre, etc. Puis se produisent les collections de Sébastien Maccio, de Peiresc, de Jejn Brutius, etc.
Jusqu'ici, nous n'avons guère que des collections mixtes ; mais nous touchons à Tépoque où 1 épigraphie chrétienne aura ses recueils à part, ses interprètes spéciaux, son histoire. En 1G52, l'œuTre de l'immortel Bosio paraît par les soins de Severano. Or, en outre des inscriptions contenues dans la Rome souterraine et intercalées dans son texte, la bibliothèque de la Vallicella possède un recueil spécial de celles des églises sub dio, û^ Secua, Bosio et Severano. Immédiatement api'és Bosio et Aringhi son traducteur, nous sommes heureux d'avoir à citer notre Montfaucon, qui a laisse un petit recueil d'inscriptions de la ville de Rome
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dont le rnanuscrit se trouve à la Bibliothèque nationale de Paris.
Nous abordons maintenant un monde connu de tous. Fabretti était d'une exactitude admirable, mais rimperfection des moyens typographiques dont il dut se servir fait vivement regretter la perte de ses manuscrits. ik)ldetti est plus riche qu^aucun autre ; malheureusement, sa négligence 4ale sa richesse. Harangoni , son collègue, est moins inexact, surtout dans son principal ouvrage : Âppendix ad Acta S. YiclorinL Et quand on songe que ces deux hommes avaient exploré les catacombes pendant plus de trente ans^ on ne saurait trop déplorer la perte des papiers de ce dernier, qui furent dévorés par un incendie. L'admirable ouTrage de Buonarruoli sur les verres dorés peut nous donner la mesure du prix qui doit s'attacher au recueil d'inscriptions chrétiennes de ce savant, recueil qui se conserve en manuscrit à Florence. Le P. Lupi, contemporain et ami de Boldetti et de ïaranî^ni, sans parler de s&s ouvrages imprimés où règne une sûreté de critique si fort appréciée des antiquaires, a laissé encore de précieux manuscrits que possède la Vaticane*
Âpres tant de travaux partiels, la nécesMté de réunir en un grand corps toutes les inscriptions chrétiennes dispersées dans les livres ou encore inédites dcTait enfin être reconnue et appréciée. Gori le premier en eut la pensée, et qui ne regretten^il les circonstances qui l'empêchèrent de la réaliser, quand on sait, d'après son propre témoignage, que son projet était de disposer les marbres de telle sorte que « les mystères de la religion, les rites, les dignités, la hiérarchie et la discipline ecclésiastiques en fussent illustrés? » Nul mieux q^U! Huratori n'était en état de mettre à exécution l'idée de Gori. Nous devons lui savoir gré, faute de mieux, d'avoir, dans son Trésor, séparé les monuments chrétiens d'avec les profanes, et personne avant lui n'en avait réuni un nombre aussi considérable. Passeri et Olivieri paraissent avoir eu l'intention de reprendre, après la publication du recueil de Muratori, le projet de la classification systématique de Gori; mais rien ne prouve qu'ils aient essayé de le mettre à exécution.
Maffei, le véritable fondateur de la critique lapidaire, avait entrepris, de concert avec Séguier, un grand corps d'inscriptions où les chrétiennes se trouvaient classées à part; et, à peu prés en même temps, Bacchini, Bottari, Terribilini et Blanchini lui-même se proposaient un travail analogue. Encore un projet avorté.
Le célèbre Zaccaria avait à son tour pris l'engagement de classer les inscriptions chrétiennes des huit premiers siècles d'après le système de Gori ; mais son ouvrage, qui aurait embrassé la religion tout entière, dogmes, sacrements, hiérarchie, institutions ecclésiastiques, ne devait pas encore présenter un corps complet, mais seulement un choix dlnscriptions à l'usage des théologiens.
Il est à remarquer que les meilleurs esprits de cette époque furent travaillés de l'idée de mettre
l'épigraphie au service de la théologie, idée féconde qui ne trouvera que dans les vastes travaux de H. De' Rossi sa pleine réalisation. Quoiqu'il en soit, il n'est resté, des projets de Zaccaria, qu'un livre médiocre : De Vtuage des inscriptions dans leê choses théologiqttes , ouvrage imité de celui du P. Danzetta, resté inédit.
Marini était bien, ce semble, l'homme de qui l'on devait attendre le grandiose monument qui était dans les vœux de tous; mais le temps lui manqua pour donner au grand recueil qu'il avait entrepris une forme régulière et digne de la lucide exactitude de son génie; aussi n'a-t-il laissé que des matériaux confus, sans liaison et sans explications. Mais on peut se faire une idée de ce que devait être cet ouvrage dans la pensée de son auteur, par ce qu'en a publié le cardinal Mai dans le cinquième volume de son Spicilége. De toute l'Italie, mais de nulle autre contrée, ses amis lui envoyaient des inscriptions; lui-même recueillait celles de Rome; mais il se borna à exploiter les églises et les autres édifices sub dio, il ne descendit point dans les catacombes. Il y a plus encore : s'il compulsa les livres, il négligea presque complètement les manuscrits, soit à Rome, soit au dehors. Ses notes néanmoins renferment des inscriptions de tout l'univers pour les dix premiers siècles, huit mille six cents latines, sept cent cinquante grecques à peu près.
Après l'impression du volume dont nous avons parlé, le cardinal Mai se sentit faillir à la tâche qu'il s'était imposée. Il eut alors Theureuse idée de se décharger sur un homme plein de jeunesse, d'énergie et d'avenir, du soin de réunir enfin la collection complète et définitive de toutes les inscriptions antiques chrétiennes, dont le nombre, à raison des fouilles aujourd'hui reprises avec ardeur dans les catacombes, grâce à la généreuse et intelligente initiative de Pie IX, doit s'accroître presque indéfiniment.
Cet homme, objet d'une si haute confiance, n'est autre, on le comprend, que M. De' Rossi, qui, sans parler de la sagacité presque divinatoire de son esprit, qui le rend éminemment propre aux tra- A-aux de cette nature, se trouvait préparé par les études de sa vie entière à reprendre en sous-œuvre le monument toujours inachevé, nous devrions dire à peine ébauché, auquel cependant tant d'illustres savants avaient mis la main. El telle était, aux yeux des hommes spéciaux, l'évidence de la vocation de M. De' Rossi, que, dès 1844, le P. Marchi le voyant à l'œuvre, alors que ses premiers débuts sérieux comme épigraphiste remontaient à peine à deux années, ne craignit pas de le compromettre publiquement en annonçant, dans son ouvrage sur les catacx>mbes, et tout à fait à son insu, qu'il donnerait bientôt un recueil complet d'inscriptions chrétiennes. M. De' Rossi se tint pour engagé, et il se mit courageusement à l'œuvre.
Les inscriptions chrétiennes du monde entier, jusqu'au sixième siècle inclusivement, doivent
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composer la matière de l'immense recueil que prépare «et illustre épigrapbisle. Naturellement la priorité appartenait aux inscriptions de Rome; onze mille sont déjà sous la main de l'auteur, ci un premier volume qui vient de paraître, 1857iSM , bien qu'il ne comprenne encore que les inscriptions funéraires portant une note chronologique certaine, n'en réunit pas moins de treize cent soixanle-qua'orze, nombre qui dépasse déjà de près des deux tiers celui des plus riches collections connues jusqu'ici. Ce volume est la clef de toute répigraphie chrétienne, car il fournit, pour toule la période qu'il embrasse, les six premiers siècles, une série de types dont il suffira de rapprocher les inscriptions sans date pour leur en assigner une ; il est évident que chacune d'elles devra se ranger à côté des /i7ti/i datés avec lesquels elle oDrira le plus d'analogie par les formules, les symboles, la langue, le style, l'orthographe, les caractères paléographiques.
L^ouvrage de M. De' Rossi, qui est désormais le manuel indispensable de l'archéologue chrétien, a pour titre : Inscriptiones Christianœ urbis Romœ, seplimo sœcuh antiquiores. — Edidit Joannes Baptiêta De' Rossi Romanus. II aura cinq ou six volumes, que le public savant aïtend avec une vive impatience.
Quant aux inscriptions des autres contrées du monde chrétien, nous avons quelques collections spéciales qui, chacune pourle pays qu'elle exploite, suppléent au travail non achevé de l'illustre Romain. TabbéGazzera a publié en 1849 les inscriptions chrétiennes du Piémont (Turin. Imprimerie royale). Mais nous devons à un de nos compatriotes, M. Edmond Le BlanI, un ouvrage d une tout autre importance, la colleclion des Inscriptions chrétiennes de toute la Gaule antérieures au huitième siècle. Le premi.r volume a paru en 1856 et le second en 1865 ; le recueil renferme plus de huit cents inscriptions, et il fait aulorilé soit par la pureté des textes, soit par la sûreté de l'érudition qui préside aux commentaires.
II. — De Vêlement purement matériel des inscripttons chrétiennes. Comme les profanes les inscriptions cliréliennes, considérées à ce point de vue, peuvent se diviser en deux classes : inscriptions gravées et inscriptions écrites, et toutes les malièrcs solides y ont été plus ou moins employées : la pierre, le bois, l'argile, les métaux, le verre, 1 ivoire. Nous avons consigne ex professa aux articles Anneaux, Fonds de coupe, Numismatique. Diptyques, et inddemment dans un grand nombre d'autres, le peu que nous avions à dire au sujet des inscriptions sur pierres fmes, sur verre sur métaux et sur ivoire. Ici nous n'avons à nous occuper que des inscriptions plus strictement monumentales, de ce que les antiquaires comprennent sous le nom générique de res lapidaria, et même presque uniquement des épitaphes ou inscriptions funéraires des premiers chrétiens
!• Les inscriptions gfrap^M en creux sur le marbre ou sur la pierre commune forment au moins
les neuf dixièmes de celles que Tantiquilé nous a laissées. La plupart de ces épigraphes, à Tinslar de ce qui se pratiquait chez les Romains, ont été peintes en rouge dans le creux des lettres. Boldelli (p. 328) atteste en avoir vu un certain nombre de cetle sorte dans les catacombes romaines, el il suppose, mais sans fondement bien solide, pensons^nous, que c'est là un indice de martyre, pour cette raison que, selon Pline, il n'y a pas d'autre couleur que le rouge pour exprimer le sang dans les peintures : Cum non sit aliuscolor qui in pictm-is proprie sanguinem reddat (Plin. xxxui. /). On a, même dans les catacombes, des exemples de tiluli chrétiens dont les lettres étaient dorées ém le vide ; hors de là, nous ne sommes pas en mesure d'en citer de plus anciens que celui de révéque Flavius, qui siégeait à Verceil au sixiàne siècle. Son épitaphe, qui se voit encore aujourd'hui dans la cathédrale de cetle ville, conserve, au témoignage de l'abbé Gazzera (Iscr. Piem, p. 106), des traces de son ancienne dorure.
On a quelques exemples d'inscriptions en motaïque. Nous en trouvons une dans l'ouvrage de Roldelti (p. 547) : firmi!(a. in. page. Narangoni a publié répitaphe d'une chrétienne nommée tras- QviLLiNA, écrite avec des pierres blanches el des verres de couleur, incrustés dans la chaux qui cimentait le marbre. Elle était répétée avec un :§ en haut et en bas.
Quelquefois on se bornait à dorer les lignes exprimant quelque fait spécialement remarquable. Ainsi, dans une épitaphe de Chiusi, aujourd'hui à la cathédrale de cetle ville, les deux demiérts lignes sont dorées, parce qu'elles contiennent la date du monument, qui est le huitième consulat de Valentinien III, lequel correspond a l'an 455: coss. 1 1 Divi VALEKTuuAM 1 1 AVG. vui. G'est uue marque de distinction qui se rencontre aussi dans les ma nuscrils anciens, tels que le fameux psautier latin de Saint-Germain des Prés, qui est écrit en lettres d'argent sur parchemin pourpre, sauf les mois DEvs et DOMiNvs qui sont en or (Hontfaucon. Palmgraph. loc. cit.).
Il se rencontre assez souvent, dans les cimetière souterrains de Rome, des inscriptions px)ssiérement tracées avec la pointe d'un clou ou de tout aulre instrument commun sur le mortier serran! à assujettir la tablette de marbre ou Its briques du loculus. Boldetti (p. 454) donne le fac-similé de quelques-unes. On en jugera mieux encore par le loculus de Constantia^ vierge el néophyte, reproduit par le P. Lupi (Scv. H6). C'est à tort qu'ona placé dans cette classe les inscriptions cursives qui se lisent sur les parois des cryptes ou des corri'lors voisins; celles-ci sont votives {V. notre art. PèUrinages).
En parlant de certaines lames de plomb rooK'e^ recueillies par lui dans quelques sépultures des catacombes, et où, selon une pratique d «ileurs bien constatée, on avait coutume d'écrire les actes de quelques martyrs (V. cet objet gravé à larl. Actes des martyrs), Boldetti (p. 524) suppose que
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des épitaplies de simples chrétiens ont pu être tracées d*aprés ce procédé et placées à Tintérieur des tombeaux. Si le fait était constant (Boldetti n*en cite pas d'exemples), ces épitaphes devraient aussi être rangées dans la classe des inscriptions gravées. i* Les inscriptions métriques composées par le pape Damase, spécialement en l'honneur des plus illustres martyrs, sont gravées en caractères d*tlne éiêgance exceptionnelle, et qui font Tadmiration des antiquaires. L'alpliabet en fut inventé par un calli^phe nonunéFurius-Dionysius Philocalus,qui consacra exclusivement son talent aux œuvres de ce pontife, pour qui il professait une sorte de culte, ainsi qu'il nous le révèle lui-même sur un de ses marbres : oamasi papje sti cvltor atqve anator. Nous donnons ici, d'après la Home souteiraine de M. De* Rossi (t. i p. 120), un spécimen de la meilleure manière de ce calligraphe.
ù* Inscriptions écrites. Les plus communes sont celles qui sont tracées au minium ou au cinabre, à l'aide du pinceau, sur le marbre, la brique ou le mortier. Les Ëfnisques paraissent, si nous en croyons Gori {Prœfai, ad inscr, DontVzn.), avoir été les premiers à pratiquer ce ge<.re de peinture. On lit une foule d'inscriptions de ce genre sur les marailles des maisons particulières et des édifices publics de la ville antique de Pompéi ; il en est de même dans les catacombes de Maples. On sait que la célèbre inscription de Severa, qu'a illustrée le P- Lupi et qui se trouve aujourdMmi au musée du Latrao, est peinte au minium sur une petite tablette de marbre blanc. Or, bien qu'elle remonte au régne de Claude le Gothique, c'est-à-dire à l*an 269, elle est aussi intacte que le premier jour ; celles de Pompéi ont résisté à toutes les injures de
Pair et du temps. Fabretti (viu. 579) en avait remarqué plusieurs sur marbre et sur tablettes d'argile au cimetière de Caslulus, et Bosio sur enduit de murailles {1. m. c. 41) au cimetière de Gyrtaque(V. aussi Lupi. p. 39}. M. Wescher a signalé un fait analogue dans une calacombe chrétienne d'Alexandrie d'Egypte (V. Bull. Rossi. 1865. n. 7).
On cite une inscription sépulcrale écrite en lettres d'or, gans gravure : c'est celle d'nne jeune fille novaméa Fructuosa. Mais les auteurs qui en parlent (V. Lupi. p. 38) n'assignant ni sa provenance, ni son âge, ce monument unique ne prouve rien en faveur d'un usage eu ce sens.
On a un certain nombre d'mscriptions écrites à l'encre. Boldetti avait trouvé au cimetière de Calliste un petit vase d'argile dont voici le dessin, et dans lequel on pouvait distinguer une matière noire desséchée présentant n l'œil les éléments dont se composait l'encre des anciens. L'illustre antiquaire se confirma dans son opinion envoyant tout à côté du lieu où était déposé cet encrier une inscription évidemment écrite avec la matière qui y était contenue. D'autns exemples sont rapportés par Lupi, et entre autres {loc. laud.) répiiaphe de S. Florentin, écrite à l'encre sur une tablette de marbre, qui se conserve au séminaire Romain avec le corps de ce jeune martyr. Une inscription du cimetière de Sainte-Catherine de Chiusi est aussi écrite en noir sur l'enduit du tombeau d'un arcosolium : kerakio felioano.... (Gavedoni. CimiL Chius. p. 63). U P. Marchi (p. 112) trouva au cimetière de Sainte-Agnès une tablette funéraire en brique rouge, portant une inscription fiiieroent tracée au pinceau avec une matière blanche. C'est une particularité à noter. En général, ces inscriptions peintes dénotaient la sépulture des pauvres.
Enfin la précipitation qui présidait à l'œuvre de la sépulture pendant les persécutions ne laissait souvent aux parents du défunt que le temps de tracer au charbon son nom et une courte épilaphe. On en montre plusieurs exemples au nouveau musée du Latran ; et Marangoni avait déjà publié celle d'une chrétienne appelée severina dont le nom était ainsi écrit sur deux des trois briques fermant le loculus (V. Lupi. p. 30). Sans doute dans l'intention de ceux qui écrivaient ces fragiles épitaphes, elles ne devaient pas être définitives : ce n'était qu'un simple tracé destiné à guider le ciseau du graveur. Ce qui autorise à le penser pour la plupart des cas, c'est qu'on rencontre de ces sortes d'inscriptions au charbon dont les premières lettres seulement sont creusées, le temps ayant manqué à l'ouvrier pour achever son œuvre.
C'est aussi pour gagner du temps, et souvent encore par un simple motif d'économie impérieusement commandée par le malheur des circonstances, que les chrétiens enlevaient des marbres aux tombeaux des idolâtres, et au revers de ces marbres écrivaient ou gravaient leurs propres épi-
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taphes. Les marbres de cette espèce, qu'on a nommés opîsthographps, ce qui Teut dire écrits sur les deux faces, ne sont pas rares dans les cimetières romains (Y. Tart. Catacombes, YI, 2* objection) ; rinscription païenne est tournée vers Tintérieur du loculus, et la chrétienne apparaît sur la galerie du cimetière. Nous citons la suivante du recueil de M. De* Rossi (p. 172); elle est de Pan 591. Les deux inscriptions ne sont pas même écrites dans le même sens :
Chrétienne.
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