‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 131 sur 281 · TB. E!C · texte numérisé non relu

TB. E!C

Demetriiu Agathodoro fUio,

Nous avons cru devoir donner ces développements, observe Pelliccia, à propos de ce système de ponctuation (ni. p. 161), afin qu'on ne pense pas que les marbres ponctués d'après une telle niéihode appartiennent aux bas temps. On la trouve en effet, non-seulement sur les monuments chrétiens du deuxième et du troisième siècle, mais encore snr les monuments publics de la même époque, témoin une inscription du deuxième siècle en l'honneur de Gordien, donnée par le même P. Lupi (p. 73).

Nous ajouterons ici une observation relatire à un objet qui a souyenl induit en erreur des personnes même versées dans la science épigraphique. On a supposé, mais à tort, que les virgules substituées aux points accusaient une origine relativement moderne. 11 est vrai qu'il se Irome des virgules dans quelques inscriptions du moyen âge, et Severano < n donne une dans son livre sur les sept Églises de Rome qu'il avait transcrite dans les archives de la basilique vaticine. Mais il n'est pas moins certain que les lapicide$ de l'antiquité proprement dite connurent ce genre de ponctuation. C'est ce que prouve un trèsancien marbre d'Aveja restitué par Gioven^ao (V. Pellic. p. 169).

Jusqu'ici nous n'avons fait mention que des marques de la ponctuation commune, bien que disposées tout autrement que dans les li\Tes. Nous devons maintenant donner quelques détails sur certains signes tout à fait arbitraires employés par les graveurs d'inscriptions des diverses époques qui constituent le domaine de cette étude.

2* Le premier, le plus répandu de tous dans lépigraphio, soit antique, s^oit chrétienne, est une sorte de cœur ou de feuille Qi qu'on plaçait après chaque mot, ou même après chaque lettre, ou seulement à la lin des lignes, etc. C'est ce qui se voit dans un intéressant mnrbre publié par BoMelU (p. 520) et que nous reproduisons ici :

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On a pris longtemps ces objets pour des signes de douleur; mais ils se trouvent souvent sur I des monuments autres que des tombeaux, et nous

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aTODS montré à l'article Cœur qu^on ne doit y roir que de simples signes de ponctuation, ou jes motifs de pur ornement.

On TOit quelquefois une espèce de feuillage '*' (Perret, v. pi. xyi. 17. — xvii. 18), ou r (De' Rossi. I. n. 245), ou IF (Id. n. 419), ou encore des palmes renversées, i (Id. n. 722) ; ailleurs (Id. izii. 71), ce sont des o séparant les mots, ou encore des s (De' Rossi. I. n. 192). D'autres fois, une marque ressemblant au chiffre arabe 6, comme sur un tilulus de Palerme, dans Lupi : d ^ m ^ .

Ailleurs ce sont des espèces d'astérisquos; exemple une pierre du cimetière de Priscille (Bottari. m. 116) :

BCHEVERENTI ^ lERVAttl AB QTS % TISIT INKOS PLTS ■DITS L ^ RICXSSIT Dl # SBCV LV1I 4& 8 III KAUHOAS IPUL ra PICB

En voici une autre (Ibid,), où Ton remarque, autre ces étoiles, des espèces de v grossièrement tracés:

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ZIT A3IVIS XXX ^ ^ ME

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