ABEL
qui semblerait niieui convenir » l'espèce de manteau que S. Hilix porte sur sa tunique- La chiamyde s'allachail avec une Tibule, au dire de S. Jérôme {Demulier.teplieipereuaa.c'iasa. i.ep. 1): Lictor paludamento in certsicem retorlo, duja loto» expedit vire», nenDH que crlàiidu aoRDEBAT ohjis, in Auntum excutêil, i le licteur.... réunissant toute» ses forces pour frapper sa victime, fait tomber à terre la fibule qui agrafait sa chiamyde. t Et Syromaque, ne considérant la chiamyde que comme un vêlement militaire, se sert de la même eipression [Lib. I. ep. I) :
Allica palli legil KMenim : loga pîcli pa renient.... Al mihl castrensem quam mardcl Itbula vetlem. • Pour mni, Je poii« un habil miliUirc que mard (assu- J«ttil} une flbule. >
Nais le sagutn (saie) et la chiamyde avaient celte flbule sur l'épaule et non au milieu de la poitrine, comme la portent nos deux mnrlyrs. Cet habit poui^ raît donc ître celui que S. Jérôme appelle eptndy- Un {In vit. Sitar.], mot grec que S. Augustin traduitpar (uperïn(Ju>nen(»nt{Ou(rilinyu(/ie. I.vu. q. 51 ) : c'est le lêtement dont se servait llilarion, mais plus grossier chez ce solitaire, et appelé par le même docteur tagut Tutliciu. Ce pourrait être aussi le manteau dit lacerna (Polidori. Immag. de SS. Pielro t Paolo, p. 59). Il faut encore observer la tunique des deux Saints, bien différente de celle des Romains, non-seulement parce qu'elle est de peau, mais encore parce qu'elle n'atteint que vers le milieu des jambes, laissant par les côtés les cuisses découvertes, comme celle que porte S. Jean- Bapliste dans certaines peintures, et en particulier dans la fresque représentant le baplème de Noire- Seigneur au mfme cimetière de Ponlien (Dollar. tav. xLiv). Il est probable que les Orientaux avaient une tunique aussi courte, parce que leur costume se complétait de longues chausses dites $aTaballa, ou tarabara el tarabuta, ou encore dans le langage corrompu des barbares tarabola, lesquelles, de la ceinture, descendaient jusqu'à la pointe des pieds, comme on le voit dans les statues antiques de rois barbares (Winkelman. Sioria ddV arU. éd. Fea. t. u. tav. tiii), et dont les vieilles gloses donnent l'explication suivante : larabara, crura tibiœ. live bracœ, quibu* crura Ugunlur et tibiœ. Sur le curieux vêtement d'Abdon et Seiinen, on trouvera d'autres détails Tort intéressants dans l'ouvrage de Laini De eruditione apotlotorum (pp. 121-106). Le couronnement des deux marlyrsparNotre-Seigneur exprime la récompense qui leur est donnée dans le ciel pour leur courage à subir le martyre en témoignage de la foi. Plusieurs Terres â fond d'or représentent S, Pierre et S.Paul et d'autres Saints ainsi couronnés de la main du Sauveur (Buonar. lav. IV. llg. 1 el alibi). La monnaie du Bas-Empire montre souvent Jésus-Cbrist couronnant deux empereurs (V. l'art. NumitnuUiquc, n. V.),
ABEL ET CAÏJi. ~ Les ba&-reliefs de quelques sarcophages représentent Abel et Caîn oITrant