‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 133 sur 281 · IN PAGE · texte numérisé non relu

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Mais voici quelque chose de bien plus curieux encore, et dont l'explication exigerait une connaissance que nous n'avons pas de la division des heures dans l'antiquité, et chez les Romains en particulier (Fabretti. 94. '219) :

BENEMEBENTI. IX. PACK SILVAKA. QTAE. RIC. DORMIT VIIIT. AN^f. 1X1. 1IE?(S. III

UOR. IV. SCRVPVLOS. VI

Silvana avait vécu vingt et un ans, trois mois, quatre heures, six scrupules. Qu'était-ce que ces scrupules, et combien y en avait-il dans l'heure ? Porcellini (ad voc. Scrupulus) dit qu'il y en avait vingt-quatre à l'heure : Scrupulus vigesima quarta pars horœ. Est-ce une notion positive, ou bien en juge-t-on ainsi par analogie, le mot scrupulus ou scripulum ayant la signification propre de désigner la vingt-quatrième partie de l'once? Pour preuve de son assertion, le lexicographe cite l'inscription cidessus, qui forme précisément pour nous le nœud de la question.

Les anciens avaient encore coutume de constater quelquefois, non-seulement le jour de la mort, mais encore l'heure où elle était arrivée, comme il parait pour une inscription du cimetière de Prétextât (Boldetti. p. 396) :

AVRELTA BVOBRIA BEREMBREIfTI QVE VfXIT

ARRIS XUIl MERSE VRO DIES XII. ORA RORA

DEPOSITA RORV EAL. BOCTOBRBS

La neuvième heure du jour des calendes d'octobre est celle de la mort. Il y a quelque chose de plus précis encore dans une épitaphe du cimetière de Priscille (ap. Boldett. — Cf. Pellic. p. 209), où il est expliqué que Julianetta avait vécu à peine six heures au delà du dixième mois de sa quatrième année, et que, quand elle expira, six heures seulement s^étaient écoulées de la nuit par laquelle commençait son dernier jour : la mère afiligée ne voulait rien négliger d'une vie si courte.

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Notons tnûn que, toujours à rinstar des anciens, les fidèles, par une bizarrerie dont nous n'avons pas le secret (peut-être n'était-ce qu'une erreur du lapidarius), notaient sur leurs tombeaux les mois au delà du nombre douze. Ainsi (pod^ les païens, exemple pris dans Gruter. p. dclxxxvi. 7], Januaria avait vécu treize ans, quarante moisj quatre jours. Voici un iitulut chrétien présentant la même singularité (Pellic. m. p. 210) :

ITLIl. SIDI>(|LLA. TlX:r A.

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