‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 144 sur 281 · JEU · texte numérisé non relu

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tage, et la lerre pour empire. » (Ps. ii. 8. — Y. l'art. Sacrifice iT Abraham,)

8* YéUmeni, Le vêtement attribué au Rédempteur dans les monuments antiques, snuf ses reprêsentitions en Bon Pasteur, consiste invariablement dans la tunique recouverte du pallium^ et ici il est superflu de citer. Sa tunique est ornée de deux bandes de pourpre sur le devant, dans les Terres dorés (Y. Buonarr. et Garrucci. paMÎm, et Perret, vol. ir. pi. i\\i. 47), dans les peintures des cimetières, et en particulier dans la première chambre du cimetière de Calliste, et enfin dans les mosaïques des Saints-Côme-et-Damieu (Ciampini. i. p. 60), et dans celle de Saint-André in Barbara (Id. I. 242); ces bandes ou clavi sont quelquefois en or, par respect et par honneur, comme à Sainte- Agathe Majeure de Ravenne (Id. i. 184. xlvi. — T. Fart. Clavus). D est probable que le vêtement de Notre-Seigneur était blanc. On sait que cette couleur était fort usitée chez les Juifs ; un auteur apocryphe sous le nom d*Abdias donne h S. Bartliélemi un colobium et un manteau blancs; cet auteur, selon les értidils (Salmas. In TerUdl. De pallio. p. 446), voulait parler du vêtement des scribes. S. Clément d'Alexandrie (Pcedag, n. 10) recommande cette couleur aux chrétiens, sans doute dans la supposition que telle était celle que préférait le Sauveur. L*hisioire évangélique nous le montre toujours en blanc, quand il parait comme Dieu : sur le Thabor (Marc. ix. 2), devant Pilate (Lac. um. 11), dans la vision de S. Jean, au commencement de sou Apocalypse (i. 13). Les artistes chrétiens, dirigés, comme on sait, par les pasteurs de rÉglise, le représentent en blanc, quand il enseigne, pnr exemple dans un fond de coupe (Buonarr. V. 5. — Perret, iv. vxvii. 53), où ses habits se détachent en blanc sur un fond d'azur; dans les mosaïques de Rome (Ciampini. Vet. mon. u. tab. xTi. — I. tab. lxxtii) et dans celle de la chapelle de Saint-Âquilin à Milan (Allegranza. Monum, di Mil, p. 12) ; en un mot, dans tous les monuments où il parait comme maître de la vérité, soit au milieu des docteurs de la loi, soit entouré de ses disciples (Perret, ii. xxiv).

Notre-Seigneur est à peu près toujours chaussé de sandales, chaussure qu*il avait adoptée par humilité et recommandée à ses apôtres, parce que, dans la Palestine, elle était en usage chez les gens de la basse classe. Les exceptions sont des idées d'artistes, voulant ainsi témoigner de leur ivspect pour la personne adorable du Rédempteur. Us lui ont donné des chaussures plus riches, des <^(humes serrant exactement le pied (Buonarr. ▼.3).

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