‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 130 sur 281 · SE · texte numérisé non relu

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III. — 1* 1)6 /a ponctuation des marbres en général, et des marbres chrétiens en particulier. La ponctuation lapidaire diffère de celle du discours écrit, comme Torthographe ; elle esl réglée d'après un sysième tout différent; on pourrait presque dire que le plus souvent elle n'a d'autre règle que le caprice des lapicides. Cependant il y a un système de ponctuation lapidaire qu'on pourrait jusqu'à un certain point appeler classique : c'est celui qui consiste à mettre un point après chaque mot, excepté à la On des lignes et à la fin de l'inscription, système qui a pour but évident de distinguer les mots ordinairement peu distants les uns des autres. Si Ton jette im coup d'œil sur un recueil d'inscriptions bien soigné, on verra que, à toutes les époques de Panliquité, il se rencontre des marbres ainsi ponctués, et ce sont en général les plus corrects.

Il existe néanmoins des inscriptions, soit païennes, soit chrétiennes, en nombre infini qui ne présentent aucun signe de ponctuation, ou qui n'en ont qu'après certains mots abréi^és. Ainsi les marbres romains du premier âge de la république en manquent totalement, et, dans la plupart de ceux du cinquième et du sixième siècle de notre ère, les quadratarii paraissent en avoir presque perdu lusage. Ceux de la Gaule sont en général peu ponctués.

Mais s'ils se sont souvent montrés avares de signes de ponctuation jusqu'à les omettre complètement, d'autres fois, par contre, les graveurs en ont été prodigues jusqu'à séparer les syllabes et même les lettres du même mot par des points (Y. Lupi. p. G9) : col. v. m. bar. ivm. totvm; le mot columbarium est ici divisé par quatre points. Yoici une division par syllabes ; c'est une inscription de Trêves (Le Blant. i. p. 581):

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